TRUMP – GOLDMAN SACHS MEME COMBAT !

Par Luc Michel. Le 14.02.2017.

 

« Steven Mnuchin est le troisième dirigeant de Goldman Sachs placé aux commandes du ministère américain de l’Economie et des Finances depuis les années 90. Il figure aussi parmi la demi-douzaine de personnes liées à cette banque, placées à des fonctions importantes au sein de l’administration Trump (…) Il a aussi participé à la création d’un fonds d’investissement avec le soutien du financier George Soros »

« Pourquoi Luc Michel est-il aussi hostile à ce grand patriote (sic) qu’est Trump qui va mettre le système au pas ? ».Un correspondant sur Afrique Media TV (ce 11 Février 2017).

Inconnu du grand public, Steven Mnuchin, confirmé par le Sénat ce lundi comme secrétaire au Trésor américain, est un ancien dirigeant de Goldman Sachs dont la proximité avec les marchés pourrait s’avérer à la fois un atout et un handicap.

 

STEVEN MNUCHIN : DE DIRECTEUR FINANCIER DE LA CAMPAGNE DE DONALD TRUMP A SECRETAIRE AU TRESOR AMERICAIN

 

Ancien donateur du parti démocrate, ce grand brun de 54 ans à l’allure svelte a surpris son entourage quand il devint directeur financier de la campagne de Donald Trump en avril dernier. « Pourquoi ? », se souvient s’être interrogé Ben Bram, son ami et ancien collègue chez Goldman Sachs. D’autant que le promoteur immobilier devenu président l’avait menacé de poursuites judiciaires pour un différend lié au financement d’un de ses gratte-ciel à Chicago.

 

MNUCHIN AU CŒUR DES CENTRES DU POUVOIR US : WALL STREET, HOLLYWOOD ET MAINTENANT WASHINGTON.

La presse économique a prêté à ce père de trois enfants, deux fois divorcé, l’intention de s’installer au Trésor afin d’ajouter la touche finale à un parcours l’ayant conduit dans les principales sphères du pouvoir aux Etats-Unis : Wall Street, Hollywood et maintenant Washington. Il avait aussi participé à la création d’un fonds d’investissement avec le soutien du financier George Soros ! Ce qui révèle que les têtes des réseaux Söros ne participent pas tous à la « purple revolution » du milliardaire … Il a fondé en 2004 le fonds d’investissement Dune Capital, qui investit dans le cinéma et dans la production de films grâce à des financements apportés aux studios 20th Century Fox et Warner Bros.

 

Sur ses projets au gouvernement, Mnuchin a évité d’être précis jusqu’ici tenant néanmoins des propos plutôt modérés. Il a affirmé qu’il était pour un dollar « fort » alors que le président Trump s’était lui plaint d’un dollar « trop fort ». Il s’est dit favorable à la poursuite des sanctions contre la Russie et a affirmé soutenir la règle Volcker qui interdit aux banques de détail de spéculer pour leur propre compte, avant que Donald Trump ordonne un passage en revue de la régulation bancaire. Il a par ailleurs promis une réforme des impôts notamment sur les sociétés, « une priorité », affirmant qu’il fallait « faire revenir l’argent » des multinationales aux Etats-Unis.

 

UN BANKSTER SANS PITIE  LIE AUX REQUINS DE LA FINANCE SOROS ET PAULSON

 

Lors de son audience de confirmation au Congrès, l’ex-cadre de Goldman Sachs a été mis en difficulté sous un feu roulant de questions. Son rachat et le redressement d’une banque californienne, rebaptisée OneWest, au prix de multiples saisies immobilières ont scandalisé certains élus. Il a aussi été critiqué pour avoir géré des fonds d’investissements dans des paradis fiscaux comme les îles Caïmans et omis de signaler à la commission quelque 100 millions de dollars d’actifs.

 

Après un détour par Hollywood, la crise financière de 2008 le ramène dans la banque : il convainc les milliardaires George Soros et John Paulson de racheter aux enchères pour 1,55 milliard de dollars la banque californienne en faillite IndyMac, spécialisée dans les prêts hypothécaires « subprime ». Rebaptisé OneWest Bank, l’établissement renoue très vite avec les bénéfices au prix d’évictions tous azimuts. D’après le site spécialisé Foreclosureradar, le taux de saisie de OneWest était de 59% en 2009 contre 54% chez les autres banques. Steven Mnuchin et ses associés revendront OneWest en 2014 pour 3,4 milliards de dollars, soit plus du double de leur mise initiale.

 

DE HOLLYWOOD  A GOLDMAN SACHS : UN GLOBALISTE A LA TETE DU TRESOR AMERICAIN !

 

Mnuchin a un CV atypique : études à l’université de Yale, Goldman Sachs pendant 17 ans, création d’un fonds d’investissement avec le soutien du financier démocrate George Soros, production avec succès de blockbusters hollywoodiens comme Avatar et Suicide Squad.

« Il est pour le libre-échange. Il est favorable à la libre circulation des capitaux. C’est un mondialiste », a affirmé à l’AFP, Jeffrey Sonnenfeld, professeur à l’Université de Yale.

Steven Mnuchin est le troisième dirigeant de Goldman Sachs placé aux commandes du ministère américain de l’Economie et des Finances depuis les années 90.

 

L’OMBRE DE GOLDMAN SACHS SUR LA PRESIDENCE TRUMP

 

Il figure aussi parmi la demi-douzaine de personnes liées à cette banque, placées à des fonctions importantes au sein de l’administration Trump. Outre Mnuchin, on y retrouve en effet Gary Cohn, ex-numéro deux de la puissante banque d’affaires, propulsé à la tête du National Economic Council (NEC), Stephen Bannon et Anthony Scaramucci, nommés conseillers du président et Jay Clayton, un ancien avocat de la banque, qui va diriger l’autorité des marchés financiers, la SEC.  Chez Goldman Sachs, où son père a passé 35 ans et son frère aîné a été vice-président, M. Mnuchin a notamment été témoin de l’émergence des produits financiers complexes controversés CDO et CDS. Il qualifie à l’époque de « développements extrêmement positifs » ces produits qui joueront un rôle important dans la crise de 2008.

 

Et maintenant vous avez compris qui est Trump et pour qui il a été mis au pouvoir ???

 

Luc MICHEL

_________________________

SUIVEZ AUSSI LUC MICHEL SUR TWITTER !

@LucMichelPCN

* Allez vous abonner !

https://twitter.com/LucMichelPCN

 

2 pensées sur “TRUMP – GOLDMAN SACHS MEME COMBAT !

  • avatar
    17 février 2017 à 6 06 43 02432
    Permalink

    Remarques: Dans un précédent article le professeur Bibeau sous le titre
    L’ASSERMENTATION CONTROVERSÉE DE DONALD TRUMP (le capital industriel contre-attaque) 25 janvier 2017 ) L ‘article de Luc Michel va dans le sens inverse et indique que Trump est un représentant direct du capital financier , alors que le professeur Bibeau considére que Trump est

     » Le Président le plus à « gauche » que l’Amérique ait connu est un multimilliardaire issu du sérail des oligarques. C’est aussi le Président le plus honni par la gauche qui a réussi à rassembler des milliers de petits-bourgeois, de jeunes, de LGBT, d’amants de la nature, ainsi que des « lover » animaliers à Washington DC. C’est aussi le premier candidat Républicain, depuis Abraham Lincoln, qui a ravi le soutien électoral de la classe ouvrière au Parti Démocrate et à la go-gauche réformiste. »

    Mais encore éloge à Trump
    « Donald Trump fut le premier candidat à la présidence des États-Unis à réellement se préoccuper de gagner l’appui de la classe ouvrière américaine. Il a passé plus de temps que quiconque à courtiser l’électorat des États industriels et à promettre aux travailleurs de leur donner ce qu’ils demandent : l’abolition de l’Obama Care ; le ralentissement de l’entrée des travailleurs étrangers dans un pays où le chômage atteint 18% de la main-d’œuvre (oubliez les statistiques frauduleuses du Département du travail) ; et enfin, la promesse entre toutes, celle qui réjouit tout travailleur ayant du cœur au ventre, des emplois, des « jobs ». Pire, cet « imprévisible » énergumène réalise, après son assermentation, ce qu’il a promis avant son élection, il consacre tout son temps à pourchasser les destructeurs de « jobs » et à courtiser les créateurs d’emplois, du jamais vu dans les annales politiques américaines. Vous comprenez maintenant pourquoi il n’y a pas d’ouvriers dans les manifestations anti-Trump. »

    La Robert tu t avances un peu vite, il y a des ouvriers dans les manifs anti-Trump mais ils ne sont pas blancs en majorité. Il est historiquement connu que la classe ouvrière banche américaine adhère à l’ AFL CIO elle est mentalement protectionniste.

    « Donald Trump n’est pas un Président anti-establishment, s’il l’était, il n’aurait jamais été élu à ce poste prestigieux que l’establishment américain réserve à ses meilleurs fantassins. Par contre, Donald Trump est effectivement contre le capital parasitaire, une faction puissante parmi l’oligarchie étatsunienne. Donald Trump est l’ultime réponse, la plus percutante et la plus désespérée, des ploutocrates à leur dégringolade mondiale et à la décrépitude de l’économie nationale. Donald constitue un remède bancal à un mal radical – le déclin de l’empire américain. »

    Robert, c’ est quoi l’ établissement pour toi ? c’ est quoi le capital parasitaire ? Je pense que tu vises le capital financier ? cad Golman Sasch et Soros ?

    Répondre
    • avatar
      17 février 2017 à 9 09 37 02372
      Permalink

      @ Œil de faucon

      1) Je maintiens l’intégralité de mes affirmations : Oui Trump est le politicien populiste de « gauche » le plus à « gauche » que les USA ait connu depuis longemps. Mais tu dois comprendre ce que gauche bourgeoise signifie pour moi – exemple Hillary Clinton est de la « gauche » bourgeoise quelque part dans le kaléidoscope qui va de la Ligue ouvrière en France en passant par les maoïstes jusqu’à Hollande et Macron. Le capital s’est doté d’une variété de nuance de gauche bourgeoise.
      2) Qu’elle est leur POINT COMMUN À TOUS = TOUS = Ils sont RÉFORMISTES, ils voudraient améliorer – corriger – humaniser – réparer le mode de production capitaliste (parfois très radicalement) pour lui sauver la peau.
      3) Un prolétaire révolutionnaire ne veut nullement améliorer – rabouter – le MPC il veut le renverser, l’écraser, l’éradiquer, pour faire place nette afin de construire un nouveau mode de production.
      4) ATTAQUONS MAINTENANT UN PROBLÈMECOMPLEXE J’ai écrit ceci : « Donald Trump est effectivement contre le capital parasitaire, une faction puissante parmi l’oligarchie étatsunienne. Donald Trump est l’ultime réponse, la plus percutante et la plus désespérée, des ploutocrates à leur dégringolade mondiale et à la décrépitude de l’économie nationale. Donald constitue un remède bancal à un mal radical – le déclin de l’empire américain.  »
      5) Le capital parasitaire est partie = section = inextricablement liée du capital financier global (tout le capital en ce monde impérialiste est transformé en capital financier transigé à la bourse sous forme d’actions et de titres diverses) et à ce sein – une partie de ce capital financier se régénère – se valorise – en spéculant – de l’argent qui produirait de l’argent ce qui est évidemment impossible – provoquant de l’inflation et une succession de crash boursier – que les autres segments des capitalistes – ceux qui possèdent ou gèrent des usines, des industries, des commerces grossistes, subissent comme tout le monde. D’où la valeur de leurs actifs (réels – de vrais usines pas du papier titrisé) s’effondrent et leurs actifs pourtant bien visible = exemple les hotels de TRUMP = ne valent plus rien pas davantage que les titres papiers des parasites spéculateurs
      6) La clique qui a placé TRUMP à ce poste croit pouvoir mettre un frein à ce gâchis – ILLUSION ÉVIDEMMENT – Il faudrait pour cela détruire le mode de production capitaliste – Mais eux ne le savent pas et croient sincèrement qu’un banquier – ayant des actifs industriels – pourra mettre bon ordre dans ce fatras.
      7) Je te convie ici même Œil de Faucon dans 2, 3 ans ou avant pour venir constater les dégâts que ces gars (Donald et son ami de Golden) auront provoqués. MAIS s’aurait été Hilary que s’aurait été pareil mon ami et le prochain sera aussi démuni = Il faut détruire le capitalisme pas le rafistoler.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *