Un exercice d’attaque terroriste à Montréal !

Nous avons tous vécu ces pratiques d’incendie qui ont lieu dans les grands édifices publics ou dans notre lieu de travail.

Le service des incendies conjointement avec les responsables désignés pour l’évacuation rapide et efficace des lieux simule qu’un incendie s’est déclaré.  Ils peuvent ainsi observer si l’opération d’évacuation comporte des lacunes, si le plan d’évacuation doit être révisé, si certaines sorties ont été congestionnées et d’autres sous utilisées, etc.  Bref, une opération dont nous comprenons tous l’importance et qui se fait dans le calme malgré l’alarme qui nous énerve et le dérangement momentané qu’un tel exercice occasionne.

Ce genre d’exercice n’a pas besoin de mise en scène ni de comédiens impressionnants.  On nous pratique à bien suivre les directives, à ne pas paniquer et à être fin prêt si cette catastrophe se produit.

Mais voilà qu’hier, un autre genre de simulation a eu lieu à Montréal.  Cette fois-ci, beaucoup de mise en scène.  Du vrai cinéma ! On a fait appel à plusieurs bons comédiens.  Impressionnant l’événement !

L’hôpital Saint-Luc a été pris d’assaut par 25 acteurs maquillés.
Des victimes d’un attentat terroriste fictif.
Attentat fictif à l’arme chimique !
La simulation aurait fait 300 victimes (simulées).

On nous a pratiqués à quoi donc ?

«Le contexte était un événement terroriste fictif impliquant un agent chimique dispersé mécaniquement, suivi d’une explosion, le tout nécessitant une décontamination de masse.»

Est-ce vraiment une pratique ou si ce n’est qu’une préparation mentale.  Une sorte de conditionnement psychologique ?

On dit:

«Montréal n’est pas à l’abri d’un événement nécessitant un code orange, a-t-il expliqué. On a vu avec le marathon de Boston ou en 1995, avec l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, que des gens se rendent à l’urgence à pied.»

Veut-on nous conditionner à craindre une attaque « chimique » ?   Veut-on nous conditionner à craindre les « terroristes » ?

On nous pratique au psychologique «code orange».

« À deux reprises, Montréal a dû déclencher un code orange, soit lors des fusillades de Dawson, en 2006, et de Polytechnique, en 1989. »

Peut-on être prêt à réagir si une telle attaque survient ?  La supposée attaque «chimique»  potentielle va-t-elle respecter le brillant scénario de la « simulation » ?
La météo va-t-elle « coopérer » ?  Les victimes seront-elles comme les comédiens ?  Cette super simulation sert vraiment à quoi ?

L’an passé on nous faisait le même coup.  Un grand coup médiatique qui nous saisit l’imaginaire collectif.  On nous introduisait au psychologique «code orange».

  
«La simulation visait à mettre en pratique un «code orange», une procédure internationalement reconnue lors d’un événement comme un attentat terroriste… »

Il y a un monde entre la simulation d’un incendie et la simulation d’une attaque « chimique ».

L’an passé:
«Le centre-ville de Montréal a été, aujourd’hui, le théâtre de la plus grande simulation de mesures d’urgence, jamais réalisée, au Québec.
Afin de tester la réaction des services de santé, en cas de catastrophe, 80 victimes d’une attaque terroriste fictive, dans le métro. »

«Le scénario testé aujourd’hui visait à recréer des conditions dans lesquelles il y aurait  «  400 victimes »   dans un même accident, a précisé Michel Garceau, coordonnateur régional des mesures d’urgence. »

L’organisateur des deux événements est M. Michel Garceau.

Est-ce une faiblesse journalistique lors de la couverture de cet événement ?  Aucune question concernant l’approche psychologique d’une telle simulation.  Aucune question sur les points étudiés.  Aucune question sur ce besoin soudain de faire un tel coup de théâtre.  Aucune question sur l’efficacité et la nécessité de jouer la terreur.
Aucune entrevue «intelligente» et poussée de médecins ou du personnel hospitalier.  On  apprend simplement que les médecins ont embarqué dans «le jeu».
On dit pourtant que cet exercice leur est spécialement dédié.  On dit que cette simulation vise à bien les préparer pour une telle situation d’urgence.
Aucune entrevue d’ambulanciers.  Combien d’ambulances ont participé à la scène théâtrale ?  Les ambulanciers ont-ils pu acquérir des techniques qui leur étaient inconnues ?  Le service ambulancier souvent surchargé a-t-il mis en attente certains appels alors qu’il participait à cette pièce de théâtre ?

Lorsqu’on regarde les reportages, on constate que c’est une vraie farce.  Beaucoup de sourires, et surtout énormément de caméras.

Qui donc prépare-t-on le plus ?  Ces médecins et ce personnel hospitalier ou la population ?
Était-ce un exercice médical ou médiatique ?

Tandis que tous les paramètres d’un incendie mineur ou majeur peuvent être sérieusement étudiés,  population d’une salle, bouche d’aération, gicleurs, sorties, type de matériel inflammable, etc.   Les paramètres d’une attaque réalisée par des «terroristes» seront toujours en bonne partie inconnu et l’efficacité de la surprise brutale ne sera pas de la mise en scène calme.  Les morts ne seront pas vivants et les victimes ne joueront pas un rôle.  Le sang sera vrai et le gaz « chimique » si tel est le cas sera foudroyant.

On peut mettre en doute l’efficacité et surtout la nécessité de l’exercice «spectaculaire» d’hier.  Les services secrets et les limiers ayant pour fonction de détecter le terrorisme connaissent bien les outils qu’ils ont à leur disposition pour répondre efficacement à une telle attaque.  Ce n’est pas en faisant une scène à la population qu’ils améliorent leurs connaissances.

Cette simulation avait probablement pour objectif principal de nous préparer psychologiquement à l’acceptation de loi toujours plus invasive dans nos vies privées et dans le contrôle de nos libertés individuelles.  Les milliers de caméras qui surveillent nos moindres gestes, les écoutes de nos conversations téléphoniques, la lecture automatique des mots employés dans nos courriels, notre réseau de connaissances et d’amis, bref cette loupe de plus en plus insistante qui nous surveille doit se faire accepter. En faisant des opérations de simulation du terrorisme, notre inconscient consent à être scruté pour « sa protection ». 

On accepte de se faire déshabiller pour prendre l’avion.  Accepterons-nous un jour la caméra de surveillance dans notre maison ou la puce qu’on nous mettra au cou ?

Pour terminer sur une note englobant les propos tenus précédemment, il vous est sérieusement conseillé de bien écouter ce bulletin de nouvelles concernant le terrorisme.  Nous ne serons jamais trop préparés.  Voyez.

Serge Charbonneau

13 pensées sur “Un exercice d’attaque terroriste à Montréal !

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    3 octobre 2013 à 12 12 21 102110
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    Payé avec vos taxes et impôts.

    Vous sentez vous plus en sécurité?

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    3 octobre 2013 à 12 12 43 104310
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    Un vrai événement Orwellien pour conditionner les esprits à la soumission, la peur est le meilleur outil de domination totalitaire après la violence. La troisième est l’ignorance programmée. 2024 à la place de 1984 serait plus réaliste, la contre-utopie que George Orwell à écrit en 1949, s’intitulait 1984. Mon intuition animal me trompe peut-être, vous vous direz que c’est une affirmation subjective, ce l’est en effet.

    Humain, trop humain.

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    3 octobre 2013 à 13 01 11 101110
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    Est-ce qu’on veut faire travailler davantage les comédiens? 25 acteurs maquillés plus des comédiens malades, simulation aussi dans le métro? Un grand déploiement simulé mais qui suscite la peur comme au cinéma, mais là, le cinéma – drame de fond – peut devenir réalité, pourtant on ne sait pas si l’organisation sauvetage se passera de la même manière puisqu’elle est menée par des acteurs, qu’ils ne sont pas formés pour ce genre de sauvetage. D’ailleurs, ils ne sont pas dans la vraie situation.

    Advenant une attaque réelle, ce ne seront pas ces comédiens qui viendront sauver les victimes. Des exercices se doivent d’avoir lieu mais avec du personnel réel et non fictif qui expliquent les consignes et les directives pour mieux préparer les gens, les rendre plus autonomes, pas seulement semer la panique. Surtout, les aider à moins paniquer.

    CAD

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    3 octobre 2013 à 13 01 18 101810
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    Ce pourrait être, tout aussi bien, des pratiques en fonction de possibles conséquences de la comête Ison, entre autres possibilitées.

    Je pense, Serge, que vous devriez laisser ce genre de scénario a Francois Marginéan.

    « Robert », il y as déja un scénario pour janvier 2014, vous sautez des étapes 🙂

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      3 octobre 2013 à 13 01 44 104410
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      Pouvez-vous m’éclairer sur le sujet de janvier 2014, 2024 c’est seulement dans dix ans. Nous pouvons vivre encore des moments de bonheur ensemble.

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        3 octobre 2013 à 17 05 37 103710
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        Voyez tout ce qui concerne la comête, Ison, cette inconnu d.couverte l’an passé seulement et qui vient de passé prês de mars pour faire le tour du soleil et revenir vers nous d’ici janvier 2014.

        Beaucoup de perturbation magnétiques, entre autres choses.

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          3 octobre 2013 à 19 07 18 101810
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          Pas de problème pour la comète Ison, imaginez Hall Bopp en 1997, elle était pas mal plus grosse et Hyakutake en 1996 elle aussi très grosse moins cependant que Hall Bopp. Il y a eu beaucoup de comètes qui ont passé l’orbite de la terre depuis que je suis né et la planète Terre est toujours là avec nous. Faites-vous en plutôt pour les fous qui souffrent de volonté de puissance c’est drôlement plus dangereux. L’an passé c’était la fin du calendrier maya qui devait annoncer la fin du monde en 2012, mais nous somme toujours là.

          Humain, trop humain

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    3 octobre 2013 à 14 02 28 102810
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    Qui donc prépare-t-on le plus ?

    Le Système prépare les services d’interventions, principalement ceux concernant la sécurité et la propagande.
    De cet exercice aucun rapport ne sera produit pour la population. Des copies seront envoyés à tous les services de sécurité mondiaux, aux ingénieurs sociaux et au services de propagande affectés aux médias du Système.

    On ne nous prépare pas. Le Système se prépare à écrire de nouveaux scénarios pour de futurs comédiens; comme à Boston, une télé réalité bien organisée.

    On se souviendra tous de la mort de Ben Laden, un vrai scénario du cinema d’action.
    Il faudra attendre la sortie du livre de Seymour Hersh et le chapitre consacré à la mort d’Oussama Ben Laden pour en connaitre d’avantage. Tout ce qu’il a déclaré pour l’instant au sujet du travail des journalistes est que « Rien n’a été fait à propos de cette histoire, c’est un gros mensonge, pas un seul mot n’est vrai ».

    DG

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      3 octobre 2013 à 15 03 06 100610
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      @ Denis,

      C’est exactement cela, avec de bonne références en plus.

      Entre maintenant et novembre 2013, il y a une dizaine de ces exercices prévus aux É-U, à beaucoup plus grande échelle, y compris une simulation de panne du réseau électrique aux É-U, Canada et Mexique, qui s’apelle GridExII qui doit avoir lieu le 13 et 14 nov 2013. Tout ceci est publié sur Internet.

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    3 octobre 2013 à 16 04 11 101110
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    INFOWARS.com 🙂

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    3 octobre 2013 à 18 06 58 105810
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    Je ne sais pas. Y a-t-il un plan global concerté pour amener l l’inquiétude au point optimal ? Ou, au contraire, laisse-t-on une large place a l’initiative et a la spontanéité, faisant en sorte que des « responsables de la sécurité » soient nomméa à divers paliers qui, n’ayant rien de sérieux a faire. en viendront a s’inventer des scénarios et des protocoles de réactions alambiqués pour réagit a des situations imaginaires… qui deviendront vraies ?

    On a fait en sorte d’oublier la grande découverte de Northcote Parkinso, qu’,on a réussi a transformer en boutade: « Le travail augmente de lui-même pour remplir le temps prévu pour son exécution »

    Ce n’est pas une boutade: c’est le principe directeur de la gestion de la société depuis que l’industrialisation a apporté l’abondance, il y’a end virons 60 ans. La plus grande partie du travail que l’on fait est désormais inutile et ne sert qu’à garder les gens loin d’une réflexion sur leur condition humaine.

    Et ce qui est vrai pour tel travail dans son ensemble l’est pour chacun de ses éléments. Une société qui s’AMUSE à faire la guerre crée des conflits.. Des services secrets justifient leur existence en inventant des complots… qui deviennenttvite bien réels.. Et on aura un jour les attentas qui justifieront ces mesures préventives d’attentats qu’on est a mettre en place.

    Ce qui gêne, entre autres, nos efforts pour contrer l »injustice dans le monde, aujourd’hui, c’est l’entêtement a croire que l’on se bat encore presque exclusivement pour des ressources rares, alors que, dans la majorité des situations, c’est la rareté qui est créée pour justifier la bataille. La bataille qui donne un sens a la vie.

    PJCA

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      3 octobre 2013 à 19 07 10 101010
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      Je suis de votre avis.
      Nous sommes donc des serviteurs inutiles.
      Des pions pour distraire les puissants qui n’ont autre chose à faire que de se prendre pour dieu.

      DG

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      3 octobre 2013 à 19 07 25 102510
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      Je vous appuis dans votre réflexion Pierre. C’est malheureusement la réalité, l’esprit du mercantilisme guide les plus puissants de la planète.

      Humain, trop humain.

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