Des chiens et des hommes

Par lutopium – Selon un sondage Léger Marketing réalisé en 2006, 42 % des foyers québécois possèdent au moins un chat ou un chien. Le Québec compte 2,3 millions de ces animaux domestiques. Chaque domicile qui possède des animaux de compagnie a dépensé la somme de $549.00 pour l’année. De plus, on compte près de 1,000 médecins-vétérinaires au Québec. Leurs cliniques ne semblent pas connaître des problèmes d’attente majeurs…

La Loi québécoise sur la protection sanitaire des animaux regroupe différents aspects concernant la santé des animaux. L’article 55.9.2 de cette loi exige que les animaux soient « gardés dans un habitat convenable et salubre… »

Pendant ce temps, un rapport très critique sur la manière dont le Canada s’assure du respect du droit au logement a été présenté cette semaine lors de la 10ème session du Conseil des droits humains de l’ONU à Genève. Le document, qui fait suite à une visite d’observation au Canada réalisée en octobre 2007, s’inquiète de l’augmentation du nombre de sans-abri, de la hausse des prix dans le secteur du logement et de la décroissance du logement public.

À Montréal, 22 000 ménages attendent actuellement un logement dans un HLM, alors qu’aucun n’a été construit depuis 1994.

Les gens de la droite, de plus en plus inspirés par l’approche libertarienne, suggèreront que l’accès au logement est directement relié au mérite individuel. À la limite, la charité volontaire permettra aux plus démunis de trouver logis. Vive Centraide, ils vont règler tous nos problèmes. L’état doit disparaître, le concept de logement social en prend pour son rhume.

La société me ressemble un peu ces jours-ci. Complètement malade.

Photo: Heather SF – Flickr

9 pensées sur “Des chiens et des hommes

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    12 mars 2009 à 9 09 29 03293
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    Quand le pauvre monde sera traité avec autant d’égards que le sont nos animaux de compagnie, le Québec aura fait un grand pas !
    Quand je vois douze pompiers occupés à faire descendre un chat d’un arbre, je me demande où en sommes-nous rendus !
    Surtout que ledit chat va remonter dans son arbre sitôt rescapé !

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    12 mars 2009 à 10 10 32 03323
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    La société préfère oublier les classes plus pauvres, qui produisent moins de richesse, et la richesse, on le sait, c’est tout ce qui compte dans ce bas monde.

    Oui, la société est bel et bien malade et le système l’est tout autant.

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    12 mars 2009 à 11 11 51 03513
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    Il n’y a aucune connection entre les deux sujets. Les animaux ont le droit d’un vie sans souffrance aussi.

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    12 mars 2009 à 12 12 54 03543
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    On devrait élire un singe au gouvernement. Peut-être que les choses commenceraient à s’améliorer pour les humains! Et pour ceux qui ont besoin d’un logis, au lieu d’attendre pour les HML, pourquoi ne pas aller vivre chez la S.P.A.? Apparemment que les conditions de vie son meilleures!

    Le gouvernement octroie 200$ milliards de dollars aux banques à charte canadiennes qui ne sont même pas dans le trouble, il dépense des dizaines de milliards dans une guerre perdue, inutile et criminelle en Afghanistan, mais il n’arrive pas à dénicher quelques pauvres petits millions pour abriter des humains défavorisés par ce même système de fou.

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    12 mars 2009 à 13 01 45 03453
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    À tous,

    L’idée qu’un animal a des droits, et qu’un homme négligeant de s’en occuper convenablement peut devenir un criminel, est une insulte à l’intelligence et démontre (encore une fois) que l’on peut imposer n’importe quelle obligation (aussi loufoque soit-elle) à la  »personne » qui est le véritable  »objet » des lois.

    Il ne peut exister de crime sans qu’il y ait une victime.

    Un animal ne peut avoir le statut de victime à moins que l’homme place l’animal à son niveau ce que fait, dans ce cas, le législateur avec la  »personne ».

    Pensez-y un peu. Ça n’a aucun (0 %) bon sens.

    Paix!

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    14 mars 2009 à 10 10 54 03543
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    Salutations à tous et merci pour les commentaires… Désolé de ne pas avoir réagi en temps réel mais ce virus hivernal me complique la vie. L’idée d’écrire un billet sur la popularité grandissante de la passion envers les animaux domestiques (particulièrement cette passion quelque peu débridée envers les chiens de race) me chatouillait les méninges depuis un bout de temps. Je reconnais que ce texte est loin d’être un chef d’oeuvre de littérature mais l’idée principale s’y retouve pour enclencher la discussion. J’ai pondu ce modeste papier en subissant donc cette maudite grippe qui semble faire pas mal de dommages dans la région de Montréal. Ça explique en partie le manque d’inspiration.

    C’est la sortie du Conseil des droits humains de l’ONU qui m’a inspiré ce parallèle entre les sommes investies dans cette industrie des animaux de compagnie et le financement inadéquat du logement social. J’ai l’impression que nous perdons notre sens de la solidarité de plus en plus. Est-il acceptable pour une société « moderne » comme celle du Québec de ne pas prendre les moyens nécessaires pour assurer des logements abordables aux gens défavorisés par cette folle course à l’enrichissement individuel?

    Personnellement, je trouve cette situation innacceptable.

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