Le cloisonnement

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C’est via Steve Proulx que j’ai découvert ce nouveau blogue au nom très drôle : La terre va trembler, qui est une citation de la pétaradante Michèle Richard. Mais je suis resté accroché — et c’est le cas de le dire! — à un billet nommé : Le Portugal plane.

On y fait le parallèle entre le fait que le Portugal a décriminalisé la drogue en 2001 (avec « des effets bénéfiques à tous les niveaux » selon une étude empirique) et que le Canada a été seulement proche (à l’époque de Paul Martin) de « décriminaliser la possession de petites substances » de marijuana, même si une majorité de la population est favorable…

Ce qui me vient premièrement à l’esprit, c’est qu’il semble donc que la mondialisation ne se passe tellement pas au niveau législatif et social, a contrario du niveau économique et financier — qui, comme on le voit, entraînent tout le monde avec le « noyé » (multiple). Une chose entraînant une autre, j’aimerais pointer vers le conservatisme qui nous représente au gouvernement canadien. Même si personnellement je me tiens loin de toutes les drogues, je ne peux pas m’empêcher de trouver dommage que le parti en place n’a que le mot « répression » en tête, comme le soulignait récemment un article du journal Le Devoir.

ll s’avère que nous sommes loin du pragmatisme quand il s’agit d’idéologie conservatrice et c’est là où le bât blesse. Et en plus, tant qu’à y être, pourquoi empêcher légalement quelqu’un de prendre de la drogue si ça lui chante! Tant que cette personne ne m’en inocule pas contre mon gré, c’est son affaire!

Nous avons à la tête de ce pays un cerveau bien étanche…

19 pensées sur “Le cloisonnement

  • Ping : Le cloisonnement « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    18 mars 2009 à 15 03 35 03353
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    Ouais, il est clair qu’être de droite, et être conservateur, n’est définitivement pas la même chose, et ce même si certains points sont similaires aux deux positions.

    Si l’on ne traite pas les drogues douces, comme la marijuana, de la même façon que l’alcool, c’est très probablement parce que l’état ne peut exercer aucun contrôle sur celles-ci, qu’il s’agisse de la qualité du produit, de sa vente libre, ou simplement de la taxation à y appliquer.

    Bref, au lieu de trouver là une source de fric que le gouvernement pourrait utiliser pour faire baisser sa dette (ou son déficit, dans la situation actuelle), il préfère projeter l’image « nous dépensons vos impôts pour votre bien », et dilapider des milliards$ en fonds publics pour tenter de combattre un « ennemi » qui ne se rendra jamais.

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    18 mars 2009 à 16 04 09 03093
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    « Ouais, il est clair qu’être de droite, et être conservateur, n’est définitivement pas la même chose, et ce même si certains points sont similaires aux deux positions. »

    Je trouve que les similitudes, du côté conservateur, sont logiquement amoindries par le fait des différences. Le fait que les conservateurs sont pour la répression vient enlever le sérieux de leur position (parfois) pour le libre marché…

    De toute façon, par exemple, je pense que les libertariens devraient tout faire pour s’éloigner de tout ce qui touche aux conservateurs.

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    18 mars 2009 à 20 08 02 03023
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    Avec un Ministre des Sciences et des Technologies qui ne contredit pas le fait qu’il est créationniste, plus rien ne me surprend avec ce gouvernement conservateur… Tiens, je vais en rouler un à leur santé 😉

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    19 mars 2009 à 6 06 08 03083
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    Je profite de l’occasion pour remercier Renart de bien vouloir se subtituer pour une temps à Pierre R Chantelois en convalescence. Prompt rétablissement a Pierre et merci encore à Renart.

    Pierre JC Allard

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    19 mars 2009 à 8 08 00 03003
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    Salut les amis,

    Je ne sais pas si vous prenez le temps de regarder les informations que j’affiche, mais en 2001 dans l’arrêt Parker, la Cour d’Appel d’Ontario a déclaré inconstitutionnelle l’interdiction de posséder du pot. Un délai d’un an avait été accorder au gouvernement pour modifier la loi. Lorsque le gouvernement a fait défaut de modifier la loi dans ce délai, la prohibition contenue dans la loi est devenue inexistante légalement inexistante.

    Plusieurs décisions subséquentes en sont venues à la même conclusion.

    Ainsi, le PC fait une campagne de  »loi et ordre » basée sur une loi qui n’existe pas.

    Et que dire des policiers et procureurs de la Couronne qui cherche à coller une étiquette de  »criminel » sur les gens, fondés sur une loi qui non seulement n’a pas d’allure mais qui en plus n’existe même pas.

    Ce n’est pas rien.

    Peace!

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    19 mars 2009 à 8 08 41 03413
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    À tous,

    L’histoire qui mérite d’être racontée, ce n’est pas les dernières âneries du PC, mais plutôt comment se fait-il que personne ne semble être au courant de la loi?

    Tous ces journalistes bien intentionnés écrivent des articles, sans avoir aucune idée de quoi ils parlent.

    Ainsi est faite la désinformation, on diffuse les rumeurs, les impressions, les faussetés, sans même savoir qu’on est totalement à côté de la track.

    C’est décourageant… surtout si on compte sur les autres pour participer à des grandes solutions collectives pour régler les problèmes actuels, comme plusieurs suggèrent constamment. Pure utopie à mon avis!

    Paix!

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    19 mars 2009 à 12 12 17 03173
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    @Aimé

    Je suis allé les voir ces vidéos. Merci pour les liens. Nous seulement il est contre nos droits de nous interdire de consommer quoique ce soit, comme Pierre JC le soulignait, mais en plus cette fausse loi n’existe même pas! Hallucinant de voir que les policiers peuvent vous citer une loi qui n’est pas!

    Je crois qu’il est excessivement facile de trainer un policier en cour pour vous donner une fausse information ou vous citer une loi inexistante. Pourquoi ne pas le faire alors?

    Avons-nous si peur d’affirmer et faire respecter nos droits et la loi?

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    19 mars 2009 à 13 01 29 03293
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    Salut François,

    Je crois que ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que les lois (statuts) sont d’abord et avant tout contractuelle. J’ai expliqué cette notion auparavant, mais ça ne semble pas intéresser les lecteurs.

    Autre exemple, tout le monde, y compris les juges et avocats citent la Charte Canadienne des droits et libertés de la Loi constitutionnelle de 1982, lorsqu’ils parlent de protéger les droits individuels.

    Mais auparavant, une autre loi existait, laquelle s’applique toujours, soit la Déclaration canadienne des droits de 1960.

    Les juristes croient que la Charte de 1982 est supérieure à la Déclaration de 1960, car la Charte de 1982 fait partie de la Constitution, de sorte qu’une loi ordinaire ne peut y contrevenir.

    Pourtant, si on lit attentivement le préambule de la Déclaration de 1960, on y trouve la reconnaissance par le Parlement fédéral de cette liberté, que plusieurs recherchent :

     »Préambule

    Le Parlement du Canada proclame que la nation canadienne repose sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu, la dignité et la valeur de la personne humaine ainsi que le rôle de la famille dans une société d’hommes libres et d’institutions libres;

    Il proclame en outre que les hommes et les institutions ne demeurent libres que dans la mesure où la liberté s’inspire du respect des valeurs morales et spirituelles et du règne du droit;

    Et afin d’expliciter ces principes ainsi que les droits de l’homme et les libertés fondamentales qui en découlent, dans une Déclaration de droits qui respecte la compétence législative du Parlement du Canada et qui assure à sa population la protection de ces droits et de ces libertés  »

    On vient aussi qu’il y a une distinction entre  »personne » et  »homme libre ».

    Aussi, la loi de 1960 est une  »Déclaration » (donc un documents  »déclaratif » de droits), alors que la loi de 1982 est une  »Charte » (donc un document qui  »crée » des  »’droits »). Quand on crée on peut modifier, limiter, abroger etc. Quand on déclare, on ne fait qu’énoncer ce qui existe déjà.

    Ce n’est pas la même chose.

    Enfin, tout ça pour dire que les libertés individuelles seraient mieux protégés si les gens connaissaient leurs droits et cessaient de s’en remettre à d’autres pour leur dire comment penser et agir.

    Peace!

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    19 mars 2009 à 13 01 43 03433
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    Aimé,

    Ce n’est pas que les lecteurs ne soient pas intéressés, mais plutôt qu’ils n’y comprennent rien parce que c’est comme si vous leur parliez en une langue étrangère qu’ils ne comprennent pas. On a tout simplement pas été éduqué et informé, mais bien désinformé et laissé dans le noir. Faites seulement que leur demander quels sont leurs droits énoncés et vous verrez…

    Votre dernier commentaire est très instructif.
    N’arrêtez pas, vous accomplissez une tâche importante d’éducation sociale sans vous en rendre compte.

    François M.

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    19 mars 2009 à 17 05 09 03093
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    François,

    Je viens de visiter le site des  »nouvelles internationales » et je vois que tu as fait une émission intitulée  »Le Canada n’est pas un pays ».

    Sans discuter pourquoi le Canada n’est pas un pays, si on part du principe qu’il ne l’est pas, on doit également conclure que les lois ne sont pas plus légitimes que le prétendu gouvernement du supposé pays qui les adoptent.

    Si tel est le cas, comment se fait-il que je me fais coller un billet si je roule trop vite en auto, par exemple?

    Voilà tout le problème.

    Quand vous demander un permis de conduire, qu’on vous le donne et que vous le signez, vous acceptez (contractuellement) que la  »loi » ou le Code de la sécurité routière s’applique à vous.

    Tout ce que nous faisons est basé sur le principe de la liberté contractuelle illimitée.

    Ainsi, X peut consentir à n’importe quoi, y compris que les  »statuts » de Canada Inc. s’appliquent à lui/elle, et on appellera ça des  »lois » et on dira que  »nul n’est au dessus de la loi’.

    De cette façon, on dupe tout le monde, en leur faisant croire que la  »loi » est obligatoire, alors que c’est vraiment un contrat.

    Voilà le fondement de la fiction.

    Paix!

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    20 mars 2009 à 22 10 23 03233
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    À tous,

    Je vous présente Rusell Means, le chef de la République Lakota, laquelle a déclaré son indépendance des États-Unis, il y a un peu plus d’un an.

    Le territoire de la République Lakota couvre partie de 4 états, dont le Dakota du Sud et le Dakota du Nord.

    Si vous voulez savoir comment on fait pour avoir un territoire indépendant et être libre, écoutez cette vidéo et renseignez vous sur la République Lakota.

    http://www.youtube.com/watch?v=u3fzbgxobFo&feature=related

    Paix!

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