TRUMP VS MERKEL. POURQUOI TANT DE HAINE ?

Par Luc MICHEL/ En Bref/ 2017 01 17/

 

« Je pense qu’elle (Mme Merkel) a fait une erreur vraiment catastrophique qui a été d’accueillir tous ces (migrants) illégaux, vous savez prendre tous ces gens d’où qu’ils viennent. Et personne ne sait d’où ils viennent » déclarait ce lundi Donald Trump au Times.   La critique brutale de Trump contre Merkel sur le sujet politique le plus sensible en Allemagne et dans toute l’UE fait suite à d’autres encore plus dures : « cette femme est une catastrophe » disait-il déjà avant son élection.

 

L’AFFAIRE DU TIMES OU LA GUERRE DES COUVERTURES …

 

C’est déjà le Times qui avait mis le feu aux poudres entre Trump et la chancelière allemande, tous deux en compétition pour la nomination de « l’homme de l’année » organisé traditionnellement par le magazine américain. Ligué contre Trump et pro-Clinton comme toute la presse occidentale, le Times avait fait gagner Merkel. A la grande colère du narcissique Trump, qui estimait que le titre lui revenait !

 

COMMENT TRUMP PLOMBE LA CAMPAGNE ELECTORALE DE MERKEL !

 

Dans une Allemagne où la chancelière est candidate à son 4eme mandat (« Alternance » disent-ils en Afrique) et où la question de l’immigration et des réfugiés est centrale, est une fessée déculottée (et qui aura des conséquences électorales) pour celle qui se croyait la reine de la Grande-Allemagne et d’une « Europe allemande », partenaire privilégié des USA. Et incidemment qu’Obama avait désignée comme « leader du monde libre » (sic), roi déchu, oubliant (ou le prétendant pour nuire à son successeur) que le soi-disant « monde libre » n’est en fait qu’un empire colonial …

 

Après onze ans de pouvoir, la chancelière bat des records de longévité parmi les dirigeants des pays occidentaux et a désormais en ligne de mire les records nationaux de Konrad Adenauer (14 ans) et Helmut Kohl (16 ans). La prochaine campagne électorale sera la plus difficile depuis la réunification du pays en 1990. Depuis un an, Angela Merkel doit affronter des critiques sans précédent à son encontre suite à l’arrivée de 900.000 demandeurs en 2015, qui suscite inquiétudes dans le pays. Le danger est l’ascension rapide d’une droite populiste et xénophobe dans un pays qui depuis la chute d’Hitler se pensait immunisée contre pareil phénomène. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD), créditée de 12% à 13% des voix, prospère sur les peurs d’une frange de la population, en particulier en ex-RDA, qui se sent déclassée socialement et rejette les élites. Dans les rangs de son propre parti, la CDU-CSU (l’aile bavaroise de la démocratie-chrétienne, la CSU, étant très à droite), Mme Merkel assiste aussi à un certain ras-le-bol. Lors de rencontres préparatoires au congrès, elle a essuyé les critiques virulentes de certains militants. Certains critiquent sa main mise sur la CDU. « Ce que vous faites, c’est du culte de la personnalité », a dénoncé un chrétien-démocrate à Iéna (est) vendredi. D’autres n’ont pas digéré l’accueil des réfugiés: « Madame la chancelière, démissionnez! », lui avait lancé un militant en pleine réunion publique à Karlsruhe.

 

LM

 

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