Le cas Duceppe

 

Le tableau du paysage politique québécois ne compte pas en ce moment de grand fleuve tranquille… Aujourd’hui, mardi, le regroupement fantôme de François Legault qui fait tant peur va commencer à prendre la substance d’un vrai parti, jusqu’à son officialisation le 14 novembre, qui ne devrait pas être freiné par le DGE. Et alors, les sondeurs pourront l’ajouter autrement que par le conditionnel…

Justement, dans le même ordre d’idée, un sondage Léger-marketing proposait un scénario politico-fictionnel où Gilles Duceppe serait à la tête du PQ. Et à la surprise de beaucoup de gens, dont le chroniqueur Gilbert Lavoie, l’ancien chef du Bloc Québécois « mènerait le Parti québécois au pouvoir s’il y avait des élections, même devant un nouveau parti dirigé par François Legault ».

Je sais bien qu’il faut prendre un sondage pour ce qu’il est, un sondage, mais ce résultat ne me surprend pas du tout et m’apparaît même très plausible. Parce que je n’ai jamais pensé que la déconfiture du Bloc était un désaveu de la personnalité de Gilles Duceppe, ni même le désaveu de l’option souverainiste, au contraire de l’avis du très objectif Jean Lapierre… (Prenez ces trois points comme étant de l’ironie.)

La popularité du Bloc tenait majoritairement sur les épaules de Duceppe, mais le rôle du Bloc (parti souverainiste à Ottawa) a toujours été ambigu. Et avec un appui à la souveraineté qui n’a pas fondu comme neige aux alentours des dernières élections fédérales, on ne peut pas, si on est honnête, dire que le Québec a élu majoritairement des candidats NPD par un soudain amour pour le fédéralisme canadian!

La réalité, c’est que Gilles Duceppe n’a pas perdu un iota de popularité avec le quasi-naufrage du Bloc et que le PQ en serait l’écrin parfait! (C’est quand même drôle que la personnalité la plus accolée au projet de souveraineté soit si populaire encore aujourd’hui alors qu’on est déjà en train de graver l’épitaphe de la pierre tombale dudit projet…)

Sinon, ce billet n’est pas pour ou contre Gilles Duceppe, mais bien l’essai d’une mise en contexte réaliste de la situation. Mon seul parti-pris ici, c’est pour la souveraineté du Québec. Je n’y crois pas du tout avec le PQ qui a pour chef Pauline Marois, parce qu’elle ne réussit pas à rassembler. Et, on pourra dire ce qu’on voudra de Gilles Duceppe, il a au moins ce talent. Quand on sera souverain, même si c’est grâce à lui, on pourra lever le nez sur son côté (trop) gauchiste (pour certains) si ça nous chante!


 

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