Ça dérape à droite

Par lutopium – Je ne vous apprendrai évidemment rien en disant que les militants et sympathisants de la droite politique se cherchent… Depuis le départ de Mario Dumont et le rendez-vous manqué de la course à la chefferie de l’ADQ, les québécois qui se sentent attirés vers les idées un peu mal définies de ce courant politique semblent perdus. Un jour, ils se rallient à un renouveau de leur parti et le lendemain, ils explorent d’autres options sans que rien de concret ne se dessine devant eux. Cependant, même si aucune structure sérieuse ne rallie la droite politique ces jours-ci, on sent tout de même l’influence de ses idées. Des économistes ayant un petit penchant vers la droite sont recrutés par le gouvernement afin de préparer le terrain pour des réformes néolibérales. Des chroniqueurs de radio, de la télévision et de certains journaux répètent inlassablement le même discours qui suggère d’abolir certains services (sans jamais les nommer spécifiquement), d’en explorer la privatisation tout en exigeant une tarification supplémentaire pour d’autres. Le Conseil du Patronat, l’Institut Économique de Montréal et les chambres de commerce se montrent évidemment fort sympathiques à ces idées tout en unissant leurs voix pour répéter inlassablement que les fonctionnaires sont des paresseux, leur refusant ainsi toute augmentation de salaire. Les héros de la croissance économique savent exactement ce qui doit être fait et s’approprient ce qu’ils considèrent comme une nouvelle révolution: réduction de la taille de l’état, introduction du privé dans la prestation de services essentiels et protection des privilèges fiscaux pour les mieux nantis. Si le monde était complètement privé, tout serait pour le mieux, nous disent-ils…

Alors que le débat qui fut lancé récemment par le gouvernement libéral nous amenait à se questionner sur le financement des services publics, voilà que la droite recadre le débat, non pas pour proposer des solutions concrètes, mais surtout pour lancer des constats populistes afin de gagner la sympathie de ceux qui succombent aux discours des radios-poubelles et des chroniqueurs démagogiques. Cette semaine par exemple, le nouveau chef de l’ADQ, Gérard Deltell, lançait la question magique: « est-ce que la sécurité d’emploi protège l’incompétence? » Les membres de l’opposition de l’Assemblée nationale devant normalement critiquer le gouvernement ou, dans le meilleur des mondes, collaborer avec lui pour trouver des pistes de solutions, voilà que l’ADQ préfère détourner le débat et, se comportant comme un André Arthur, préfère soulever l’opinion publique contre cette sécurité d’emploi en l’associant donc à l’incompétence de quelques-uns.  L’incompétence, est-il nécessaire de le souligner, se retrouve partout, fruit de la nature humaine. Des incompétents, il y en a partout et même à l’Assemblée nationale!

La prochaine fois que vous rencontrerez un professeur d’école, remerciez-le pour son excellent travail, dites-lui de ne pas trop sans faire avec l’épuisement et la fatigue et profitez-en pour lui dire qu’il ne mérite pas d’augmentation de salaire cette année parce que quelques-uns de ses collègues sont incompétents. Lorsque vous visiterez un de vos proches à l’hôpital, prenez donc la peine de remercier l’infirmière pour les bons soins qui lui sont donnés mais dites lui qu’elle ne mérite pas un modeste ajustement de ses revenus car l’incompétence règne partout autour d’elle…

Ces jours-ci, tout ce que la droite cherche à accomplir c’est de faire peur au monde et de les soulever contre la fonction publique. Les ténors de la droite n’ont aucune solution concrète. On commence même à admirer le mouvement réactionnaire Tea Party en vantant les principes de liberté individuelle et la richesse de la constitution américaine. Entre vous et moi, ce que les partisans de la droite souhaitent réellement, c’est de payer moins d’impôt, point à la ligne.

39 pensées sur “Ça dérape à droite

  • Ping : Ça dérape à droite « Jeanne Émard

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    12 février 2010 à 7 07 53 02532
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    «L’incompétence, est-il nécessaire de le souligner, se retrouve partout, fruit de la nature humaine. Des incompétents, il y en a partout et même à l’Assemblée nationale!»

    Lu ce matin dans un autre blogue, sur le même sujet :

    «L’inutile, l’incompétent, le nuisible, on peut en trouver n’importe où.

    Même à l’Assemblée nationale.»

    Les grands esprits se rejoignent !

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    12 février 2010 à 8 08 13 02132
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    « La prochaine fois que vous rencontrerez un professeur d’école, remerciez-le pour son excellent travail, dites-lui de ne pas trop sans faire avec l’épuisement et la fatigue et profitez-en pour lui dire qu’il ne mérite pas d’augmentation de salaire cette année parce que quelques-uns de ses collègues sont incompétents. Lorsque vous visiterez un de vos proches à l’hôpital, prenez donc la peine de remercier l’infirmière pour les bons soins qui lui sont donnés mais dites lui qu’elle ne mérite pas un modeste ajustement de ses revenus car l’incompétence règne partout autour d’elle… »

    On voit que vous ne comprenez vraiment rien au discours… Vous faites de belles critiques sur le mouvement de droite (encore là, critiquez-vous le mouvement de droite ou le mouvement libertarien?), mais vous ne le comprenez pas de tout!!!!

    On ne dit pas que l’infirmière qui fait du bon travail ne doit pas avoir d’augmentation. On dit que la structure du travail dans les organismes publics et parapublics doit être révisée, car cette structure permet aux incompétents de perdurer. Oui, il y en a partout. Ça n’excuse pas le fait de les garder…

    Vous accusez les autres de démagogie, mais pouvez-vous m’expliquer en quoi ce genre de commentaires est différent?

    « Entre vous et moi, ce que les partisans de la droite souhaitent réellement, c’est de payer moins d’impôt, point à la ligne. »

    En quoi est-ce un problème?

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    12 février 2010 à 9 09 24 02242
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    On commence même à admirer le mouvement réactionnaire Tea Party en vantant les principes de liberté individuelle et la richesse de la constitution américaine. Entre vous et moi, ce que les partisans de la droite souhaitent réellement, c’est de payer moins d’impôt, point à la ligne.

    Lutopium, es-tu en train de nous dire que le mouvement Tea Party est animé par des gens de la droite et que leur seul soucis est la réduction de leur impôt???

    Clarification demandée ici!

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    12 février 2010 à 13 01 07 02072
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    @Darwin, qui est donc ce grand esprit? 😉

    @waried, dans ce billet, je m’adresse à la droite populiste et non aux libertariens. Mais si le chapeau vous va, je vous invite à le porter. Je crois cependant comprendre le discours de cette droite, représentée par ce qui reste de l’ADQ, de certains blogueurs et de certains chroniqueurs. On ne peut pas lancer un tel caillou dans la mare sans en connaître les effets. Si vous décidez de vous attaquer à la sécurité d’emploi des fonctionnaires en l’associant à l’incompétence, vous savez exactement sur quel terrain vous vous aventurez. Si M. Deltell veut parler de privatisation du système de santé, qu’il en parle clairement. S’il veut remettre en question la syndicalisation des employés de l’état, qu’il le dise. S’il suggère de réduire le nombre d’employés de la fonction publique, il n’a qu’à présenter ses arguments.

    Et je n’argumenterai pas sur la pertinence de l’impôt avec un libertarien. Vous comprendrez sans doute pourquoi.

    @François, je ne vous apprends rien en vous confirmant que le mouvement Tea Party est politiquement à droite. Et je persiste à croire que derrière les beaux discours de tous les militants de la droite se cache le désir de payer moins, voire pas du tout d’impôt sur le revenu.

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    12 février 2010 à 13 01 25 02252
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    @ Lutopium:

    Vous avez bien raison de souligner l’attaque de Deltell. Il n’y a pas assez de riches au Québec pour gagner une élection. La clef d’une victoire de la droite – que je ne confond pas avec les minarchistes – tient donc tout entière dans le talent de créer la zizanie entre ceux qui ne sont PAS riches.

    Attaquer les fonctionnaires sur la sécurité d’emploi est une voie prometteuse…. mais je remarque qu’elle l’est parce que la gauche couillonne n’a même pas le courage d’affirmer que la sécurité d’emploi devrait être un droit pour tous.

    Pas le droit de garder l’emploi qu’on a – ce qui est contreproductif – mais le droit absolu à un emploi et à un revenu qui ne dépende pas du caprice d’un employeur ou des aléas de la conjoncture.

    Pierre JC Allard

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    12 février 2010 à 14 02 49 02492
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    @ Lutopium

    La prochaine fois que vous rencontrerez un professeur d’école, remerciez-le pour son excellent travail, dites-lui de ne pas trop sans faire avec l’épuisement et la fatigue et profitez-en pour lui dire qu’il ne mérite pas d’augmentation de salaire cette année parce que quelques-uns de ses collègues sont incompétents. Lorsque vous visiterez un de vos proches à l’hôpital, prenez donc la peine de remercier l’infirmière pour les bons soins qui lui sont donnés mais dites lui qu’elle ne mérite pas un modeste ajustement de ses revenus car l’incompétence règne partout autour d’elle…

    Personne ne met en cause le bon travail des professeurs d’école ou des infirmières, mais dans le contexte économique actuel ou la plupart des employés du privé doivent se serrer la ceinture et composer avec des gels, voire des baisses de salaires, que les employés de l’état méritent des augmentations aussi faramineuses que celles demandées par le front commun? Qu’est-ce qui fait que 10% de la population du Québec est plus méritante que le reste?

    Ensuite, on oublie souvent de mentionner que ces mêmes employés publics ont droit à des pensions de retraite qui leur garantissent 70% de leur salaire, à part des prestations du RRQ et de ce qu’ils peuvent avoir accumulé dans leurs REER, alors que 70% des travailleurs au privé n’ont aucune pension de retraite? Si on ajoute ça à leur rémunération, les employés publics gagnent passablement plus que leurs équivalents du privé.

    L’autre versant, c’est que ces plans de pension totalisent une dette actuarielle au gouvernement de 64 milliards. Qui croyez-vous, devra payer ça?

    Excusez-nous de réclamer un peu de décence de la part de ces enfants gâtés et d’un peu de responsabilité de la part de nos élus qui sonst supposés protéger la population, pas contribuer à la saigner.

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    12 février 2010 à 15 03 46 02462
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    Lutopium,

    Ce qu’il y a de bien avec les libertariens (car je sais que tu aimes les étiquettes), c’est qu’ils vont toujours reconnaître ton droit absolu d’exprimer n’importe quelle opinion que tu peux avoir.

    Je fais certainement partie de ceux qui ne te diront jamais de te taire parce que tes idées sont différentes des miennes.

    Ceci étant dit, je me demande pourquoi tu n’intitules pas ton texte  »Hommage à la bureaucratie » ou quelque chose du genre.

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    12 février 2010 à 16 04 55 02552
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    Lutopium,

    Personne ne remet en cause le travail des infirmières ou des professeurs dévoués.

    Ton texte, c’est le même genre d’arguments que certains nous servaient lors de la campagne de vaccination H1N1, c.-à-d. que les médecins et le personnel infirmier font du bon travail.

    Parlant de vaccin H1N1, j’ai lu que la campagne de vaccination avait coûté 200 millions $ à Québec, à ce jour.

    Imagine combien d’enseignants et d’infirmières à 60 000 $/an on pourrait engager avec 200 millions $.

    Je vois bien que t’es un bon gars etc… mais à peu près tout ce que tu écris tourne autour de protéger  »nos (tes) services et nos (tes) acquits ».

    Cela me fait penser à un magasineuse compulsive, sauf que toi et les gens comme toi, c’est les programmes de l’état auxquels vous êtes accros.

    Votre dépendance serait moins répugnante si vous n’exigiez pas qu’elle soit financée par l’ensemble de la population, sous menace de l’utilisation de la force.

    Ça fait pitié.

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    12 février 2010 à 19 07 07 02072
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    @ Philippe

    la plupart des employés du privé doivent se serrer la ceinture et composer avec des gels

    Au Québec, les données les plus récentes de Statcan montrent une hausse moyenne de 2,1 % des salaires entre novembre 2008 et novembre 2009. Pour le Canada, le dernier communiqué de l’Enquête sur la population active parle de 2,4 % entre décembre 2008 et décembre 2009. Dans une récession, les grands perdants sont ceux qui perdent un emploi, pas ceux qui le conservent. Pendant la croissance du milieu des années 2000, ce sont les employés de l’État qui ont dû subir un gel des salaires. Avez-vous crié à l’injustice, parce que ceux du privé avaient vu leurs salaires augmenter ?

    Ensuite, on oublie souvent de mentionner que ces mêmes employés publics ont droit à des pensions de retraite qui leur garantissent 70% de leur salaire, à part des prestations du RRQ

    Tout d’abord, le maximum de 70 % inclut les prestations de la RRQ. D’autre part, ce maximum est réservé à ceux qui ont travaillé au moins 35 ans pour l’État. Ensuite, ce 70 % n’est pas pleinement indexé à l’inflation. On oublie souvent que ces prestations de retraite, il est vrai meilleures que la plupart des régimes du secteur privé, est en fait un salaire reporté. D’ailleurs, la valeur de ce régime est considérée dans les comparaisons entre la rémunération des employés de l’État qui en rendue inférieure à la rémunération des autres salariés.

    alors que 70% des travailleurs au privé n’ont aucune pension de retraite?

    Selon les minarchistes, n’est-ce pas leur responsabilité d’épatgner pour en avoir une ? Désirez-vous une intervention de l’État pour les aider ? Je serais pour une fois d’accord avec vous, mais cela n’arrivera pas…

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    12 février 2010 à 19 07 15 02152
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    @Pierre, je crois qu’il serait équitable que les adéquistes expliquent à la population pourquoi la sécurité d’emploi existe dans la fonction publique avant de la rejeter et de l’accuser de tous les mots. Sans vouloir justifer la taille actuelle de l’état, imaginons un instant que la majorité des fonctionnaires sont remplacés lorsqu’un nouveau parti politique prend le pouvoir… La sécurité d’emploi permet peut-être une économie en s’assurant que ses employés ne se font pas virés après une élection. Rappelez-vous que ça se passait comme ça il n’y a pas si longtemps… Comme le mentionnait pertinemment Marie Grégoire à RDI cette semaine, l’inefficacité de quelques services est peut-être un problème de gestion de personnel…

    Il faut également considérer que la moitié des fonctionnaires ne sont pas syndiqués car ils ont un poste à temps partiel ou sont tout simplement contractuels. Peut-être faudrait-il également analyser l’impartition et la consultation. Les firmes informatiques (CGI, etc…) font de la belle business avec l’État. Y’a peut-être des économies à aller chercher par là, qui sait?

    La gauche est peut-être couillonne mais elle paraît radicale aux yeux de plusieurs… 😉

    @Philippe, même si je ne suis pas d’accord avec vous, voilà le genre d’argument que devrait utiliser la droite. Vous amenez des faits. On peut les débattre, on peut être d’accord, ou non. Mais ce n’est pas l’approche de Deltell et compagnie…

    Cependant, je ne reviendrai pas là-dessus, les employés de la fonction publique ne sont pas si choyés que ça. Je vais dans le même sens que Pierre, je crois que tout le monde devrait avoir de telle conditions! Si le partage de la « plus value » du système économique était mieux balancée entre les patrons et les travailleurs, on est en droit de se demander si l’économie serait plus stable et qu’il y aurait moins d’injustices…

    @Aimé, vous me semblez poser plus de constats que de proposer du concret… Je suis plutôt du genre à envisager des changements réalisables. Je ne crois pas aux révolutions et aux utopies. Alors, si certains prétendent qu’on pourrait faire mieux autrement, je les mets au défi de me convaincre. Au delà des constats.

    Et vous avez du culot de prétendre que je suis dépendant, de qui que ce soit, voire répugnant. Je me débrouille fort bien, merci. Lorsque je paie mes impôts, je suis conscient de la portée de mon geste. Comme vous, je n’endosse pas les gouvernements actuels, mais j’essaie de promouvoir la justice et un mode de vivre-ensemble plus équitable au lieu de me complaire dans des utopies ou de dénoncer des complots planétaires…

    Et le paradis à la fin de vos jours.

    @Darwin, merci pour le complément d’information. C’est grandement apprécié 😉

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    12 février 2010 à 20 08 57 02572
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    Le pranayana est la vieille science hindoue de respirer par le nez… mais il y a une alternative:
    une visite sur Agoravox, où j’ai mis hier un article sur la minarchie (voir le lien ci-dessous)

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-minarchie-69859?debut_forums=0#forum2436055

    L’invective paroxystique étant dans les moeurs agoravoxiennes, chacun pourra s’en donner a coeur joie la-bas sans briser ici la vaisselle du ménage 🙂

    (Si vous ajoutez à vos commentaires sur Avox des liens à vos articles sur les 7, vous nous draguerez aussi un auditoire supplémentaire 😉 )

    PJCA

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    12 février 2010 à 22 10 31 02312
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    @ Lutopium

    Désolé de mon erreur. C’est que la distinction droite et libertarien est rarement comprise…

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    12 février 2010 à 23 11 39 02392
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    @ Darwin

    Pendant la croissance du milieu des années 2000, ce sont les employés de l’État qui ont dû subir un gel des salaires. Avez-vous crié à l’injustice, parce que ceux du privé avaient vu leurs salaires augmenter ?

    Les employés de l’état consomment la richesse, ils ne créent pas de richesse. Même s’ils paient de l’impôt, ce qu’ils gardent est quand même une dépense pour l’état, donc pour le contribuable. Le travailleur du privé lui crée de la richesse, sans lui il ne peut pas y avoir de fonctionnaires. Alors non, je ne crie pas à l’injustice.

    Tout d’abord, le maximum de 70 % inclut les prestations de la RRQ. D’autre part, ce maximum est réservé à ceux qui ont travaillé au moins 35 ans pour l’État. Ensuite, ce 70 % n’est pas pleinement indexé à l’inflation.

    Désolé, mais non. Ça n’inclue pas les prestations du RRQ et avec la sécurité d’emploi que les fonctionnaire ont, ils ont facilement leurs 35 ans de service à la mi-cinquantaine. Et même si ce n’était pas indexé à l’inflation, un fonctionnaire qui prend sa retraite à 60 ans (et c’est l’âge moyen à laquelle ils prennent leur retraite) et qui vit jusqu’à 80 ans peut couter jusqu’à 1,5 millions à l’état.

    Selon les minarchistes, n’est-ce pas leur responsabilité d’épatgner pour en avoir une ? Désirez-vous une intervention de l’État pour les aider ? Je serais pour une fois d’accord avec vous, mais cela n’arrivera pas…

    Oui, et ils y arriveraient certainement plus facilement s’ils n’avaient pas à payer pour la retraite dorée des fonctionnaires. Vous qui parlez toujours d’inéquités, ruminez là-dessus un peu.

    même si je ne suis pas d’accord avec vous, voilà le genre d’argument que devrait utiliser la droite. Vous amenez des faits. On peut les débattre, on peut être d’accord, ou non. Mais ce n’est pas l’approche de Deltell et compagnie…

    D’accord là-dessus. Je n’endosse pas les positions de Deltell et de l’ADQ. Je suis quand même d’avis qu’il est ridiculement plus difficile de congédier un employé public aussi incompétent soit-il, qu’un employé privé. Il y a une différence entre protéger les employés de l’état contre les congédiements frivoles ou de nature purement politique et entretenir l’incompétence.

    Cependant, je ne reviendrai pas là-dessus, les employés de la fonction publique ne sont pas si choyés que ça. Je vais dans le même sens que Pierre, je crois que tout le monde devrait avoir de telle conditions!

    Je serais d’accord avec vous si ce n’était pas du fait que ces conditions sont insoutenables pour l’état, et donc encore plus pour le privé. De nos jours, seul l’état est capable d’offrir des pensions à prestation garanties parce qu’on est sous l’illusion que ses ressources sont illimitées. Malheureusement, elle ne le sont pas. La dette actuarielle du Québec pour les plans de pension était de 64 milliards, avant la récession et les pertes de la caisse de dépôt. Ce sont nos enfants qui vont encore payer pour ça.

    Il serait temps que vous reveniez sur terre.

    Il faut également considérer que la moitié des fonctionnaires ne sont pas syndiqués car ils ont un poste à temps partiel ou sont tout simplement contractuels.

    Pardon?

    Voici un petit extrait d’un éditorial de Claude Piché de La Presse, daté du 12 mars 2009:

    Le secteur public québécois compte 807 000 employés. L’expression «secteur public», ici, doit être prise dans son sens large: fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux (incluant les cols bleus), personnel des réseaux de l’éducation et de la santé, employés des sociétés d’État, des commissions scolaires, des sociétés de transports en commun, policiers, pompiers; autrement dit, tous ceux qui reçoivent un chèque de paie d’une administration publique.

    De ce nombre, 654 000 appartiennent à un syndicat, ce qui donne un taux de couverture syndicale de 81%.

    Les entreprises privées, de leur côté, emploient 2,5 millions de travailleurs, mais seulement 663 000 d’entre eux sont syndiqués, pour un taux de couverture de seulement 26,2%.

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    12 février 2010 à 23 11 41 02412
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    Désolé, j’ai oublié d’indiquer qu’une partie de mon dernier commentaire s’adresse à Lutopium.

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    13 février 2010 à 0 12 53 02532
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    @ Philippe

    Désolé, mais non. Ça n’inclue pas les prestations du RRQ

    J’avais déjà remarqué que vous repoussez fréquemment les faits qui ne cadrent pas votre idéologie, mais de là à les nier à deux reprises… j’aurais cru que vous auriez au moins pris la peine de les vérifier cette fois pour ne pas perdre la crédibilité que avez peut-être encore auprès de vos fans. Mais non, l’idéologie l’emporte encore une fois sur les faits…

    Puisqu’il faut vous prendre par la main, et bien soit :

    http://www.carra.gouv.qc.ca/fra/regime/rregop/rregop_s07.htm

    On peut y lire :

    «le total des rentes qu’une personne peut recevoir du RRQ et du RREGOP correspond à environ 70 % du salaire moyen qu’elle recevait avant de prendre sa retraite, si elle a accumulé 35 années de service.»

    J’avais écrit : «Tout d’abord, le maximum de 70 % inclut les prestations de la RRQ. D’autre part, ce maximum est réservé à ceux qui ont travaillé au moins 35 ans pour l’État. »

    Comme le reste de votre commentaire n’est composé que d’extraits de votre petit livre rouge qui nient même la contribution des enseignants et de nos services de santé à la société (genre «Les employés de l’état consomment la richesse, ils ne créent pas de richesse»), je n’ai rien à ajouter … pour l’instant !

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    13 février 2010 à 2 02 13 02132
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    @Lutopium

    Je ne vous apprends rien en vous confirmant que le mouvement Tea Party est politiquement à droite. Et je persiste à croire que derrière les beaux discours de tous les militants de la droite se cache le désir de payer moins, voire pas du tout d’impôt sur le revenu.

    Ce mouvement en est un pour réaffirmer et ré-instituer la Constitution, la protéger. Je ne suis pas aussi convaincu que toi que c’est un mouvement qu’on doit étiqueter de la « droite ». Ce sont des constitutionnalistes.

    Ceci dit, étais-tu au courant qu’officiellement, l’IRS est une corporation privée et que la collecte des impôts est simplement ILLÉGALE aux États-Unis puisque le 16e Amendement n’a jamais été ratifié par le nombre suffisant d’État. L’IRS et le gouvernement fédéral US n’ont JAMAIS prouvé ni démontré la légalité de la perception d’impôts aux États-Unis.

    Ce n’est pas une question de vouloir payer plus ou moins d’impôts, c’est une question de légalité. Même au Canada, il est anticonstitutionnel d’imposer le revenu du labeur des travailleurs, seulement l’imposition du profit des entreprises est légal. C’est par la fraude de la personne légale qu’ils nous l’impose.

    La TOTALITÉ de nos impôts servent à rembourser les intérêts de la dette nationale, qui a été crée de façon complètement inutile, en grande TRAHISON du peuple canadien, puisqu’on a cessé de se servir de notre banque centrale pour ensuite emprunter cet argent à des banquiers privés.

    Seule la TPS suffit à financer TOUTES les dépenses sociales du Canada. Pendant ce temps, ils vous taxent à mort et donnent des subventions aux compagnies, financent les pétrolières, « sauvent » les banques privées (qui ne sont pas dans le trouble) avec VOTRE argent et privatisent tout le reste.

    Alors quel est le problème avec ce désir de cesser de payer l’impôt? C’était une mesure de guerre supposée « temporaire » de la 2e guerre mondiale pour supporter l’effort de guerre. Cette mesure est anticonstitutionnelle et donc complètement ILLÉGALE et IMMORALE puisqu’elle ruine le peuple et enrichie la même classe dirigeante et corporative, supporte les guerres au Moyen-Orient et le renversement de gouvernement démocratiquement élu comme en Haïti.

    Vous payer de l’impôt = Vous avez du sang sur les mains et vous participez à cette entreprise criminelle.

    Soyons intègres, courageux et lucides.

    Ça n’a rien à voir avec la droite ou la gauche. Ce n’est qu’un faux paradigme, qui s’écroule d’ailleurs. Il ne reste plus qu’un seul véritable parti politique:

    Celui de la guerre et des banquiers privés, de la finance et de Wall Street.

    Cessons de se jouer dans le nez et de faire de masturbation intellectuelle.

    François Marginean

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    13 février 2010 à 8 08 36 02362
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    Pierre,

    …sans briser ici la vaisselle du ménage

    Je recommanderais simplement aux gens qui n’ont pas envie de débattre du sujet d’éviter les insultes. Je crois avoir compris qu’il est inutile de répondre à quelques-uns, ce que je ferai à l’avenir. 😉

    waried,

    Désolé de mon erreur. C’est que la distinction droite et libertarien est rarement comprise…

    Les gens de la droite et les libertariens se rejoignent sur plusieurs points mais, de façon générale, votre connaissance de la science économique est beaucoup plus étoffée et votre argumentaire est généralement mieux construit. Sans être une expert en la matière, je comprend un peu mieux les origines de votre mouvement et les revendications qui vous tiennent à coeur. Je le répète… je suis ignorant mais je me soigne!

    Philippe,

    De nos jours, seul l’état est capable d’offrir des pensions à prestation garanties…

    Faux. Même si ce modèle est en voie de disparition et que les entreprises préfèrent se déresponsabiliser de la gestion du fonds de retraite en adhérant au modèle à « cotisations déterminées », il y a encore quelques entreprises privées qui ont le modèle à « prestations déterminées. Voir l’analyse et l’argumentaire de la Fédération des Chambres de Commerce du Québec sur le sujet: http://www.fccq.ca/pdf/presse/discours/2009/Allocution-21-avril-2009-Institut-canadien.pdf

    Pour ce qui est du taux de syndicalisation des employés du gouvernement du Québec, Le Devoir publiait récemment les chiffres suivants: « Plus de la moitié des 519 478 employés de l’État occupent un poste temporaire ou à temps partiel ». Dans le débat qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est ce groupe d’employés qui est visé, demeurons dans le sujet si vous le voulez bien.

    François,

    Le mouvement Tea Party actuel fait la promotion de la responsabilité fiscale, d’un gouvernement minimal et du libre marché. Je ne suis pas américain et je ne me sens pas du tout associé à cette philosophie même si j’en comprend un peu les origines et les préoccupations. Il est toutefois facile de comprendre pourquoi le mouvement libertarien et les militants de la droite orpheline se sentent attirés par les valeurs de ce regroupement.

    Je sais que vous sivez l’actualité politique américaine avec passion et vous devrez être d’accord avec moi que ce mouvement est maintenant récupéré par la droite politique, voire la droite religieuse et que leur objectif principal est de salir la réputation de Barck Obama et de casser la majorité démocrate au Congrès. D’ailleurs, la charte du mouvement indique clairement que: « We hold that the United States is a republic conceived by its architects as a nation whose people were granted « unalienable rights » by our Creator. Chiefly among these are the rights to « life, liberty and the pursuit of happiness. » Pas surprenant alors que ça commence à déraper sérieusement. Mais je m’éloigne du sujet. Ça ferait un beau sujet pour votre prochain billet!

    Même au Canada, il est anticonstitutionnel d’imposer le revenu du labeur des travailleurs, seulement l’imposition du profit des entreprises est légale…

    Ah bon… Pourtant, l’article 22 de la loi québécoise sur les impôts stipule que: « Toute personne qui est un particulier résidant au Québec le dernier jour d’une année d’imposition ou qui est une société ayant un établissement au Québec à un moment quelconque d’une année d’imposition doit payer un impôt sur son revenu imposable pour cette année d’imposition. »

    Et lorsque je paie mes impôts, je n’ai aucunement l’impression de soutenir l’effort de guerre même si le gouvernement canadien est directement responsable de l’intervention illégale de l’OTAN en Afghanistan, intervention à laquelle je m’oppose de toutes mes forces. Lorsque je paie mes impôts, je suis tout d’abord reconnaissant d’avoir accès aux soins de santé, reconnaissant que mes enfants aient accès à l’éducation et que certains de mes compatriotes puissent avoir accès à une vie décente grâce à l’intervention de l’état. Ce n’est pas parfait, je le concède, mais ça me semble beaucoup mieux que ce que c’était il y a quelques décennies…

    Pour ce qui est de la répartition des revenus et des dépenses du gouvernement du Québec, vous pouvez toujours consulter les prévisions des revenus et dépenses de l’état québécois pour constater que tout n’est pas redirigé vers les entreprises… http://www.revenu.gouv.qc.ca/fr/ministere/centre_information/carrefour_doc/jeunes_enseignants/7_statistiques_etat.aspx

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    13 février 2010 à 8 08 41 02412
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    François,

    Cessons de se jouer dans le nez et de faire de masturbation intellectuelle.

    J’essaie d’écrire sur des sujets qui font partie de notre quotidien. Je ne vois pas pourquoi vous appelez ça de la masturbation intellectuelle. Mais que proposez-vous donc dans l’immédiat?

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    13 février 2010 à 9 09 00 02002
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    Lutopium,

    Le Québec n’a jamais signé la constitution canadienne, mais tu cites quand même la loi sur l’impôt du Québec pour justifier de payer des impôts.

    Aille, woah minute, faudrait peut être retourner à l’école et prendre un cours de logique Lutopium.

    Puis il y a la taille de l’état… 800 000 fonctionnaires. Un travailleur sur 4 ou à peu près.

    Et tu trouves ça normal??!!

    Après cela, tu as le culot de dire que tu sais ce que tu fais quand tu payes tes impots?

    Fais moi rire.

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    13 février 2010 à 9 09 02 02022
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    Lutopium,

    Essayez donc de vivre sans le fruit du travail de votre voisin. Ce serait un bon début.

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    13 février 2010 à 9 09 50 02502
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    @Lutopium

    …et vous devrez être d’accord avec moi que ce mouvement est maintenant récupéré par la droite politique, voire la droite religieuse et que leur objectif principal est de salir la réputation de Barck Obama et de casser la majorité démocrate au Congrès.

    Là, on est très d’accord et je suis vraiment triste de voir la Sarah Palin et le reste de la droite essayer de récupérer ce mouvement. Ron Paul était l’inspiration en bonne partie de ce mouvement.

    Même au Canada, il est anticonstitutionnel d’imposer le revenu du labeur des travailleurs, seulement l’imposition du profit des entreprises est légale… (moi)

    Ah bon… Pourtant, l’article 22 de la loi québécoise sur les impôts stipule que: « Toute personne qui est un particulier résidant au Québec le dernier jour d’une année d’imposition ou qui est une société ayant un établissement au Québec à un moment quelconque d’une année d’imposition doit payer un impôt sur son revenu imposable pour cette année d’imposition. (Lutopium)

    C’est pourquoi je parle du Canada et non pas du Québec. L’imposition, selon la Constitution Canadienne, réserve le droit exclusif d’imposer ses citoyens aux provinces seulement. Le fédéral n’a aucune juridiction dans ce domaine.

    Ce que je propose comme solution? Qu’on respecte la Constitution de la part du fédéral, et qu’au Québec, qu’on se réveille car en effet, nous n’avons jamais ratifié cette Constitution de toute manière, alors je me demande bien pourquoi on persiste à envoyer notre argent à Ottawa et qu’on les laisse prendre des décisions là où le fédéral n’a aucun pouvoir ni juridiction légalement.

    Qu’on s’assume. J’ai employé le terme de masturbation intellectuelle parce que nous sommes là à débattre de la gauche et de la droite alors qu’il n’existe qu’un véritable maitre en la demeure: le secteur financier et corporatif. Le reste n’est qu’une illusion. On vous laisse débattre de la gauche et de la droite, en autant que vous ne vous en prenez pas au vrai pouvoir en place, l’ordre établi, l’Establishment.

    Ça me fait penser à des esclaves qui débattraient de quelle couleur devrait être leurs chaines, au lieu de discuter qui leur a passé ces chaines aux pieds et comment s’affranchir de cet état de servitude.

    Amicalement,

    François Marginean

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    13 février 2010 à 10 10 07 02072
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    Le fond de l’histoire avec les lois, c’est qu’elles s’appliquent à vous parce que vous y consentez.

    Si vous savez qui vous êtes, aucune personne ne pourra jamais prétendre avoir une quelconque autorité sur vous.

    La loi suprême du Commonwealth est la Bible, version King James, pas la loi de l’impôt du Québec.

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    13 février 2010 à 10 10 35 02352
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    Lutopium,

    Vous devriez vraiment prendre le temps d’étudier les fondements du système juridique dans lequel vous vivez, car les choses ne sont pas comme vous pensez.

    L’extrait qui suit est tiré de la cérémonie de courronnement de la reine Elizabeth.

     »V. The Presenting of the Holy Bible

    When the Queen is again seated, the Archbishop shall go to her Chair; and the Moderator of the General Assembly of the Church of Scotland, receiving the Bible from the Dean of Westminster, shall bring it to the Queen and present it to her, the Archbishop saying these words:

    Our gracious Queen:
    to keep your Majesty ever mindful of the law and the Gospel of God as the Rule for the whole life and government of Christian Princes, we present you with this Book, the most valuable thing that this world affords.

    And the Moderator shall continue:
    Here is Wisdom;
    This is the royal Law;
    These are the lively Oracles of God.

    http://oremus.org/liturgy/coronation/cor1953b.html

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    13 février 2010 à 10 10 40 02402
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    François,

    On se rejoint… Cependant, pour moi, la définition de la gauche politique est essentiellement reliée au combat contre « l’exploitation abusive » dont fait preuve cet establishment et pour la défense du peuple qui forme la majorité. Alors que la droite a décidé de se ranger derrière cet establishment en préférant endosser sa présence dans la prestation de services et en exigeant l’abolition de l’état. L’antagonisme s’arrête là.

    Pouvons-nous dire alors que vous et moi sommes de gauche?

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    13 février 2010 à 12 12 16 02162
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    « Cessons de se jouer dans le nez et de faire de masturbation intellectuelle. »

    C’est le problème je pense. Les gens comme lutopium, qui a droit à son opinion et je la respecte, sont convaincus que parce qu’on défend le libre-marché, on veut nécessairement enrichir les riches et les puissants et qu’on oublie les démunis. Qu’on a besoin absolument de l’état pour assurer la justice.

    Le fondement du libertarianisme est beaucoup plus profond et je n’ai pas vraiment le temps de l’élaborer ici.

    Par contre, il faut vraiment se réveiller et voir ce que le gouvernement est devenu et pourquoi il est devenu ainsi. Les gens aux gouvernements sont des humains. Les humains ont des qualités et des défauts. Malheureusement, les défauts sortent souvent avec le pouvoir.

    Nos gouvernements ne remplissent plus leur rôle qu’ils devraient. Ils font beaucoup plus de mal que de bien aujourd’hui. Prenons par exemple les garderies à 7$. Ça crée plus de mal que de biens .(http://lesanalystes.wordpress.com/2010/02/11/en-finir-avec-la-sovietisation-des-garderies-quebecoises/). Personne ne l’a fait exprès, mais c’est ainsi. L’économie c’est trop gros pour être contrôler. Dans un libre-marché, tout le monde fait ce qui est mieux pour lui, au lieu d’avoir à subir un modèle qui est mieux pour « l’ensemble », mais qui le désavantage, lui!

    Aussi, il ne faut pas penser qu’on accuse les dirigeants de faire tout ceci de leur pleins gré en pleines connaissances de cause du tord qu’ils causent. Non. L’étatisme est devenu un gros monstre qui opère seul (j’image ici, bien entendu). La majorité des gens pensent que le gouvernement doit régler les problèmes et base leurs analyses sur cette perception. Je faisais pareil, il y a deux ans. Mais comme dans la matrice, j’avais toujours une question qui me hantait. Une question que je ne comprenais pas moi-même. J’ai finalement compris tout ça en tombant par hasard sur des sites libertariens. Je m’y suis intéressé, sérieusement, sans faire preuve de mauvaise volonté. J’ai eu un choc. J’étais frustré de m’avoir fait autant remplir, et c’est normal.

    Lutopium, et les autres, prenez quelques semaines (mois) pour essayer de vraiment, honnêtement, bien comprendre le mouvement. Ses racines profondes, ses motivations et ses raisons. Je parie que vous changerez d’opinions.

    Le problème est que la cupidité et l’avarice de l’homme est une mauvaise chose quand ces hommes ont le pouvoir de légiférer…

    Je ne dis pas que le libertarianisme est le système parfait et qu’il règle tous les problèmes. Par contre, il est facile de constater aujourd’hui que l’état doit être énormément réduit par ce qu’elle est devenu. Quand je parle d’état, je parle du corporatisme, de la gestion monétaire et bancaire. Si la monnaie était libéralisé à nouveau, ça règlerait une grosse partie de la situation. Juste ça et je serais satisfait pour un petit bout. C’est par le libertarianisme que ça passe.

    Pour la solidarité sociale, la grande majorité des gens se sentent énormément concernés. Ils le seront encore avec un état moindre. Les gens n’ont pas eu besoin de l’état pour donner à Haïti, ils se sont sentis concernés. Ça serait pareil…

    Pour ce qui est des Tea Party, la base du mouvement c’est la réduction du pouvoir coercitif de l’état. Le massachussett, un état très à gauche, a élu un républicain… il y a une raison. Les gens ne sont pas tous des moutons qui suivent un gourou. Oui, le mouvement est reprit par les républicains, mais bon, la politique est la politique…

    Sans viser personne, c’est vraiment généralisé, je suis un peu tanné des débat de la gauche VS droite/libertarien. Les débats sont souvent puérils et ça ressemble plus souvent à des guerres de coqs. L’un n’écoute pas l’autre en discréditant ses opinions dès le départ. Au moins, sur les blogues, c’est un peu plus facile, mais de face à face, j’ai rarement une écoute attentive d’un gauchiste (sans être péjoratif). Pourtant, sans détenir la vérité, je pense que j’ai quand même des idées qui se tiennent.

    Pour terminer, lutopium, si vous dîtes que vous êtes de gauche pour luter contre l’exploitation abusive de cet etablishment et pour la défense de la majorité, je vous suggère très fortement de bien comprendre le mouvement libertarien. Vous seriez surpris… L’etablishment n’est pas formé de ceux que vous pensez…

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    13 février 2010 à 12 12 19 02192
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    Désolé des quelques fautes d’orthographes qui précèdent… J’ai omis une relecture.

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    13 février 2010 à 13 01 02 02022
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    waried,

    Les gens comme lutopium, qui a droit à son opinion et je la respecte, sont convaincus que parce qu’on défend le libre-marché, on veut nécessairement enrichir les riches et les puissants et qu’on oublie les démunis. Qu’on a besoin absolument de l’état pour assurer la justice.

    Je ne dis pas que vous voulez enrichir les riches et les puissants mais vos interventions sur le « réel » font en sorte que vous contribuez à défendre leurs intérêts. En réclamant la disparition de l’état, vous suggérez l’implication de l’entreprise privée dans la prestation de services « publics » essentiels: santé, éducation, intervention communautaire, etc… Contrairement au libre-marché de l’alimentation où, toutes proportions gardées, l’entreprise privée fait du bon travail (fabrication, approvisionnement, entreposage, distribution), le libre-marché ne représente pas – à mon avis – la meilleure option pour livrer ces services essentiels. Spécifiquement à cause de la recherche de profit (ou de plus value) qui pourrait avoir des effets néfastes sur la disponibilité et l’accessibilité de ces services. Rappelez-vous le Québec avant les années 60…

    De plus, j’ai remarqué que les libertariens ont beaucoup de difficultés à formuler des propositions concrètes par rapport à des problèmes réels, se référant presque toujours à des principes philosophiques ou à des situations presque utopistes. Je peux comprendre qu’un Bastiat investisse énergie et temps à défendre le libre-échange entre la France et l’Angleterre du 19ème siècle. Je peux comprendre qu’un Hayek se soit opposé à Keynes avec passion et détermination. Mais, lorsqu’il est question de revisiter une social-démocratie comme la nôtre, je suis plutôt du style à explorer ce qui pourrait être facilement applicable; dès demain.

    Le libertariannisme tente de nous faire croire qu’ils sont les héritiers directs des libéraux classiques et de l’école de Vienne. Mais les interventions que l’on peut lire sur les blogues libertariens en ce qui concerne l’actualité politique du 21ème siècle nous portent à croire que les efforts déployés sont beaucoup plus profitables pour les chambres de commerce que pour le monde ordinaire.

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    13 février 2010 à 14 02 20 02202
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    « Spécifiquement à cause de la recherche de profit (ou de plus value) qui pourrait avoir des effets néfastes sur la disponibilité et l’accessibilité de ces services. »

    Au contraire, je vois la recherche de profits comme la meilleure arme pour obtenir le meilleur service. Si l’hôpital pouvait faire de l’argent sur mon dos, je n’attendrais pas 17 heures à l’urgence parce que leurs concurrents me feraient passer avant…

    Pourquoi c’est bon pour nourrir les gens, mais pas pour les soigner?

    Ça me fait penser aux deux orthopédistes montréalais (il me semble) qui s’en vont au privé parce qu’au public ils ne peuvent pas soigner autant de gens qu’ils ne le veulent…

    « De plus, j’ai remarqué que les libertariens ont beaucoup de difficultés à formuler des propositions concrètes par rapport à des problèmes réels,  »

    Allez vous promener sur le site Mises.org ou sur le site du Québécois Libre (pas le blogue, mais le webzine). Vous trouverez une solution concrète libertarienne a une très grande majorité des problèmes modernes. Si nous n’avez pas trouvé, c’est que vous n’avez pas cherché.

    Je vous en suggère un que j’ai lu avant-hier (c’est le premier qui m’est venu en tête). C’est une proposition claire qui pourraient se faire immédiatement.

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/10/le-programme-minarchiste/

    Je confesse que nous parlons souvent seulement de la finalité de notre vision. C’est sûr que ça doit passer par des étapes et je vous avoue que c’est une lacune de ne pas assez bien l’expliquer, mais si vous cherchez, vous trouverez vos réponses. C’est juste un peu moins disponibles que les idées « mainstream ».

    « font en sorte que vous contribuez à défendre leurs intérêts.  »

    Le libre-marché ne signifie pas que les services sont offerts par un riche ayant une super grosse compagnie. Les monopoles sont souvent causés par une intervention étatique.

    Prenons la santé. Dans un libre-marché, chaque médecin serait libre de pratiquer à sa façon pour satisfaire sa clientèle (satisfaire est important). Le médecin n’est pas nécessairement un riche profiteur. Il ne fait pas nécessairement sa façon de faire d’exploiter les gens. Il gagne sa vie en soignant les gens qui eux choisissent de s’offrir ses services (ils pourraient choisir quelqu’un d’autres qui répond mieux à leurs besoins). Oui, certains vont essayer d’abuser. Dans ce cas, c’est de la fraude, du vol ou un atteinte à sa liberté. Ce n’est plus du libre-marché.

    Ce qui est souvent appelé de l’exploitation capitaliste est en fait très souvent causé par des mesures étatistes (lois, règlements, contrats, bailouts…). C’est ce point qui est extrêmement mal compris des étatistes.

    Croyez-vous que Bell aurait survécu si longtemps s’il n’avait été protégé par un monopole étatique? Avec le service qu’on leur connait dans le passé, tout le monde aurait fui!

    Je termine avec ceci. Ce que vous semblez dénoncer (la recherche du profit, par exemple) est partout et n’est pas éliminé par un service public. Tout le monde vont essayer d’avoir le maximum qu’ils peuvent de toute situation à tout moment. Le médecin aussi. Son salaire c’est son profit. Il va essayer d’en faire le maximum (pour le temps consacré), comme tout bon travailleur. L’arme qu’on a, de notre coté, c’est de choisir de commercer avec la personne qui en veut le moins. Un service public nous enlève ce choix. C’est le même prix pour tous!

    Je vous laisse pour la journée! Je dois dire que c’est intéressant de discuter avec vous. Vous me semblez n’être pas si loin de la conversion 🙂

    Bye!

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    13 février 2010 à 19 07 19 02192
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    @ Lutopium,

    Je ne dis pas que vous voulez enrichir les riches et les puissants mais vos interventions sur le « réel » font en sorte que vous contribuez à défendre leurs intérêts. En réclamant la disparition de l’état, vous suggérez l’implication de l’entreprise privée dans la prestation de services « publics » essentiels: santé, éducation, intervention communautaire, etc…

    Nous réclamons la fin du corporatisme, c’est à dire la fin du copinage état-banques-big business-centrales syndicales qui est en train de nous mener sur le bord du gouffre. Nous ne favorisons pas les entreprises, ni les banques, ni les syndicats qui s’enrichissent par le biais de la force de l’état. C’est pourquoi une réduction de la puissance de l’état est essentielle. Le paradigme gauche-droite n’existe plus, il n’existe qu’un paradigme entre ceux qui préfèrent la liberté offerte par un gouvernement limité et un marché libre et ceux qui désirent utiliser la force de l’état pour imposer leur agenda. Si vous êtes un de ces derniers, vous faites partie du problème, pas de la solution.

    Contrairement au libre-marché de l’alimentation où, toutes proportions gardées, l’entreprise privée fait du bon travail (fabrication, approvisionnement, entreposage, distribution), le libre-marché ne représente pas – à mon avis – la meilleure option pour livrer ces services essentiels. Spécifiquement à cause de la recherche de profit (ou de plus value) qui pourrait avoir des effets néfastes sur la disponibilité et l’accessibilité de ces services. Rappelez-vous le Québec avant les années 60…

    Vous appelez notre service de santé actuel « accessible »? Quand on doit attendre 11-12 heures à l’urgence ou 6 mois, un an pour certains traitements et chirurgies, ce n’est pas ce que j’appelle de « l’accessibilité ». La recherche du profit est un aspect essentiel de la croissance d’une économie. C’est aussi la preuve qu’un entrepreneur fait un bon travail à maximiser ses ressources pour satisfaire ses clients. Sans cette motivation, il y a peu d’incitatif à voir que les clients soient bien servis. Le modèle entrepreneurial demeure toujours la meilleur façon d’atteindre ce but dans n’importe quel domaine.

    De plus, j’ai remarqué que les libertariens ont beaucoup de difficultés à formuler des propositions concrètes par rapport à des problèmes réels, se référant presque toujours à des principes philosophiques ou à des situations presque utopistes. Je peux comprendre qu’un Bastiat investisse énergie et temps à défendre le libre-échange entre la France et l’Angleterre du 19ème siècle. Je peux comprendre qu’un Hayek se soit opposé à Keynes avec passion et détermination. Mais, lorsqu’il est question de revisiter une social-démocratie comme la nôtre, je suis plutôt du style à explorer ce qui pourrait être facilement applicable; dès demain.

    Chaque fois qu’on vous présente une solution possible, vous le balayez du revers de la main. Désolé, mais la seule raison que vous pouvez dire que nous ne proposons aucune solution concrète est votre propre aveuglement. Nous posons, je crois tous les bons diagnostics sur les politiques qui nous ont menés au système de copinage fasciste que nous avons présentement, soit l’expansion de crédit facile et la culture de sur-consommation prônée par le keynésianisme (Eh oui! Pensez à quels économistes qui ne cessent de nous dire de consommer, consommer, consommer.) qui nous a endetté au-delà de notre capacité de payer. Nous proposons de mettre fin à tout ça en forçant l’état à la responsabilité fiscale et en abolissant les banques centrales qui permettent ces excès. Il n’y a que les imbéciles qui croient qu’on s’enrichit en dépensant et en s’endettant. Il y a belle lurette que nous dénonçons ces problèmes et que nous en appelons à la prise de responsabilité qui s’impose.

    C’est vous qui ne cessez de vous plaindre des excès du système actuel sans en comprendre la cause et en proposant de toujours règler un problème causé par l’étatisme par plus d’étatisme.

    Le plus gros problème de la politique actuellement, c’est que nous sommes menés par des hommes qui n’ont comme horizon temporel que la tenue des prochaines élections et qui donc, ne font que pelleter les problèmes par en avant. Pour règler les problèmes, il faut voir à plus long terme.

    Le libertariannisme tente de nous faire croire qu’ils sont les héritiers directs des libéraux classiques et de l’école de Vienne. Mais les interventions que l’on peut lire sur les blogues libertariens en ce qui concerne l’actualité politique du 21ème siècle nous portent à croire que les efforts déployés sont beaucoup plus profitables pour les chambres de commerce que pour le monde ordinaire.

    Peu importe ce que vous pouvez croire, la seule chose dont nous faisons la promotion est l’entrepreneuriat qui est la meilleure façon de créer la richesse nécessaire pour ensuite pouvoir prendre soin des siens et des autres. De vouloir promouvoir un filet social quand nous n’avons pas les moyens de nos ambitions est passablement stupide et est une des raisons pourquoi le Québec a une dette qui équivaut à 108% de son PIB (le même taux d’endettement que la Grèce).

    Posez-vous la question si vous faites vraiment partie de la solution ou si au contraire vous faites partie du problème.

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    13 février 2010 à 19 07 40 02402
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    À bas les impôts. À mort les banques privées.
    Utilisons la Banque du Canada pour des prêts sans intérêts.

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    13 février 2010 à 21 09 29 02292
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    On se rejoint… Cependant, pour moi, la définition de la gauche politique est essentiellement reliée au combat contre « l’exploitation abusive » dont fait preuve cet establishment et pour la défense du peuple qui forme la majorité. Alors que la droite a décidé de se ranger derrière cet establishment en préférant endosser sa présence dans la prestation de services et en exigeant l’abolition de l’état. L’antagonisme s’arrête là.

    Pouvons-nous dire alors que vous et moi sommes de gauche?

    Je comprends ce que tu essaies de dire. Mais au point où nous en sommes, je ne vois plus que deux groupes essentiellement: liberté vs tyrannie.

    Suis-je de la gauche? Je ne sais pas. Je suis de la gauche, de la droite, du centre, du haut et d’en bas. Je suis un peu de tout. Mais surtout, je me perçois comme étant de la résistance contre la tyrannie tout azimut. Et malheureusement, je constate qu’il y a beaucoup d’idioties provenant de la gauche, et parfois même de pensées totalitaires provenant des gauchistes. Seulement qu’à regarder le mouvement vert qui voudrait nous dicter comment vivre nos vies et quoi acheter et ne pas acheter…

    Bien sûr que la quantité de nullité provenant de la droite est de loin supérieur à ce que la gauche peut nous apporter, mais je me méfie des deux!

    Cordialement,

    François Marginean

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    14 février 2010 à 3 03 55 02552
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    @ Lutopium & Philippe

    J’aimerais proposer l’exercice suivant. Si chacun de vous disait en 200 mots sa solution concrète immédiate a un problème de notre société. Sans dogme, sans exemples, sans jugement de valeur, juste une SOLUTION. COMMENT regler le probleme. L’autre pourrait répondre aussi en 200 mots et je pourrais, moi aussi et quiconque le désire, donner une opinion. EN 200 MOTS. Sur n’importe quel probleme. Qui veut relever ce défi. ?

    PJCA

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    14 février 2010 à 8 08 54 02542
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    waried,

    Allez vous promener sur le site Mises.org ou sur le site du Québécois Libre (pas le blogue, mais le webzine). Vous trouverez une solution concrète libertarienne a une très grande majorité des problèmes modernes. Si nous n’avez pas trouvé, c’est que vous n’avez pas cherché.

    Lorsque je dis que les libertariens ont rarement des solutions concrètes, je fais évidemment allusion au site du Québécois Libre! Je lis tous les billets de leur blogue depuis trois ans. J’ai été un des rares « gauchistes » à vouloir débattre sur ce site. Je n’ai maintenant plus accès aux commentaires, j’ai été identifié comme un troll.

    Les monopoles sont souvent causés par une intervention étatique.

    Et, en d’autres occasions, l’état empêche la formation de monopoles…

    Dans un libre-marché, chaque médecin serait libre de pratiquer à sa façon pour satisfaire sa clientèle…

    Essayez-vous de me dire que les médecins généralistes et les spécialistes qui ont pignon sur rue aujourd’hui ne sont pas libres de pratiquer à leur façon? Il ne faut pas confondre la pratique en clinique (générale et spécialisée) avec la pratique en milieu hospitalier… Oui, le travail est encadré par des lois et règlements qui pourraient sans doute être révisés pour améliorer les services de première ligne. C’est dans cette optique qu’il faut, à mon avis, proposer des changements. Je ne suis pas convaincu qu’une privatisation complète du financement et de la prestation de services améliorerait la siutation actuelle.

    Dans les années 40 et 50, la société québécoise s’est justement questionné sur les services de santé qui étaient régis par le libre-marché. Les compagnies d’assurances (dont la Croix Bleue en premier plan) ont manqué leur coup. Les hôpitaux privés, dont la plupart étaient sous la responsabilité de communautés religieuses, ne parvenaient plus à offrir des soins à toute la population. Contrairement à nos voisins du sud, le Canada a décidé, après maintes études, d’opter pour un régime universel financé par les impôts. Est-il parfait aujourd’hui? Certainement pas. Alors, je suis plutôt du genre à considérer les améliorations qu’on pourrait y apporter au lieu de tout défaire et de laisser le marché gérer le financement et la livraison des services. Encore une fois, je suis contre le principe d’associer la santé à la recherche de profits.

    Croyez-vous que Bell aurait survécu si longtemps s’il n’avait été protégé par un monopole étatique?

    Bon, on s’éloigne du sujet mais je me permettrai un petit commentaire… Bell est née il y a plus de 125 ans alors que le téléphone était une nouvelle invention. Il aurait été futile de permettre à plusieurs entreprises d’installer un réseau de téléphonie (câbles, pôteaux, centrales, etc…) dans l’ensemble du pays. Comme c’était un monopole, il était donc pertinent qu’il soit règlementé par le gouvernement fédéral afin d’encadrer la facturation aux usagers. Les compagnies de téléphone qui ont installé les réseaux urbains sont encore, en quelque sorte, des monopoles. Ce qui a été dérèglementé, c’est la vente d’équipement terminal (début des années 80), les appels interurbains (début des années 90) et l’obligation du droit de passage sur le réseau. Ces dérèglementations étaient nécessaires pour stimuler la compétition (équipement, interurbains, services aux entreprises) et empêcher une augmentation des coûts par un environnement monopolistique. Avec l’arrivée de la téléphonie IP, les câblodistributeurs peuvent maintenant offrir la téléphonie résidentielle et stimuler la compétition. Est-ce que les coûts de base ont diminué drastiquement? Non. Est-ce que le service à la clientèle s’est amélioré? Oui, c’est pas parfait mais c’est mieux, vous avez raison.

    Permettrait-on à une entreprise de construire un deuxième réseau téléphonique cuivré? Même si on ouvrait le marché, aucune entreprise ne serait assez bête pour se lancer dans une telle aventure.

    Vous me semblez n’être pas si loin de la conversion

    Mmmm, ça serait tentant de lancer quelques commentaires sur cette phrase! Je vais m’abstenir! Bonne journée à vous également.

    Philippe,

    Le paradigme gauche-droite n’existe plus, il n’existe qu’un paradigme entre ceux qui préfèrent la liberté offerte par un gouvernement limité et un marché libre et ceux qui désirent utiliser la force de l’état pour imposer leur agenda. Si vous êtes un de ces derniers, vous faites partie du problème, pas de la solution.

    Le paradigme gauche-droite peut également définir deux groupes et vous le savez fort bien. C’est tellement simple! Vous êtes de gauche parce que vous préférez le modèle « social-démocrate » qui assure le bien-être des individus par le biais d’une relation saine entre l’état et le système capitaliste. Ça ne veut pas dire que les gauchistes endossent ce que les états font actuellement! Nous aussi nous proposons des changements et exigeons une démocratie participative dans laquelle les citoyens auraient leur mot à dire sur la gestion des finances publiques et la livraison des services que l’on considère essentiels et indépendants de la recherche du profit. Vous êtes de droite parce que vous rejetez l’état, voire la démocratie, et croyez que le privé fait mieux. C’est tout. Si vous n’aimez pas le paradigme, vous pouvez utilisez celui que vous proposez… ça ne me dérange pas du tout! Je fais peut-être partie du problème mais je milite en faveur des solutions.

    Quand on doit attendre 11-12 heures à l’urgence ou 6 mois, un an pour certains traitements et chirurgies, ce n’est pas ce que j’appelle de « l’accessibilité ».

    Le gouvernement libéral actuel sait exactement ce qui doit être fait pour améliorer les services de première ligne. Je commence à croire qu’on étouffe le système afin de promouvoir l’arrivée du privé. La solution au niveau de ces services de première ligne réside dans une meilleure utilisation des CLSC tout en crééant une synergie efficace avec les cliniques privées et ce, afin de libérer les urgences des hôpitaux. Mais voilà que le gouvernement Charest ferme les CLSC… Cherchez l’erreur…

    Posez-vous la question si vous faites vraiment partie de la solution ou si au contraire vous faites partie du problème.

    Je m’implique à différents niveaux pour discuter des problèmes et trouver des pistes de solutions. Je m’implique sur le terrain (CE d’une école, parti municipal, parti provincial et autres groupes de réflexion et d’action politique), perdre un peu de temps sur les blogues n’est qu’une activité complémentaire pour mieux connaître les autres opinions et débattre de ces choix qui s’offrent à nous.

    Et vous? Que faites-vous sur le terrain pour régler ce que vous appelez un problème?

    François,

    Mais surtout, je me perçois comme étant de la résistance contre la tyrannie tout azimut. Et malheureusement, je constate qu’il y a beaucoup d’idioties provenant de la gauche, et parfois même de pensées totalitaires provenant des gauchistes.

    Et cette résistance, vous la formulez comment? Quels sont les gestes concrets que vous posez pour lutter contre cette tyrannie?

    Pierre, sur un problème concret, je suis prêt à relever le défi. Sur une question philosophique, je passerais mon tour! 😉

    Bon dimanche à tous et merci pour les commentaires et réactions. Et n’oubliez pas: pendant que de simples citoyens, de simples travailleurs, se déchirent sur la place publique en cherchant le modèle idéal du vivre-ensemble, les bourgeois jouent au golf et affichent ce petit sourire en coin en pensant à nous, cette résistance inoffensive.

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    14 février 2010 à 9 09 00 02002
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    Selon le grand sondage de Canoe :

    La population croît à 65 % que les conditions de travail des employés de l’État sont perçues comme étant supérieurs à celles des employés du secteur privé.

    http://www.canoe.com/sections/medias2/32.jpg

    La population croît à 81 % que le gouvernement devrait offrir à ses employés des conditions de travail égales ou moindres aux pratiques du secteur privé.

    http://www.canoe.com/sections/medias2/33.jpg

    La population est favorable à des augmentations de salaires pour les infirmières (80%), les enseignants (61%) et les éducatrices en garderie (58%).

    Par contre, la population est contre des augmentations aux cadres et gestionnaires (85%), aux ouvriers et cols bleus (68%), aux employés de bureau (61%) et aux professionnels (59%).

    http://www.canoe.com/sections/medias2/36.jpg

    La population croît à 72 % qu’une diminution de la fonction publique est nécessaire.

    http://www.canoe.com/sections/medias2/38.jpg

    Enfin, 52 % de la population est prête à abandonner la sécurité d’emploi dans la fonction publique.

    http://www.canoe.com/sections/medias2/37.jpg

    Ça me semble assez clair comme tendance. La population est en accord avec certaines idées de la droite. Ce n’est pas juste de la fabulation !!!

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    14 février 2010 à 9 09 12 02122
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    Recette magique No. 1 en moins de 200 mots pour régler les problèmes actuels.

    La recette magique n’existe pas.

    Le système accomplit ce pourquoi il a été conçu, soit contrôler ceux qui ne veulent pas vivre comme des adultes et qui doivent donc être traités comme des enfants.

    Le pouvoir corromp, et déléguer son libre choix à d’autres est une invitation à subir les conséquences de la corruption, que ce soit au niveau monétaire, politique, juridique, de la santé, de l’éducation, etc.

    Ultimement, les problèmes que nous vivons sont liés au fait que les gens refusent de s’assumer, préférant s’en remettre à une autorité externe, laquelle n’est pas ce qu’ils pensent. Ils sont décus, cherchent des solutions, mais ne comprennent pas une évidence toute simple.

    Ils vivent dans un pays ou Dieu est suprême, ou le chef d’état est la défenderesse de la Foi, ayant juré d’appliquer la Loi Royale, soit la Bible VKJ, mais ils ignorent complètement cette partie de leur histoire et font comme si elle n’existait pas.

    Le système leur dit explicittement que la chose la plus importante dans tout le royaume est la Bible VKJ, mais ils n’ont aucun intérêt et cherchent ailleurs.

    Continuez de chercher mes amis…

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    14 février 2010 à 10 10 57 02572
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    @Lutopium

    Et cette résistance, vous la formulez comment? Quels sont les gestes concrets que vous posez pour lutter contre cette tyrannie?

    Lutter contre la propagande et la désinformation, changer son propre paradigme de pensée et vivre en intégrité avec celle-ci; se défaire de ses propres conditionnements; se protéger mentalement des manipulations. Ensuite, je donne des dizaines d’heures par semaine à écrire et aussi à produire mon émission pour faire circuler l’information cruciale que je juge être clé pour mieux comprendre dans quel monde on vit pour pouvoir plus adéquatement cibler les solutions et ainsi passer à l’action.

    L’action – cesser de consommer des produits inutiles, d’acheter et manger des OGM et autres produits toxiques par exemple, faire des pressions sur les compagnies néfastes, changer ma maison pour qu’elle soit auto-suffisante en énergie et sans produits toxiques, ne plus m’endetter face aux banquiers privés, s’entraider et coopérer, refuser de croire, comme tu sembles le penser, que nos gestes individuels et notre façon pensée n’ont aucune portée et sont inoffensifs.

    Lorsque je vois la débâcle du H1N1 se dérouler, le culte du réchauffement climatique causé par le CO2 manger la poussière, voir la vérité sur le 9/11 percer, constater que de plus en plus de gens deviennent lucides et cessent de croire les balivernes des autorités, je me rend compte du pouvoir ÉNORME que nous avons et que nous avons un effet permanent et SIGNIFICATIF sur le déroulement des évènements. Les médias n’arrivent plus à contrôler l’information grâce à notre travail acharné, grâce à Internet et cela est une révolution en soi.

    Inoffensif? L’Histoire le dira. Mais je pense que l’élite a pas mal plus la chienne de nous qu’on pourrait le penser.

    « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » – Étienne de La Boétie

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    14 février 2010 à 13 01 09 02092
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     » Je lis tous les billets de leur blogue depuis trois ans. »

    Pas le blogue. Je l’ai mentionné….

    Le Webzine !!!!

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    14 février 2010 à 18 06 00 02002
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    @ Lutopium:

    Oui, sur une question concrète, pas philosophique. Vous avez le choix du sujet.

    @ Philippe: … ?

    @ Aimé. Il faut dire « sesame » et VOIR si la porte s’ouvre. Ne pas le dire est escamoter la question.

    PJCA

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