UNE CRISE QUI N’EXISTE PAS!?

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(Nous reproduisons ci-dessous une lettre de souffrance reçue dans notre boîte de courriel. Lettre que nous commentons au fur et à mesure que la misère s’affiche et s’expose à notre lecture indiscrète. NDLR).

Lettre émouvante aux brebis bêlantes que nous sommes… Auteur inconnu (message reçu par courriel sur une liste de diffusion).   1.09.2014

«Je ne crois pas un seul instant qu’il y a une « crise » sinon celle due à  l’appétit insatiable des riches qui ont essayé jusqu’où ils  pouvaient aller et se sont aperçus, avec émerveillement, que pour eux il n’y avait AUCUNE limite. À partir de là ce fut le commencement de l’enfer pour les  classes populaires (les classes populaires n’existent  pas. Ce qui existe c’est la classe ouvrière, les lumpens et les fractions de petits-bourgeois en cours de paupérisation et la classe capitaliste. NDLR).

«Il n’y a pas de « crise »! Tous ces discours sont  des mensonges, le résultat d’un méga imposture à laquelle nous ne devons  surtout pas participer ne serait-ce qu’en acceptant la simple idée qu’il y a  effectivement une « CRISE » (Plus loin l’auteur de la missive cite plusieurs exemples des conséquences de la crise effective. Ce n’est pas de nier la crise que de l’opposer, mais de se révolter contre la «CRISE» évidente comme vous le verrez. NDLR)

«On nous rebat les oreilles avec le « pacte de  productivité« , mais tous les journalistes et politiques sans exception oublient  de citer en entier le nom de ce pacte qui est : « Pacte de productivité ET de solidarité »  (très bien dit madame Misère. NDLR).  La productivité qui est de donner aux patrons les moyens  financiers de créer des emplois (sic) marche à plein rendement surtout depuis  que Hollande (AU SECOURS c’est la gauche!) est au pouvoir. Malheureusement, le  retour d’ascenseur est en panne et l’aide à la « productivité » ne sert qu’à  enrichir davantage qu’ils ne sont déjà les actionnaires des entreprises aux  dépends de la « solidarité » envers les Français  (effectivement madame Misère – il y a subvention pour la création d’emploi, mais pas d’emploi créer.  C’est ça la CRISE justement. Nous verrons de quelle CRISE il s’agit. NDLR).

«Ségolène Royal l’avait  bien compris qui évoquait une loi qui obligerait les patrons « qui ne jouent pas  le jeu » à rembourser les aides que l’État leur a octroyées (Ségolène a dit, mais les patrons n’ont pas créé d’emplois – n’ont pas joué le jeu et ils ne le feront pas – ils ne le peuvent pas – et ils n’ont jamais remboursé les aides évidemment. Et quand bien même certains le feraient – la CRISE serait la  même. NDLR).

«Ne  parlons pas de l’importance inouïe qu’on a donnée aux banquiers depuis que l’État  n’emprunte plus directement à la banque de France, mais oblige la Banque de  France à répartir aux banques les sommes qu’il veut emprunter… et çà aussi  c’est passé comme une lettre à poste! (Voilà le genre d’illusion nationaliste que fait circuler la gauche caviar-socialiste et les homards-communistes. Que l’État français emprunte à la Banque de France ou à la Banque Paris-Bas de France – ne change rien du tout à l’endettement des ouvriers français –. Comme  ne change rien à l’endettement des travailleurs américains le fait  qu’OBAMA emprunte à la Réserve Fédérale Américaine-USA. NDLR).

«Je ne peux pas évoquer ces  choses sans que ça me mette en fureur… alors qu’on ne me parle pas de la CRISE ni mondiale (il y aurait bcp à dire sur le rôle des É.-U. et de sa dette abyssale  qui ébranle la monnaie européenne pour que les states puissent continuer à mener  grand train et se prendre pour les maîtres du monde!) ni de CRISE nationale dont on sait qu’il suffirait de prendre l’argent là où il est, dans la poche des principaux actionnaires, des hauts fonctionnaires de l’État, des politiciens,  etc.., au lieu  d’essorer le bas de laine des Français de la classe moyenne (un autre mythe que cette classe moyenne qui n’existe pas. NDLR) et réduire à la misère la classe populaire (sic).

(Voilà bien madame Misère. La CRISE c’est de ne pas pouvoir appliquer vos remèdes utopistes.  Si on pouvait taxer les riches, on ne serait pas en CRISE CAPITALISTE – on ne serait pas sous régime capitaliste. NDLR).
«Je prends mon propre exemple : je dois participer financièrement à l’aide-ménagère qui avant 2009 était gratuite et ne l’est plus depuis que Sarkozy a décidé de supprimer les « aides  sociales de proximité » que Hollande se garde bien de rétablir, résultat alors que  j’avais droit vu mon état de santé à 28 h d’aide par mois je me suis fait  supprimer 12 heures, car ça me faisait trop cher à la fin du mois, dire que ces 12 heures me manquent est faible. Il y a 10 ans les intérêts du LEP étaient de 5% ils sont tombés à 1% (et je crois qu’on parle de baisser encore !)  Certains des médicaments que je ne payais pas, car ils entraient dans le cadre du  100% tombent sous le coup du Tiers payant et, comme beaucoup de pauvres, je n’ai  pas de complémentaire. Je perçois 791,99€ de retraite qui n’est autre que mon  ancienne Allocation Adultes Handicapés convertie en retraite à 60 ans et versée  par la CPAM!  Voilà les conséquences de cette politique dans la vie d’une vraie pauvre et ce que je subis est subis par combien de millions de français et  de citoyens pauvres, en France ? (Voilà bien les effets de la CRISE SYSTÉMIQUE DU CAPITALISME, madame Misère. Inutile de nier la résurgence de la CRISE dont vous décrivez les effets sur votre misère journalière. C’est de renverser ce système qui constitue la SEULE solution valable et viable. NDLR).
«Et le pire c’est qu’il y a malheureusement bien plus mal loti que moi, des gens qui n’ont plus rien, pas même un toit sur  la tête ni rien pour manger à leur faim et se soigner correctement et çà c’est  une honte insupportable! Alors qu’on ne me parle pas de « crise » pour justifier ce qui se passe, ce que le gouvernement actuel OSE nous faire ! Cette politique  n’est rien d’autre qu’une imposture et un détournement de fonds perpétrés par  les actionnaires des lobbies vampires, mais aussi par les politiciens, les  ministres, le président de la République et tous les hauts fonctionnaires de  l’État qui eux s’en mettent plein les poches et ne veulent rien sacrifier de  leur train de vie somptuaire!» (Vous venez de décrire la CRISE en quelques mots, madame Misère. La CRISE c’est celle de l’État providence temporaire, que vous aviez pensé éternel, et que vous voyez s’effriter sous vos pieds. La baisse tendancielle des taux de profits moyens les a rejoints et alors : fini veau – vache – couffin – couvées. Et le pot s’est cassé – de fait ce n’est pas le pot au lait, mais l’illusion momentanée du pot de Perrette qui s’est envolée. NDLR).

«Il faudra bien que le peuple (les ouvriers) laisse de côté  les discours et les théories et se révolte concrètement physiquement, matériellement, parce que ça ne peut pas durer longtemps comme cela.»  (Enfin que des paroles censées et réconfortantes madame Misère. NDLR).