Impôts aux entreprises : fiction et réalité

Je vais faire ici un peu de politique-fiction. Pas dans le sens d’un scénario avec une histoire, des protagonistes, etc., mais dans le sens d’une anticipation théorique. Et sans désir, bien entendu.

En lien avec une étude du stratège géopolitique de la Financière Banque Nationale Pierre Fournier, je discourais voilà pas si longtemps dans un billet de la mondialisation du marché du travail qui est en train de fragiliser nos sociétés occidentales par les pertes d’emplois qu’elle occasionne, pour y aller au plus simple. Tout cela est franchement sujet à débat, mais ce n’est pas le but ici.

D’un autre côté, une partie de la population — ceux que j’ai déjà nommés bien « amicalement » les éconocentrophiles — voudrait bien que les gouvernements abolissent les impôts aux entreprises pour encourager l’économie, et je me dis qu’il faudrait bien lier ces deux points.

Donc, voilà, dans le cas où collectivement nous arrivions à la conclusion que les entreprises ne devraient pas payer directement d’impôt (il faut rappeler que c’est de la fiction, puisque si ça arrive, c’est clair que cela nous sera imposé), je crois que ce cadeau devrait être conditionnel. Et j’espère que vous me voyez venir!

L’idée serait que dans le cas où une entreprise d’ici ferait de la sous-traitance dans un autre pays, il y aurait une pénalité en impôt à payer en lien avec le nombre d’emplois perdus (ou non créés) ici. Je n’irai pas jusqu’à échafauder un système vraisemblable pour ma démonstration, mais il faut quand même comprendre que le but serait de faire en sorte qu’il ne soit pas bon marché pour une entreprise de déménager une partie de ses emplois ailleurs. Si une entreprise fait du profit avec ses activités ici (et qu’en plus elle ne paye pas d’impôts), je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas la pénaliser dans ce sens.

Rendu-là, c’est certain que nos éconocentrophiles trouveraient le moyen de pointer la chose comme étant du protectionnisme malsain, parce que pour eux la mondialisation est la perfection incarnée, et la liberté entrepreneuriale est au-dessus de toute liberté, surtout celle des individus!

Voilà pour la fiction. Même si la fin est manifestement bâclée…

Donc, j’aurais bien pu terminer ce billet là-dessus, mais je vais transformer cette fiction en réalité, du moins du côté de la vraisemblance et en lien avec le contexte actuel.

C’est simple, la prochaine fois qu’un gouvernement considérera abaisser le taux d’imposition des entreprises, il devrait le faire seulement pour les entreprises qui n’ont jamais transféré d’emplois dans d’autres pays, qui ne font affaire qu’avec des employés d’ici, selon des barèmes tenant en compte les types d’entreprises, si ce sont des multinationales, etc.

Pour qu’un jour ça ne soit plus rentable d’être infidèle au pays qui nous permet de bien brasser des affaires. Parce que dans le fond c’est bien ça la pratique de la délocalisation, c’est un flagrant manque de loyauté au nom du profit!

Mais bon, la loyauté, mis à part pour les employés, ce n’est tellement pas une valeur importante…

(Photo : rangerrick)

13 pensées sur “Impôts aux entreprises : fiction et réalité

  • Ping :Impôts aux entreprises : fiction et réalité | Renart Léveillé

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    1 octobre 2010 à 8 08 11 101110
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    « Mais bon, la loyauté, mis à part pour les employés, ce n’est tellement pas une valeur importante… »

    Bof, et même pour les employés…

    « D’un autre côté, une partie de la population — ceux que j’ai déjà nommés bien « amicalement » les éconocentrophiles — voudrait bien que les gouvernements abolissent les impôts aux entreprises pour encourager l’économie, et je me dis qu’il faudrait bien lier ces deux points. »

    Et dire que j’ai déjà cru à cette connerie! 🙁 Comment peut-on forcer des travailleurs à payer des impôts sur leur salaire (qui est légitime), mais ne pas prélever des impôts sur les profits (un vice non-criminel, à mon avis) des entreprises, particulièrement chez les corporations, dont leur concept même est criminel?

    Ceci dit, je ne crois pas qu’il faille faire cette distinction entre les « non-délocalisateurs » et les « délocalisateurs ». C’est le capitalisme qu’il faut abolir, pas la libéralisation internationale des échanges!

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    1 octobre 2010 à 14 02 01 100110
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    Monsieur David Gendron , le 29 septembre 2010 on m’a privé d’un droit fondamental , celui de raconter ce qui m’arrive. === La libéralisition internationale des échanges a justement été inventé par les Capitalistes. === Si ça marche checkez-ben ce qui suit. Si ça marche pas , allez lire sur le commentaire de l’Avocat. ===
    Publié par L’avocat du Diable à 2010-09-30 16:56:03
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    1 Commentaire :

    Commentaire écrit le vendredi 1 octobre 2010 à 13:16:46 (lien)
    jean-Marie De Serre
    Le Maclean’s a très bien compris Mme Josée Boileau du Devoir ,  » Vous « , vous n’avez rien compris. === Je viens de sortir du criminel , et pour 1 an de plus , je dois prendre encore un avocat pour m’exprimer même sur le Web. Sacrament La Mme , depuis 1994 que je paye des Avocats. Té tu au courant que je sais de quoi je parle. Le 29 septembre 2011 je vais pouvoir t’instruire : La Madame. === Les problèmes majeur du Québec , viennent de la COURONNE(THE QUEENNE)et ce n’est pas Amir Kadir qui va le résoudre ni Ténébrun Draco le problème.
    Jean-Marie De Serre

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    1 octobre 2010 à 14 02 18 101810
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    JMDS,

    La Couronne n’est pas la Reine d’Angleterre, mais plutôt la City of London qui appartient aux Rothchild et qui contrôle le système financier de la planète.

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    1 octobre 2010 à 14 02 30 103010
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    « abolir le capitalisme mondialement, très gros contrat! »

    En effet, et il y a bien des choses à faire avant!

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    1 octobre 2010 à 14 02 36 103610
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    « La libéralisition internationale des échanges a justement été inventé par les Capitalistes. »

    Ça peut arriver aux pires de faire des bonnes choses! 😉 Mais cette mondialisation ne va pas assez loin. Abolir le capitalisme n’est certainement pas de faire l’apologie du protectionnisme.

    Laissons la Reine mourir au Royaume-Uni! Le problème de la corruption est un phénomène intrinsèque aux États tentaculaires et obèses comme le Culbec et le Cacanada, et ça concerne beaucoup les élites fédérâleuses au Cacanada!

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    1 octobre 2010 à 15 03 08 100810
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    David,

    « En effet, et il y a bien des choses à faire avant! »

    et c’est bien pour ça que j’ai réfléchi au-delà de ma fiction!

    Rendu-là, tu peux ne pas être d’accord, mais me parler de la fin du capitalisme pour y répondre, c’est assez fictionnel pour l’instant.

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    1 octobre 2010 à 18 06 00 100010
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    Si la Couronne n’est pas la Reine d’Angleterre , pourquoi alors que sur le document que m’a fait signer la Sureté du Québec le 16 juillet 2009 ( Formule 11 , article 493 ) à A et B c’est écrit : Afin de pouvoir être mis en liberté , je reconnais par les présentes devoir Bla Bla bla ( au plus $500. ) à sa Majesté la Reine ? === Vous parlez des Rothchield , ils contrôlent aussi la Cité Vaticane , ils se sont achetés pour 50 milliards d’indulgences l’an dernier , le vatican ne fourni pas à les blanchir. Sûrement que les Rothchild sont de très grands pécheurs. === On raconte aussi que les Rothchield ont leur siège social en France………Je me dis que ça se peut pas , weillon donc. Il y en a qui raconte n’importe quoi.
    J.M.D.S.

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    1 octobre 2010 à 21 09 06 100610
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    JMDS,

    Je ne doute pas de votre histoire. La Reine est souvent assimilée à la Couronne, mais la véritable couronne, c’est le Temple Bar dans la City of London.

    Le Temple Bar fait les lois, et tous les barreaux sont des franchises du Temple Bar.

    Le Temple Bar est issu des Knights Templar du moyen-âge.

    Faites quelques recherches, vous verrez.

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    2 octobre 2010 à 13 01 53 105310
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    Monsieur Laliberté , je suis complètement poche en Anglais , mais j’ai le traducteur  » Anglais à Français  » dans mes Favoris.

    Pourquoi alors , est-ce que qu’on dit qu’il faut que je paye amende à la Reine , c’est écrit très clairement ?

    Monsieur Laliberté , merci de m’avoir fait savoir au sujet de cet article. Je regarde et vous en reparle ce soir ou demain. Là , retour au travail voir si la NATURE ne s’est pas trop fâchée , il a plu beaucoup pendant 2 jours.
    J.M.D.S.

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    3 octobre 2010 à 16 04 07 100710
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    Monsieur Laliberté , j’ai consulté votre article et en lisant je me rappelais qu’en 2001 , j’avais écrits là-dessus sur le Web et avant dans l’Éclaireur des Bois-Francs.

    C’est tellement gros , que c’est difficile à résumer.

    Ordre du Temple = fondé à Jérusalem en 1119 dont les membres se distinguaient en Palestine. (J.M.) Donc ce n’est pas d’aujourd’hui que les Palestiniens , se font crosser.

    Templiers ou Chevaliers du Temple = ordre militaire et religieux. Ils acquirent d’importantes richesses et devinrent les banquiers de la  » PAPAUTÉ  » et de nombreux princes. === Les chevaliers fesait dans le temps la même chose que les soldats 2010 , ils s’accaparaient les biens du pauvre et se  » RINÇAINT LA QUEUE AVEC LEUR  » FEMMES « .

    Monsieur Laliberté , est-ce qu’on continue ? Oui , qu’à cela ne tienne , l’Ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France Phillippe Le Bel et fut dissous par le pape Clément V , le 13 mars 1312. === Je mets des réserves mais , c’est probablement de là que naquit les  » FAILLITTES ORGANISÉES « . Tu change de nom et bingo. Napoléon ayant compris le truc a lui-aussi envahi et pillé Rome et c’est de là qu’on a inventé sûrement le mot Franc-Maçon , quoi que je vais vérifier pour ce dernier , pas sûr.
    Jean-Marie De Serre.

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