RÉFUGIÉS PALESTINIENS – CHIFFRES CLEFS 2015

 palestine

(Les communistes ne nient pas que le peuple Palestinien subisse les pires outrages, les pires infamies, les pires exactions qui soient.  Nous le savons. Mais nous différons fondamentalement des lignes politiques bourgeoises en ce que nous affirmons, haut et fort, que cette lutte de libération  du peuple palestinien n’est pas une lutte de libération nationale visant à donner à une clique ou à une autre de la bourgeoisie palestinienne (Hamas ou Fatah) l’hégémonie sur l’exploitation de ce prolétariat particulièrement opprimé. La cause palestinienne – la dernière lutte de libération nationale bourgeoise  qui soit sur la planète (car c’est la seule bourgeoisie nationale qui n’a pas encore obtenue le privilège d’exploiter son propre prolétariat et sa propre paysannerie dans son intérêt de classe bourgeoise)-. Nous communiste disons – STOP – à la lutte de Libération nationale palestinienne pour enrichir l’oligarchie palestinienne qui se promène en limousine aux postes de contrôle et OUI à la lutte prolétarienne palestinienne – concertée avec la lutte prolétarienne israélienne (tout aussi opprimé et exploité que le précédent ce prolétariat israélien) pour qu’une étincelle révolutionnaire embrasse tout le Proche-Orient.  Le reste  des salmigondis bourgeois autour de la « cause palestinienne » ne nous intéresse pas. Ca fait 60 ans que l’on publie ces données catastrophiques (ci-dessous)  et rien ne change et rien ne changera malgré les pleurs et les grincements de dents des petits-bourgeois en émoi. Robert Bibeau).

 

3 239 573 se trouvent en Jordanie, Liban, Syrie…

 
Entre 40 et 50% ont moins de 15 ans.

Des données chiffrées qui remettent les pendules à l’heure et donnent à réfléchir sur la réalité de la situation actuelle !

RÉFUGIÉS – CHIFFRES CLEFS 2015

Les réfugiés palestiniens sont définis par l’UNRWA comme « les personnes dont le lieu de résidence normal était la Palestine durant la période du 1er juin 1946 au 15 mai 1948, et qui ont perdu leur maison et leurs moyens de subsistance en raison du conflit de 1948 », ainsi que leurs descendants.

Historique

De novembre 1947 à mai 1948, plus de 800 000 Palestiniens (sur 1,4 millions) furent expulsés de leurs terres par les forces armées juives et les combats.
Au total, 531 villages palestiniens ont été détruits pendant cette période.
Une nouvelle vague d’expulsions s’est produite lors de la guerre de 1967. Voir ici une chronologie des déplacements forcés des Palestiniens, en infographie.

Pour plus d’informations sur l’exil des Palestiniens en 1948, lire notre fiche contexte sur la Nakba.


Population

On compte 5 493 115 réfugiés palestiniens enregistrés auprès des agences des Nations unies :
2 187 286 en Jordanie
1 328 351 dans la bande de Gaza
925 191 en Cisjordanie
564 074 en Syrie
488 213 au Liban

Un aperçu des camps de réfugiés dans la région ici.

Hors la comptabilisation de l’UNRWA, on compte également :
1,05 million de réfugiés de 1948 qui n’ont jamais été enregistrés à l’UNRWA.
1,1 million de réfugiés de 1967 et leurs descendants.
• Des centaines de milliers de réfugiés qui vivaient dans les Territoires occupés et qui ont subi des déplacements forcés après 1967, suite aux politiques d’occupation d’Israël.


Les camps

29% des réfugiés vivent dans des camps de l’UNRWA.
58 camps de réfugiés existent au Moyen-Orient dont 19 en Cisjordanie, 8 dans la bande de Gaza, 12 au Liban, 10 en Jordanie et 9 en Syrie.
Les camps les plus importants en Palestine sont ceux de Jabalia (113 165 personnes) et Rafah (110 198), tous deux situés dans la bande de Gaza. En Cisjordanie, le camp le plus important est celui de Balata (26 644) près de Naplouse.


La majorité des réfugiés vivent en Cisjordanie et à Gaza ou dans les pays voisins. En moyenne, les réfugiés vivent dans demoins bonnes conditions que les non-réfugiés (surpeuplement, manque d’infrastructures, pauvreté etc.)
Près de la moitié des réfugiés sont apatrides et entre 40 et 50% ont moins de 15 ans.

Palestine

43,1% de la population sont des réfugiés (27% en Cisjordanie et 67% à Gaza).
Le taux de chômage parmi les réfugiés est de 33,7%, alors que celui des non réfugiés est de 26,9%.

Sur les 18 000 logements détruits à Gaza lors de l’offensive israélienne de l’été 2014, plus de la moitié étaient des maisons de réfugiés (9 161). L’UNRWA fournit encore des abris à 4 050 personnes déplacées suite à l’attaque.

Pour plus d’informations sur l’attaque israélienne sur Gaza à l’été 2014, consultez les chiffres clefs sur Gaza.

Jordanie

Aujourd’hui, les Palestiniens représentent 60% de la population. Beaucoup ont acquis la nationalité jordanienne et tous disposent des mêmes droits que les Jordaniens, à l’exception des quelques 100 000 réfugiés venus de Gaza en 1967 (Gaza n’a jamais fait partie du royaume jordanien alors que la Cisjordanie y était intégrée de 1948 à 1967).
Les Palestiniens de Jordanie ne sont néanmoins pas protégés des discriminations. L’été dernier, suite à des combats violents en Syrie, les autorités ont refusé l’entrée de réfugiés palestiniens de Syrie tout en acceptant les réfugiés syriens.

Liban

Les réfugiés palestiniens représentent plus de 10% de la population et sont considérés comme des étrangers « résidents temporaires ».
Longtemps vus par les Libanais comme porteurs de déstabilisation, ils sont encore aujourd’hui synonymes de fardeau. Ils vivent dans des camps fermés et étroitement surveillés par l’armée libanaise. Plus de 20 professions leur sont interdites et ils ne peuvent acquérir des biens fonciers.

Syrie

Les Palestiniens réfugiés en Syrie ont plus de droits qu’au Liban, comme l’accès aux services sociaux, mais ils vivent à nouveau la migration forcée à cause du conflit syrien.
Depuis 2011, plus de la moitié des réfugiés palestiniens ont été déplacés, à l’intérieur ou hors de Syrie (Cliquez ici pour plus de détails). Dans les pays hôtes, ils se retrouvent souvent sans statut légal et sont sujets à une grande vulnérabilité. Par exemple, près de 95% des Palestiniens de Syrie réfugiés au Liban vivent des aides financières de l’UNRWA.

Sources :
UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees)
PCBS (Palestinian Central Bureau of Statistics)
PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs)
Human Rights Watch

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LES RÉFUGIÉS PALESTINIENS – FICHE-CONTEXTE

PLATEFORME PALESTINE, JUIN 2015

Le 20 juin, journée mondiale des réfugiés, les Nations unies rendent hommage aux réfugiés partout dans le monde, déplacés par la guerre et la violence… l’occasion également de rappeler la situation des réfugiés palestiniens qui depuis plusieurs génération vivent dans l’exil et représentent près de 37% des réfugiés dans le monde. La Plateforme Palestine propose aux journalistes quelques chiffres et dates clefs, des éléments de contexte sur les conditions de vie des réfugiés et ce que prévoit le droit international.

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Entrée du camp de Aïda (Cisjordanie)

Presque 70% de la population palestinienne dans le monde est réfugiée. La grande majorité des réfugiés palestiniens sont restés dans les pays de la région, dans les Territoires palestiniens ou en Israël, mais certains se sont installés dans des pays comme les États-Unis ou la France.

Dates clés

1947-1949 : entre 700 000 et 900 000 Palestiniens furent expulsés de leurs terres. Cet événement, connu par les Palestiniens sous le nom de « Nakba » (« catastrophe » en arabe), a commencé avant le plan de partage de la Palestine (29 novembre 1947) et la création unilatérale de l’État d’Israël (15 mai 1948) qui entraînèrent la première guerre israélo-arabe (1948). Plus de 500 villages palestiniens ont été rasés durant cette période.
1967 : des centaines de milliers de Palestiniens ont été expulsés à cause de la Guerre des Six Jours et de l’occupation israélienne qui s’en est suivie.

Consultez également la fiche contexte sur la Nakba et nos chiffres clefs 2015.

Qui sont les réfugiés palestiniens ?

  • Les réfugiés de 1948 et leurs descendants : 5 493 115 sont enregistrés à l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient) et plus d’un million restant ne se sont jamais enregistrés.
  • Les réfugiés de 1967 : ils n’ont jamais été enregistrés à l’UNRWA mais l’agence a étendu ses services à ces réfugiés. Ils seraient 1,1 million (avec leurs descendants).
  • Des centaines de milliers de Palestiniens qui vivaient dans les Territoires occupés après 1967 et qui ont subi des déplacements forcés hors de Palestine suite aux politiques d’occupation d’Israël.
  • Les Palestiniens expulsés de leurs villages situés dans le territoire devenu Israël en 1948. Ils n’ont pas été autorisés à revenir dans leurs foyers et ont été soumis à la loi martiale pour faciliter leur expropriation. Aujourd’hui, avec leurs descendants, ils seraient plus de 300 000.

Des conditions de vie précaires

1/3 des réfugiés palestiniens vit dans des camps de l’UNRWA (il en existe 58 au Moyen-Orient). Ils sont généralement surpeuplés, manquent d’infrastructures et les taux de pauvreté et de chômage y sont plus élevés qu’en dehors des camps.

Hors de Palestine, les réfugiés se retrouvent souvent sans statut légal et sont sujets à une grande vulnérabilité. Le pays accueillant le plus de Palestiniens est la Jordanie (plus de 2 millions, soit 60% de la population). Beaucoup ont acquis la nationalité jordanienne et tous disposent de droits égaux aux Jordaniens, mais ils ne sont pas protégés des discriminations.

En Syrie, les réfugiés palestiniens vivent à nouveau la migration forcée à cause du conflit : depuis 2011, plus de la moitié des 564 000 réfugiés de Syrie ont été déplacés, à l’intérieur ou hors du pays.

Quant aux Palestiniens du Liban, ils sont encore aujourd’hui synonymes de fardeau pour les Libanais, et vivent dans des camps fermés et étroitement surveillés par l’armée. Ils disposent de peu de droits.

Droit au retour : que dit le droit international ?

Aujourd’hui, le droit au retour demeure d’une importance cruciale pour les Palestiniens. La question représente néanmoins un point d’achoppement dans les négociations israélo-palestiniennes et est souvent éludée lors de discussions internationales. Israël refuse de reconnaitre le droit au retour des réfugiés palestiniens car cela impliquerait une reconnaissance historique de la Nakba et mettrait à mal la politique démographique israélienne visant à établir une majorité juive en Israël et en Palestine occupée. Israël promeut à la place leur réinstallation dans les pays arabes et un effort international pour améliorer la condition des réfugiés.

Pourtant, la résolution 194 adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies donne le droit au retour des réfugiés palestiniens et demande le versement de compensations à ceux qui ne souhaitent pas revenir dans leur foyer par les autorités responsables. Le 14 juin 1967, la résolution 237 du Conseil de Sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés. Bien que contraignante, cette résolution n’a jamais été suivie d’effet.

Sources :
Badil – Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights
Haut Commissariat aux Réfugiés
Nations unies
PCBS (Palestinian Bureau of Statistics)
PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs)
UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees)

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