La série de films: Les Lefebvre

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ANDRÉ LEFEBVRE Je ne cesse de penser à produire une série de films qui décriraient la mentalité, le caractère et le comportement de nos ancêtres, dans ce pays qui fut jadis appelé : La Nouvelle France, mais qu’eux-mêmes appelaient : Le Canada. Ce pays de nos ancêtres qui s’étendait sur la majorité de l’Amérique du nord, de la Baie de Hudson jusqu’à la Nouvelle-Orléans. L’Ouest appartenait bien, officiellement, aux Espagnols mais ils ne s’y présentaient jamais et les Canayens s’y promenaient à leur guise pour faire la traite des fourrures. La traite « officielle » française ne faisait que suivre les sentiers déjà tracés par eux.

Il est évident, historiquement que les « Habitants » du Canada se considéraient comme « Canayens » et non comme des « Français » d’une province de France. Même les autorités de la Nouvelle France les disaient « différents de ceux de chez nous, en France ». Ils étaient plus « indépendants » et très difficiles à « contrôler ». Lorsqu’on les bousculait trop, ils disparaissaient et allaient vivre dans la forêt avec leurs amis « sauvages ». Leur qualité de vie était, de beaucoup, supérieure à celle des « paysans » de France.

Le début de la série se déroulerait dans la paroisse St-Laurent, à Paris en France. Son premier « héros », Gabriel-Nicolas Lefebvre a alors 15 ans. Les dragonnades, depuis 1681, battent leur plein dans les provinces; mais les Parisiens en sont tout de même inquiets. Personne n’a encore oublié les guerres de religions qui, en plus, sembleront vouloir reprendre avec la révocation de l’Édit de Nantes, par Louis XIV, en octobre 1685.

Gabriel-Nicolas s’embarque comme mousse, en 1683, sur un voilier de commerce. Ses parents, prévoyant des problèmes sociaux à Paris, savent bien qu’il n’a pas vraiment d’avenir pour lui, en France,  même s’il est catholique. Son père est « maître emballeur »; ce qui n’emballe pas tellement Gabriel. Quelques mois plus tard, le navire de notre mousse est capturé par des flibustiers et Gabriel accepte de se joindre à leur rang. Éventuellement, on le surnomme « La Taille » à cause de sa dextérité avec le sabre et la rapière qu’un ami, ancien maître d’armes, lui enseigne de façon intensive. Il participe à plusieurs « raids » perpétrés sur les navires marchands anglais, espagnols et hollandais.

Quelques années plus tard, le navire flibustier devenu « pirate », fait naufrage près de Percé et Gabriel, avec deux de ses amis,  furent parmi les quelques survivants desquels ils décident de se séparer. Son mentor et ami maître d’armes avait péri noyé. Les trois survivants descendent à Batiscan où ils se choisissent chacun une terre. Lefebvre dit Lataille est maintenant âgé de 20 ans et devient « Canayen ».

Batiscan étant une seigneurie des Jésuites dont ils s’occupent très peu, l’occupation du terrain n’est pratiquement pas contestée. On leur spécifie simplement la surface de « terre » à ne pas dépasser. Gabriel se fait ami avec les « sauvages » qui passent sur la rivière devant chez lui, quelle que soit la tribu ou la nation. Les trois amis ont choisi un emplacement, à l’écart du village, qui leur permet de contrôler la traite des fourrures de leur région. Ils deviennent coureurs de bois comme les autres Canayens et Gabriel est assez rusé pour ne jamais se faire remarquer par les autorités françaises. Il ne se sert jamais des autorités légales pour régler ses différents problèmes avec ses voisins. Il préfère les régler « à l’amiable »; c’est beaucoup moins dispendieux et lui laisse les coudées franches. Il est respecté jusqu’à Montréal où il fait « des affaires » avec certains marchands fournisseurs des coureurs de bois. Il est ami avec les Desjordy de Cabanac, Jean-Louis de la Corne de Chapt et Jean Sicard de Carufel qui sont tous militaires de la petite noblesse française. Il est également beau-frère du juge Nicolas Duclos de Batiscan.

Les Canayens de son époque sont toujours conscients d’avoir voulu s’échapper du joug politique de Louis XIV et du contrôle abusif de la religion. Ils refusent de se soumettre aux autorités françaises tout en acceptant partiellement les lois et règles qui ne les dérangent pas. Ils remettent constamment « à leur place » les missionnaires qui veulent prendre le contrôle et même importer la guerre des religions en Nouvelle-France. Chose que les Canayens refusent absolument de laisser se produire au Canada.

Au Gouverneur Frontenac ils répondent : « contrôlez vos soldats et laissez-nous vivre tranquille. Si vous avez besoin de nous, nous pourrons décider de vous aider; lorsqu’on le jugera nécessaire ».

Aux soldats qui veulent les intimider, ils disent : « Calme-toi, sinon tu vas te retrouver dans une tribu Iroquoise comme invité principal. Nous ne sommes pas des Français que tu peux bousculer; nous sommes des Canayens qui veulent se faire respecter ».

Aux prêtres ils conseillent: « Si vous voulez avoir votre dîme, contentez-vous de prêcher la bonne parole sans vous attaquer aux huguenots d’ici et mêlez-vous de ce qui vous regarde. Et surtout, attention : Il n’est pas question, pour vous, d’amener la guerre des religions au Canada ».

La majorité des habitants « hors Québec » (de la ville) sont coureurs de bois pour survivre et même vivre très décemment. Ce ne sont pas des enfants de cœur, loin de là, mais des hommes de caractères droits et honnêtes. Chez nous, les « Canayennes » sont les maîtresses dans leur maison. L’homme est maître à l’extérieur du foyer mais consulte toujours sa femme pour prendre ses décisions. Très souvent, c’est même elle qui décide.

Les enfants sont éduqués, en bonne proportion, à la manière indienne. Les punitions corporelles sont quasi absentes; c’est-à-dire qu’ils ne subissent pas « d’élevage ». Chez les Canayens, comme chez les « sauvages », on « n’élève »  pas les enfants; on les « éduques ».

Les familles s’entraident constamment et des liens d’amitié très forts s’installent entre les voisins. Il existe, par contre, une sorte d’esprit de clan pour chacun des villages et des régions. Les gens de Québec sont qualifiés de « moutons » et les gens de Montréal, de « loups sauvages ». On n’ose pas qualifier les gens de la région de Trois-Rivières; mais on sait que la plupart de ceux de Montréal sont originaire de cette région entre Québec et Montréal. Ce qui nous donne une image du caractère de ces hommes.

Chacun des individus canayens est autonome au niveau de sa propriété, de ses idées, de ses opinions et de ses décisions sociales. Il refuse d’être obligé à qui ou à quoi que ce soit sans son d’accord personnel; et c’est de cette façon qu’il considère son « seigneur » à qui il paie le « cens ». Le Canayen est vraiment un homme « libre » comme il le prétend sans pudeur. Par contre, il n’est pas du tout intéressé à la politique qu’il juge n’être qu’hypocrisie et mensonges.

Ce sont là les caractéristiques principales de nos ancêtres. Caractéristiques qui nous furent cachées soigneusement et que je voudrais faire ressortir dans ces films sur ma famille de « coureurs de bois » à partir de 1685 jusqu’en 1815. Il ne me reste qu’à gagner le Maxi de Loto-Québec pour passer à l’action.

Ce rêve ne se réalisera probablement jamais, malheureusement.

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André Lefebvre

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

5 pensées sur “La série de films: Les Lefebvre

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    22 septembre 2015 à 11 11 47 09479
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    J’en profite pour vous signaler que mon livre dernier-né intitulé « Le mystère sumérien vient de paraître sur internet à
    http://manuscritdepot.com/a.andre-lefebvre.5.htm

    C’est le tome 2 de la trilogie: « Les hommes d’avant le déluge ».

    Amicalement

    André Lefebvre

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    20 novembre 2015 à 19 07 16 111611
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    Vous avez raison, malheureusement on ne le verra point au cinéma.

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      12 mars 2016 à 10 10 18 03183
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      Sûrement pas; mais, par contre, on pourra en lire le roman bientôt. On me dit que le premier tome de : « Les Lefebvre de Batiscan » sera disponible à la fin mars. Il sera intitulé: « L’apprentissage ». J’ai eu énormément de plaisir à l’écrire. Je suis certain qu’on aura beaucoup de plaisir à le lire et y découvrir la vie et l’adaptation de nos premiers ancêtres arrivés au Canada.

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    20 octobre 2016 à 15 03 58 105810
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    Est-ce que votre livre » Les Lefebvre de Batiscan  » est disponible et où pourrais-je me le procurer ?

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    3 septembre 2017 à 12 12 45 09459
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    J’me demande si le surnom  »Bine » pour les Lefebvre existait déjà a cette époque ?

    Blague a part, j’ai lu tous les extraits que vous avez présenté ici et ai beaucoup apprécié.

    Bonne chance au Maxi

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