Chronique environnementale

Le 28 juillet dernier, Michel Monette demandait : « Sommes-nous vraiment coupables du réchauffement climatique? » Pour ma part, comme je le dis toujours, différemment, je m’en fous un peu, là n’est pas le problème, ce sont les pollutions qui le sont, même en se basant seulement sur le principe de précaution. N’empêche, regardons les choses en face : « un nombre croissant de scientifiques remettent en question les idées reçues sur le changement climatique ».

Rendu là, je comprends tout à fait qu’on en vienne à avoir peur qu’un renversement du paradigme environnemental actuel — où le réchauffement causé par l’activité humaine est une vérité immuable — donne le OK à un laisser-aller encore plus grand. Pour ma part, je suis assez optimiste. Malgré le caractère torrentiel des critiques antiécolos, la conscience environnementale a fait des petits, les entreprises s’y sont mises, même si, comme l’indique en conclusion de son billet Michel, il faut maintenant se méfier comme de la peste de l’écoblanchiment

Et optimiste, je le suis aussi parce que le progrès peut provenir des endroits les plus insoupçonnés. En effet, j’ai appris via « La terre va trembler » qu’un adolescent de 16 ans a fait la preuve qu’un sac de plastique pouvait se biodégrader en trois mois en présence d’un cocktail de microbes et de bactéries. Comme quoi, en fin de compte, il n’y a pas de « dommages » qui soient irréversibles.

Par contre, pour ce qui est du climat, personne ne peut nier qu’il y a des changements : mais seront-ils seulement irréversibles? En tout cas, ils sont palpables. Ma conjointe me faisait remarquer dernièrement que de plus en plus, avec les années, l’été arrive tard, et ainsi de suite. Alors, si cette tendance se poursuit, il faudra peut-être déplacer le moment des vacances pour les écoliers et étudiants, par exemple (pour ce qui est des travailleurs, j’ai entendu que les vacances de la construction avaient été déplacées). Il y a pire comme conséquence d’un changement… Cela dit sans pour autant amoindrir les répercussions extrêmes où il y en a. Mais pourquoi s’autoflageller quand tout fait en sorte de pointer qu’il s’agit d’une fatalité?

Le message que je veux transmettre est : je ne veux pas être écolo simplement, je veux qu’on me donne les moyens de l’être le plus facilement et le plus véritablement possible.

(Image : Jude Buffum)

58 pensées sur “Chronique environnementale

  • Ping :Chronique environnementale « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    5 août 2009 à 14 02 09 08098
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    Etant un etudiant en sciences atmospheriques et en environnement, je pense que le probleme en est un de « sur quoi on decide de mettre l’accent », ou de quoi devrait-on faire un cheval de bataille. Il est effectivement dangereux de faire un dogme de quoi que ce soit et toute theorie scientifique doit etre critiquee afin de se raffiner. Cela ne veut pas dire que tout est faux, mais les gens rapportent toujours la moitie de l’histoire afin de pousser un certain agenda. Il y a d’autres sources de pollution qui sont tout aussi graves pour l’avenir de l’etre humain, pas de la Terre. Le manque d’eau potable renouvelable, les produits chimiques dissous, les populations d’abeilles qui diminuent risquent de faire plus mal a l’humanite qu’une variation du climat, qui oui peut influencer les ressources en eau, mais ca, on ne le sait pas avec certitude. Je pense qu’il est plus facile d’attaquer les problemes qui causent directement un tort – sans eau nous mourrons, avec les produits chimiques nous mettons en peril nos capacites reproductives et sans abeilles nous ne mangerons plus – plutot qu’un hypothetique tort a long terme.
    Parce que de toute facon, il y a toujours eu des changements climatiques et il y en aura encore.

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    5 août 2009 à 14 02 20 08208
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    Renart, vous n’aviez pas besoin d’aller si loin. Ça fait longtemps que j’écris partout que la thèse du réchauffement climatique est causé par le CO2 et toute cette histoire ne tient pas debout.

    On nous traitait de fou et accusait les autres experts et scientifiques d’être de mèche avec les compagnies pétrolières si on osait dire que les changements climatiques ne sont pas causés par l’homme. Mais on voit maintenant avec la température mondiale qui se refroidie depuis quelques années que toutes les prédictions et assomptions obtenues par des modèles ordinateurs incomplets qu’ils se sont trouvés être faux; que des failles irréconciliables sont présents au coeur de la théorie du RC.

    C’est un tour de force pour nous taxer davantage, contrôler nos vie et nous dicter de consommer certains produits et pas d’autres, on nous passe des fausses solutions qui sont souvent pires que ce que nous avons déjà et toutes une passe de cash pour ceux qui contrôlent les marchés du carbone, comme Al Gore et Maurice Strong!!!
    Et cela nous détourne des vrais problèmes environnementaux et de ses solutions.

    Au lieu de gaspiller notre argent à penser qu’on peut affecter le climat sur Terre, mieux vaut l’investir dans de vraies avenues du futur en terme d’énergie et de matériaux de consommation.

    Maurice, Al & le Chicago Climate Exchange

    Ça donne froid…

    The Green Agenda

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    5 août 2009 à 15 03 00 08008
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    […] je ne veux pas être écolo simplement, je veux qu’on me donne les moyens de l’être le plus facilement et le plus véritablement possible.

    Je suis 100% d’accord avec toi.

    Je veux bien recycler le plus possible, laisser un peu de côté mon auto et faire attention aux choses que j’achète, mais ça m’enrage quand l’usine d’à côté vient domper toute sa merde chimiques dans nos rivières et dans notre atmosphère, au final, nos gestes écolos sont grandement diminués, voir carrément « annulés ».

    Je veux bien faire ma part, mais c’est frustrant de voir que la grande majorité des produits et leur emballages ne sont même pas biodégradable! Il me semble que tout devrait soit être biodégradable (et non nocif pour l’environnement) ou entièrement recyclable.

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    5 août 2009 à 21 09 42 08428
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    J’aimerais savoir QUI fournie le FRIC aux écolos pour se promener dans les différentes parties du globe afin d’accuser tout le monde de nuire à l’environnement.
    C’est une MALADIE qui coûte terriblement cher à tout le monde.
    Nous avons seulement à penser aux dépotoirs du Québec; toutes les règles imposées par le gouvernement sont de la FOUTAISE POLITIQUE pour se faire élire aux élections parce que la population s’est fait EMBOBINER par des personnes comme AlGore et Strong qui font des millions avec leur théorie sans fondement et menteuse.
    Par exemple, le Co2 disparaît dans l’atmosphère chose prouvée par plusieurs scientiphiques reconnus.

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    5 août 2009 à 23 11 27 08278
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    @ Fern

    « le Co2 disparaît dans l’atmosphère »

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… mais le CO2 disparaîtrait ??? David Copperfield est-il impliqué dans cette disparition ?Et des scientifiques reconnus – par les négationnistes, peut-être – le prouveraient ???

    Comme des milliers d’autres êtres humains, j’ai déjà donné des sous à des groupes écolos…

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    6 août 2009 à 11 11 59 08598
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    Fern

    J’ai déjà lu de telles élucubrations. Mais, même là, aucun de ces deux articles ne parle de disparition du CO2. Ils ne font que prétendre que le CO2 n’a pas de lien avec le réchauffement climatique. Comme la plupart des négationnistes, ils confondent les phénomènes de long terme (siècles, millénaires) avec ceux de court terme, et les données annuelles avec les tendances. Et ils prennent tous 1998 comme année de base, même si c’était clairement une année hors norme.

    On se demande pourquoi la chicane est partie pour la possession de l’Arctique, si la Terre ne se réchauffe pas…

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    6 août 2009 à 12 12 39 08398
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    Leonard,

    il est toujours bon de rappeler le problème des abeilles.

    François,

    « Ça fait longtemps que j’écris partout que la thèse du réchauffement climatique est causé par le CO2 et toute cette histoire ne tient pas debout. »

    ah! ça fait longtemps que je le lis un peu partout, c’est juste une occasion de plus d’en parler.

    Rémi,

    pour ce qui est du biodégradable, espérons que la découverte du jeune dont je parle dans mon billet sera exploitée à son plein potentiel!

    Darwin,

    « Comme des milliers d’autres êtres humains, j’ai déjà donné des sous à des groupes écolos… »

    idem!

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    6 août 2009 à 15 03 18 08188
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    Une des premières pistes à suivre pour le véritable écologiste, consiste à devenir végétarien…

    Les groupes écolos me font bien rire!

    Ça dit vouloir le bien de la planète, pis c’est même pas capable de cesser de manger de la viande ou encore de cesser d’utiliser une voiture!!!

    Sinon, concernant le réchauffement… d’après ce que j’en sais, les polluants que nous connaissons ont tous une masse volumique supérieure à celle de l’air, ce qui signifie qu’ils retombent toujours sur le sol après un certain moment passé dans les airs.

    Les Mayas, les Égyptiens, les Péruviens, et plusieurs tribus africaines dont les Dogons, prédisent que 2012 marquera la fin du monde tel que nous le connaissons, le passage dans la 4e dimension (celle du Temps) et une nouvelle Terre…

    Alors, pour contrôler les gens, on leur fait croire que l’humain est responsable du réchauffement climatique (oh! humain, pauvre pécheur!) et on leur raconte je-ne-sais-quoi encore à la TV, concernant une supposée fin du monde pour 2012.

    Quel beau monde…

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    6 août 2009 à 21 09 12 08128
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    Simon Lefebvre

    Lisez ce texte et vous verrez qu’il n’aura pas de fin du monde en 2012.
    Seulement un grand changement ………………………..
    Peut-être un « LENDEMAIN » de guerre mondiale et une grande « DIMINUTION » de la population mondiale………………………………………………………………

    mondexplor.blogspot.com/2009/01/vers-2012-message-du-milieu-maya.html

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    7 août 2009 à 2 02 13 08138
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    Fern, j’ai dis que ce ne sera pas la fin du monde mais bien la fin du monde tel que nous le connaissons, comme décrit dans ton texte:

     » (…) Il n’y aura pas de fin du monde. Il sera juste transformé. (…)  »

     » (…) « L’humanité perdurera », dit il, « mais d’une autre manière. Les structures matérielles changeront. Nous aurons l’opportunité d’être plus humain. » (…)  »

     » (…) Comme l’a écrit John Major Jenkins dans son livre Cosmogénèse Maya 2012, au levé du jour du 21 décembre 2012 – pour la première fois depuis 26000 ans – le soleil se lèvera en conjonction avec l’intersection de la voie lactée et le plan écliptique, résultant en une grande croix d’étoiles et de planètes. Cette croix cosmique est considérée comme étant la manifestation de l’arbre sacré, l’Arbre de la Vie – arbre symbolisé dans toutes les traditions spirituelles du monde.
    Certains affirment que cet alignement avec le cœur de la galaxie ouvrira un courant d’énergie cosmique qui traversera la Terre, la purifiant et élevant le niveau vibratoire de tout. (…) « 

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    8 août 2009 à 1 01 25 08258
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    Intéressant comme point de vue…

    Mon commentaire est sur cette phrase:
    «je ne veux pas être écolo simplement, je veux qu’on me donne les moyens de l’être le plus facilement et le plus véritablement possible.»
    Cette phrase se contredit d’elle même.
    «Je ne veux pas être écolo simplement», si je comprends bien ici veux dire: je ne veux pas être écolo par principe et réciter des «peurs» tel une litanie sans vraiment y croire.

    Mais la demande: «je veux qu’on me donne les moyens de l’être le plus facilement et le plus véritablement possible» n’est-elle pas en contradiction avec la volonté d’avoir sa propre opinion ?

    La seule façon que je connaisse d’être écolo le plus véritablement possible est de se faire sa propre opinion. Mais cela n’est malheureusement pas la voie facile.

    Pour ce qui est des moyens ? Internet suffit.
    La seule facon d’être «le plus véritablement possible» est de se faire une propre opinion en analysant les faits avec la plus grande ouverture d’esprit possible.

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    8 août 2009 à 11 11 42 08428
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    François,

    cette phrase n’a aucun lien avec l’opinion en particulier, mais bien plutôt avec le côté pratique de la chose.

    « Simplement » c’est le contraire de « facilement » et « véritablement », puisque « facilement » signifie que les efforts pour un monde plus « vert » ne devraient pas provenir des citoyens (mis à part les efforts pour le faire savoir) et « véritablement » signifie qu’on ne devrait pas se faire passer de l’écoblanchiment.

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    8 août 2009 à 12 12 04 08048
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    Renart,

    J’espère que tu n’as pas confondu François avec moi-même, François M. (Marginean). Je pense que tu le sais, mais juste au cas où.

    Je sais que sur d’autres sites tu dis ne pas vouloir être associé avec d’autres auteurs d’ici, mais j’apprécie ton ouverture d’esprit et ton courage pour ouvrir la porte aux discussions sur le réchauffement climatique.

    Merci pour ton article.

    François M.

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    8 août 2009 à 13 01 02 08028
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    François M.,

    en effet, j’ai cru que c’était toi, merci de venir me le pointer.

    « tu dis ne pas vouloir être associé avec d’autres auteurs d’ici »

    Tu dois sûrement parler de mes commentaires à la suite de ce billet :

    http://mutantmediatique.wordpress.com/2009/07/22/kiss-et-les-antisemites/

    Parce que, si je me souviens bien, c’est la seule fois où j’ai fait référence aux 7 ailleurs qu’ici et sur mon blogue, du moins dernièrement, s’il y a eu d’autres fois avant.

    Il y a quand même une différence entre « ne pas vouloir être associé » et dire que j’ai mon opinion propre, ce qui correspond mieux à ce que je pense. PJCA voulait un regroupement de blogueurs non alignés idéologiquement, ce qui me va à merveille.

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    8 août 2009 à 13 01 19 08198
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    Ouais, ça porte à confusion.

    Quant à l’autre point, je trouvais dommage que tu tenais à préciser que tu voulais être classé dans un bateau à part, mais je pense mieux comprendre ton point de vue maintenant que tu as précisé. C’est clair et sain que nous n’ayons pas à avoir le même alignement idéologique et à endosser ce que les autres auteurs publient.

    Mais franchement et honnêtement, je t’apprécie et je respecte ce que tu es. Je n’ai pas de désir ou de soucis de me faire percevoir dans un bateau différent que les autres auteurs ici.

    Par contre, je comprends qu’on touche des sujets parfois controversés et tabous et que ça ébranle certains. Je crois qu’on est tous capables de s’assumer personnellement.

    Enfin, brève parenthèse, je ne pensais pas disserter sur ce sujet. Encore une fois, bravo pour ton billet!

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    17 août 2009 à 3 03 02 08028
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    Bonjour messieurs puisque les femmes semblent décidémment timides sur les divers blogues de discussion que je découvre depuis 3-4 semaines.
    Je me demande si vous avez une théorie sur le sujet ?
    Mais , en fait, je voulais m’attarder sur ce que Fern suggérait , à savoir, l’action de proximité.
    Imaginez, en effet, si les fonds attribués aux porteurs d’étendards écolos divers de nôtre pays, étaient investis dans des initiatives locales !
    D’autres parts, ce que j’entends dans
     » me donner des outils pour être plus écolo », c’est mon besoin , exactement, comme on dirait en anglais. En effet, en tant que parent et travailleuse à temps plein, je me dois de passer du temps avec mon jeune fils avant de surfer sur internet comme le suggère quelqu’un pour chercher l’information sur comment changer mes comportements négatifs pour ma planète. J’attends ces outils de nos gouvernements et des organisations sans but lucratifs . Entre nous d’ailleurs, j’ai plus d’infos qu’il m’en faut puisque je ne peux changer tous mes comportements acquis en de nooooooobreuses années (!) du jour au lendemain comme on nous semble souvent le suggérer.

    Très interressant aussi vos propos, M. Renart sur les associations de termes et d’idées qui embrouillent souvent les discussions sur des sujet tels que l’antisémitisme. Je retiens souvent la
    totale absence de malice de bien des observations telles celles de vôtre chauffeur de taxi. Bien relevé!
    Mais ce que j’ai vraiment trouvé cool c’est que vous ayez tenté de vérifier l’origine de la potentielle rumeur. Bravo!
    Bon lundi, messieurs !

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    17 août 2009 à 11 11 16 08168
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    Je réitère qu’être végétarien est l’action la plus concrète et la plus efficace pour l’environnement.

    GO VEGAN!

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    17 août 2009 à 17 05 19 08198
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    Pour moins polluer, devenir végétarien oui mais à condition toutefois de favoriser le plus que faire se peut l’agriculture biologique. Exemple: la France est le 3ième pays au monde le plus consommateur de produits phytosanitaires ( pesticides, fongicides, engrais chimiques, insecticides ..) L’agriculture représente chez nous le 1/3 de notre consommation de pétrole (engins , serres chauffées, transport de marchandises .) Alors, c’est super d’être végétarien mais si c’est pour manger les produits d’une agriculture aussi polluante, c’est pas terrible !

    En plus d’être végétarien, de favoriser le bio, d’éviter de prendre sa voiture, il me semble aussi que le recyclage de ses déchets le plus possible est intéressant. Pour inciter la population à diminuer l’usage de sa voiture, il est important de développer des réseaux de transports en communs performants, couplés avec des stationnements aux abords des grandes villes si possible gratuits. De pouvoir facilement embarquer avec une bicyclette, afin de faciliter les choses aussi aux deux roues. Si ça va aussi vite en métro, en train ou en bus qu’avec ma voiture et qu’en plus ça me fait économiser de l’argent, c’est très clairement incitatif. Faire des pistes cyclables sécurisées et constituer un réseau efficace.

    Pour la seule consommation alimentaire, il est aussi préconisé de manger le plus possible local. A quoi bon manger bio des mangues ou des avocats qui ont traversé la moitié de la planète en avion , consommant encore du kérosène alors qu’il existe d’autres fruits et légumes délicieux proches de chez nous ?

    Et enfin, je voudrais dire que l’argument favori que j’entends du suremballage me fait toujours bondir. Si vous trouvez que les produits que vous achetez sont suremballés, qu’attendez vous pour les boycotter ???

    Oui l’Etat peut beaucoup pour aider à améliorer la cause environnementale, mais il ne peut pas grand chose sans notre collaboration. On oublie trop souvent que nous avons deux cartes électorales, une pour aller mettre un bulletin dans l’urne de temps à autres et une bien plus puissante qu’on utilise tous les jours ou presque, notre carte bancaire ! Selon ce que nous consommons, les revendeurs auront des produits qui correspondent à nos aspirations, mais si nous continuons à acheter des produits suremballés par exemple, et bien nous contribueons à ce que cela perdure ! Alors achetons les produits avec un minimum d’emballage, assurons nous que les fabricants utilisent des emballages le plus que faire se peut recyclables, favorisons l’achat en vrac, réutilisons nos sacs pour mettre ce vrac, et boycottons tous les produits qui ne répondent pas à ces normes là.

    De manière analogue, quand nous avons connaissance d’une entreprise ou usine qui pollue sans vergogne, boycottons, boycottons ! Si de telles pratiques perdures c’est que les usines en question vendent bel et bien leurs produits, si ils ne les vendaient plus pour cette raison, ils fermeraient ou se mettraient aux normes environnementales de qualité.

    Tâchons de réparer les objets qui ne fonctionnent plus , plutôt que de les jeter pour en acheter des neufs. Ces gestes là sont à la portée de tout le monde. Et si tout le monde le fait, ça change pas mal la donne.

    Pour acheter du mobilier ou de l’électroménager par exemple . Avons nous réellement BESOIN du dernier gadget à la mode, hyper complexe, ou ne pouvons nous pas passer par le marché de l’occasion ? Ça ferait autant de déchets qui n’arriveraient pas dans les décharges.

    Il y a par exemple des entreprises qui recyclent les ordniateurs pour en recomposer des nouveaux , aussi performants que des neufs question mémoire, mais sans changer tout le matériel. Le dernier écran hi tech nous tente? Est ce un besoin ou un caprice de pays riche ? N’oublions jamais que tout de même, 80% des ressources de cette planète profitent à l’heure actuelle à 15% de la population mondiale. Cela n’est guère tenable.

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    17 août 2009 à 18 06 32 08328
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    Merci Sophie, je suis bien d’accord avec tous les points que tu as soulevé.

    Je mettais l’accent sur le végétarisme car à elle-seule, l’action d’être végétarien a une efficacité pro-environnementale nettement supérieure à toute autre action écologique.

    Énumérer tous les avantages du végétarisme serait trop long…

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    17 août 2009 à 19 07 03 08038
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    Bonjour Sophie,

    C’est sûr qu’on pourrait tous modifier nos habitudes de consommation pour sauver l’environnement, mais ça changerait quoi au juste?

    Doit-on penser que c’est la faute des consommateurs quand:

    1) le réacteur nucléaire de Chalk River, qui se déverse dans la rivière des Outaouais, puis le lac des deux-montagnes et le Saint-laurent, rejette des contiminants radioactifs dans l’eau depuis plusieurs années;

    2) l’eau du Saint-Laurent est contaminé avec toutes sortes de déchets pharmaceutiques;

    3) l’eau de la rivière Saguenay tourne au rouge quand l’usine d’Alcan (Rio Tanto) déverse des déchets (d’origine incertaine) dans l’eau;

    4) une usine de BCP flambe sur la Rive Sud de Montréal pcque le Min. de l’environnement n’a pas appliqué ses propres lois;

    5) le Min. de l’environnment enfreint sa propre loi pour permettre un port méthanier à Lévis;

    6) je regarde dans le ciel et je vois des chemtrails un jour sur deux;

    Ailleurs au Canada:

    6) que la rivière Athabaska en Alberta est polluée par les sociétés pétrolières;

    7) que la région de Port Hope en Ontario est contaminée par des déchets radioactifs

    Etc, etc, etc,

    Voyez vous ou je veux en venir. Le consommateur est un petit chien endoctriné à l’école. Il croira n’importe quoi que lui dira son maître.

    Vous n’êtes pas la cause de la pollution Sophie. Vous pouvez faire n’importe quoi, rien ne changera tant que ceux qui dirigent ne cesseront pas de détruire notre environnement avec leurs cochonneries et leur fausse science,

    Voilà.

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    18 août 2009 à 2 02 23 08238
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    Bonjour Sophie et Aimé,

    Je comprends bien vôtre rage Aimé mais est-ce que l’idée même du boycottage de certains produits suremballés, par exemple, et la diminution de la consommation dont nous parle Sophie ne va pas justement affecter ces grosses corporations que vous pointez du doigt ?
    Je réagis fortement au discours du type
     » nos p’tits efforts de p’tites personnes ne servent à rien  ». Je trouve même cela dangeureux puisque nous, faibles humains que nous sommes ne demandons pas mieux d’avoir d’autres coupables que nous et de continuer nos p’tites habitudes confortables.
    Est ce que toutes les révolutions du monde ne sont elles pas parties de la base ? Ne sont-ce (aouch!) pas les petits ruisseaux ( ou devrai-je dire gouttes de pluie ) qui forment les océans ?
    Question pour Sophie ?
    J’adhère depuis des années à la théorie de diminuer ma consommation: j’achète des souliers dispendieux et je les garde tant qu’elle n’ont pas de trou. J’en ai fait rafistolé chez le vieux, très vieux cordonnier italien du coin . Je recycle tous les effets scolaire du jeune. Bref! Vous voyez ce que je veux dire. Mais je me questionne tout le temps :comment envisager de garder les emplois=revenus familiaux de millions de gens en revenant à une économie locale ? Le retour en arrière n’est certes pas possible. Trop simpliste, non ?

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    18 août 2009 à 8 08 39 08398
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    Bonjour Brigitte,

    Ce n’est pas que je sois contre l’idée que chacun doit se comporter de manière à protéger l’environnement, au contraire.

    Je fais un peu de culture bio dans mon jardin, je recycle ce que je peux, je fais mon propre compost et j’achète le moins possible dans les supermarchés.

    Je n’utilise aucun pesticide ou engrais chimique, et je recherche des produits naturels, non dommegeables pour l’environement.

    Par contre, il y beaucoup d’autres choses qui pourraient être faites et qui sont bloqués ou encouragés, selon le cas, par les gouvernements, ce qui minimise l’impact que peuvent avoir les consommateurs.

    Qui sont les proncipaux responsables de la pollution au Québec ou au Canada?

    Je ne suis pas prêt à dire que c’est les consommateurs, car ceux-ci achètent ce qui est mis en vente dans les commerces (à grande surface notamment).

    Tous ces produits dommageables pour l’environement que nous achetons sont autorisés par les diverses agences gouvernementales etc…

    J’ai un problème avec ceux qui veulent tous les pouvoirs, mais qui au bout du compte sont d’affreux gestionnaires qui prennent toujours la mauvaise décision.

    Exemple : les nouvelles ampoules qui sauvent prétendument de l’énergie.

    Les fabricants et dierses agences gouvernementales, apuyés des médias, font une grosse campagne pour que les gens achètent ces ampoules, ce qui s’inscrit bien dans la campagne pour le réchauffement planétaire (une autre histoire à dormir debout).

    Au Québec seulement, des millions d’ampoules sont achetées par les consommateurs. Mais on oublie de leur dire que celles-ci contiennent du mercure, le 2e métal le plus dangereux sur la planète, ainsi que des particules radioactives.

    Wow!

    Ça va aller ou vous pensez ce mercure? L’ampoule brûlée va se retrouver au dépotoir et le mercure va s’infiltrer dans le sol et éventuellement dans la nappe phréatique. L’eau souterraine va être contaminée au mercure, ce n’est pas compliqué.

    Avez-vous de tellles ampoules dans votre maison, que vous avez achetées pour économiser de l’énergie et faire votre part pour sauver l’environnement?

    C’est bien ce que je me disais aussi.

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    18 août 2009 à 9 09 25 08258
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    à Aimé

    Il se trouve que précisément je n’en ai pas de telles ampoules, parce que avant d’acheter des ampoules si chères, j’ai pris la précaution de m’informer VRAIMENT si elles étaient bien conformes à l’idée que je me fais d’un produit non polluant .

    Oui il est bien évident que les consommateurs à eux seuls ne peuvent pas tout, mais si ils ne font rien, ils peuveut aussi causer beaucoup de dommages.

    Oui nous devons exiger de nos responsables politiques qu’ils appliquent minimalement les décisions qu’ils préconisent concernant l’environnement en commençant par faire pression et pas qu’un peu sur les entreprises qui polluent.

    Pour cela, j’ai bien peur qu’il faille nécessairement passer par la politique, et se poser de vraies questions sur pourquoi et comment fonctionne notre système . Toute société capitaliste a pour soucis majeur la Croissance ( comme si dans un monde fini, la croissance pouvait être éternelle ) et pour priorité absolue, la Capital. Quitte à écraser les humains au profit de ce même capital. Donc pour moi, il ne saurait y avoir de véritable écologie dans un systéme capitaliste quelqu’il soit. Prenons l’exemple récent des élections Européenes. Tout d’abord, plus de 60% d’abstention signifie pour moi que cette élection est tout bonnement illégitime. Mais attardons nous aux résultats en France. Europe Ecologie a surpris tout le monde ( y compris eux mêmes ! ) en obtenant un score aussi important que le Parti Socialiste.

    Sauf que si on y regarde de plus près, la promotion à coups de subventions de l’énergie solaire incite très fortement le citoyen Français à s’équiper de panneaux solaires. Or le photovoltaïque lors de sa production et de son recyclage consomme des métaux lourds et polluants, type mercure. Alors pourquoi ne favorise t on pas au moins autant l’éolien , pour une maison individuelle, une éolienne bien placée peut être un complément non négligeable permettant des économies d’énergie pour tout le monde. De plus si on produit de l’électricité photovoltaïque , EDF nous la rachète près de 3 fois plus chère que celle que nous pourrions produire avec de l’éolien. Cette disproportion me semble bien singulière et prouve encore une fois qu’il s’agit plus de tenter de faire perdurer un Capitalisme « vert » pour relancer une économie faussement « verte » , que de réellement chercher à changer les choses.

    Autre volet tout aussi inquiétant. Les constructeurs automobiles sont incités à nous proposer sur le marché français des véhicules électriques, alors que 80% de notre électricité est d’origine nucléaire. La priorité des priorité me semblerait être d’abord d’acquérir notre autonomie énergétique tant pour l’électricité que pour les transports, sans dépendre ni du nuclaire, ni du pétrole . Et bien non, on est dans une impasse pétrolière et on nous engouffre dans celle du nucléaire ! Absurde.

    Seulement les intérêts économiques pour le nucléaires sont si considérables, par rapport aux investissements massifs que la France a fait dans le passé, il faut bien avoir des justificatifs pour que les essais nuclaires du pacifique à Mururoa ou en Algérie dans les années 50 soient « inévitables ».

    Autrement dit, cela ne fait que confirmer ma conviction que oui, la responsabilité individuelle doit être encouragée, mais le vrai changement pour parvenir à infléchir sur les décisions et responsabilités des Etats passent par l’abolition du Capitalisme.
    Je conseille la lecture abondante à propos de Hervé Kempf, journaliste au monde diplomatique qui a écrit entre autres « Pour sauver la planète, sortons du capitalisme ».

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    18 août 2009 à 11 11 42 08428
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    Moi je suis d’accord avec l’idée que nous pouvons individuellement améliorer le sort de l’environnement. Par contre, là ou je deviens contre, c’est quand le discours est lancé par les Al Gore et compagnie, ces trous-de-cul (scusez l’expression) qui parlent vert mais agissent sale…

     » (…) les nouvelles ampoules qui sauvent prétendument de l’énergie. (…)  »

    Parlons-en de ces ampoules démoniaques!!!

    Saviez-vous qu’elles sont excessivement mauvaises, voire dangereuses pour la santé humaine? Elles sont comme des néons, mais en pire. Le gaz qui s’y déplace à une vitesse effarente, tout comme dans les néons, fatigue les yeux et peut même provoquer des migraines à long terme, ainsi que des nausées. De plus, leur champ électromagnétique perturbe beaucoup celui des humains (l’électricité en général le perturbe, mais jamais autant) Côté éclairage, elles éclairent moins (lumens) et elles ne donnent pas un rendu chaleureux, même celles qui sont supposées l’être (les nouvelles dites « chaudes » au lieu des conventionnelles blanches dites « froides »)

    Saviez-vous que bientôt, nos gouvernements interdiront purement la fabrication de tout autre type d’ampoule pour l’usage résidentiel??? J’ai une armoire qui commence peu à peu à se remplir d’ampoules incandescantes et de bougies…

    Saviez-vous que l’éclairage ne compte que pour 4% de votre facture totale d’électricité, ce qui signifie que même en changeant toutes vos ampoules pour les nouvelles, vous sauverez environ un gros 48 piasses par année! (pour le monde en appartement)

    Et que dire du mercure qu’elles contiennent???

    @ Sophie

     » (…) Tout d’abord, plus de 60% d’abstention signifie pour moi que cette élection est tout bonnement illégitime (…)  »

    Je crois que cette abstention est due, en partie, au fait que les gens ont compris que la politique c’est d’la « shnoutte » et qu’ils ont compris que voter ne sert strictement à rien, sinon à démontrer clairement le mouton que l’on est…

    Sinon, pour les autos électriques… Je vous recommande le film « Who Killed the Electric Car? » qui explique très bien que la technologie pour une telle voiture est parfaitement à point depuis 1998…

    La production d’électricité devrait se faire selon les travaux de Nikola Tesla: en effets, il y a de l’électricité gratuite en tout temps et en tout lieu dans l’air… nul besoin de dire que cette idée de gratuité ne plait guère à l’élite…

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    18 août 2009 à 13 01 40 08408
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    L’ennui c’est que voter et faire de la politique c’est encore le seul moyen légal en place pour tenter de défendre ses idées de manière efficace.

    La raison de cette abstention massive en France a plusieurs origines. Tout d’abord, les Français boudent puisqu’en 2005, un référendum a été organisé pour leur demander leur approbation pour le traité de Lisbonne; ils dirent NON à 55% et devinez quoi ? Bin on l’appliquera quand même ! Ensuite, les Français dans leur ensemble ne comprennent pas bien à quoi sert le Parlement Européen, ils ne voient pas les effets dans leur vie de tous les jours. ( alors qu’il y en a de nombreux. ) Ils votent pour élire le Président, le maire, à la rigueur leur député, mais pas plus. L’Europe,ça leur donne le sentiment d’être « inutile », que ce ne sont que des bureaucrates gratte papaier, point.

    Or déjà prenons simplement le côté juridique : la loi Européenne prime sur la loi des Etats membres. Ce qui veut dire que si on intente un procès contre l’Etat Français (tiens au zazard pour les effets secondaires d’une vaccination, totalement au zazard hein) et que l’on perd en première instance, et en appel ,et en cassation, on peut toujours tenter de faire une procédure Européene et si l’on gagne, l’Etat perd définitivement ! Mieux ça peut servir de jurisprudence. Et rien que ça c’est important.

    Autre aspect contradictoire : la population des Etats membres est contre à 80% les OGM , ils n’en veulent ni dans leurs champs, et encore moins dans leurs assiettes. Bin oui mais la commission Européenne qui donne les autorisations pour la culture en plein champs, et la commercialisation a reçu étrangement 41 demandes de la part des fabricants de semences OGM et il y a eu 41 autoristions accordées ! Bizarre vous avez dit bizarre ???

    L’Europe est donc très importante, ce qui ne veut pas dire que cela soit nécessairement un progrès notable pour l’ensembre des Européens.

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    18 août 2009 à 16 04 56 08568
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    Fuck l’Union Européenne!

    Et bientôt, l’Union Nord-Américaine sera révélée au grand jour…

    À bas ces dictatures!

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    19 août 2009 à 16 04 54 08548
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    à Simon : je ne dirais pas que je suis farouchement opposée à l’idée de l’UE, je dirais surtout que je suis farouchement opposée à la manière dont elle fonctionne en ce moment.
    Un autre aspect de son mauvais fonctionnement à mon sens est la PAC (polituque agricole commune) . En gros, des subventions plus que consistantes sont versées aux agriculteurs qui produisent de façon intensive ( et donc polluante) , la bazar actuel à propos du lait , secteur qui est littéralement sous perfusion de la PAC depuis des décennies nous démontre à quel point ce genre d’aides peut être pervers.
    Pour comprendre comment l’ UE peut avoir de tels manquements au bon sens, il faut juste se pencher sur la manière de fonctionner du Parlement Européen. Les Assemblées pléniaires ne discutent jamais des lois qu’ils votent, il y a environ un vote toutes les deux minutes en moyenne. En réalité, des commissions de travail sont élaborées pour traiter chacune certains sujets. Et ce sont ces commissions qui rédigent les projets de loi , et qui arrivent donc devant l’Assemblée pléniaire avec des décisions qui sont déjà prises en amont par ces commissions dont les membres font appel au vote solidaire de leurs propres partis politiques.

    Cela explique par exemple comment il est possible que soit votés de telles absurdités sur les OGM, simplement parce qu’il ne faut pas oublier que autour du Parlement , papillonent sans cesse des représentants de sociétés privées qui sont chargés de promouvoir des textes de lois auprès des députés appartenant à telle ou telle commission. Autrement dit, certains parlementaire reconnaissant volontiers que parfois, les textes votés et adoptés sont à la virgule près les textes proposés par certaines sociétés, il est assez facilement immaginable que tout simplement pour des gens comme Monsanto, faire passer une loi est plus simple, il y a moins de gens à corrompre pour que la loi passe…. En corrompant suffisamment de députés membres de la commission, et tout particulièrement ceux dont les partis ont beaucoup de sièges au Parlement, la manoeuvre est aisée et moins chère que s’il fallait corrompre un nombre significatif de députés.

    Ce type de fonctionnement ouvrant tout grand les vannes à toute société qui a suffisament de milliards à foutre en l’air ( et c’est bien le cas de Monsanto ) j’y suis très fortement opposée, parce que cela ressemble à s’y méprendre à un fonctionnement démocratique alors que dans les faits c’est précisément le contraire qui se produit! C’est tout bonnement un système inféodé aux Multinationales ultra riches, point à la ligne.

    Pour la PAC, c’est un peu le même mécanisme pervers qui fait que les plus gros propriétaires terriens font la pluie et le beau temps, alors que tout le monde sait justement que sur le terrain ce sont plutôt les petits exploitants qui ont besoin farouchement d’aide. Les gros se partagent le gâteau , la grande distribution et l’industrie agro alimentaire faisant pression par dessus le marché, alors on subventionne par exemple pendant des années des producteurs de lait pour qu’ils fassent manger à l’année longue à leurs animaux des « granulés » dont ils ne connaissent pas précisément la composition , censés augmenter la production de lait mais de l’autre côté on impose des quotas pour ne pas trop produire ! On a pourtant bien vu jusqu’à quelles absurdités pouvaient conduire la composition de ces fameux granulés, avec la vache folle. Dans ces granulés, excepté la farine d’origine animale qu’il y avait autrefois, il y a des antibiotiques, des tourteaux de soja ou autre oléagineux, et sans doute des tas d’autres choses sur lesquelles il serait très intéressant de se pencher pour en avoir le coeur net. Mais d’emblée, encourager un petit agriculteur à se surendetter et le laisser tomber au moment où il ne peut pas encore s’en sortir tout seul , c’est vraiment irresponsable et irrespectueux.

    Pourquoi donc les fonds Européens pour l’agriculture n’aident pas substanciellement les agriculteurs à s’installer ou se convertir au bio ? Serait ce que ce secteur ne rapporte pas assez d’argent à certains ? On marche sur la tête vraiment .

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    21 août 2009 à 1 01 53 08538
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    Les algues vertes en Bretagne illustrent bien vos propos, Sophie.
    Acheter local, des produits de la ferme. Mais comment influencer la consommation de masse ?
    Mon fantasme: une agence de pub ayant pour objectif le bien commun. Imaginez les génies qui conçoivent les pubs pour Coke , les bières au Québec et les promotions des films américains !
    Avez vous vu la pub (  » pub insolite: uriner dans la douche « ) brézilienne pour créer le buzz autour du gaspillage d’eau ?
    Il me semble que de nos jours, laver sa voiture est criminel. A quand, d’ailleurs, la notion de  » crime  » contre l’environnement, pas juste à l’échelle collective mais dans les gestes quotidiens des individus aussi ?
    Non, Aimé, je ne parle pas de cibler vous puis moi , uniquement, mais PARALLELEMENT aux changements de normes et lois, oui, très nécesssaires et idispensables par nos gouvernements.
    Bon vendredi!

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    22 août 2009 à 12 12 27 08278
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    Pascal, sauf ton respect, le « réchauffement climatique » est une invention de l’élite pour cacher ce qui s’en vient réellement en 2012.

    Ça me fait bien rire, d’ailleurs, cette histoire du « méchant-citoyen-qui-pollue-et-qui-devrait-
    quasiment-crever-tellement-y-dérange-sur-Terre ».

    C’est qui les vrais responsables, ceux qui inventent, brevètent, manufacturent et vendent toutes sortes de cochonneries ou c’est les humains qui font du mieux qu’ils le peuvent pour s’en sortir?

    Ne vous méprennez pas sur mes propos: je suis le premier à trouver que les Hummer, les VUS et les pick-up sont de trop sur nos routes (mis à part les quelques personnes qui en ont réellement besoin)

    Seulement, il faut comprendre que les Al Gore et compagnie nous mentent effrontément. D’un côté ils polluent comme c’est pas possible, de l’autre ils montrent une image « verte » de gars en chars hybrides… Wow.

    De toutes façons, les particules émises par la combustion d’une voiture ont une masse volumique plus élevée que l’air ambiant, ce qui signifie qu’il est carrément impossible que ces particules se retrouvent dans le ciel. Par contre, elles restent pendant un temps dans l’air avant de retomber au sol, ce qui pollue nos poumons et le sol.

    Pourquoi tout ce bruit pour le réchauffement? Pourquoi donner le sentiment à l’humain qu’il est un moins que rien? Ça ressemble au discours de l’église: pauvres pécheurs, priez pour nous…

    Pour nous contrôler avec les médias tout ça?

    Pense que oui.

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    22 août 2009 à 12 12 30 08308
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    D’ailleurs, notre chère élite n’est pas très facile à détecter: regardez là ou on essaie de vous faire peur.

    Pas très futés pour des gens qui détiennent les connaissances réelles de l’humanité…

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    22 août 2009 à 14 02 37 08378
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    à Simon , dans l’ensemble je dirais que je suis d’accord et que je suis pas d’accord avec toi.

    Oui on nous ment très souvent et on nous fait passer des intox monumentales, mais à propos de l’environnement, notre RESPONSABILITÉ n’en est pas moins très importante ( pas CULPABILITÉ, entendons nous bien !!)

    Al Gore nous baratine , sans aucun doute, tout comme Yann Artus Bertrand qui nous pond un gros coup médiatique le 5 juin (avec son film Home visible gratuitement sur internet, curieusement deux jours avant les élections Européennes ) mais en tous cas, il y a encore beaucoup trop de gens en Europe qui ne sont pas conscients ni attentifs à l’environnement pour qu’on passe sous silence la responsabilité induividuelle de chacun .

    Un jour chez des amis, un convive disait que selon lui , le triage des déchets ne servait à rien ( en réalité ça l’emmerde LUI prodigieusement alors il trouve bien bon de se déculpabiliser comme ça ) nous avons eu un débat important sur la RESPONSABILITÉ individuelle, nous avons en France des personnes qui avec de tels raisonnements continuent de jeter leurs sacs platisques et leurs cannettes de bière dans la nature après un pique nique ou une fête. Il n’y a qu’à voir par temps venteux combien de ces sacs se retrouvent accrochés dans la végétation sauvage .

    Alors CULPABILISER les gens c’est dégueulasse et manipulateur pour nous faire avaler des couleuvres je suis d’accord, mais nier que nous ayons une RESPONSABILITÉ et des choses à faire, , je ne suis pas d’accord en clair.

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    22 août 2009 à 17 05 58 08588
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    Sophie,

    Il me semble que nous avons d’autres chats à fouetter, plutôt que de s’auto-flageller avec l’environnement.

    Les gouvernements ont tous les moyens pour contraindre les producteurs de matières non bio dégradables et polluantes à cesser de détruire l’environnement.

    La resonsabilité de Jo Blo est minime, sinon minuscule, voire pratiquement INEXISTANTE.

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    22 août 2009 à 21 09 04 08048
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    Sophie, je comprend bien ton idée et d’ailleurs, je fais tout ce que je peux pour améliorer le sort de l’environnement, à commencer par le végétarisme. Je vous y incite très fortement, pour la planète, pour le respect des animaux et pour le respect de votre propre corps (viande = cadavre)…

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    22 août 2009 à 21 09 53 08538
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    Ouains, peut-être que je charrie un peu. Chacun peut faire sa part, mais les problêmes environnementaux les plus graves sont quand même causés principalement par des grandes corporations.

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    23 août 2009 à 4 04 36 08368
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    à Aimé

    Je ne pense vraiment pas que chaque geste que nous accomplissions individuellement soit dérisoire. Pas du tout. Quand j’ai tant insisté sur la différence entre RESPONSABILITÉ et CULPABILITÉ c’est absolument crucial . Il ne s’agit bien entendu par, dans la RESPONSABILITÉ de s’autoflageller, il s’agit précisément du contraire !!

    La responsabilité suppose une conscience des choses, une activité en conscience. Jetez aux orties la culpabilité, elle ne sert absolument à RIEN sinon à avoir du pouvoir sur les gens qui l’ont. Toutes ces notions de culpabilité, d’autoflagellation , de sacrifice, de don de soi éternellement, comme la religion ( catholique mais ce n’est pas la seule à préconiser ce genre de choses ! ) a incité pendant des siècles tant de gens à se faire exploiter, comme typiquement on voit les Québécois francophones Canadiens Français se sont fait manger la laine sur le dos par les anglophones, a incité les femmes à se soumettre aux hommes avec leur consentement, a incité les enfants à craindre, avoir peur et obéïr aveuglément aux adultes tout puissants, tout cela, je n’en veux pas et ce n’est absolument pas de ça dont je parle quand je parle de responsabilité.

    Pour la question de ce qui a trait au peu d’importance des gestes de chacun, je vous renvoie vraiment à ce que dit et écrit Hervé Kempf, journaliste au Monde Diplomatique. Il nous dit entre autres, que nous nous dirigeons comme tout le monde le sait vers des crises majeures de pénurie d’énergie , nous répartissons très mal les biens et les richesses sur cette planète,(80%des ressources sont porfitables à 15% de la population mondiale ) et le geste de chacun sera déterminant dans ces défis là. Hervé Kempf nous dit par exemple que le capitalisme tel que nous le connaissons n’existe guère que depuis l’ère industrielle du début du 19ième siècle, mais que ce capitalisme a pris un sacré drôle de tour depuis 30 ans.
    Il cite les chiffres suivants , en 1980 parmi les plus grosses sociétés Américaines, les écarts de salaires entre les présidents de ces sociétés et leurs salariés les plus modestes représentaient un rapport de 1 à 35 fois. Le salarié le moins cher quand il gagnait 1000$ son big boss gagnait 35 000$ en concret. J’entends bien que dans « revenus du patron » , sont inclus tous les bonis, primes, actions etc…. Bien. En 2006, si on regarde les mêmes chiffres, le rapport est passé de 1 à 700 fois. 700 fois plus que ses salariés les moins bien payés. Jusuqu’où iront ils dans cette folle course ?

    Cela a une incidence sur beaucoup de choses, et notamment dans ces mêmes pays riches occidentaux que nous sommes, de tels écarts qui sont devenus considérables ont impliqué une augmentation dramatique de la misère de la pauvreté, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté a considérablement cru. Des gens dans nos pays riches, de plus en plus se retrouvent dans la rue, mais avant ça, des quantités ne mangent plus à leur faim, ne se soignent plus, ne peuvent plus scolariser leurs enfants etc…. La pauvreté a gagné beaucoup de terrain chez nous depuis 30 ans. C’est pourquoi Hervé Kempf préconise pour sauver la planète de sortir du capitalisme , parce que notre société capitaliste a pour essence de toujours croître, toujours plus de profits, toujours aspirer de plus en plus à avoir chacun sa villa avec piscine, d’avoir les plus belle voiture, etc…

    Or ce type de vie ne sera JAMAIS possible pour l’ensemble des humains, vu le nombre que nous sommes aujourd’hui. Ce qui veut dire concrètement que pour les citoyens moyens que nous sommes, en Occident, il va falloir changer de mode de vie, ne plus aspirer à avoir chacun sa piscine, parce que cela mange trop d’énergie, trop d’eau et que cela est un luxe que la planète ne peut se permettre. Alors, il faut peut être s’organiser pour financer et profiter d’une piscine à plusieurs, dans les communes, par exemple, si je ne parle que de la piscine.

    Mais pour la question environnementale, il nous faudra par exemple veiller chacun à moins dépenser d’energie, pas seulement parce que le montant en $ en bas de nos factures deviendrait insupportable pour notre budget mais parce que si des millions de citoyens économisent considérablement l’énergie c’est le pays entier qui n’a plus besoin d’en produire autant ou d’en importer autant.

    Ça peut vouloir dire d’améliorer la construction, pour les normes d’isolation, par exemple , de tenter sur le plan architectural de penser des maisons qui fournissent de l’energie passive ou qui tentent le plus possible de s’autonomiser énergétiquement (vérandas, serres, puits canadiens, éoliennes ) , ça veut dire de veiller dans nos achats électroménagers à choisir des appareils performants mais AUSSI économes. Ainsi par exemple en France on peut dans chaque habitation individuelle, diminuer l’énergie consommée en la divisant par 4 . Je ne vous dis pas le nombre de centrales nucléaires que cela nous permettrait de fermer, démanteler et le nombre de centrales nucléaires que cela nous permettrait de ne pas construire. Et bien évidemment cela a un impact environnemental majeur. Actuellement nous consommons une énergie électrique à 70% issue du nuclaire en France … Les déchets résiduels toxiques dont nous ne savons que faire, partent par cargo entiers être manipulés par des manoeuvres non protégés en Inde par exemple. Humainement, cela n’est pas acceptable. Si on divisait par 4 notre facture énergétique en France, si ça se trouve nous n’aurions tout bonnement plus besoin de l’énergie nucléaire et je trouve que ça changerait beaucoup de choses. Pour moi c’est une priorité absolue.

    Cependant il est bien évident que dans le même temps , c’est AUSSI toute l’industrie qui doit se remettre en question pour tenter de diminuer ses impacts environnementaux, l’agriculture également. En France un tiers la consommation de pétrole ou dérivés sont dus à l’agriculture… Rien que ça. Tous les secteurs sont donc concernés et nous aussi sur le plan individuel .

    Je prends un autre exemple tout bête. Les feux de forêt. Dans le sud de la France nombre d’incendies ont été déclenchés des jours de grand vent par des automobilistes fumeurs qui jettent leurs mégots par la fenêtre sans l’éteindre. Ce genre de geste anodins peut détruire des milliers d’hectares de forêt. Alors le côté « négligeable » du geste individuel là, on le mesure pas vraiment. On mesure plutôt l’effet considérable que cela peut avoir.

    Ne nous voilons pas la face, affirmer que nos gestes seraient dériosoires n’est qu’une parade pour se DÉCULPABILISER de nos gestes que nous savons pollueurs. Et prétendre que nos gestes individuels n’ont aucun impact peut être gravissime pour ceux parmi nous qui ne font pas encore attention, qui ne veulent pas trier leurs déchets parce que ils trouvent que cela pose trop de contraintes, qui justifient de s’acheter des voitures pour faire le Paris Dakar et consommant 20 litres au 100km , simplement pour aller acheter leur épicerie, et aller au travail, alors qu’en réalité ils ont envie de ces voitures parce que cela les conforte dans leur aspiration à la puissance et à la supériorité. Prétendre que nos gestes n’ont aucun impact, c’est pour moi tout simplement se voiler la face. Alors soyons clairs une bonne fois, la culpabilité, AUX ORTIES, la responsabilité et la conscience de nos gestes, OUI TOUJOURS le plus possible.

    Chacun tout seul ça parait peu, mais si tout le monde s’y met, ça deveint d’un coup considérable. Considérable et déterminant.

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    23 août 2009 à 4 04 40 08408
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    Hervé Kempf en parle si bien , je ne résiste pas à vous en mettre une copie .

    http://www.article11.info/spip/spip.php?article237

    Hervé Kempf : « Ce que nous vivons n’est pas la crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. »

    Prophète des temps modernes, il écrivait fin 2006 :

    « Résumons. Nous sommes entrés dans un état de crise écologique durable et planétaire. Elle devrait se traduire par un ébranlement prochain du système économique mondial. Les amorces possibles pourraient s’allumer dans l’économie arrivant à saturation et se heurtant aux limites de la biosphère :
    – Un arrêt de la croissance de l’économie américaine, minée par ses trois déficits géants – de la balance commerciale, du budget, de l’endettement interne. Comme un toxicomane qui ne tient debout qu’à doses répétées, les Etats-Unis, drogués de surconsommation, titubent avant l’affaissement ;
    – Un fort freinage de la croissance chinoise – sachant qu’il est impossible qu’elle tienne très durablement à un rythme de croissance annuel très élevé. »

    Touché-coulé. Mais si ce n’était que cela, sentir venir le froid de la crise et savoir l’annoncer au détour de quelques pages… Hervé Kempf ne serait qu’un analyste de plus, heureusement tombé juste quand tous se plantaient. Intérêt limité.
    L’ambition de l’auteur est heureusement beaucoup plus large. En deux ouvrages incroyablement percutants, viatiques publiés à deux années de différence, l’homme se paye le luxe d’étendre le capitalisme pour le compte, KO debout et laissé pour mort dans un coin du ring. Rien de moins.

    Reprenons. L’auteur est spécialiste des questions environnementales, infatigable contempteur des errements environnementaux de notre société depuis la catastrophe de Tchernobyl. Journaliste au Monde et tenancier du site Reporterre, il a publié en janvier 2007 Comment les riches détruisent la planète [2], livre aussi bref que dense, liant les crises sociales et écologiques pour mieux illustrer l’échec du capitalisme. A grands renforts de chiffres, d’extraits de lecture et d’impressions de voyages et de reportages, il démontre mieux que nul autre l’impasse du système, incapable d’assurer à tous un juste développement comme de garantir la survie des générations futures. Devenu fou, le capitalisme court à sa perte, détruit les citoyens comme il dévore la biosphère, ne profitant qu’à quelques-uns, cette « oligarchie » qui « n’a plus aujourd’hui d’autre ressort que l’avidité, d’autre idéal que le conservatisme, d’autre rêve que la technologie ». Désastre ? Non : en digne représentant de la mouvance altermondialiste – courant de pensée trop vite enterré et qui revient au pas de charge à la faveur de la crise – , Hervé Kempf chante les alternatives, appelle au sursaut citoyen, veut croire à notre capacité à changer le monde. Et nous aussi.

    L’espoir ? Il s’affine dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, paru il y a quelques jours [3]. S’il revient sur le champ de ruine laissé par le capitalisme, monde sans valeurs – sinon celles d’un individu se croyant tellement roi qu’il ne voit plus combien il est seul et sa vie sans intérêt – et sans avenir, s’il réduit à néant le mirage de la croissance verte – cautère sur une jambe de bois qui voudrait nous faire croire qu’on peut sauver le monde sans en bouleverser ses assises – , s’il affirme toujours combien l’urgence de la crise écologique ne nous laisse d’autre choix que de modifier profondément notre rapport à la consommation, Hervé Kempf ne cède ni au catastrophisme ni au pessimisme. Au contraire : il donne à voir combien les prochaines années, celles de la construction des alternatives, seront aussi exaltantes que dangereuses. Un immense enjeu.

    « Est-il possible d’aller vers la sobriété sans passer par des secousses violentes ? Pouvons-nous éviter que les gouvernements capitalistes imposent une réponse autoritaire en tentant une ’relance’ aussi dommageable écologiquement qu’inutile ? Je ne sais pas. Face aux sombres perspectives, l’heure des hommes et des femmes de coeur, capables de faire luire les lumières de l’avenir, a sonné. »

    Ces deux livres, chacun devrait s’y plonger tant ils sont implacables, efficaces, aussi synthétiques que faciles d’accès. Et puis aussi – tant qu’on y est – , lire cet entretien qu’Hervé Kempf nous a accordé, voici quelques semaines, dans un café de Nation. Hop :

    __3__

    Comment les riches détruisent la planète est sorti en janvier 2007. Avec clairvoyance, vous y annonciez en filigrane la crise à venir. Les faits vous ont donné raison…

    Entre autres… Mais je voudrais d’abord revenir sur le mot crise. C’est un terme qui laisse à penser que nous devons passer un mauvais moment avant de retrouver l’équilibre dans le système actuel. Ce n’est pas le cas et il faut essayer de ne pas utiliser ce mot : ce que nous vivons n’est pas qu’une crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. Ce n’est pas la crise financière de 1929, ni celle de 1987 ou de 1998, ni la bulle spéculative de 2000… ces comparaisons laissent penser qu’aujourd’hui aussi, le système, après avoir tangué, se rétablira presqu’inchangé. Mais il faut au contraire considérer la situation que nous vivons comme la manifestation exacerbée des contradictions écologiques et sociales du système économique actuel, soit le capitalisme à sa phase d’apogée. C’est une phase de transformation : dans de grandes difficultés, nous nous dirigeons vers un autre système. L’idéologie dominante essaie de faire passer la société, l’économie, pour des patients qui, après une crise d’allergie, devraient retrouver une vie normale. En fait, la société, l’économie, n’ont pas à guérir, mais à se métamorphoser.

    C’est donc une transformation, pas une disparition ?

    Je m’inspire de Karl Polanyi et de son utilisation du concept de grande transformation [4] : dans sa grande œuvre publiée en 1944, il explique comment le capitalisme a été la grande mutation de l’économie au sortir des temps modernes, et a cherché à généraliser l’économie de marché à l’ensemble des activités humaines. Cette définition du capitalisme me paraît la plus pertinente.

    Nous nous trouvons en une phase d’apogée – donc finale – du capitalisme : il a fini par transformer la psychologie collective au point où presque tous les individus sont convaincus qu’ils sont essentiellement motivés par la recherche de leur intérêt personnel, et par ailleurs que l’ensemble des activités humaines – ansi que les biens communs – ont vocation à devenir des activités marchandes. Mais, arrivé au sommet de sa progression, les désordres que sa pleine expression génère tant sur le plan social qu’écologique font qu’il ne peut plus se maintenir que dans un équilibre très instable, ou se délabrer totalement. Sur ses décombres, la société humaine devra rebâtir une autre économie, un autre jeu de relations sociales, un autre rapport à la biosphère. Plutôt qu’un malade à guérir, nous sommes un poussin qui sort de l’œuf en cassant sa coquille…

    Vous aimez les images…

    Je vois le côté positif des choses. Si on nous dit “crise, crise, crise”, nous nous sentons obligé de réagir comme si nous étions malades. Mais nous ne sommes pas malades, au contraire de l’oligarchie et du système d’aliénation généralisée dans lequel elle nous a entraîné. Donc, gardons cette image de la grande transformation, même s’il ne faut pas être trop idéaliste : il va y avoir de la bagarre, l’oligarchie va résister aux changements indispensables.

    En définissant cette phase de transformation, vous avez évoqué deux possibilités. Quid de la deuxième, celle qui verrait le système se maintenir dans un équilibre instable ?

    Elle n’adviendra pas. Ce qui me fait dire que le système ne peut pas se maintenir dans un état durable d’équilibre et qu’il faut casser la coquille, c’est précisément la crise écologique. Et là, par contre, j’emploie le terme de crise, parce que nous sommes réellement dans un état de maladie profonde. La crise écologique dans laquelle nous sommes engagés – et c’est un champ historique dont la profondeur est beaucoup plus importante celle du capitalisme – correspond au moment où, pour la première fois depuis que l’espèce humaine existe – disons, depuis un à deux millions d’années -, elle se heurte aux limites de la biosphère. Alors que nous nous sommes toujours développés sans nous préoccuper de l’environnement, ou souvent contre lui, voici venu le moment où nous devons trouver un moyen de nous épanouir, en tant que société, tout en restreignant nos prélèvements et notre impact sur la biosphère.

    L’ampleur de ce défi, auquel le capitalisme est incapable de répondre, explique pourquoi il atteint son terme historique : il n’est plus adapté aux besoins de notre époque et est devenu mortifère.

    C’est ce qui est passionnant dans votre premier ouvrage, cette façon de lier crise écologique et sociale. Pour moi, vous êtes l’un des premiers à le faire de façon si pertinente. A tel point qu’on pourrait se demander si vous ne prêchez pas dans le désert…

    Je suis pas tout à fait d’accord. La gauche se rend compte maintenant qu’elle doit intégrer la question écologique. Elle ne sait pas tellement comment faire, parce qu’elle a toujours ignoré la culture de l’écologie, à part quelques exceptions. Mais elle en a compris la nécessité. Par exemple, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le nouveau Parti de gauche, semblent se fonder en intégrant la question écologique. Et un peu plus que dans les paroles : nombre de leurs membres vont peser pour que ces enjeux vitaux soient pris en compte.

    Surtout, l’opinion publique, le corps social dans sa grande majorité, a pris conscience de l’importance de la question environnementale. Et souvent mieux que l’oligarchie, qui persiste à penser que c’est quelque chose de marginal.

    La deuxième chose, c’est que si la question de la crise écologique était dans l’air depuis longtemps, ça ne fait que depuis peu de temps que nous – je me range parmi ceux-là – avons pris la mesure de l’ampleur nouvelle des inégalités. Moi-même, je ne me suis rendu compte de l’importance de ces inégalités qu’il y a trois à quatre ans. Et lors de tous les débats auxquels j’ai participé après la sortie de ce livre, je sentais bien que je n’ouvrais pas les yeux aux gens sur la question environnementale, mais qu’en revanche, quand je leur montrais les graphes et statistiques rendant compte de la progression des inégalité ces trente dernières années, ils étaient baba…

    Il y a en ce moment une affirmation de la question sociale…

    Oui, son retour au premier plan est très clair. La réalité parle toujours. Ce que nous disons avec nos mots, avec nos pensées, n’est jamais que le reflet plus ou moins précis de la réalité. La crise sociale se développe, la crise écologique aussi, et nous comprenons sans cesse davantage à quel point elles sont liées.

    Mais le système va essayer de jouer de la sensibilité environnementale de l’opinion en prônant la croissance verte, la relance verte, en tentant de coller des éoliennes partout et en lançant la voiture électrique… mais sans rien changer aux structures sociales. Ce ne sont là que des pansements pour maintenir les rapports de pouvoir existants et évacuer la question sociale.

    Vous n’y croyez pas ?

    Cela ne sera évidemment pas suffisant. Par exemple – c’est un exemple crucial, on pourrait dire stratégique -, tout le jeu du capitalisme par rapport au changement climatique est de pousser à l’instauration d’un « marché du carbone » censé régler le problème, mais sans dire nettement qu’il faut réduire la consommation d’énergie. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas aller vers une réduction de la consommation d’énergie sans poser la question de la justice sociale. Précisément ce que l’oligarchie veut éviter.

    En réalité, réduire la consommation d’énergie, l’afficher comme objectif et s’y tenir, c’est changer de société, bouleverser sa structuration, changer le jeu des pouvoirs, puisque le capitalisme est organisé selon une logique de production, et non sur une logique de besoin.

    Dire qu’on va réduire la consommation d’énergie, c’est affirmer qu’on va réduire la consommation. Voyez ces écrans plats ou ces cadres photos numériques qui vont être offert à Noël [5] et qui consomment énormément d’énergie pour un intérêt limité : à quel besoin réel correspondent-ils ?

    D’un point de vue écologique, la situation économique qui va en empirant pourrait donc être une chance, une opportunité de réduire cette consommation ?

    Oui, mais à deux conditions. D’abord, cette baisse nécessaire de la consommation d’énergie doit être assumée politiquement pour qu’elle se fasse dans la justice sociale. Ce n’est pas à la mère célibataire qui gagne 800 € par mois comme caissière, trois jours par semaine et avec des horaires impossibles, qu’il faut demander de réduire sa consommation d’énergie. On a là un enjeu de justice sociale. D’ailleurs, la consommation d’énergie et de matière augmentent selon le gradient des revenus. Réduire collectivement la consommation d’énergie, c’est réduire beaucoup plus fortement celle des plus riches. D’une part parce qu’il est logique de leur demander plus d’effort, puisque ce sont eux qui consomment le plus. Ensuite, cela permettra aux classes moyennes, qui devront porter le gros de la réduction de la consommation, de l’accepter plus facilement. Enfin, cela changera le modèle : pour l’instant, les super-riches définissent pour la société un modèle général de surconsommation ostentatoire ; ils sont les premiers acheteurs de tous ces objets superflus et très sophistiqués que la classe moyenne tente ensuite d’acquérir afin de les imiter. Si on change la façon dont se comporte la couche sociale au sommet de la société, on change le modèle général de la consommation.

    Une deuxième chose, essentielle : on est dans une société qui a très largement substitué des consommations matérielles à du lien social. Prenons l’exemple de ce café où nous nous trouvons et qui affiche fièrement des écrans plats au mur. Il faut se demander pourquoi : si nous voyons de plus en plus d’écrans plats dans les cafés, c’est aussi parce qu’ils sont beaucoup moins qu’auparavant un lieu de lien social. Vous avez beaucoup de gens maintenant qui viennent dans les cafés pour boire un coup tout seul. Et comme ils s’ennuient et que ce n’est pas forcément facile de parler à son voisin, ils regardent la télé… C’est un exemple qui illustre l’aliénation culturelle dans laquelle nous sommes plongés : un monde où règne l’individualisme, où nous consommons pour compenser notre manque d’échange, notre frustration affective.

    Dernier point : dans un système qui ne cesse de réduire les services collectifs – la politique de Sarkozy est en la matière caricaturale – , la crise – ou la grande transformation – est l’occasion de changer notre étalonnage de valeurs. Et de souligner qu’il faut mieux avoir un bon système éducatif qu’un écran plat, un système de transports en commun performant qu’une deuxième voiture, un accès gratuit au musée ou au théâtre plutôt qu’une télé inondée de pubs. Cette substitution de besoins devient peu à peu claire dans la tête des gens.

    Tout ça mis ensemble… Il faut le vivre de manière positive. Ce n’est pas « la crise est l’occasion de… », puisque elle s’impose aux gens. Mais : ce que nous vivons est une grande transformation que nous pouvons collectivement nous approprier, que nous pouvons prendre en main pour changer la société et nous-mêmes, en allant vers davantage d’écologie et de justice sociale. Cette grande transformation implique un changement politique. Mais nous avons à trouver la stratégie politique qui permettra de chambouler l’oligarchie, de changer le rapport de forces.

    Vous croyez à une prise de conscience collective ?

    Oui, mais je suis peut-être optimiste. En matière écologique, cette prise de conscience est déjà là en bonne partie. Le reste devrait suivre…

    Même dans une société plongée en pleine régression démocratique ?

    C’est vrai que les citoyens n’ont pas encore pris conscience de la menace qui pèse sur les libertés publiques avec ce régime à tendance autoritaire. Vrai que nous sommes en pleine régression démocratique. Et que les médias jouent mal leur rôle essentiel de veilleurs des libertés. Combien d’entre eux peuvent encore se targuer de leur indépendance économique ? Le Canard Enchaîné, Le Monde, Marianne, quelques autres… C’est peu. La démocratie médiatique est malade et la libre expression des idées est de plus en plus difficile. Les régimes capitalistes deviennent de plus en plus autoritaires, avec un nombre croissant de policiers, de miliciens privés, de gardes de sécurité, de prisons, avec des lois antiterroristes…

    C’est l’un des grands enjeux que nous avons à relever : faire comprendre aux gens que la démocratie est en danger, que l’expansion de l’appareil policier et carcéral, la biométrie et la croissance des fichiers nous menacent et menacent notre liberté. La presse doit se réveiller, les journalistes doivent défendre bec et ongle la liberté d’expression. Je pense que de ce côté aussi, les choses sont en train de changer.

    Dans une interview donnée au Monde, le sociologue américain Immanuel Wallerstein affirmait : « Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. (…)Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif. » Vous croyez à cette menace ?

    Bien sûr ! Je le dis d’ailleurs dans Comment les riches détruisent la planète, en évoquant largement ce risque d’une dérive autoritaire. Et je réitère cet avertissement dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Le risque est d’autant plus grand que l’oligarchie est devenue autoritaire, qu’elle méprise la démocratie et qu’elle peut nous entraîner vers la guerre, vers la violence, vers la régression sociale. Mais rien n’est joué, je ne crois pas du tout à un quelconque déterminisme historique.

    J’ai surtout retenu de cette interview d’Immanuel Wallerstein sa certitude que nous pouvons sortir du capitalisme – André Gorz ouvrait aussi cette porte. Et beaucoup de gens vont s’en rendre compte. Ça me fait penser au conte d’Andersen, « Les habits neufs de l’empereur ». On est dans cette situation où tout le monde peut s’apercevoir que le roi est nu. Et constater que le capitalisme, qui se voyait comme la fin de l’histoire, se prétendait le système le plus efficace du monde, capable de répondre à tout et d’augmenter la prospérité générale, est nu. Il est devenu inefficace, ainsi que le démontre la crise financière, corrompu, dangereux, puisqu’il détruit l’environnement et menace ainsi la pérennité des sociétés humaines. Bref, nous devons passer à autre chose. La seule vraie question est de savoir comment nous allons fabriquer un nouveau monde, maintenant que le mur de Berlin du capitalisme est en train de s’effondrer.

    Vous avez des pistes ?

    Une formule guide : moins de biens, plus de liens. Et une idée primordiale : les solutions sont déjà là. Partout se créent des scops, des coopératives, des échanges de temps, des nouvelles techniques écologiques, sociales, agricoles… Il faudrait plusieurs volumes pour raconter toutes les initiatives intéressantes déjà à l’œuvre. Le temps manque ici pour développer ce point, mais la logique de l’économie coopérative – donc de partage de la propriété des outils de production – est une clé de l’avenir. Nous connaissons ou esquissons les solutions, nous savons au fond de nous comment faire, il faut juste créer une conscience commune à tous ces expérimentateurs, ces alternatifs et ces créatifs. Nous devons profiter du confort que nous avons encore de pouvoir réfléchir, lire et discuter sans être prisonnier de l’impératif dramatique et anxiogène de la nécessité. Et il nous faut garder en tête qu’on agit avec plus de de force et d’efficacité quand on est mu par le désir de réaliser quelque chose. A nous de savoir vers où on veut aller : le nouveau monde, ou l’asservissement.

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    23 août 2009 à 7 07 55 08558
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    Sophie,

    Je serai bref, Je ne suis pas d’accord avec toi. Je trouve que tes arguments, c’est du mass média réchauffé.

    Je refuse de prendre la responsabilité pour ce que la matrice a créé.

    Les grands problèmes environnementaux ne sont pas le fait de la surpopulation, comme tu laisses entendre.

    Les pénuries d’énergie, je n’y crois pas, car il existe diverses formes d’énergie non polluantes qui pourraient être développés ou offertes aux consommateurs, et qui ne le sont pas.

    Les principaux responsables de la dégradation de l’environnement sont les corporations et les politiques ds gouvernements.

    Tu ne me fera pas changer d’avis sur ce point, car c’est la simple vérité.

    Répondre
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    23 août 2009 à 8 08 11 08118
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    lis ça :

    Hervé Kempf : « Ce que nous vivons n’est pas la crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. »

    Prophète des temps modernes, il écrivait fin 2006 :

    « Résumons. Nous sommes entrés dans un état de crise écologique durable et planétaire. Elle devrait se traduire par un ébranlement prochain du système économique mondial. Les amorces possibles pourraient s’allumer dans l’économie arrivant à saturation et se heurtant aux limites de la biosphère :
    – Un arrêt de la croissance de l’économie américaine, minée par ses trois déficits géants – de la balance commerciale, du budget, de l’endettement interne. Comme un toxicomane qui ne tient debout qu’à doses répétées, les Etats-Unis, drogués de surconsommation, titubent avant l’affaissement ;
    – Un fort freinage de la croissance chinoise – sachant qu’il est impossible qu’elle tienne très durablement à un rythme de croissance annuel très élevé. »

    Touché-coulé. Mais si ce n’était que cela, sentir venir le froid de la crise et savoir l’annoncer au détour de quelques pages… Hervé Kempf ne serait qu’un analyste de plus, heureusement tombé juste quand tous se plantaient. Intérêt limité.
    L’ambition de l’auteur est heureusement beaucoup plus large. En deux ouvrages incroyablement percutants, viatiques publiés à deux années de différence, l’homme se paye le luxe d’étendre le capitalisme pour le compte, KO debout et laissé pour mort dans un coin du ring. Rien de moins.

    Reprenons. L’auteur est spécialiste des questions environnementales, infatigable contempteur des errements environnementaux de notre société depuis la catastrophe de Tchernobyl. Journaliste au Monde et tenancier du site Reporterre, il a publié en janvier 2007 Comment les riches détruisent la planète [2], livre aussi bref que dense, liant les crises sociales et écologiques pour mieux illustrer l’échec du capitalisme. A grands renforts de chiffres, d’extraits de lecture et d’impressions de voyages et de reportages, il démontre mieux que nul autre l’impasse du système, incapable d’assurer à tous un juste développement comme de garantir la survie des générations futures. Devenu fou, le capitalisme court à sa perte, détruit les citoyens comme il dévore la biosphère, ne profitant qu’à quelques-uns, cette « oligarchie » qui « n’a plus aujourd’hui d’autre ressort que l’avidité, d’autre idéal que le conservatisme, d’autre rêve que la technologie ». Désastre ? Non : en digne représentant de la mouvance altermondialiste – courant de pensée trop vite enterré et qui revient au pas de charge à la faveur de la crise – , Hervé Kempf chante les alternatives, appelle au sursaut citoyen, veut croire à notre capacité à changer le monde. Et nous aussi.

    L’espoir ? Il s’affine dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, paru il y a quelques jours [3]. S’il revient sur le champ de ruine laissé par le capitalisme, monde sans valeurs – sinon celles d’un individu se croyant tellement roi qu’il ne voit plus combien il est seul et sa vie sans intérêt – et sans avenir, s’il réduit à néant le mirage de la croissance verte – cautère sur une jambe de bois qui voudrait nous faire croire qu’on peut sauver le monde sans en bouleverser ses assises – , s’il affirme toujours combien l’urgence de la crise écologique ne nous laisse d’autre choix que de modifier profondément notre rapport à la consommation, Hervé Kempf ne cède ni au catastrophisme ni au pessimisme. Au contraire : il donne à voir combien les prochaines années, celles de la construction des alternatives, seront aussi exaltantes que dangereuses. Un immense enjeu.

    « Est-il possible d’aller vers la sobriété sans passer par des secousses violentes ? Pouvons-nous éviter que les gouvernements capitalistes imposent une réponse autoritaire en tentant une ’relance’ aussi dommageable écologiquement qu’inutile ? Je ne sais pas. Face aux sombres perspectives, l’heure des hommes et des femmes de coeur, capables de faire luire les lumières de l’avenir, a sonné. »

    Ces deux livres, chacun devrait s’y plonger tant ils sont implacables, efficaces, aussi synthétiques que faciles d’accès. Et puis aussi – tant qu’on y est – , lire cet entretien qu’Hervé Kempf nous a accordé, voici quelques semaines, dans un café de Nation. Hop :

    __3__

    Comment les riches détruisent la planète est sorti en janvier 2007. Avec clairvoyance, vous y annonciez en filigrane la crise à venir. Les faits vous ont donné raison…

    Entre autres… Mais je voudrais d’abord revenir sur le mot crise. C’est un terme qui laisse à penser que nous devons passer un mauvais moment avant de retrouver l’équilibre dans le système actuel. Ce n’est pas le cas et il faut essayer de ne pas utiliser ce mot : ce que nous vivons n’est pas qu’une crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. Ce n’est pas la crise financière de 1929, ni celle de 1987 ou de 1998, ni la bulle spéculative de 2000… ces comparaisons laissent penser qu’aujourd’hui aussi, le système, après avoir tangué, se rétablira presqu’inchangé. Mais il faut au contraire considérer la situation que nous vivons comme la manifestation exacerbée des contradictions écologiques et sociales du système économique actuel, soit le capitalisme à sa phase d’apogée. C’est une phase de transformation : dans de grandes difficultés, nous nous dirigeons vers un autre système. L’idéologie dominante essaie de faire passer la société, l’économie, pour des patients qui, après une crise d’allergie, devraient retrouver une vie normale. En fait, la société, l’économie, n’ont pas à guérir, mais à se métamorphoser.

    C’est donc une transformation, pas une disparition ?

    Je m’inspire de Karl Polanyi et de son utilisation du concept de grande transformation [4] : dans sa grande œuvre publiée en 1944, il explique comment le capitalisme a été la grande mutation de l’économie au sortir des temps modernes, et a cherché à généraliser l’économie de marché à l’ensemble des activités humaines. Cette définition du capitalisme me paraît la plus pertinente.

    Nous nous trouvons en une phase d’apogée – donc finale – du capitalisme : il a fini par transformer la psychologie collective au point où presque tous les individus sont convaincus qu’ils sont essentiellement motivés par la recherche de leur intérêt personnel, et par ailleurs que l’ensemble des activités humaines – ansi que les biens communs – ont vocation à devenir des activités marchandes. Mais, arrivé au sommet de sa progression, les désordres que sa pleine expression génère tant sur le plan social qu’écologique font qu’il ne peut plus se maintenir que dans un équilibre très instable, ou se délabrer totalement. Sur ses décombres, la société humaine devra rebâtir une autre économie, un autre jeu de relations sociales, un autre rapport à la biosphère. Plutôt qu’un malade à guérir, nous sommes un poussin qui sort de l’œuf en cassant sa coquille…

    Vous aimez les images…

    Je vois le côté positif des choses. Si on nous dit “crise, crise, crise”, nous nous sentons obligé de réagir comme si nous étions malades. Mais nous ne sommes pas malades, au contraire de l’oligarchie et du système d’aliénation généralisée dans lequel elle nous a entraîné. Donc, gardons cette image de la grande transformation, même s’il ne faut pas être trop idéaliste : il va y avoir de la bagarre, l’oligarchie va résister aux changements indispensables.

    En définissant cette phase de transformation, vous avez évoqué deux possibilités. Quid de la deuxième, celle qui verrait le système se maintenir dans un équilibre instable ?

    Elle n’adviendra pas. Ce qui me fait dire que le système ne peut pas se maintenir dans un état durable d’équilibre et qu’il faut casser la coquille, c’est précisément la crise écologique. Et là, par contre, j’emploie le terme de crise, parce que nous sommes réellement dans un état de maladie profonde. La crise écologique dans laquelle nous sommes engagés – et c’est un champ historique dont la profondeur est beaucoup plus importante celle du capitalisme – correspond au moment où, pour la première fois depuis que l’espèce humaine existe – disons, depuis un à deux millions d’années -, elle se heurte aux limites de la biosphère. Alors que nous nous sommes toujours développés sans nous préoccuper de l’environnement, ou souvent contre lui, voici venu le moment où nous devons trouver un moyen de nous épanouir, en tant que société, tout en restreignant nos prélèvements et notre impact sur la biosphère.

    L’ampleur de ce défi, auquel le capitalisme est incapable de répondre, explique pourquoi il atteint son terme historique : il n’est plus adapté aux besoins de notre époque et est devenu mortifère.

    C’est ce qui est passionnant dans votre premier ouvrage, cette façon de lier crise écologique et sociale. Pour moi, vous êtes l’un des premiers à le faire de façon si pertinente. A tel point qu’on pourrait se demander si vous ne prêchez pas dans le désert…

    Je suis pas tout à fait d’accord. La gauche se rend compte maintenant qu’elle doit intégrer la question écologique. Elle ne sait pas tellement comment faire, parce qu’elle a toujours ignoré la culture de l’écologie, à part quelques exceptions. Mais elle en a compris la nécessité. Par exemple, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le nouveau Parti de gauche, semblent se fonder en intégrant la question écologique. Et un peu plus que dans les paroles : nombre de leurs membres vont peser pour que ces enjeux vitaux soient pris en compte.

    Surtout, l’opinion publique, le corps social dans sa grande majorité, a pris conscience de l’importance de la question environnementale. Et souvent mieux que l’oligarchie, qui persiste à penser que c’est quelque chose de marginal.

    La deuxième chose, c’est que si la question de la crise écologique était dans l’air depuis longtemps, ça ne fait que depuis peu de temps que nous – je me range parmi ceux-là – avons pris la mesure de l’ampleur nouvelle des inégalités. Moi-même, je ne me suis rendu compte de l’importance de ces inégalités qu’il y a trois à quatre ans. Et lors de tous les débats auxquels j’ai participé après la sortie de ce livre, je sentais bien que je n’ouvrais pas les yeux aux gens sur la question environnementale, mais qu’en revanche, quand je leur montrais les graphes et statistiques rendant compte de la progression des inégalité ces trente dernières années, ils étaient baba…

    Il y a en ce moment une affirmation de la question sociale…

    Oui, son retour au premier plan est très clair. La réalité parle toujours. Ce que nous disons avec nos mots, avec nos pensées, n’est jamais que le reflet plus ou moins précis de la réalité. La crise sociale se développe, la crise écologique aussi, et nous comprenons sans cesse davantage à quel point elles sont liées.

    Mais le système va essayer de jouer de la sensibilité environnementale de l’opinion en prônant la croissance verte, la relance verte, en tentant de coller des éoliennes partout et en lançant la voiture électrique… mais sans rien changer aux structures sociales. Ce ne sont là que des pansements pour maintenir les rapports de pouvoir existants et évacuer la question sociale.

    Vous n’y croyez pas ?

    Cela ne sera évidemment pas suffisant. Par exemple – c’est un exemple crucial, on pourrait dire stratégique -, tout le jeu du capitalisme par rapport au changement climatique est de pousser à l’instauration d’un « marché du carbone » censé régler le problème, mais sans dire nettement qu’il faut réduire la consommation d’énergie. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas aller vers une réduction de la consommation d’énergie sans poser la question de la justice sociale. Précisément ce que l’oligarchie veut éviter.

    En réalité, réduire la consommation d’énergie, l’afficher comme objectif et s’y tenir, c’est changer de société, bouleverser sa structuration, changer le jeu des pouvoirs, puisque le capitalisme est organisé selon une logique de production, et non sur une logique de besoin.

    Dire qu’on va réduire la consommation d’énergie, c’est affirmer qu’on va réduire la consommation. Voyez ces écrans plats ou ces cadres photos numériques qui vont être offert à Noël [5] et qui consomment énormément d’énergie pour un intérêt limité : à quel besoin réel correspondent-ils ?

    D’un point de vue écologique, la situation économique qui va en empirant pourrait donc être une chance, une opportunité de réduire cette consommation ?

    Oui, mais à deux conditions. D’abord, cette baisse nécessaire de la consommation d’énergie doit être assumée politiquement pour qu’elle se fasse dans la justice sociale. Ce n’est pas à la mère célibataire qui gagne 800 € par mois comme caissière, trois jours par semaine et avec des horaires impossibles, qu’il faut demander de réduire sa consommation d’énergie. On a là un enjeu de justice sociale. D’ailleurs, la consommation d’énergie et de matière augmentent selon le gradient des revenus. Réduire collectivement la consommation d’énergie, c’est réduire beaucoup plus fortement celle des plus riches. D’une part parce qu’il est logique de leur demander plus d’effort, puisque ce sont eux qui consomment le plus. Ensuite, cela permettra aux classes moyennes, qui devront porter le gros de la réduction de la consommation, de l’accepter plus facilement. Enfin, cela changera le modèle : pour l’instant, les super-riches définissent pour la société un modèle général de surconsommation ostentatoire ; ils sont les premiers acheteurs de tous ces objets superflus et très sophistiqués que la classe moyenne tente ensuite d’acquérir afin de les imiter. Si on change la façon dont se comporte la couche sociale au sommet de la société, on change le modèle général de la consommation.

    Une deuxième chose, essentielle : on est dans une société qui a très largement substitué des consommations matérielles à du lien social. Prenons l’exemple de ce café où nous nous trouvons et qui affiche fièrement des écrans plats au mur. Il faut se demander pourquoi : si nous voyons de plus en plus d’écrans plats dans les cafés, c’est aussi parce qu’ils sont beaucoup moins qu’auparavant un lieu de lien social. Vous avez beaucoup de gens maintenant qui viennent dans les cafés pour boire un coup tout seul. Et comme ils s’ennuient et que ce n’est pas forcément facile de parler à son voisin, ils regardent la télé… C’est un exemple qui illustre l’aliénation culturelle dans laquelle nous sommes plongés : un monde où règne l’individualisme, où nous consommons pour compenser notre manque d’échange, notre frustration affective.

    Dernier point : dans un système qui ne cesse de réduire les services collectifs – la politique de Sarkozy est en la matière caricaturale – , la crise – ou la grande transformation – est l’occasion de changer notre étalonnage de valeurs. Et de souligner qu’il faut mieux avoir un bon système éducatif qu’un écran plat, un système de transports en commun performant qu’une deuxième voiture, un accès gratuit au musée ou au théâtre plutôt qu’une télé inondée de pubs. Cette substitution de besoins devient peu à peu claire dans la tête des gens.

    Tout ça mis ensemble… Il faut le vivre de manière positive. Ce n’est pas « la crise est l’occasion de… », puisque elle s’impose aux gens. Mais : ce que nous vivons est une grande transformation que nous pouvons collectivement nous approprier, que nous pouvons prendre en main pour changer la société et nous-mêmes, en allant vers davantage d’écologie et de justice sociale. Cette grande transformation implique un changement politique. Mais nous avons à trouver la stratégie politique qui permettra de chambouler l’oligarchie, de changer le rapport de forces.

    Vous croyez à une prise de conscience collective ?

    Oui, mais je suis peut-être optimiste. En matière écologique, cette prise de conscience est déjà là en bonne partie. Le reste devrait suivre…

    Même dans une société plongée en pleine régression démocratique ?

    C’est vrai que les citoyens n’ont pas encore pris conscience de la menace qui pèse sur les libertés publiques avec ce régime à tendance autoritaire. Vrai que nous sommes en pleine régression démocratique. Et que les médias jouent mal leur rôle essentiel de veilleurs des libertés. Combien d’entre eux peuvent encore se targuer de leur indépendance économique ? Le Canard Enchaîné, Le Monde, Marianne, quelques autres… C’est peu. La démocratie médiatique est malade et la libre expression des idées est de plus en plus difficile. Les régimes capitalistes deviennent de plus en plus autoritaires, avec un nombre croissant de policiers, de miliciens privés, de gardes de sécurité, de prisons, avec des lois antiterroristes…

    C’est l’un des grands enjeux que nous avons à relever : faire comprendre aux gens que la démocratie est en danger, que l’expansion de l’appareil policier et carcéral, la biométrie et la croissance des fichiers nous menacent et menacent notre liberté. La presse doit se réveiller, les journalistes doivent défendre bec et ongle la liberté d’expression. Je pense que de ce côté aussi, les choses sont en train de changer.

    Dans une interview donnée au Monde, le sociologue américain Immanuel Wallerstein affirmait : « Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. (…)Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif. » Vous croyez à cette menace ?

    Bien sûr ! Je le dis d’ailleurs dans Comment les riches détruisent la planète, en évoquant largement ce risque d’une dérive autoritaire. Et je réitère cet avertissement dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Le risque est d’autant plus grand que l’oligarchie est devenue autoritaire, qu’elle méprise la démocratie et qu’elle peut nous entraîner vers la guerre, vers la violence, vers la régression sociale. Mais rien n’est joué, je ne crois pas du tout à un quelconque déterminisme historique.

    J’ai surtout retenu de cette interview d’Immanuel Wallerstein sa certitude que nous pouvons sortir du capitalisme – André Gorz ouvrait aussi cette porte. Et beaucoup de gens vont s’en rendre compte. Ça me fait penser au conte d’Andersen, « Les habits neufs de l’empereur ». On est dans cette situation où tout le monde peut s’apercevoir que le roi est nu. Et constater que le capitalisme, qui se voyait comme la fin de l’histoire, se prétendait le système le plus efficace du monde, capable de répondre à tout et d’augmenter la prospérité générale, est nu. Il est devenu inefficace, ainsi que le démontre la crise financière, corrompu, dangereux, puisqu’il détruit l’environnement et menace ainsi la pérennité des sociétés humaines. Bref, nous devons passer à autre chose. La seule vraie question est de savoir comment nous allons fabriquer un nouveau monde, maintenant que le mur de Berlin du capitalisme est en train de s’effondrer.

    Vous avez des pistes ?

    Une formule guide : moins de biens, plus de liens. Et une idée primordiale : les solutions sont déjà là. Partout se créent des scops, des coopératives, des échanges de temps, des nouvelles techniques écologiques, sociales, agricoles… Il faudrait plusieurs volumes pour raconter toutes les initiatives intéressantes déjà à l’œuvre. Le temps manque ici pour développer ce point, mais la logique de l’économie coopérative – donc de partage de la propriété des outils de production – est une clé de l’avenir. Nous connaissons ou esquissons les solutions, nous savons au fond de nous comment faire, il faut juste créer une conscience commune à tous ces expérimentateurs, ces alternatifs et ces créatifs. Nous devons profiter du confort que nous avons encore de pouvoir réfléchir, lire et discuter sans être prisonnier de l’impératif dramatique et anxiogène de la nécessité. Et il nous faut garder en tête qu’on agit avec plus de de force et d’efficacité quand on est mu par le désir de réaliser quelque chose. A nous de savoir vers où on veut aller : le nouveau monde, ou l’asservissement.

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    23 août 2009 à 8 08 25 08258
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    Sophie,

    Ëtre bref est également une qualité. Je n’ai pas le temps de lire ton roman. De plus, je suis en Amérique, donc la situation diffère quelque peu de l’Europe ou de la France.

    Par contre, voici un article qui explique que l’armée US est le plus grand consommateur de pétrole dans le monde.

    http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=9670

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    23 août 2009 à 8 08 38 08388
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    Sophie,

    En fait, j’ai lu ta réponse, et même si je suis d’accord avec toi sur certains points, comme tu écris, les menaces sont multiples.

    Le triage des déchets de mon voisin n’est certainement pas ma principale préoccupation environnementale.

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    23 août 2009 à 8 08 41 08418
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    à Aimé

    Je n’ai pas pondu un roman je t’ai copié collé UNE interview de Hervé Kempf et la situation économique est globalement la même dans grosso modo tous les pays Européens et aux USA .

    Je te parle de Hervé Kempf par rapport à un point précis , c’est la responsabilité individuelle dont tu nies l’importance, alors que je crois qu’elle est au moins aussi importante que de d’avoir une information correcte.

    Oui l’armée américaine est très probablement la plus grosse consommatrice de pétrole au monde et donc aussi l’armée la plus polluante, mais à cela rien d’étonnant, c’est aussi la plus puissante armée du monde… L’industrie de l’armement ou de la guerre n’ont jamais eu trop le soucis de l’environnement, ils ne l’ont déjà pas de la vie humaine … !

    Je dis que cependant, tout en gardant les yeux ouverts sur les actes polluants des Etats, des industriels, des Gros autrement dit, il ne faut pas nier l’importance de nos actions individuelles, et de nos actes qui cumulés finissent aussi par être très polluants . Ce qui veut dire qu’il ne suffit pas de dénoncer les pollutions des industries automobiles par exemple, pour ne pas avoir la cohérence de tout faire pour limiter l’usage de sa propre voiture, de l’entretenir pour ne pas que le moteur ne devienne encore plus polluant, pour tenter de trouver des alternatives pour mettre un autre carburant dans le moteur ( il en existe ) etc etc …..

    Il existe un réseau encore petit que je trouve génial à ce titre, c’est « roule ma frite ». Ils recyclent l’huile de friture, pour la mettre dans des moteurs de voitures de particuliers diesel, pour un coût environ 4 fois moins cher que le pétrole et une pollution bien moindre. Certes tout le monde ne peut pas se mettre à rouler de cette manière, mais si ne serait-ce que 10% du traffic se faisait avec ces huiles dont de toutes manières on ne sait quoi faire et qui posent tout un tas de problèmes pour les éliminer justement, ça serait déjà 10% de gagné.

    Oui il existe des spécificités à chaque pays, mais le problème environnemental n’est pas l’exclusivité d’un seul pays, c’est un problème mondial, qui ne connait pas plus de frontières que le nuage radioactif de Tchernobyl.

    Je veux bien faire bref, mais consulte au minimum les sources que je t’indique sinon ça s’appelle un dialogue de sourds.

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    23 août 2009 à 9 09 43 08438
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    Sophie,

    Les gouvernements corrompus qui sont financés par les entreprises hyper-polluantes adorent détourner l’attention de leurs propres actes, pour culpabiliser le consommateur individuel.

    Je ne suis pas d’accord avec ce raisonnement, et tu ne me convaincras pas du contraire.

    Je me méfie également des verts, qui comprennent peu les rouages de la politique et de la manipulation de masse, et qui veulent imposer aux autres leur vision du monde (programmée dans leur tête par les médias de masse).

    C’est mon opinion, point final.

    Bonne journée.

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    23 août 2009 à 11 11 10 08108
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    Sophie,

    le capitalisme a toujours été fou. Le système a été conçu volontairement, et le début de crise que nous connaissons aujourd’hui a été depuis longtemps étudiée et planifiée par l’élite. Nous ne sommes donc pas en train de vivre un changement soudain, inattendu: nous sommes simplement en train de subir les décisions des illuminati.

    Le système même de l’argent et d’intérêt est, et je le répète, du vol pur et simple, et tant que ce système sera en place, nous en sortirons perdants. La seule métamorphose positive possible serait l’abolition du FMI et de la Banque Mondiale, l’annulation simultanée de la dette de chaque pays de la Terre, et ensuite, la reprise du contrôle financier par le gouvernement de chaque pays et donc, l’impression de l’argent par le gouvernement de chaque peuple, et non pas par des compagnies privées appartenant aux cliques de banquiers internationnaux (Rothschild et cie.) comme c’est le cas actuellement. Et même à ça, il faudrait alors que le peuple prenne le contrôle de leur gouvernement car actuellement, les gouvernements appartiennent litéralement à l’élite.

    Sinon, gauche, droite, c’est la même chose. La seule raison pour laquelle on vous rabat les oreilles avec la question écologique est parce que ça fait l’affaire de l’élite que tous pensent qu’ils sont concernés. Ils veulent nous faire croire que nous sommes des microbes et qu’il faudrait, pour la survie de la planète, que les humains meurent!!!! C’est ça qui se cache derrière leur expression de « surpopulation » : un génocide perpétré sur la race humaine entière, sous peu!

    Et Sophie, dernière chose.

    À voir avec quel dévouement tu écris ici, je veux dire, voir à quel point le sujet te tiens à coeur et te fait réagir, j’ai vraiment envie de te dire:

    J’espère au moins que tu es végétarienne!!!!

    Parce que tu sembles vraiment concernée par la question environnementale et tout, et ce geste (le végétarisme) à lui-seul est énormément plus efficace que tous les autres faits en ce sens…

    Mais vois-tu, le problème des gens, de Monsieur et Madame tout-le-monde, c’est précisément qu’ils ne veulent pas être dérangés dans leur confort Babylonien. « Ça fait 30 ans que je mange de la viande, pourquoi j’arrêterais? » ou encore « Ouin mais j’aime ça de la viande moi » ou encore « Ouin mais moi j’aime ça avoir un char »

    Bottez-vous le cul pour une fois dans votre vie et les choses changeront réellement. En attendant, on a des pubs de Babylone qui nous dit de baisser nos tits chauffages à 15 la nuit pendant qu’eux autres décrissent la nature en s’en mettant plein les poches… Cibolac!!!

    Sinon, pour le problème de l’énergie… rien de plus pathétique!!! L’Énergie Libre, découverte par Nikola Tesla, est présente en tout temps et en tout lieu sur Terre, et ce, à l’infini. Si nos gouvernements voulaient vraiment faire avancer les choses, nous aurions des voitures qui rouleraient avec cette énergie gratuite depuis les années 60!

    Et de toutes façons là… Une des choses qui me fait le plus chier dans toute ça c’est que tout le monde a un char. Bordel! Comme si c’était important! Comme si c’était essentiel! Comme si c’était SI pratique! HEY! Avant ça existait pas pis tout le monde vivait pareil. Avant le monde était en forme parce qu’ils MARCHAIENT et ils RESPIRAIENT. Essayez de respirer dans une voiture emboucanée vous…

    Aimé

    Je suis parfaitement d’accord avec ton dernier commentaire.

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    23 août 2009 à 14 02 24 08248
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    à Simon

    Végétarienne je le suis et depuis plus de 15 ans. En mangeant le plus possible des aliments issus de l’agriculture biologique de plus. Je l’ai déjà écrit sous un article ici à propos de l’alimentation je crois.

    Oui je suis concernée par le problème et je connais déjà les rouages dont tu parles avec les Illuminati , le système de gouvernement mondial.
    Ceci dit, je pense qu’il n’est pas forcément sain de passer son temps à ressasser ces informations, parce que rien que d’en parler entretien leur existence, un peu comme un mantra ou une prière peut avoir de la puissance.
    Je connais ces informations depuis fort longtemps, et je pense que si on s’en tient à ça, on ne fait plus rien , voire on se tire une balle dans la tête, parce que on ne voit pas très bien comment en sortir.

    Je crois au contraire que par rapport à la politique, l’environnement EST par excellence un sujet politique, puisque ce sont bel et bien les politiques que nous élisons ou laissons élire par les électeurs qui votent ( quand nous nous abstenons ) qui prennent les décisions et qui peuvent influer un tant soi peu sur l’ordre des choses. Ce sont eux qui votent les lois, ce sont eux qui peuvent interdire ou autoriser bon nombre de choses. Gauche droite, si c’est fondamental selon moi. Hervé Kempf n’affiche d’ailleurs pas une appartenance à un quelconque parti politique, mais il affirme qu’il est fondamental d’aller voter. Crois tu que les Illuminatis ne votent pas ?? Ils se gardent bien de s’abstenir, parce qu’ils savent pertinement que le pouvoir au moins en partie est bien dans les mains des politiques.

    Ce n’est pas parce que nous voyons sous nos yeux des responsables politiques corrompus ou impliqués dans des scandales financiers plus ou moins importants que aucun politique n’a de valeur.
    C’est un peu pour moi comme si nous considérions tous les médecins comme des charlatans incapables ou des gens qui font des saignées sans se poser de questions comme du temps de Molière ( à l’époque bon nombre de médecins ont envoyé ainsi leurs patients au cimetière, tout comme ceux d’aujourd’hui qui soignent les cancers à coup de chimio tuent leurs patient avec la chimio avant que le cancer ne s’en charge ) . Il existe AUSSI d’excellents médecins, le tout est de choisir avec discernement. Et je crois que la droite entretien volontairement une ignorance crasse de la politique parmi l’ensemble de la population pour que précisément l’électeur de base soit littéralement désabusé et qu’ils maîtrisent parfaitement qui sera élu.

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    23 août 2009 à 15 03 21 08218
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    Quand il y a auto flagellation, il y a culpabilité, Aimé. Faudrait peut-être lire avant de réagir.
    Vous ne trouvez pas que ça tourne un peu en rond là : non c’est eux, non c’est nous, non c’est eux.
    Le végétarisme, OK. La responsabilitée individuelle, OK. Cette dernière étant surtout la celle où j’ai le plus de contrôle.
    Après , quels sont les moyens concrets d’influencer positivement et les comportements collectifs et les guvernements français et canadiens face à l’environnement à court terme , dans le vrai monde, versus ce site ?
    Simon, rappelez moi, svp: quel est l’objectif sombre de l’élite qui nous fait croire que le climat est déglingué suite à l’influence d’une population humaine qui a explosé sur cette terre ?
    Est -ce que la rareté prévue des ressources telles que l’eau est aussi une conspiration ?
    Merci Sophie pour la ref. Kempf. Tout un bonhomme qui va exactement dans mon sens.
    Bonne semaine!

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    23 août 2009 à 15 03 35 08358
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    Droite – Gauche, Gauche – Droite, le faux débat par excellence.

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    23 août 2009 à 15 03 45 08458
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    Sophie,

    La perle dans ton commentaire :

     »Crois tu que les Illuminatis ne votent pas ?? Ils se gardent bien de s’abstenir, parce qu’ils savent pertinement que le pouvoir au moins en partie est bien dans les mains des politiques. »

    Je ne sais pas comment ça se passe en Europe, mais ici les élections c’est un choix entre plusieurs politiciens professionnels, aucun d’entre eux n’ayant été choisi par le bon peuple.

    Voter, c’est cautionner un système fondée sur le mensonge, la corruption et la contrainte.

    C’est pourquoi je ne vote pas!

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    23 août 2009 à 16 04 22 08228
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    à Aimé :

    la perle dans ton commentaire :
    « Droite – Gauche, Gauche – Droite, le faux débat par excellence. »
    TOUS ceux qui défendent ça sont de DROITE ! Et tous les électeurs convaincus de cela votent à droite, donc si on n’en parle pas, de toutes manières c’est la droite qui gouverne. Les partis se disant du Centre appliquent une politique de droite, ce n’est qu’un stratagème pour tenter de ratisser large au niveau de l’électorat.

    Tu as raison de ne pas voter, plus il y a d’abstentionnistes, plus les élus sont de droite cela correspond donc à tes choix politiques.

    La question est tout de même de savoir si la priorité c’est de favoriser à tout prix l’économie, le capital et les profits, quitte à écrabouiller 85% de la population mondiale au profit d’une poignée (la situation actuelle, très précisément )et de donner le pouvoir et l’argent à de très rares personnes, ou si la priorité des priorités c’est l’humain pour lequel on mettrait l’économie à son service. Et non ce n’est vraiment pas pareil.

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    23 août 2009 à 17 05 05 08058
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    Sophie,

    Je vois que tu ne comprend pas le sens de mes commentaires. La droite et la gauche, c’est deux doigts de la même main.

    Ça n’a aucune importance, la droite et la gauche.

    Les citoyens sont des cerfs et des esclaves fiscaux, peu importe leur allégeance politique.

    La droite et la gauche, c’est un faux débat, pour mieux manipuler le peuple.

    Si vous ne comprenez pas ça, vous ne comprenez pas grand chose.

    http://www.youtube.com/watch?v=xrWsdxSFwuk

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    23 août 2009 à 18 06 29 08298
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    Sophie, je ne comprends pas… Tu penses que les illuminati votent??? Et tu dis être au courant?!?!?! Je ne crois pas que nous parlions du même groupe…
    Et puis, qu’on y croit ou non, qu’on en parle ou non, qu’on y pense ou non, ILS EXISTENT. Ce n’est donc PAS comme un soutra ou whatever car ce dont nous parlons ici est excessivement concret. Je comprends le sens de « la pensée se matérialise », mais ce n’est pas en niant l’existence de quelque chose qu’il cesse d’exister.

    Sinon pour la gauche et la droite… Encore du novlangue sioniste pour donner l’impression au peuple qu’il a le choix. Je suis d’accord, nous avons le choix. Nous avons le choix de nous faire crosser en rouge ou en bleu, et dernièrement, on voudrait nous crosser en vert. Ooooooh! Ça c’est une belle couleur c’est la couleur de l’environnement! Ooooooh! Ça y est, je m’en vais voter de ce pas! (mais non mais non, je blague, je ne vote pas)

    Réponse à Brigitte:

    L’objectif sombre de l’élite dont vous parlez est la diminution de la population mondiale en-deça de 500 millions, rien de moins. Pas besoin d’une loupe pour voir que leur plan est déjà entamé: Vaccins (aluminium, mercure et virus), ébola, SIDA, cancer, grippe aviaire, H1N1, chemtrails, plombages comportant du mercure, fluor dans l’eau « potable » (ça me fait rire! ça défini bien la qualité de l’eau du robinet pour se laver avec: potable!), fluor dans les poêles anti-adhésives, fluor dans le dentifrice, aluminium et autres poisons dans le désodorisant, SUCRE BLANC, aspartame, sucralose, colorants, produits laitiers, viande, alcool, TABAC, cocaine, etc… et ça c’est sans parler du projet HAARP pour contrôler le climat et contrôler nos pensées, ainsi que toutes les catastrophes dites « naturelles » qui frappent ici et là la planète (en particulier les inondations) qui sont causées par HAARP…

    Pour ce qui est de la rareté de l’eau… eh bien nul besoin de se questionner face à la situation: notre eau est déjà hypothéquée pour nos chers amis des États-Unis, tout comme notre forêt!

    Non, jouer à l’autruche ne changera pas la situation mondiale, et je n’ai jamais dis que cette situation m’empêchait d’avancer malgré tout en faisant le bien autour de moi, de mon mieux…

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    23 août 2009 à 18 06 48 08488
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    Simon,

    D’accord avec toi.

    D’ailleurs, sur la question de l’eau, je peux vous parler d’un dossier (parmi plusieurs) en Ontario ou le gouvernement veut installer un DÉPOTOIR au milieu d’un réservoir naturel et au-dessus d’une nappe phréatique qui couvre une grande région et qui contient une des eaux les plus pures de toute la planète.

    Le projet s’appelle Dump Site 41 dans le canton de Tiny.

    http://www.dannybeaton.ca/StopDumpSite41/index.asp

    Les Mohawks de la région ont été les plus farouches opposants à ce projet, depuis le début mais graduellement la population voisine a été informée du projet, et l’opposition a grandi.

    Malgré tout, le gouvernement prétend qu’il n’y a aucun danger, alors que tous les opposants sont convaincus (avec raison) que l’eau sous-terraine deviendra contaminée, comme c’est arrivé pour les autres dépotoirs du même type ailleurs.

    Voici donc un autre exemple ou les deniers publics servent à détruire la qualité de vie des contribuables, ce qui n’a évidemment aucun bon sens.

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    24 août 2009 à 2 02 40 08408
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    à Simon

    Non jouer à l’autruche ne servira pas. Mais que proposes tu donc de faire concrètement pour passer par dessus tous les pouvoirs dont les Illuminati profitent?

    On peut refuser le système médical de façon assez pousée, pas d’antibiotiques (sauf pour une question vitale, très urgente) pas de chimio, de radiothérapie, pas d’isotopes médicaux , pas de vaccins bien sur.
    On peut refuser le système de distribution de biens, en limitant sa consommation au maximum et en achetant le plus que faire se peut à des producteurs locaux.
    On peut se remettre à coudre, à tisser, nos propres vêtements, mais il va nous falloir bien trouver les fibres au départ, ( lin , chanvre, laine , soie ?)
    On peut retourner vivre à la campagne et labourer notre champ avec une charrue et tractée par un cheval ou un boeuf.
    On peut rejeter en bloc tout le système politique, électoral, juridique, sociétal, mais j’ai bien peur qu’avec ce genre de philosophie, tu jettes un peu facilement le bébé avec l’eau du bain.

    Mais il faut bien reconnaître que bien peu de personnes accepteront de se passer du chauffage central,de l’eau courante et de l’eau chaude au robinet, des toilettes avec chasse d’eau, du téléphone et de vivre dans une rusticité à ce point là.

    Je dis donc que nous aurons beau personnellement faire ces choix là, sur la population en général et sur l’environnement globalement cela aura un impact minime à terme. Je crois qu’il faut tout de même proposer quelque chose qui soit plus acceptable pour beaucoup de personnes.

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    24 août 2009 à 13 01 05 08058
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    De toutes façons…

    Embrassez donc la technologie autant que vous le voulez, moi mon choix est fait; je retourne à la Terre.

    J’encourage tous les Humains à faire de même, car avec ce qui s’en vient, ce sont les seuls Humains qui survivront à l’extérieur des camps de concentration…

    La Vie elle-même forcera les Humains vers un retour à la Terre, mais dis-moi Sophie, dans quel camp seras-tu?

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    24 août 2009 à 14 02 45 08458
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    Mais Simon, voyons bien évidemment je ferais partie de ceux qui mourront pas millions dans les camps de concentration où veux tu que je sois d’autre ?
    Je trouve que vous avez toi et Aimé une façon très singulière de débattre, vous parlez de choses auxquelles vous croyez dur comme fer , comme si c’était des évidences absolues pour tout le monde alors que vous savez pertinement qu’il n’en est rien. Vous prétendez avoir trouvé VOUS la voie pour sauver votre peau à vous et que tout le monde doit faire rigoureusement les mêmes choix que les vôtres parce qu’il n’y en aurait aucun autre de censé. Je vous trouve intolérants, et de plus méprisants et hautains avec tous ceux qui ne partagent pas votre point de vue à 100% .

    Personnellement , tu peux lire ce que je ponds dans la presse un peu plus largement lue à propos des vaccins par exemple, parce que je suis convaincue que les vacins sont un des moyens les plus pervers qu’utilisent certaines personnes pour tenter de prendre le pouvoir sur le monde entier. Je ne parle absolument pas des Illuminatis, parce que je serais immédiatement classée comme complotiste, je parle aussi des évènements du 11 septembre en disant que je suis perplexe devant la version officielle, si je veux garder un minimum de crédibilité vis à vis des gens encore hésitants ou sceptiques. Mais alors jamais je me permettrais de donner ma version de ce que je pense, jamais je ne me permettrais de faire autre chose que de révéler mes sources, et de laisser tout un chacun aller vérifier par lui même et se faire sa propre opinion.
    Qu’il s’agisse d’alimentation, je considère que ce n’est pas à moi de dicter aux autres comment se comporter. A eux de faire aussi le chemin nécessaire pour choisir ce qui leur convient autant pour leur santé que pour leur philosophie et leurs convictions.
    Qu’il s’agisse de vaccinations, c’est la même chose. J’organise des conférences publiques dans lesquelles je vais expliquer aux personnes pourquoi je doute tant de la vaccination. Après , chacun est libre de faire ce qui lui plait, ce n’est pas pour cela que je souhaiterais aux gens de choper une sclérose en plaques s’ils se font vacciner contre l’hépatite par exemple.
    Qu’il s’agisse d’environnement , c’est la même chose, même si je suis persuadée que l’enjeu est de taille et qu’il est à nos portes, et que nous sommes partie prenante dans cet enjeu. Aller clamer sur tous les tons que notre action à notre niveau personnel est insignifiante est à mon sens de l’irresponsabilité pure et de la déculpabilisation de comportements propres qui sont pas terribles et qu’on se met précisément la tête dans le sable.

    Désolée, mais la première chose sur laquelle je peux réellement agir c’est moi, mes actions , mes gestes, si je veux tout le temps que ce soit les autres qui changent, et bien le plus souvent je suis déçue; alors je n’attends pas des autres qu’ils fassent ce que je suis infoutue de faire.

    Répondre

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