Qui l’emportera du milliardaire ou du multimillionnaire ?

Le réalignement péquiste

Les péquistes préparent leur réalignement politique et c’est le tandem Gérard Bouchard (le frère du toupet) et la danseuse parisienne, Louise Beaudoin, qui se sont lancés dans la mêlée afin d’orienter le post mortem de la «souveraineté-association». Bernard Landry – la belle-mère vernaculaire – prépare le terrain pour son patron, le milliardaire Péladeau (PKP), alors que Bouchard et Beaudoin ont pour tâche de convaincre les militants de la première heure (les plouks séparatistes) qu’ils doivent militer dans un parti «souveraineté-association» sans jamais espérer la souveraineté, inaccessible, puisque le peuple québécois n’en veut pas et de bon droit [voir ici].

C’est que l’option ne «pogne» plus et la CAQ «renouvelée» est en train d’arracher les sous-vêtements de la mariée péquiste sans rien lui laisser. Chaque «nationaleux» réactionnaire y va de son refrain, le plus candide, un dénommé Trudel, avoue tout bonnement qu’il faut changer de boniment et il déclare sans ambages : «Le discours traditionnel du Parti québécois ne marche plus en 2014, abonde Rémy Trudel, ex-ministre dans les gouvernements de Lucien Bouchard et Bernard Landry. « Il faut faire un exercice très profond, ardu, soutenu [pour] définir la formule [par laquelle] le Québec [pourra] se prendre en main.»… une formule (sic), un boniment voulait signifier l’ex-ministre péquiste naïf [voir ici].

La «job» de PKP dans ce contexte de défaite sera de négocier la fusion de la CAQ et du PQ. Ceci n’est possible qu’à la condition que le parti de René Lévesque conserve ses militants de plus en plus conscients de se faire filouter dans un marché de dupes où ils servent de pelleteries aux Bigots péquistes. De toute manière, les véritables indépendantistes à tout crin se sont déjà enfuies du PQ vers Québec SoliTaire, le parti social-démocrate type NPD, mais en plus chauvin, ou vers Option Nationale.

Récemment, dans le quotidien Le Devoir, la dame de la Sorbonne, acoquinée avec la French connection politique, raconte des balivernes, et calomnies les jeunes afin de préparer la réorientation de sa formation qui sera bientôt sous la tutelle d’un milliardaire descendu dans l’arène politique pour réorienter «la patente».

La danseuse Beaudoin déclarait ceci au quotidien à la solde : « Le projet [souverainiste] se présente dans un monde très différent de celui dans lequel il est né. Dans un contexte de mondialisation, les rêves collectifs ne sont plus très présents. Peut-on continuer aujourd’hui à avoir une vision de ce type-là ? (…) J’y ai cru à ce moment, à cette montée de fièvre souverainiste. Je pense que le projet identitaire [de la charte] est fondamentalement progressiste, mais les jeunes vouent aujourd’hui un caractère sacré aux droits individuels ».

La dame patronnesse, à la queue leu leu derrière les égéries du parti des intellectuels, héritiers de Lionel Groulx et de Maurice Duplessis (deux fascistes), raconte des bobards à propos des jeunes générations. Elle calomnie les jeunes qui se sont battus comme des damnés en 2012 – solidairement et communautairement avec tous les autres jeunes – ceux du futur, pas encore parvenu à l’Université, contre les hausses de frais de scolarité, que la mère Marois leur a refilée après avoir prétendu les annuler. Des jeunes de nombreux pays, dont ceux des États-Unis, sont venus les rencontrés afin de connaître les secrets de leur mobilisation militante et collective – tout sauf l’égocentrisme individualiste des bobos péquistes.

Nous avions écrit le 24 mars 2014, deux semaines avant l’élection bidon, que le dernier référendum perdant (1995) était derrière les petits vieux de la pseudo-souveraineté et ne reviendrait plus jamais [voir ici].

En 2012, dans un volume, nous avions expliqué que la stratégie du chantage à la souveraineté avait fait long feu [voir ici]. Le dernier référendum perdant a été la dernière chance dont a bénéficié une fraction de la bourgeoisie moyenne et de la petite bourgeoisie cléricale, artistique, intellectuelle et syndicale pour vendre sa salade sécessionniste.

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Qu’adviendra-t-il ?

Les opportunistes, les petits hommes d’affaires, les artistes, les intellos à gogo et les arrivistes sont placés devant un dilemme dantesque et compromettant. 1) Tenter de continuer à surfer sur le chantage à la «souveraineté» afin de décrocher le pouvoir (l’accès à l’assiette au beurre du patronage, aux dessous de table et aux enveloppes brunes) espérant arracher des points d’impôts à Ottawa avec absolument aucune chance de gagner et continuer de pourrir dans l’opposition. 2) Mettre l’option bidon en quarantaine pour se présenter comme l’alternative de pouvoir des riches à chaque huit ans à l’Assemblée de la «race» souveraine (sic). Mais la CAQ à Legault occupe déjà ce terrain alternatif opportuniste. Il ne lui manque que quelques points pour détrôner le PQ (25% à 23%).

Dans le coin gauche, la bourgeoisie a aligné un milliardaire (qui contribuait généreusement à toutes les caisses électorales avant sa conversion pseudo-souverainiste). Dans le coin droit, la bourgeoisie a choisi un multimillionnaire, ex-ministre du Sérail pseudo-souverainiste, recyclé bon administrateur de l’assiette au beurre. Vous devez comprendre que la petite bourgeoisie cléricale, artistique, enseignante, journalistique, intellectuelle et bureaucratique syndicale ne décide de rien dans la société capitaliste bourgeoise. C’est sa classe de tutelle, c’est-à-dire le grand capital, qui lui signifie les postures qu’elle doit prendre impérativement. Le grand capital avait parlé en 1995 et il avait dit : «fini les folies du chantage à la souveraineté pour arracher des points d’impôts à Ottawa. Assez c’est assez.» La petite bourgeoisie n’a pas écouté et elle s’est entêtée et voilà le résultat. Elle devra se résigner et oublier la République souveraine du Sirop d’érable et se mettre en rang pour obtenir sa pâtée du gouvernement spolier.

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Nos pronostics

Nous pensons que Péladeau le «vendeur» des techniciens Québécois francophones de Vidéotron ; Péladeau la garcette – champion des lockouts – avec le soutien du SPQ-libre (sic) et des intellos à gogo, rapatriera les troupes pseudo-souverainistes. Fini l’effigie de Lionel Groulx, de Reggie le Chevalier, de Bourgeault, de Bouchard le fasciste, et de René le père de la renégociation de la confédération-association. Les ténors intéressés au magot gouvernemental sauront mettre leurs troupes au pas afin de se présenter aussi uni que possible devant le gourmand et narcissique Legault, le précurseur. À notre avis, le milliardaire, propriétaire de 40% des médias québécois devrait emporter le panier et diriger le parti d’alternance de pouvoir à l’Assemblée Nationale du Québec. Un autre scoop que nous aurons éventé avant que les comploteurs «nationaleux» ne se soient entendus dans l’antichambre du Salon rouge.

Comme chacun sait, seule la classe ouvrière nous préoccupe. Les salariés n’ont rien à gagner dans cette galère péquiste-caquiste et nous devons les laisser s’entredéchirer. De la sorte, ils exposent leur opportunisme respectif, leur soif d’argent et de prébendes, leurs appétits d’émoluments, de fonctions et de primes de séparation. Quant à nous, poursuivons notre marche hors des sentiers de la politicaillerie bourgeoise, de l’opportunisme et de la collaboration de classe. Au bout du chemin la véritable indépendance, la souveraineté économique collective et socialiste nous appartiennent, car la classe ouvrière est le sel de la Terre mère nourricière. Le sentier sera encore long et sinueux, rempli d’embûches, mais la crise économique systémique du capitalisme travaille en notre faveur.

 

6 pensées sur “Qui l’emportera du milliardaire ou du multimillionnaire ?

  • Ping :Les Voix du PANDA » Blog Archive » QUI L’EMPORTERA DU MILLIARDAIRE OU DU MULTIMILLIONNAIRE ?

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    11 avril 2014 à 15 03 45 04454
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    Pour en finir avec la politique.

    http://www.youtube.com/watch?v=X-ml9K1kDvQ

    Réfléchissons ensemble, comment s’organiser ensemble un meilleur vie pour chacun en dehors du culte de l’avoir et de ses scories, le politique, l’économisme et le religieux.

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    12 avril 2014 à 6 06 54 04544
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    Robert a raison, ça ne passe pas par des ententes en toutes les classes, il y en a marre de se faire exploiter, et d’accorder aux parasites ce droit d’exploitation!

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    12 avril 2014 à 12 12 31 04314
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    Merci Sylvain. Pas d’alliance possible entre les bureaucrates syndicaux gestionnaires du FONDS CAPITALISTES DE SOLIDARITÉ – pseudo-solidaire – les hommes d’affaires anciennement en salopette – les grands capitalistes Libéraux, leurs amis – certains au PQ, d’autres chez les Libéraux et enfin les derniers au NPD… et la classe ouvrière.
    Les Libéraux de Couillard tous savent déjà ce qu’il faut en penser – inutile de perdre nos frappes ou notre salive à les dénoncés – ils sont une enfarge strictement parmi les populations d’immigration récente où ils ont développé le mythe qu’ils étaient leurs défenseurs vis-à-vis des xénophobes – racistes péquistes.
    Les deux PQ-LIBÉRAUX sont de connivence dans cette «game» PQ = Je garde prépondérance dans les zones francophones profondes (la ou aucun immigrant ne va s’installé) et LIBÉRAUX = Je garde prépondérance dans la grande région de Montréal ou se concentre l’immigration.

    Dans cette «game» le PQ se fait avoir dans le partage du vote aliénée car l’immigration compte de plus en plus dans l’électorat et surtout les immigrants vont voter aliénés et vulnérables qu’ils sont.
    C’est tout cela que nous devons dénoncé et exposé à la vue des électeurs trompés. QS joue la même «game» que les vieux partis que nous rejetons tous avec le bébé et l’eau du bain (;-)).

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