Un sommet à Istanbul sur l’effort de paix en Syrie

Par Christopher TorchiaAssociated Press Istamboul. Le 28.10.2018. Sur La Presse.ca

Tout ce qu’il y a à retenir de ce sommet d’Istambul, c’est que les agressives puissances d’Occident admettent leur défaite à arracher le capital syrien et le gouvernement al-Assad de la zone d’influence du capital russe, et donc la défaite occidentale à fermer les bases navale et militaire russes de Tartous, et de Hmeimim. Il faut aussi retenir  de ce sommet que la Turquie, suppôt de groupes terroristes sévissant en Syrie, tente toujours de monnayer son retrait à la frontière nord de la Syrie qu’elle occupe illégalement. Enfin, les puissances de l’OTAN tentent de réchapper leurs mercenaires terroristes piégés à Idlib par l’armée Arabe syrienne et sachez que l’Iran, à la demande du gouvernement al-Assad légitime, restera en Syrie quoiqu’en pense les vaincus représentants du grand capital occidental. Devinez qui sort gagnant de ce sanglant conflit de bientôt huit ans ou des centaines de milliers de syriens innocents ont perdu la vie et des millions d’autres ont perdu tout ce qu’ils possédaient? Le pire, malheureusement, c’est que le martyr syrien est loin d’être terminé étant donné que les puissances belligérantes ont encore des velléités d’intervenir dans les affaires syriennes.  Robert Bibeau.  Http://www.les7duquebec.com

 


 

Les dirigeants turc, russe, français et allemand ont déclaré samedi que les Syriens devront eux-mêmes mener les efforts de paix dans leur pays ravagé par la guerre civile (sic) – un défi mis en relief par l’absence de groupes syriens à leur sommet.

Réunis dans un vieux manoir à Istanbul, les présidents et la chancelière ont mis de côté leurs différends par rapport au régime de Bachar al-Assad afin de s’entendre sur des cibles plus générales, telles que l’éventuel retour au bercail de millions de réfugiés fuyant ce conflit, qui a fait plus de 400 000 morts en sept ans.

Le président français, Emmanuel Macron, a dit que, sans l’amorce d’un processus politique, on ne peut envisager de façon crédible le retour des réfugiés dans leur pays.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a insisté sur l’importance des « conditions préalables » au retour de ces réfugiés, qui devront selon elle être mises en oeuvre en étroite collaboration avec les Nations unies.

« Il est nécessaire à nos yeux de garantir qu’il n’y aura pas de persécution ni d’arrestations, que certaines conditions humanitaires fondamentales seront remplies, qu’une certaine infrastructure humanitaire soit présente », a-t-elle martelé.

Mme Merkel a pris part à une conférence de presse conjointe avec M. Macron , le président turc, Recep Tayyip Erdogan , et le président russe, Vladimir Poutine.

Leur déclaration finale appelle à « un processus politique inclusif, dirigé et contrôlé par les Syriens » ainsi qu’à la convocation d’un comité d’ici la fin de l’année pour travailler sur une réforme constitutionnelle comme prélude à des élections libres et justes en Syrie.

Depuis 2015, l’Union européenne peine à gérer l’afflux de réfugiés – notamment en provenance de l’Irak et de la Syrie -, et ses membres espèrent que les pays déchirés par la guerre pourront se stabiliser et permettre le retour au bercail de leurs citoyens.

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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