Finances publiques : se donner les moyens

Par lutopium – Pour faire suite au billet publié par Philippe David hier, c’est à mon tour d’amener mon modeste grain de sel dans cette discussion : comment pourrions-nous assainir les finances publiques?

D’entrée de jeu, il faut s’entendre sur le rôle de l’État avant de s’aventurer dans ce débat. Il n’est donc pas question ici de remettre en question sa responsabilité dans la prestation de services publics ou sa légitimité de percevoir des impôts. Lorsqu’on ne peut plus payer ses factures, il faut se demander si l’on doit réduire ses dépenses, augmenter ses revenus ou emprunter l’argent qui nous est nécessaire. Le gouvernement actuel semble vouloir explorer le terrain de la tarification de certains services publics (éducation, électricité) et hausser la taxe de vente. Des mesures qui, pénaliseraient en premier lieu la classe moyenne et les Québécois ayant un revenu modeste. D’un autre côté, les porte-parole de la droite politique tiennent toujours un discours flou qui suggère de réduire les dépenses gouvernementales sans jamais préciser exactement où et comment.

Dans cette optique et, contrairement à l’approche imprécise de la droite politique québécoise, j’aimerais apporter ici les propositions qui ont récemment été formulées par la formation politique Québec solidaire. Ces propositions visent à augmenter les revenus de lÉtat québécois afin de lui permettre de soutenir et d’améliorer la prestation des services publics :

  • Redevances sur l’eau pour l’industrie minière et certaines entreprises manufacturières : 775 millions
  • Maintien de la taxe sur le capital pour les entreprises financières : 503 millions
  • Diminution de l’aide aux entreprises de 20 % : 1,2 milliard
  • Nouveau palier d’imposition pour les contribuables ayant un revenu de plus de $115,000 et réduction du plafond des REERs : 533 millions
  • Imposition à 100% de certains gains en capital pour les particuliers et les entreprises : 818 millions
  • Suspendre le versement au Fonds des générations prévu pour 2010 : 880 millions
  • Imposer des redevances aux entreprises minières : 340 millions

Ces mesures, totalisant 5 milliards $ en revenus additionnels, permettraient au gouvernement du Québec de retrouver l’équilibre budgétaire en un an ou deux plutôt qu’en 5 ans comme le suggèrent les économistes cités par Philippe David hier. Du même coup, l’État québécois pourrait en plus réduire ses dépenses en luttant contre la collusion dans la construction et en créant un organisme centralisé d’achat de médicaments. Tout cela permettrait de non seulement conserver nos services sociaux, mais de préparer plus sereinement les années à venir.

Rien ne sert de détruire notre patrimoine collectif pour donner l’impression de réduire les dépenses publiques. Ayons le courage de se donner des objectifs équitables et tout à fait réalisables pour remettre le Québec sur le sentier de la prospérité. N’est-ce pas là un beau projet de société?

34 pensées sur “Finances publiques : se donner les moyens

  • Ping : Finances publiques: se donner les moyens « Jeanne Émard

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    19 février 2010 à 8 08 51 02512
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    Je vais jouer à votre petit jeu.

    1) Éducation
    Il me semble que l’éducation des enfants est beaucoup trop importante pour être laissée entre les mains de l’état.

    Je proposerais donc qu’on confie cette tâche aux parents, et qu’on incite les parents à s’organiser et à donner des cours à leurs enfants et à ceux de leurs voisins, quitte à donner une subvention aux parents éducateurs.

    Économie de plusieurs centaines de millions $ et éducation des enfants qui reflètent les valeurs des parents.

    2) Responsabilité des fonctionnaires
    Il est illogique que tous les mandarins des gouvernement ne puissent être tenus responsables de leurs actes dans l’exercice de leurs fonctions. Fin de l’immunité accordée aux fonctionnaires et tribunal spécial pour traiter rapidement les actions civiles intentées par des citoyens contre des fonctionnaires.

    Économie de x milliards $ et amélioration instantanée de tous les services.

    On pourrait continuer la liste d’épicerie, ce n’est pas compliqué. Il serait facile d’améliorer les choses si une véritable volonté politique existait. Mais voilà, il n’y a aucune volonté politique en ce sens. L’état est une bête qui ne cherche qu’à grossir, jamais à rapetisser. Vos libertés vous sont enlevées, une après l’autre, mais elles ne vous sont jamais retournées. L’état ne recule pas, il progresse toujours.

    Pourquoi les choses sont-elles rendues ou elles sont? Ce n’est pas uniquement le fruit du hasard!

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    19 février 2010 à 9 09 13 02132
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    @Lutopium

    Vous ne serez certainement pas surpris de me voir citer mon billet sur le programme du parti Québec-Solidaire, plus particulièrement la partie 4 qui traite de financement et fiscalité.

    Tout d’abord, le QS voudrait, en tout et partout, augmenter le fardeau fiscal des entreprises de $1.7 milliards. Je pense que plusieurs entreprises vont lever les feutres et que ça sera beaucoup plus difficile d’attirer les entreprises étrangères (ça l’est déjà).

    Ensuite, le QS voudrait augmenter le fardeau fiscal des riches de $1.3 milliards. Le problème est que les riches sont généralement mobiles et que leurs compétences sont en demande partout dans le monde (médecins, ingénieurs, entrepreneurs, avocats, etc). Un certain nombre d’entre eux vont foutre le camps.

    Les autres sources de revenus proposées par le QS sont plutôt douteuses et les chiffres avancés beaucoup trop optimistes et ne tiennent pas compte des conséquences « inattendues » de ces politiques. Par exemple, si on taxe les produits de luxe, la consommation de produits de luxe va diminuer et un marché noir va se développer.

    La seule que j’approuverais est l’élimination des subventions aux entreprises.

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/03/dossier-quebec-solidaire-partie-4-fiscalite-et-financement/

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    19 février 2010 à 12 12 15 02152
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    @minarchiste: je ne suis pas convaincu qu’il y aurait exode des riches si on appliquait ces mesures. Si je suis ce raisonnement, ils songeraient également à quitter le pays si on augmente la taxe de vente et les tarifs d’électricité tout en exigeant des frais supplémentaires (tickets modérateurs) pour certains services publics? Et, de toutes façons, ceux qui veulent quitter le font déjà… alors…

    Qs ne parle pas de taxe de luxe…

    Et les chiffres sont sérieux. Vous en faites pas, y’a des spécialistes en économie autour de ce petit parti!

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    19 février 2010 à 13 01 47 02472
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    @Lutopium

    Non, je ne trouve pas que les chiffres sont sérieux puisqu’ils sont calculés dans un contexte stationnaire (i.e. sans prendre en compte l’impact de la taxe sur ce qui est taxé).

    Par exemple, si on taxes les entreprises minières, il y aura moins d’entreprises minières, donc ces revenus de taxation seront diminués. Et comme ils y aura moins d’emplois miniers, on perdra des revenus d’imposition sur leurs revenus. Il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Ainsi, ce $340 millions de redevances est probablement un chiffre sur-évalué.

    D’autre part, il m’apparaît évident que les auteurs du cadre financier du QS ne connaissent rien à la courbe de Laffer. Quand on taxe le travail, il y a moins de travail à taxer…et le travail crée la richesse, pas le gouvernement.(http://minarchiste.wordpress.com/2009/10/26/la-courbe-de-laffer-revisitee/)

    Finalement, vous dîtes:
    « Qs ne parle pas de taxe de luxe… »

    Voir page 6 de ce document:
    http://www.quebecsolidaire.net/files/QS2008-Cadre_financier.pdf

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    19 février 2010 à 14 02 05 02052
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    @minarchiste: Je comprend que les économistes ne s’entendent pas entre eux et qu’il y a plusieurs écoles de pensées. Soyez assuré que ces propositions ont été adéquatement validées. Que vous ne soyez pas d’accord avec ces propositions, ça se comprend. Mais il ne faudrait tout de même pas charrier en disant qu’elles ne sont pas sérieuses. Elles sont simplement à des années-lumière de votre idéal libertarien. Et c’est correct.

    Pour ce qui est de l’industrie minière, le fascicule de Qs semble assez clair pour tirer une conclusion. Mais vous pouvez la rejeter… De là à dire qu’elles iront ailleurs pour faire de l’exploration minière, permettez-moi d’en douter!

    Et vous avez raison, Qs a déjà fait mention d’une taxe de luxe. Cette mesure a été mise de côté afin de se concentrer sur des mesures qui sont plus « faciles » à mettre en place.

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    19 février 2010 à 15 03 10 02102
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    @minarchiste, on a pu voir quelques économistes appuyer la vision du gouvernement libéral avec la publication des fascicules sur les finances publiques (site du Ministère des finances). On peut lire les apôtres de l’IEDM sur toutes les tribunes. Mais on entend moins souvent parler des économistes qui adhèrent à une économie mixte où le privé et le public participent à l’économie…

    Récemment, un groupe d’économistes publiaient une réponse au Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques. Cette réponse, disponible sur le site Économie Autrement (http://economieautrement.org/spip.php?article96) a été signé par une cinquantaine d’économistes. Preuve qu’il n’y a pas de pensée unique!

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    19 février 2010 à 16 04 09 02092
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    Lutopium,

    Le programme de Québec Socialiste, ç’est une belle vision pour l’avenir.

    Kadhir et David, ç’est un duo qui peut inspirer toute une génération de futurs fonctionnaires.

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    19 février 2010 à 17 05 12 02122
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    La première chose à faire serait d’éliminer la fraude entourant la monnaie/devise. Voyez mon exposer « La devise canadienne » sur mon compte youtube. Le gouvernement crée de toute pièce l’offre pour les billets (au travers la banque du canada) et la demande au travers la taxation, que l’on doit payer avec les billets émits par le gouvernement.

    Le Québec pourrait émettre sa propre monnaie sans contrepartie en dette.

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    19 février 2010 à 17 05 45 02452
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    @Missive du Texas,

    Le Québec pourrait émettre sa propre monnaie sans contrepartie en dette.

    Alors faisons l’indépendance du Québec et décidons nous-même de la politique monétaire… Pourrions-nous faire les choses différemment?

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    19 février 2010 à 17 05 52 02522
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    @lutopium – corrigez-moi, mais je crois bien que la constitution n’empêche pas le Québec de décider lui même quel véhicule sera utilisé pour payer les taxes du Gouvernement de Sa Majesté au Québec. Pas obligé de l’appeler monnaie ou devise.

    Ce que je cherche ici c’est la substance, pas nécessairement la lettre…

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    19 février 2010 à 18 06 23 02232
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    @Missive du Texas, je crois bien que la politique monétaire est une responsabilité fédérale à laquelle le Québec est lié constitutionnellement… Donnons-nous un pays et on verra bien après!

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    19 février 2010 à 18 06 56 02562
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    Vous vous attardez donc à la lettre. Rien dans la constitution n’impose à un gouvernement provincial le véhicule à utiliser pour la perception des taxes. Encore une fois, corrigez-moi si je fais erreur.

    Tenez, une petite anecdote de Benjamin Franklin:

    « Franklin’s friends then asked him how the American Colonies managed to collect enough money to support their poor houses, and how they could overcome this plague of pauperism. Franklin replied:

    “We have no poor houses in the Colonies; and if we had some, there would be nobody to put in them, since there is, in the Colonies, not a single unemployed person, neither beggars nor tramps.”

    Thanks To Free Money Issued By The Nation

    His friends could not believe their ears, and even less understand this fact, since when the English poor houses and jails became too cluttered, England shipped these poor wretches and down-and- outs, like cattle, and discharged, on the quays of the Colonies, those who had survived the poverty, dirtiness and privations of the journey. At that time, England was throwing into jail those who could not pay their debts. They therefore asked Franklin how he could explain the remarkable prosperity of the New England Colonies. Franklin replied:

    “That is simple. In the Colonies, we issue our own paper money. It is called ‘Colonial Scrip.’ We issue it in proper proportion to make the goods and pass easily from the producers to the consumers. In this manner, creating ourselves our own paper money, we control its purchasing power and we have no interest to pay to no one.”

    The Bankers Impose Poverty

    The information came to the knowledge of the English Bankers, and held their attention. They immediately took the necessary steps to have the British Parliament to pass a law that prohibited the Colonies from using their scrip money, and then ordered them to use only the gold and silver money that was provided in sufficient quantity by the English bankers. Then began in America the plague of debt-money, which has never since brought so many curses to the American people. »

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    19 février 2010 à 18 06 58 02582
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    Le Québec n’a pas signé la  »constitution » canadienne, mais faisons quand même comme s’il l’avait signé.

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    19 février 2010 à 20 08 09 02092
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    Missive du Texas,
    J’adore Benjamin Franklin que m’a fait connaître un jour un pasteur américain que nous gardions à la maison, venu au Québec apprendre le français.
    Il citait toujours Franklin…
    « Après trois jours, la visite pue ».
    P.S.
    Délicieux ton passage… On devrait enseigner ça dans les écoles avant de leur apprendre comment être un bon citoyen, pas d’alcool, pas d’tabac…
    Et pas de golf, surtout ..
    🙂

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    19 février 2010 à 19 07 12 02122
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    J’aime bien logique 🙂 C’est bien ce que la majorité des québécois font. Et dans le bureau du Premier Ministre du gouvernement de Sa Majesté au Québec, on prépare une approche pour signer la constitution, les banquiers maintenant toutes les lignes bien occuppées dans l’bureau 🙂

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    19 février 2010 à 20 08 30 02302
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    Gaétan – oui, évidemment, aucun plaisir qui n’est pas approuvé par le corpogouvernemôman 🙂

    En ce qui concerne l’école publique, et la façon dont le curriculum est déterminé par le gouvernement central à Québec (Kremlin??), cela aussi est en directe ligne avec les planches communistes. Les banques centrales – cinquième planche, l’éducation, dixième planche.

    L’endoctrinement doit commencer jeune, la nature humaine dans sa soif de liberté est forte. Ne parle-t-on pas de voir les jeunes entrer le système dès 3 ou 4 ans?

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    19 février 2010 à 20 08 57 02572
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    @ Lutopium,

    D’accord sur tout ça, mais je vous répète ce que je disais hier à Philippe: c’est une erreur de vouloir régler les problèmes extraordinaires par des mesures ordinaire.

    Ainsi, avant de penser à taxer davantage les entreprises minières, ne devrait-on pas séparer la propriété du sous-sol de son exploitation, ce qui en soustrayant la composante « rente » du « profit » crée un autre dynamique, autrement plus saine pour les entreprises… comme pour la société ?

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/22/les-locataires-du-sous-sol/

    Et quant à taxer davantage le revenu, pourquoi la gauche est-elle si réticente à taxer le capital ?

    PJCA

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    19 février 2010 à 21 09 31 02312
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    @ Minarchiste.

    Laffer a répété cette évidence (minimax/maximin) qui si on fouette trop le baudet, il meurt. De la à calculer l’optimum… Il ne faut pas tomber dans le sophisme qu’en prenant moins on aura toujours plus.

    Parlant de sophisme, je crois que c’est Zénon d’Élée qui a prouvé que le lièvre ne peut jamais rejoindre la tortue, puisque quand il arrive là où elle était elle est nécessairement rendue plus loin… Est-ce que ça ne vous rappelle pas les déboires de la prévision à partir d’un état stationnaire ?

    On va exploiter aussi longtemps qu’il y aura un profit net à tirer; si la taxe augmente on augmentera le prix… qui sera répercuté en aval jusqu’au consommateur. Remarquez que je ne vous dit pas que ce soit la meilleure solution, mais il n’est pas exact de penser que la taxation soit LA grande variable qui détermine la production.

    De la même façon, les gens ne cesseront pas de travailler parce qu’ils payent plus d’impôt. Il vont plutôt d’abord se louer un fiscaliste… puis s’acheter un fusil.

    PJCA

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    19 février 2010 à 22 10 30 02302
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    @ Lutopium

    Bravo pour ton billet !

    Plutôt que de te contenter d’avancer des généralités comme Philippe, tu as pris le risque de mentionner des mesures concrètes. Comme cela, tu t’exposes bien plus que lui, qui invente des façons d’atteindre son objectif en improvisant au fur et à mesure. Pour moi, tu es le seul des deux à avoir réellement relevé le défi de PJCA. Bon, tu as fait cela en plus de 200 mots, mais beaucoup plus succinctement et précisément que Philippe.

    @ Minarchiste

    «Non, je ne trouve pas que les chiffres sont sérieux puisqu’ils sont calculés dans un contexte stationnaire (i.e. sans prendre en compte l’impact de la taxe sur ce qui est taxé). »

    Je ne vous contredirai pas sur cet argument quasi-keynésien. C’est vrai qu’il faut tenir compte des effets de ses compressions et de ses dépenses sur les autres secteurs de l’économie. J’aurais toutefois apprécié que vous serviez le même argument à Philippe. En effet, comme il ne tient pas compte de l’inflation et de l’augmentation de la population, son gel des dépenses signifie en fait une baisse d’environ 3 % des dépenses. Ces dépenses en moins auraient aussi un impact négatif, comme vous le dites, sur les autres secteurs de l’économie.

    Il en serait de même avec la proposition du gouvernement de hausser les taxes et les tarifs. Mais nos supposés lucides n’en parlent pas dans leurs documents qui comptent pourtant pas mal plus de 200 mots…

    Par contre, vos arguments sur le secteur minier sont bien faibles. Ce secteur dépend beaucoup plus des prix des métaux, qui font des sauts du simple au triple et du triple au simple depuis quelques années. Ce n’est pas une petite taxe de 10 % sur la valeur de la production qui va changer grand chose à la rentabilité d’une mine…

    «Je pense que plusieurs entreprises vont lever les feutres »

    Quelques-unes peut-être, mais bien peu. D’une part, le gros de notre économie est domestique et ne peut quitter. Le fait de toutes les taxer également ne changera rien à la concurrence. D’autre part, une grande partie des autres continueront de bénéficier des coûts de main-d’oeuvre moins élevés qu’ailleurs en Amérique du Nord et surtout des bas prix de l’électricité. Elles risqueraient davantage de partir avec la proposition des lucides d’augmenter les tarifs d’électricité.

    En plus, nous entrons dans une période où, en raison du vieillissement de la main-d’oeuvre, le problème sera plus le manque de travailleurs que le manque d’emplois.

    (à suivre)

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    19 février 2010 à 22 10 33 02332
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    @ Minarchiste

    (suite)

    «Le problème est que les riches sont généralement mobiles et que leurs compétences sont en demande partout dans le monde (médecins, ingénieurs, entrepreneurs, avocats, etc). Un certain nombre d’entre eux vont foutre le camps. »

    Vous entrez ici dans le coeur de l’argumentation des gens de droite. Or, s’il est vrai que l’augmentation des taxes et impôt peut être un incitatif au départ, du moins en théorie, il est encore plus important de se demander qu’elle serait l’ampleur de l’impact de cet incitatif.

    Je vais prendre comme exemple les médecins, qui sont ceux qui ont les plus hauts revenus des professions que vous avez mentionnez et dont l’emploi est en demande, sinon en pénurie, un peu partout. Ce sont donc les plus riches et les plus mobiles.

    Votre argument mésestime une caractéristique bien particulière au Québec, soit sa société distincte ou, si vous préférez, l’attachement particulier des Québécois pour leur coin de terre.

    L’Institut canadien d’information sur la santé tient depuis des années des données sur les migrations des médecins. Or, ces données montrent que le Québec fut de tout temps où il y a des données la province du Canada où les médecins quittent le moins pour l’étranger, même si leurs revenus sont bien plus bas que la moyenne et leur niveau de taxation et d’imposition le plus élevé.

    Si vous allez à http://www.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=AR_14_F , vous accéderez à des fichiers sur le «Nombre, répartition et migration des médecins canadiens, 2000 à 2008». Vous y constaterez que le ratio de départ est nettement plus faible que dans les autres provinces.

    À la page 130 du fichier de 2008 (Tableau 13 en 2008 et 14 les années précédentes), on peut voir qu’en 2008, le Québec a perdu 20 médecins (sur 17057, tel qu’indiqué au tableau 1 = 0,117 %) et le Canada 196 (sur 65440 = 0,300). Pour le reste du Canada, cela donne 176 (196 – 20) sur 48383 (65440 – 17057), soit 0,364 %. La proportion de perte au Québec était donc 3.1 fois moins élevée que dans le reste du Canada, où, je le répète, les impôts sont pourtant plus bas et les revenus nettement plus élevés. De 2000 à 2008, ce ratio fut toujours supérieur à 1, avec une moyenne de 2,4.

    Et certains médecins reviennent (tableau 17). Si en moyenne, le Québec a perdu 9 médecins par année de 2000 à 2008 (0,06 % des médecins, par rapport à 0,27 % pour le reste du Canada, soit près de 5 fois moins !), il en a accueilli en moyenne 12 de 2004 à 2008 (un apport de 0,07 %, semblable à celui du reste du Canada).

    (à suivre)

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    19 février 2010 à 22 10 40 02402
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    @ Minarchiste

    (suite)

    Par ailleurs, les départs du Québec, déjà moins élevés que dans les autres provinces, sont surtout dus aux anglophones. En effet, on peut le constater avec l’étude, «L’émigration des médecins québécois: motifs de départ et de retour », pas sur Internet à ma connaissance. Un compte-rendu est accessible à http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2002-2003/030217/article2080.htm .

    On peut entre autre y lire à ce propos :

    «En examinant les données, les chercheurs ont en outre constaté une surreprésentation d’anglophones parmi les médecins quittant le Québec. «Quarante-sept pour cent de ceux qui s’en vont sont des anglophones, alors qu’on retrouve seulement 5 % d’anglophones chez les médecins du Québec», »

    «Cela dit, 57 % des médecins qui émigrent aux États-Unis ou dans les autres provinces canadiennes sont diplômés de l’Université McGill, «bien que cet établissement ne forme en moyenne que le tiers des diplômés par année».»

    Le motif de départ ne semble donc pas uniquement lié aux revenus (52 %) et aux impôts (48 %), mais plus au climat politique du Québec (56 %) et dans une proportion importante à la politique linguistique (33 %). Une grande partie de ces départs, déjà moins fréquents que dans les autres provinces, dépend donc de l’attachement des Québécois à leur langue. Je ne crois pas que les Québécois seraient prêts à abandonner leur langue pour garder ici quelques médecins de plus…

    On peut aussi lire dans une étude de Statistique Canada qui ne touche pas que les médecins (Exode et afflux de cerveaux et Les chemins vers les États-Unis) au http://www.statcan.gc.ca/pub/81-003-x/81-003-x1999003-fra.pdf :

    «Par contre, 11 % des diplômés qui ont déménagé aux États-Unis ont indiqué que le Québec – d’où proviennent 28 % des diplômés de l’enseignement postsecondaire qui sont demeurés au Canada – avait été leur dernière province de résidence. »

    L’attachement au Québec n’est donc pas déterminant que pour les médecins, mais dans bien des professions.

    Bref, il serait bien étonnant que l’ajout d’un pallier d’imposition pour les gens qui gagnent plus de 115 000 $ par année et l’imposition complète des gains en capital engendre un grand nombre de départ.

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    20 février 2010 à 7 07 12 02122
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    @Pierre,

    D’accord sur tout ça, mais je vous répète ce que je disais hier à Philippe: c’est une erreur de vouloir régler les problèmes extraordinaires par des mesures ordinaire.

    Sans doute… cependant, devant les problèmes concrets qui sont devant nous (financement des services publics), je préfère amener des solutions simples dans le débat, solutions qui peuvent être appréciées par l’ensemble de la population. Commençons par de petites « réformes » et, qui sait, peut-être que les individus qui forment notre société s’entendront sur un nouveau mode de vivre ensemble.

    @Darwin,

    Un gros merci pour ces précisions. En cette période olympienne, tu as pris le relais et patiné jusqu’au fil d’arrivée! Une médaille d’or pour les « gauchistes »? Ça mérite une pinte… 😉

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    20 février 2010 à 7 07 38 02382
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    @ minarchiste:

    Comme je le disais hier dans une réponse à Philippe sur son article, je suis contre toute taxe sur le revenu – on pénalise le travail et l’initiative – et toute taxe sur la consommation, puisque le moteur de l’activité économique est essentiellement la consommation dans une société où la capacité de production excède largement la demande. Si on va vers la simplicité volontaire, je réviserai ma position, mais je ne le vois pas à court terme dans ma boule de cristal.

    Reste à taxer la richesse. Le capital paresseux qui ne produit pas, mais ne fructifie que de son intérêt et de ses rentes de situation. Je crois que c’est ce qu’il faut faire, pas pour tuer le capital, mais pour le mettre en mouvement.

    Si on adoptait une position purement libertarienne, au point de surabondance de la monnaie où nous en sommes, est-ce que le rendement du capital en monnaie constante ne serait pas actuellement NÉGATIF ?

    PJCA

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    20 février 2010 à 9 09 25 02252
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    @ PJCA

    «Envoyez moi une chouette…»

    Je vais y penser…

    «Ça mérite une pinte…»

    On en mérite (quoique j’aie des problèmes avec le concept du mérite…) au moins une tous les deux ! 😉

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    23 février 2010 à 8 08 46 02462
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    Désolé, j’arrive apres la bataille. Ce débat est interessant mais quel impact aurra t’il sur les décisions gouvernementales du Québec ? Nous perdons un peu notre temps en nous prenant collectivement pour des gens de pouvoir que nous ne sommes pas. 🙁

    Pour revenir au cas que cite Darwin, les médecins. Non seulement plusieurs restent malgré des impôts élevés mais le Collège des médecins semblent freiner l’entrée de médecins français. BORDEL !!
    http://espritlogique.wordpress.com/2009/12/09/entente-france-quebec-la-grande-deception/

    Sinon la part de l’impot des sociétés n’a cessé de baissé. Ce sont de plus en plus les particuliers qui representent la source principale des revenus de l’état. Les banques comme la banque de Montréal proposent des services d’évasions fiscales qu’elle applique bien sur à elle-même.
    Maintenant il faudra aussi réduire les dépenses et diminuer le taux d’improductifs comme les avocats, juges. La corruption je n’entends que cela, surtout avec PJCA de formation avocat, et les erreurs qui ont couté 40 G$ a la CDPQ ?! La gang des juges et avocats avec un code civil a rallonge voila ou il faudrait aussi couper. Plus assez d’argent pour payer tout ses parasites là. Et apprendra à l’école l’art de négocier et communiquer.

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    23 février 2010 à 10 10 35 02352
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    @PJCA

    « Il ne faut pas tomber dans le sophisme qu’en prenant moins on aura toujours plus. (…) il n’est pas exact de penser que la taxation soit LA grande variable qui détermine la production. (…) les gens ne cesseront pas de travailler parce qu’ils payent plus d’impôt.  »

    Je ne dis pas le contraire. Tout ce que je dis est qu’à partir d’un certain niveau, les impôts sur le revenu nuisent grandement à la croissance économique et qu’à partir d’un niveau plus élevé, les augmentations d’impôts ne rapportent pas vraiment plus de revenus à l’État.

    Je pense qu’au Québec on a largement dépassé le premier niveau et qu’on s’approche très près du deuxième.

    « Le capital paresseux qui ne produit pas, mais ne fructifie que de son intérêt et de ses rentes de situation.  »

    Le seul capital « paresseux » (idle savings comme disait Keynes) est celui qui se trouve dans votre coffre-fort ou sous votre matelas ou dans vos poches; ce qui représente un très faible pourcentage de la masse monétaire totale du pays.

    N’oubliez pas que nous avons un système bancaire à réserves fractionnaires. Aussitôt que vous déposez de l’argent dans votre compte chèque, la banque va prêter et reprêter cet argent. Vous pensez que cet argent dort, mais ce n’est vraiment pas le cas.

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/20/comment-les-banques-creent-de-largent-partie-2/

    @Darwin

    « J’aurais toutefois apprécié que vous serviez le même argument à Philippe. En effet, comme il ne tient pas compte de l’inflation et de l’augmentation de la population, son gel des dépenses signifie en fait une baisse d’environ 3 % des dépenses.  »

    Disons que Philippe pourrait reformuler par « gel des dépenses per capita en dollars constants de 2009 ».

    Est-ce que ça change vraiment quelque chose au débat?

    Concernant les médecins (ou quiconque quitte le Québec), il est évident que le taux d’imposition n’est pas la seule raison, ni même la première raison. Il est par contre indéniable que ça pèse dans la balance.

    Concernant les entreprises, la question ne se pose même pas. Le taux d’imposition est un facteur clé dans leurs décisions d’investissement.

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    23 février 2010 à 15 03 39 02392
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    Ces propositions visent à augmenter les revenus de lÉtat québécois afin de lui permettre de soutenir et d’améliorer la prestation des services publics : (…)
    Ces mesures, totalisant 5 milliards $ en revenus additionnels, permettraient au gouvernement du Québec de retrouver l’équilibre budgétaire en un an ou deux plutôt qu’en 5 ans comme le suggèrent les économistes cités par Philippe David hier

    Ces proposition excluent qu’il y ait une réaction, à ces actions.

    Tel que…
    Pas de diminution de l’investissement des entreprises, affectées par le maintien de la taxe sur le capital.
    Pas de diminution de l’investissement et donc de l’emploi, des entreprises qui ont perdu les subventions.
    Pas de diminution des dépenses et ou d’investissement des contribuables de 115 milles et plus.
    Pas de déplacement vers d’autres territoires des investisseurs, pour éviter l’imposition à 100% des gains en capital.
    Pas de diminution des investissements des entreprises minières.

    Toutes ces propositions excluent au préalable une étude du niveau des dépenses de programmes du gouvernement du Québec, afin de trouver quelle est la portion qui a été gaspillée par la sur-dépense ou l’inefficacité. Par rapport à la portion qui a réellement produit les services publics, à soutenir et améliorer.

    Ces propositions consistent donc à gérer les finances publiques aveuglément, les yeux bandées. CAD…

    Appauvrir tous les contribuables en augmentant les revenus au niveau des dépenses hors contrôle. Au lieu de logiquement faire l’inverse.
    Maintenir le niveau de vie des contribuables, en ajustant les dépenses au niveau des revenus, en premier lieu. Ce qui a comme conséquence de maintenir dans la population un niveau de richesse qui produit un effet de roulement, qui rapporte plus revenus au gouvernement par l’effet de volume.

    Pour votre étude…
    Voici la progression des dépenses de programmes depuis que les libéraux sont arrivés au gouvernement en avril 2003.
    ============================
    Québec…
    Dépenses programme + Dette = Total
    ————————————
    2003-2004 – 45 339 6 655 51 994
    2004-2005 – 47 656 6 853 54 509
    2005-2006 – 49 229 6 875 56 104
    2006-2007 – 51 734 7 039 58 773
    2007-2008 – 54 826 7 021 61 847
    2008-2009 – 56 948 6 907 63 855
    2009-2010 – 57 400 6 589 63 989
    —————————————
    Total… 363 132 – 47 939 – 411 071
    Hausses… 26,6 % – (1 %) – 23,1 %
    ==============================

    Voici la progression des revenus autonomes depuis que les libéraux sont arrivés au gouvernement en avril 2003.
    ===========================
    Québec…
    Revenus autonomes + PéréF = Total
    ————————————
    2003-2004 – 42 278 9 370 51 648
    2004-2005 – 44 381 9 229 53 610
    2005-2006 – 45 743 9 969 55 712
    2006-2007 – 49 651 11 015 60 666
    2007-2008 – 49 464 13 629 63 093
    2008-2009 – 48 917 14 063 62 980
    2009-2010 – 48 555 13 924 62 479
    ————————————-
    Total – 328 989 – 81 199 – 410 188
    Hausses… 14,8 % – 48,6 % – 21 %
    =====================================

    Si vous ne l’avez par remarqué auparavant, prenez note.
    Le niveau des dépenses dépasse déjà le niveau des revenus par 8,845 millions, en 2009-2010. Causé par des hausses de 26,5% aux dépenses, contre seulement 14,8 % aux revenus. Autrement dit, les libéraux tout à fait incompétents ont laissés venir la catastrophe, sans rien faire depuis 2005.

    Pourquoi donc faut-il que les entreprises et les hauts salariés paient, de 2010 à 2014, pour toute cette catastrophe merdique causée par le laissé faire de politiciens incompétents ?…

    Croyez-vous vraiment pouvoir vous attaquer aux entreprises et aux hauts salariés, tel que les médecins, les infirmières, les avocats, les notaires, les journalistes, les enseignants, les travailleurs des médias, les fonctionnaires, les cols bleus de Montréal et les travailleurs de la construction, etc, en augmentant leurs impôts et taxes au niveau des dépenses de programme, sans appauvrir tous les travailleurs de la classe moyenne ?…

    Faites votre choix. Vous appauvrissez en augmentant les revenus du gouvernement. Ou bien vous stabilisez le niveau de vie, en rationalisant les dépenses, afin de maintenir un effet de volume et de roulement, de toutes les classes de revenus.
    sp

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    23 février 2010 à 18 06 45 02452
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    @ Serge

    Loin de moi l’idée de féliciter les libéraux pour leur gestion des fonds publics. Mais, j’aimerais préciser deux choses.

    D’une part, votre tableau de revenus et dépenses, au moins pour la dernière année, me semble davantage tiré d’un budget que d’un résultat. Ensuite, le déficit pour 2009-2010 ne sera pas de 8,8 milliards, mais bien autour de 4,7 milliards, si on se fie au document publié hier par les Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques, qui n’a pas vraiment intérêt à minimiser ce déficit.

    D’autre part, vous semblez croire que l’idée de faire contribuer davantage les plus riches est injuste. C’est oublier qu’ils furent les grands gagnants des baisses de taxes et d’impôts de la dernière décennie. En effet, de 2000 à 2003, le Parti Québécois a annoncé des baisses d’impôt totalisant 4,5 milliards $ : alors que le cumul de ces baisses a résulté en une économie de moins de 1000 $ pour un ménage type de deux enfants et deux adultes ayant un revenu familial de 35 000 $, un ménage similaire mais ayant un revenu de 100 000 $ a bénéficié d’une économie de plus de 3 000 $.

    En 2007-2008, les Libéraux à leur tour, ont octroyé une baisse d’impôt de 950 millions $ : cette fois, la réduction fut près de 19 fois plus avantageuse aux ménages fortunés qu’aux familles de la classe moyenne ! Ce n’était pas seulement injuste, c’était carrément idiot d’utiliser une hausse de la péréquation, qu’on ne savait pas du tout si elle était durable, pour diminuer les impôts dans un contexte de vieillissement de la population. À ce sujet, il est ironique de constater que les économistes qui critiquaient Charest sur cette baisse ne proposent même pas de la rétablir !

    Quant à la plupart de vos autres objections, je les ai déjà abordées plus haut.

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    24 février 2010 à 20 08 11 02112
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    @PJCA

    Excellent petit calcul tiré du site antagoniste.net qui illustre bien la courbe de Laffer au Québec:

    Depuis 1997 au Québec, le taux d’imposition des 20% des Québécois les plus riches est passé de 26,0% à 22,9%, soit une baisse de 11,9%.

    (…) [Cependant,] la proportion des revenus du gouvernement provenant de ces mêmes riches est passée de 56,9% à 61,5%, soit une augmentation de 8,7%. Quand plus de 60% des impôts collectés par un gouvernement proviennent de 20% de la population, on se demande bien comment il pourrait être possible de taxer encore plus les riches.

    La conclusion est claire: trop d’impôt tue l’impôt. En réduisant le niveau de taxation des plus riches, on cesse de pénaliser leur travail. N’étant plus punis, ces derniers peuvent augmenter leurs revenus de telle sorte que, malgré la diminution du taux d’imposition, l’État peut gonfler ses recettes.

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    24 février 2010 à 22 10 14 02142
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    @ Minarchiste

    «trop d’impôt tue l’impôt»

    En fait, cela est le résultat des nombreuses baisses d’impôt par les gouvernements du PQ et des libéraux depuis 1997 et de l’accroissement de la concentration des richesses chez ces 20 % les plus riches. La conclusion est donc plutôt : des taux plus bas d’impôt font … baisser les impôts !

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