Vers une décroissance annoncée

Titre original : Crise mondiale: Vers une décroissance annoncée

Source : INFOBREF no 400. Paris.

Quelques signes avant coureur, indiquaient que l’ économie mondiale avait amorcée un ralentissement, dés le 24 mai 2013 on pouvait constater que le Baltic Dry Index entamait une chute qui atteindra -62% le 2 janvier 2015 sur une année. Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice qui mesure les prix du transport maritime de matières sèches . Il est un  indicateur fiable de la future production industrielle, les matières sèches  concernent les minerais, les céréales, le ciment …, des produits de base devant être transformés rapidement.

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Dans le même temps, en fait depuis juin 2014, les prix du pétrole ont baissé passant de 100 dollars le baril à 41 dollars en août 2015. Nous verrons plus loin les facteurs ayant entrainé cette chute, retenons simplement ici que l’ Agence américaine d’ information sur l’ énergie (l’EIA) a justifiée ses révisions à la baisse de la consommation de pétrole par la détérioration des perspectives de croissance mondiale.

 

En ce mois d’ août 2015, il est maintenant impossible aux autorités de dissimuler une croissance simulée, aussi le Canada est il entré en récession , la France vient d’ annoncer une croissance zéro,l’ Italie comme l’indique

DerStandard.at,

« En raison de la récession de ces dernières années et des faillites d’entreprises, les crédits douteux ne cessent d’augmenter en Italie. D’après l’association des banques d’Italie, le montant des prêts en défaut (NPL) s’élève en mai à 193,7 milliards d’euros, soit 25,1 milliards de plus par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit des niveaux les plus élevés depuis 1996.

 

Les crédits non productifs représentent 10,1 % de tous les crédits accordés par les banques italiennes, d’après l’association. Les PME sont particulièrement sous pression ce qui signifie qu’il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. Les sociétés italiennes subissent de plein fouet les effets de la plus longue crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale ce qui les met en incapacité de rembourser leurs crédits. »

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En amérique latine

Si au cours des années 2000, l’Amérique latine  enregistrait un taux de croissance moyen par an de 4,1 %.  Il n’ en est plus de même depuis deux ans. Le continent est en panne de croissance. En 2014, celle-ci ne devait pas dépasser 1,1 %.

La Chine a dévalué sa monnaie

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De son coté la banque centrale chinoise (PboC) a annoncée la dévaluation du yuan, de 5% ce qui confirme que l’ économie chinoise n’ est plus la locomotive de la croissance mondiale. La dévaluation chinoise vise à rendre ses exportations meilleures marché, tout en restreignant les importations.

La dévaluation chinoise ne fait que rendre le dollar plus fort, et permet aux américains d’ importer des marchandises chinoises à bas prix. La FED et Janet Yellen voulaient faire grimper les taux d’ intérêts en septembre, la guerre des monnaies ayant repris son cours et la croissance américaine n’ étant pas au rendez vous,il faut s’ attendre à 5,3% de chômage, 1,5% de croissance au mieux. Il est donc peu probable que les taux d’ intérêts américains remontent

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L’ endettement mondial

Celui-ci est toujours en croissance, une croissance plus rapide que la croissance mondiale. Selon une étude de McKinsey la dette mondiale serait de 200 000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial. Selon la Banque des règlements internationaux, la BRI ( la Banque des banques centrales) la dette mondiale serait de 100 000 milliards de dollars, ce chiffre ne comprend que l’ endettement public et celui des entreprises et sociétés financicères, sauf celle des ménages. Ce qui expliquerait la différence entre la dette de 200 000 et 100 000 milliards ?

 

L’illusion d’un retour à la croissance dans un monde en surproduction.

A cela il faut ajouter, la baisse d’utilisation des capacités de production

Illustration: France-En juillet 2015, le taux d’utilisation des capacités de production remonte légèrement à 85,1 % (+0,6 point par rapport au mois dernier) mais reste inférieur à sa moyenne de long terme. Parallèlement, les goulots de production concernent un peu moins d’un entrepreneur sur quatre, contre un sur trois en moyenne depuis 1993. Par ailleurs, seules 41 % des entreprises éprouvent des difficultés de recrutement contre 58 % en moyenne sur longue période. (insee)

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Au Canada

2015-06-11-Les industries canadiennes ont fonctionné à 82,7 % de leur capacité de production au premier trimestre, en baisse par rapport au taux de 83,5 % enregistré au trimestre précédent. Il s’agit de la plus forte baisse depuis le deuxième trimestre de 2009.

GBad.

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