L’Arcade de feu, ce groupe étranger

Arcade Fire ceci, Arcade Fire cela. Ces jours-ci, pas moyen de ne pas entendre parler de ce groupe de musique anglo-canadien. Les critiques de leur nouvel album, « The Suburbs », sont dithyrambiques. On les acclame, on les idolâtre. Et on se les approprie. Parce qu’ils sont bons, parce que leur musique est inventive, mélodique, excellente, on tente d’en faire ce qu’ils ne sont pas: un groupe québécois.« Je suis fier d’être Québécois quand j’écoute un groupe d’ambassadeurs de notre culture comme Arcade Fire » me disait un contact sur Facebook. Et moi de lui répondre que je suis fier d’aller manger de la nourriture indienne sur la rue Saint-Denis, mais que ça ne me fait pas croire pour autant que le poulet au curry qu’on y sert est typiquement québécois. Arcade Fire, c’est un groupe apatride qui habite dans notre ville francophone mais qui a fait le choix de ne jamais réellement s’y intégrer. Ce n’est pas un groupe québécois et encore moins un ambassadeur de notre culture.

Régine Chassagne, originaire d’Haïti et ayant grandi sur la rive-sud de Montréal, a fait le choix d’étudier en anglais. « Je voulais apprendre l’anglais. J’aime me fixer des défis » qu’elle affirmait. 1 On ignore quels objectifs elle espérait atteindre, mais le résultat est d’une inouïe tristesse: sur trois albums d’Arcade Fire, une seule chanson porte un titre français. Une sur trente-sept. « J’aurais très bien pu m’en aller du côté français, mais le hasard en a voulu autrement » qu’elle ajoute. 2 Quand on a besoin du hasard pour avoir envie de chanter dans sa propre langue et de refléter sa propre culture, c’est dire à quel point celle-ci est faible.

Et ses copains, font-ils mieux? Pas du tout. Win Butler, le mari de Chassagne, est originaire du Texas et est venu profiter d’une éducation anglophone à bas prix en s’inscrivant à McGill au tournant du millénaire. Près d’une décennie plus tard, il s’adressait principalement en anglais aux spectateurs venus voir Arcade Fire au Festival d’été de Québec. Il a bien disséminé par-ci par-là quelques mots dans la langue des sauvages comme un empereur s’abaissant devant ses sujets, mais Chassagne a dû traduire pour lui lorsqu’il a demandé aux gens d’envoyer des dons à Haïti.

Français, langue seconde, même au coeur de Québec.

Et Richard Reed Perry, lui? Originaire d’Ottawa, il était présent lors du célèbre « love-in » à la veille du référendum sur la souveraineté, en 1995. Sarah Neufeld; elle vient de Vancouver. Tim Kingsbury, de Guelph, en Ontario. Jeremy Gara, d’Ottawa lui aussi. Et le frère de Butler, Will, également du Texas. Et tous sont venus à Montréal non pas pour y parler français, mais simplement parce que c’était « cool ». Un groupe québécois, vous dites?

Évidemment, on pourra m’objecter, avec raison, qu’on ne définit pas l’appartenance à la nation québécoise par l’origine d’un individu. « Je ne veux pas savoir d’où quelqu’un vient, mais où il va » disait Falardeau. Reste que de savoir que la quasi-totalité des membres d’Arcade Fire viennent d’en-dehors du Québec, qu’au moins un de ceux-ci s’est clairement identifié contre la nation québécoise en 1995 et qu’ils ont, pour plusieurs, de la difficulté à parler un bon français tout en enregistrant des albums pratiquement unilingues anglais, voilà qui donne une indication de la direction qu’a choisi le groupe et de l’absence de sentiment d’appartenance à la nation québécoise. Arcade Fire ne vient pas d’ici et ne donne pas l’impression de vouloir aller dans la même direction que nous. Un groupe québécois, vous dites?

« Oh, mais ils habitent Montréal, sur le territoire du Québec, alors ils sont Québécois » qu’on m’objecte aussi. Légalement, oui. Mais légalement, le nouvel arrivant qui vient d’obtenir sa citoyenneté canadienne, qui ne parle pas un seul mot de notre langue et qui croit que René Lévesque est le boulevard où il doit aller chercher son passeport, celui-là aussi est Québécois. Appartient-il pour autant à la nation québécoise? Pire: a-t-il seulement conscience de l’existence d’une telle nation?

Deux visions différentes de la nationalité

Ce dont il est question, ici, c’est de l’affrontement entre deux visions de la citoyenneté. La citoyenneté multiculturelle à la canadienne, qui constitue un fourre-tout insondable où les ghettos ethniques ne sont pas seulement acceptés, mais souvent valorisés, et la citoyenneté intégrante québécoise, qui souhaite créer une nation cohérente où l’ensemble de la population possède une langue commune et s’identifie à des symboles communs. D’un côté, on te considère comme Canadien parce que tu habites ici et on se fout de savoir si ta femme est voilée de la tête au pied, si tu fomentes une révolution islamique dans ton sous-sol ou si tu méprises l’ensemble de ta société d’accueil; les valeurs communes n’existent que très peu. D’un autre côté, on désire t’intégrer à la société québécoise et te permettre de t’épanouir tout en respectant les valeurs traditionnelles du Québec. Ce sont là deux visions irréconciliables.

Or, quand même des souverainistes affirment qu’ils sont fiers d’un groupe comme Arcade Fire, un groupe ne chantant ni ne parlant ni ne représentant la langue française, quand ils affirment que ce groupe représentent leur réalité, ils nagent dans une mer de contradiction. On ne peut pas vouloir à la fois l’indépendance du Québec – et donc respecter la spécificité d’une nation ayant des valeurs communes – et encenser les produits d’un multiculturalisme allant jusqu’à nier l’existence de l’importance d’une telle langue et de telles valeurs. On ne peut pas affirmer à la fois qu’Arcade Fire nous représente parce que ses membres habitent ici et en même temps vouloir se séparer du Canada parce qu’il existerait quelque chose de plus important que l’ensemble des individus désolidarisés habitant au Québec. On ne peut pas s’enorgueillir de la réussite individuelle de n’importe quel groupe d’individus vivant dans un ghetto et se réclamer d’une nation luttant pour sa survie et utilisant l’indépendance comme un moyen d’y arriver. On doit choisir.

Arcade Fire est un groupe fascinant. De la musique extrêmement inventive. Des individus originaux qui ont su toucher les gens. Mais il ne s’agit pas d’un groupe québécois et il ne représente pas davantage le Québec que Michael Jackson, les Black Eyed Peas, Metallica, Madonna, ou n’importe quel autre produit d’une culture anglophone omniprésente, envahissante, étrangère à la spécificité québécoise et qui prospère dans le ghetto de l’université McGill, l’institution universitaire la plus sur-financée du Québec.

Arcade Fire habite ici, mais ce n’est toujours qu’une plante exotique dans un pot oublié au milieu de la forêt laurentienne.

C’est ici, mais ça ne représente rien de nous.

Ou si peu.

Louis Préfontaine

http://louisprefontaine.com/2010/08/03/arcade-fire

28 pensées sur “L’Arcade de feu, ce groupe étranger

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    6 août 2010 à 17 05 30 08308
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    L. P.

    D’un article à l’autre, tu descends toujours plus bas dans ton discours anti-anglo.

    Ça va s’arrêter ou ces niaseries?

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    6 août 2010 à 18 06 09 08098
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    @ L. P.

    C’est fou raide hein? Pas grave, moi je trouve ça divertissant. J’imagine que son chien est dressé pour tilter au moindre mot d’anglais.

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    6 août 2010 à 23 11 10 08108
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    @Aimé et Kevin

    Bon, comme ça, pour vous deux, par exemple, le fait que je ne me considérerais pas inférieure à vous deux parce que je suis une femme et que je vous demanderais de me respecter même si je ne suis pas de votre sexe, ce serait immédiatement perçu comme étant anti-homme. WOW!

    Finalement, ce que vous me dites, c’est speak white, parce que là, pour se sentir intelligent et riche, faut que ce soit en USD.

    Je vous laisse sur une citation de Bernard Desgagné, dont le lien sera donné plus bas:

    « L’unilinguisme est une dangereuse tare seulement lorsqu’on parle le français, qui est une langue d’arriérés, voyez-vous, et qui sert seulement à se replier sur soi. En revanche, avec la langue dollar qu’est l’anglais, le monde du fric est à vos pieds. C’est ça, la vraie « ouverture sur le monde » : vendre son âme, sa fierté et son intelligence pour une poignée de billets. »

    http://www.vigile.net/Inferiorisation-totale

    Mais, bon, c’est vrai, je ne comprends rien. Je fais partie du sexe faible. En fait, c’est pour ça que je ne réussis rien. Si j’étais un homme….. Si je lisais l’anglais….. Pourtant, je le lis, mais ce n’est pas ma langue maternelle. On m’a tellement reproché mon accent du Saguenay (Pourtant, j’ai appris mon anglais en Grèce, avec des australiens et des britishs) Tout un mélange! Je peux bien manquer de cohérence dans mes concepts. J’aurais du me contenter d’une immersion en Ontario. J’aurais tellement moins de problèmes. LOL (traduction française MDR)

    Même dans mes commentaires, on me reproche d’être trop émotive. Typiquement féminin comme attitude. Vous voyez, même quand j’essaie de parler mâle, je conserve toujours mon accent féminin. Whore! (non, là, je ne vous traduis pas. Cherchez dans votre dictionnaire!)

    Je sais, je sais, je suis une véritable émule de Christopher Hall. N’applaudissez pas trop fort. J’ai les tympans fragiles.

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    7 août 2010 à 7 07 39 08398
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    Terez L.,

    Je ne comprend pas pourquoi tu essaye de faire une analogie avec le sexisme qui n’a rien à voir avec le contenu de l’article de Louis Préfontaine ou des commentaires.

    Personnellement, je trouve que ce débat sur la langue est complètement dépassé.

    Qui est Louis Préfontaine pour dire à ce groupe de muisique qu’il devrait chanter en français?

    Combien de Québécois déménagent en Ontario, par exemple, parce qu’il n’y a pas moyen de gagner décemment sa vie au Québec, sans être le chum d’un tel, ou le fils d’un tel, ou connecté avec un tel.

    Une certaine catégorie de Québécois a un problème majeur à acepter la langue anglaise, des étrangers, des autres religions et des coutumes différentes.

    Ils se ‘sentent’ m-e-n-a-c-é-s.

    Ce n’est pas rationnel, c’est plutôt un feeling.

    Le fait que l’autre chante en anglais ne leur cause aucun préjudice, mais ça les fait chier, pcqu’ils croient qu’ils sont dans leur maison, et que dans leur maison, c’est eux qui dictent les règles.

    Ils ont oublié qu’ils sont un peuple conquis, par des Anglais qui les ont laissé parler leur langue, pratiquer leur religion, éduquer leurs enfants et développer leur culture.

    Si les Anglais avait eu la même attitude que Louis Préfontaine, ça fait longtemps qu’on ne parlerait plus français au Québec.

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    7 août 2010 à 9 09 34 08348
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    « Si les Anglais avait eu la même attitude que Louis Préfontaine, ça fait longtemps qu’on ne parlerait plus français au Québec. »

    Et tous les problèmes linguistiques du Québec seraient réglés.

    Dommage, en effet, que les Anglos n’aient pas eu leur Louis Préfontaine!

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    7 août 2010 à 10 10 28 08288
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    La position de Louis a toujours été celle d’une partie des Québécois. L’importance démographique de cette minorité fluctue. Elle contribue à équilibrer l’attitude générale du Québec face au dossier linguistique. Quand leur nombre diminue les radicaux se radicalisent.

    Ma position personelle demeure une totale liberté individuelle dans un structure sociétale complètement en français.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/17/188-quebec-francais-1/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/18/189-quebec-francais-2/

    Pierre JC Allard

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    7 août 2010 à 12 12 47 08478
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    JP,

    Dans toutes les races, il y a des emmerdeurs.

    Avec tout ce qui se passe présentement, la dernière chose dont on a besoin, c’est une nouvelle guéguerre franco -vs- anglo qui ne fait que diviser les gens et détourner l’attention des vrais problèmes.

    Ça fait tellement 1980, vous trouvez pas?

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    7 août 2010 à 14 02 10 08108
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    C´est Terez L qui a raison, and you know it bien.

    Par ailleurs, je n´ai pas lu l´article sur ce groupe musical, mais demander que l´on chante en français, et pas en anglois-certains musiciens croient qu´ils ne feront pas de fric s´ils ne chantent pas en anglois-me paraît tout à fait normal, logique et positif . Parlez dans votre langue, ne chantez pas dans celle du voisin impérialiste et destructeur-castrateur de cultures (l´anglo-amerloque).

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    7 août 2010 à 14 02 27 08278
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    Est-ce que cela serait plus beau si ce fusse chanté ne anglois ?

    http://www.youtube.com/watch?v=9JyNfyriAk0&feature=related

    Baga, biga, higa,
    laga, boga, sega,
    Zai, zoi, bele,
    harma, tiro, pun!
    Xirristi-mirristi
    gerrena plat,
    Olio zopa
    Kikili salda,
    Urrup edan edo klik …
    ikimilikiliklik …

    Traduction en castillan:

    Uno, dos, tres,
    cuatro, cinco, seis,
    siete, ocho, cuervos,
    arma, tiro, ¡pum!
    ¡Xirristi-mirristi!, asador, plato,
    sopa de aceite, caldo de (kikili)= pollo,
    (urrup edan)= beber de golpe o (klik)= tragar
    ikimilikiliklik…

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    7 août 2010 à 14 02 42 08428
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    http://www.youtube.com/watch?v=0NW7CZxOxhI&feature=related

    Hegoak ebaki banizkio
    nerea izango zen,
    ez zuen aldegingo.
    Bainan, honela
    ez zen gehiago txoria izango
    eta nik…
    txoria nuen maite.

    Traductions en diverses langues (sauf en anglois, ils ne le méritent pas):

    Español:

    Si le hubiera cortado las alas
    habría sido mío,
    no habria escapado.

    Pero así,
    habría dejado de ser pájaro.

    Y yo…
    yo lo que amaba era un pájaro.

    Català:

    Si l’hi hagués tallat les ales
    hauria set meu,
    no s’hauria escapat.

    Perè així,
    hauria deixat d’ésser ocell.

    I jo…
    Jo el que estimava era l’ocell

    Français:

    Si je lui avais coupé les ailes
    il m’aurait appartenu
    il ne se serait pas échappé

    Mais alors,
    il n’aurait plus été un oiseau..

    Et moi…
    c’est un oiseau que j’aimais

    Aren´t these words real poetry ?

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    7 août 2010 à 16 04 40 08408
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    J´ai voulu, bien sûr , dire que l´on peut faire de la musique et des chansons de très très haute qualité, en étant très original et très inventif, et surtout dans la langue du pays, dans la langue nationale, pas dans cette espèce d´espéranto obligatoire et dégoûtant (dégoûtant car imposé, on ne déteste nullement la belle langue angloise per se, qu´on parle de temps en temps, par ailleurs) qu´est devenu l´anglois, depuis que l´empire des étatsunis s´est affermi, et a succédé à l´empire britannique.
    Un autre example de groupe de pop-rock symphonique doué musicalement qui chantait dans la langue du pays avec beaucoup beaucoup de talent:

    Itoiz
    http://www.youtube.com/watch?v=WRbK6FnBXnc&feature=related
    (traduit en anglois)
    Et un autre exmple encore de petit chef d´oeuvre chansonnier-musical dans une langue, qui, heureusement, n´est pas l´espéranto-imposé-anglois:
    http://www.youtube.com/watch?v=IthTQD6XonM&feature=related

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    8 août 2010 à 3 03 11 08118
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    Je ne connaissais pas Arcade Fire. Je viens d´écouter 4 ou 5 chansons au hasard sur Youtube, et vous avez raison.Ils sont originels, je commence à aimer ce qu´ils font. On pourrait peut être les convaincre qu´ils écrivent des chansons en français et les chantent en français. Le problème c´est si topus les membres du groupe ne parlent pas le français. Mais même ainsi, des chansons chantées en français ne feraient point de mal au groupe. Chanter dans une autre langue, au contraire, pourrait accroître la créativité musicale et parolière du groupe. L´idée est lancée.

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    8 août 2010 à 22 10 51 08518
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    @Sopadeajo

    J’ai longtemps fait partie d’une chorale et malgré que je ne sois nullement polyglotte, nous chantions, en plus du français, en allemand, en italien, en espagnol, en russe, en hébreux et même parfois en anglais.

    Je n’ai rien donc rien contre cette langue. C’est une belle langue qui nous a donné de merveilleux textes. Mais en 2010, un groupe québécois devrait avoir une raison sociale en français. Moi, j’adorerais les entendre chanter dans notre belle langue avec ce petit accent qui colorerait leur français et que, personnellement, je trouverais très séduisant. Et on leur pardonnerait tous les textes qu’ils écriraient dans une autre langue. En plus de mon admiration pour leur art, ils gagneraient mon respect pour leur personne.

    @PJCA

    Merci pour vos deux liens. Comme tous vos textes, ceux-ci sont excellents. Je suis très impressionnée par l’abondance de votre production. Un jour, j’aurai lu tous vos articles, mais je serai très vieille. MDR

    @Aimé

    Malgré que les femmes comptent pour 52% de la population, on les a longtemps considérées comme une minorité sexuelle, on les a infantilisé et encore aujourd’hui on les considère comme étant inférieure dans de nombreuses cultures. C’est ça mon parallèle. Il faut vraiment tout vous expliquer!MDR (Là, j’ai plein de blagues sexistes de fille en tête, mais je vais me retenir)

    Demander qu’on nous respecte ne veut pas dire qu’on craint les étrangers, les autres cultures ou les autres religions. Pas plus que de demander le respect en tant que femme ne signifie que j’aurais peur des hommes ou que je les détesterais. Ce n’est pas parce que j’aime les hommes que c’est une raison pour en devenir un.

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    9 août 2010 à 17 05 10 08108
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    @ Terez L.

    Imposer une langue pour ses chansons à un artiste c’est justement lui manquer de respect, calice.

    Je vais vous scandaliser ; le band « Simple Plan » c’est des gars de Laval qui ont étudié à Montréal, qui sont aussi francophone que vous et ils n’ont pas écris une seule chanson en français. Trois des membres du band étaient dans « Reset » il y a euh… un bon 10-15 ans, un des plus grand band de punk du Québec ever… totalement en anglais. Pourtant c’était les même gars de Laval, francophone à l’os.

    Je ne connais rien d’Arcade Fire (faudrais justement que je regarde ça) mais la langue qu’ils choisissent pour leur musique ça les regarde eux… et pas moi. Si ça ne vous plaît pas, turn it off and shut up.

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    9 août 2010 à 21 09 02 08028
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    Bonjour Terez, c´est bien que vous ayez chanté. Dites moi les chansons que vous avez chantées en español, voir si je les connais.
    Qund à demander à Arcade d´écrire et de chanter quelques chansons en français, c´est une demande culturelle et donc générique, générale. L´individualité n´y a rien à faire. Il n´est pas obligatoire d´y acceder, mais je suis presque certain de pouvoir convaincre le groupe de le faire, quitte à leur écrire moi mème une chanson en françois; parce que leurs chansons seront lors encore plus inventives et créatives. Je pense qu´ils croient que c´est le contraire; qu´il n´y a qu´en anglais que l´on a du succès. C´est la musique et la manière de l´interpréter qui font la beauté et/ou la force d´une chanson, pas le choix de la langue dans laquelle on la chante.

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    9 août 2010 à 23 11 12 08128
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    Je propose qu’on en fasse une loi: les artistes qui désirent s’exprimer en anglais doivent quitter le Québec.

    Si vous êtes Québécois, vous devez vous exprimer en français.

    Thats’it, thats’all.

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    9 août 2010 à 23 11 42 08428
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    Vous faites du easy-sarcasm, monsieur JP, parce que c´est une triste affaire en fait. Il suffit que dans un groupe il y ait une seule personne qui ne parle pas la langue nationale, pour qu´ils chantent tous en anglois. Et les anglophones sont en train de miser sur ce phénomène: en cas de doute ou de position minoritaire, c´est la position minoritaire qui l´emporte, c´est à dire ceux qui parlent l´anglois. Je me souviens qu´on reprochait à Sylvie Vartan, en France, dans les années 70 de ne pas être française (pas moi). Mais au moins, elle ,chantait en français. Si ceux qui font de la musique, dans n´importe quel pays, commencent à ne chanter qu´en anglais, la langue de ce pays ne sera que l´anglais dans le futur. Ce pays perdra sa langue. Cela est déjâ arrivé en Irlande qui a perdu la langue irlandaise au profit de l´anglois, malgré l´indépendance de l´Irlande.
    Il est préoccupant , par ailleurs de constater que le folk, rock, pop,…ne se fait presque qu´en anglais, alors qu´il n´y a aucune raison pour que cela soit ainsi: nous avons nos langues pour chanter.Nul besoin d´emprunter celle des voisins.

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    9 août 2010 à 23 11 57 08578
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    Justement j´écoutais il y a 10 minutes « Victoria » de The Kinks, et on se rend compte que malgré le sarcasme, les pop-rockers anglois faisaient de la propagande patriotique impériale, sans trop se gèner, que nous écoutions passivement, avec docilité :
    « I was born, lucky me/In a land that I love/Though I am poor, I am free/When I grow I shall fight/For this land I shall die/Let her sun never set »
    « Canada to India/Australia to Cornwall/Singapore to Hong Kong/From the West to the East/From the rich to the poor/Victoria loved them all/Victoria, Victoria, Victoria »

    Sarcasme contre l´empire britannique ou plutôt adhésion patriotique ???

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    10 août 2010 à 1 01 40 08408
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    @Sopadeajo

    Je voudrais bien me rappeler les titres, mais je ne m’en souviens pas. Il faudrait que je ressortes mes partitions et comme je pars mercredi en vacances, je n’ai pas vraiment le temps de chercher. Mais je peux vous dire que j’emporterai Victor Jara sur mon IPod. Ce fut un plaisir d’échanger avec vous.

    @Kevin

    Êtes-vous certain de comprendre le sens des mots? Depuis quand dire qu’on aimerait, qu’on souhaiterait que des gens chantent en français signifie qu’on veut leur imposer le français. Si vous n’êtes pas capable de faire la différence entre un espoir et une obligation, vous pouvez bien venir critiquer ma pensée soit disant incohérente et peu nuancée.

    Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais je suis aussi libre d’être en désaccord avec ces choix et ces gestes et je suis aussi libre d’ exprimer ce désaccord. Et vous, au nom de quoi voulez-vous m’imposer le silence? Croyez vraiment que votre attitude est respectueuse? Allez réviser un peu vos concepts.

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    11 août 2010 à 15 03 55 08558
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    Arcade Fire aurait-il autant de succès s’il chantait en français? J’en doute. http://lcn.canoe.ca/lcn/artsetspectacles/general/archives/2010/08/20100811-152046.html

    Je crois qu’ils ont fait le bon choix. Leur carrière va très bien. Tant mieux pour eux.

    Que ceux et celles qui critiquent leur choix de chanter en anglais fasse une proposition raisonnable, soit pour Arcade Fire, soit pour le peuple québécois.

    Exemples: pour AF: quitter le Québec, chanter en français… ; pour les Québécois: boycotter AF, faire une manifestation devant leur maison…

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    12 août 2010 à 17 05 53 08538
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    …..

    « Je ne connais rien d’Arcade Fire (faudrais justement que je regarde ça) mais la langue qu’ils choisissent pour leur musique ça les regarde eux… et pas moi. Si ça ne vous plaît pas, turn it off and shut up. »

    C’est pas trop compliqué non? Le band offre de la musique d’un style « X » en anglais. Si vous n’aimez pas l’anglais, ne l’écoutez pas.

    J’allais élaborer mais… perte de temps, ça semble trop compliqué. By the way, ce n’est pas parce que je n’ai aucune estime pour vous que je manque de respect. J’ai du respect pour chaque personne… à priori. Je ne vous méprise pas pour autant mais je n’irai pas vous louanger pour votre argumentaire.

    Répondre

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