Ceci n’est pas une blague : nos jeunes sont bons à l’école!

On nous assomme depuis longtemps avec le discours comme quoi les jeunes Québécois ont de mauvais résultats à l’école, cela mêlés au problème du taux de décrochage. J’ai un ami professeur qui me dit depuis longtemps que c’est loin d’être représentatif de la réalité et il a fini par m’envoyer des articles pour me le prouver. Je vais donc partager ces quelques informations avec vous.

Pour ce qui est du décrochage scolaire, il y a bien sûr un problème. Selon l’OCDE, le Québec a un taux de décrochage de 22,5%, comparativement à environ 15% pour les autres pays. Par contre, pour ce qui est des résultats scolaires, c’est beaucoup plus rose.

En vrac. En 2006, toutes « les provinces affichent un rendement égal ou supérieur à la moyenne de l’OCDE en lecture et en mathématiques. Les élèves du Québec se classent au-dessus de la moyenne canadienne en mathématiques ». En 2007, les « élèves canadiens et québécois se maintiennent dans le peloton de tête international aux épreuves de lecture, de mathématiques et de sciences. » Et le Québec est champion des maths au Canada.

Aussi, on a toujours tendance à croire que les jeunes Québécois sont vraiment beaucoup moins bons que les jeunes Français, pour ne nommer que nos cousins avec lesquels nous avons depuis toujours un rapport amour/haine… Pourtant, en 2006, dans le test PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l’OCDE, les jeunes Québécois « ont atteint dans le domaine de la compréhension de l’écrit des scores supérieurs de 30 points aux élèves français » (il faut quand même spécifier, pour avoir une bonne idée de ce dont il en retourne, que la moyenne des résultats est de 500 points et que le plus haut pointage est de 563 points pour la Finlande). Ça donne quand même à réfléchir…

Et là, ce qui devient un mystère pour moi, c’est pourquoi il y a un tel fossé entre la réalité et l’opinion publique. C’est peut-être simplement le réflexe de ne pas vouloir s’asseoir sur ses lauriers, qui sait? Parce que oui, quand même, nos résultats ne sont pas au top, mais ils sont loin d’être dans les bas-fonds!

Sources :

Décrochage scolaire: le Canada fait piètre figure

Programme pour le suivi des acquis des élèves – Le Québec et le Canada maintiennent leur position au classement international

PISA : une enquête bancale ?

PISA 2006 – résultats

La performance des jeunes du Canada en sciences, en lecture et en mathématiques

(Photo : matriver)

12 pensées sur “Ceci n’est pas une blague : nos jeunes sont bons à l’école!

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    12 novembre 2010 à 7 07 20 112011
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    Pisa mesure une chose, les taux de diplomation au Québec en mesure une autre. La première mesure donne un portrait positif, l’autre une image moins reluisante, vous avez raison.

    Pisa évalue les jeunes de 15 ans p/r à des énoncés généraux qui ne sont pas directement en lien avec ce qu’ils apprennent dans les écoles. Les épreuves uniques (tests nationaux au Québec qui permettent de déterminer les taux de diplomation) vérifient les acquis des élèves p/r à des savoirs et compétences étudiés et développés au cours de leur scolarité, donc une mesure direct de ce qu’ils savent et maîtrisent.

    Ainsi, face à des énoncés généraux qui sont les mêmes pour tous les élèves de tous les pays testés (Pisa), les élèves québécois s’en tirent très bien. Face aux savoirs et compétences qu’ils doivent maîtriser à la fin de leurs études secondaires (épreuves uniques), là les choses se gâtent un peu.

    Mais attention, la situation du décrochage n’est pas si dramatique que nous laisse le croire les médias d’information-spectable. Certes, avant 20 ans, près de 28 % des jeunes n’ont pas encore de diplôme d’études secondaires. Cependant, bien des jeunes raccrochent à l’école après cet âge, ce qui fait que le taux de décrochage au Québec chute passablement par la suite pour se situer autour de 11 %. Si vous tenez compte qu’un certain pourcentage d’élèves (entre 2% et 5%, difficile à évaluer) ne pourra jamais obtenir de diplôme d’études secondaires compte tenu de leur handicap physique, mental ou comportemental, cela vient « relativiser » les choses.

    Cela dit, le décrochage doit demeurer une préoccupation importante devant laquelle il ne faut pas baisser les bras. Je pense qu’au Québec présentement, plusieurs expériences s’attellent à cette difficile tâche.

    Bonne journée

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    12 novembre 2010 à 7 07 22 112211
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    « les jeunes Québécois « ont atteint dans le domaine de la compréhension de l’écrit des scores supérieurs de 30 points aux élèves français  »

    Ce n’est vraiment pas compliqué, il me suffit de regarder mes neveux et nièces pour comprendre… .

    La France a tout fait pour dévaloriser sa langue sans pour autant valoriser d’autant les langues étrangères, toutes les matières littéraires ont été tournées en ridicule pour ne donner de valeur qu’aux matières scientifiques .
    La technocratie dans toute sa splendeur !

    Conclusion, comme tous les enfants de France ne peuvent pas être chercheurs de la trempe d’Einstein ils sont très mauvais en tout, ils ne maitrisent correctement aucune langue .

    C’est très pratique pour leur donner une piètre image d’eux-même et les pousser à être des incultes .
    C’est un projet de société, à quoi bon avoir des esclaves cultivés c’est trop de problèmes alors que des incultes en revanche c’est bien plus malléable.

    Ceci-dit c’est un mauvais calcul, de la frustration naît la colère et de la colère nait la violence mais nos dirigeants s’en moquent, ils ne vivent pas dans la même société que nous .
    A l’avenir ce sera compliqué pour nos élus de raisonner une horde de citoyens à qui on a remplacé le cœur par un portefeuille et qui ne comprennent pas un seul mot de langue Française …

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    12 novembre 2010 à 11 11 24 112411
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    Jacques Tondreau,

    merci pour ces suppléments d’infos et votre analyse, c’est très apprécié.

    Sun Tzu,

    constat lourd, il va sans dire…

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    12 novembre 2010 à 12 12 16 111611
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    @ Renart

    Il ne reste plus de place pour « le beau », ni dans les mots, ni dans les yeux, ni dans les cœurs.
    Attendons-nous à ce qu’il ne reste pas de place pour « le beau » dans les maux !

    La musique de 1789 c’était « les quatre saisons » aujourd’hui ce serai « tecktonik » .
    Si nous regardons ce qui nous a menés à 1789 nous sommes en sommes très proches, encore quelques petites années et on y est …
    (En France c’est flagrant, Sarkozy se prend pour Louis XVI…)

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    12 novembre 2010 à 16 04 24 112411
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    Hou ,là là , vous avez presque tout compris ou vous commencez à comprendre. 1789 et Louis xv1 ,
    J.M.D.S.

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    12 novembre 2010 à 18 06 05 110511
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    @ JMDS

    J’aime beaucoup l’histoire, la vraie non embellie par la propagande d’historiens qui veulent plaire à leur maître ou qui en ont peur.
    L’histoire est un apprentissage de l’humanité, de la sociologie, de la politique.
    Lorsque je voyage je commence avant tout par apprendre l’histoire du pays, la langue ensuite puis enfin définir mon itinéraire de voyage .

    Comme actuellement en France, en 1789 :
    -« Seigneur le peuple a faim et demande du pain »
    -« Dites leur de manger de la brioche »

    Louis XVI avait un fils appelé le dauphin, il a fini sa vie enfermé dans la « tour du temple » .
    Sarkozy vit sur une autre planète et a fait nommer son cancre prétentieux de fils à la tête de la région la plus riche de France, comme ça « le fait du roi » !
    Les similitudes entre Sarkozy et Louis XVI sont évidentes sur bien des points, Pinocchio Sarkozy est au moins aussi mauvais dans l’exercice du pouvoir que le dernier de nos monarques…

    La violence d’un peuple est toujours proportionnelle à la violence de ses politiques.
    Un enfant déconsidéré a une piètre image de lui, à partir de là il est impossible d’en tirer quelque chose de bon puisqu’il se sait investi du mauvais rôle prédéfini .
    Finalement son seul but sera de défier ce pouvoir qui l’enferme afin de reprendre sa destinée en mains d’une façon ou d’une autre .

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    12 novembre 2010 à 23 11 18 111811
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    Données désuètes pour le Québec.

    Les élèves des derniers résultats avaient 15 ans en 2006 alors que les élèves de la réforme en avaient 13.

    Il faudra attendre les résultats de 2009-2012-2015 pour mieux comprendre les répercussions de cette réforme.

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    14 novembre 2010 à 14 02 49 114911
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    Même si les données sont incomplètes, voilà qui jure avec le portrait sombre que les vieux séniles peignent de la « jeunesse décadente ».

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    15 novembre 2010 à 18 06 27 112711
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    Dans ma classe de français de 3e secondaire la moyenne se situe à 57%.

    Nous sommes une classe normale dans ce qui est considéré comme la meilleur école de notre commission scolaire.

    …tirez vos propres conclusions.

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    15 novembre 2010 à 19 07 54 115411
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    DooM,

    il n’est pas question des cours de langue dans ces résultats. Je ne sais pas s’il y en a ou non.

    Les prochains résultats sont pour le mois de décembre alors je regarderai ça plus en détail.

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    16 novembre 2010 à 16 04 32 113211
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    53% de moyenne pour les Mathématiques alors. Bons a l’école vous dites?

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