« le Québec n’a pas besoin d’immigration »

 

Depuis belle lurette, quant à l’immigration, le mot d’ordre au Québec est que cela va nous sauver économiquement et démographiquement. J’ai toujours eu un doute. Et en plus ça tombe que c’est un doute très suspect…

Alors, j’ai appris des plumes de Joseph Facal et de Mathieu Bock-Côté (même Jean-François Lisée en parle) qu’un livre qui vient de paraître, « Le remède imaginaire, pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec », transformera certainement mon doute en une certitude (pour plus de détails, lisez les trois auteurs hyperliés plus haut) :

« économiquement et démographiquement, le Québec n’a pas besoin d’immigration »

Alors, il reste plein d’autres bonnes raisons d’accepter des immigrants ici, et de ne plus privilégier la quantité serait un bon point de départ pour une politique d’immigration plus en phase avec nos réels besoins et notre capacité d’intégration.

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que notre bon parti libéral devait bien aussi se douter de toute cette inutilité. Et que son optimisme débridé cachait en réalité son véritable but, enfin, un de ses buts (conspirationnisme, quand tu nous tiens!).

Je n’apprendrai rien à personne en déclarant que plus ils sont fraîchement arrivés, plus les immigrants sont grandement attirés, pour ne pas dire aveuglés, par le PLQ, les gardiens du statu quo. C’est plus efficace qu’une campagne électorale ça, même pas besoin de convaincre pour gagner des votes!

Et ne parlons même pas du sujet de la souveraineté du Québec qui vient avec, c’est encore plus suspect…

En tout cas, si le PLQ fait l’autruche à partir d’aujourd’hui dans ce dossier, et ce, jusqu’aux prochaines élections, cela sera incontestablement louche.

Mais bon, ce parti au gouvernement n’est surtout pas en reste, question soupçon.

On pourrait même dire qu’il en fait collection.

7 pensées sur “« le Québec n’a pas besoin d’immigration »

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    3 mars 2011 à 17 05 16 03163
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    l’immigration n’est pas une horreur, encore faut il savoir: qui, pourquoi, comment, jusqu’où…

    Ne surtout pas prendre exemple sur la FRANCE, qui, en la matière ne fait que subir avec l’aide active de l’UMP …. du PS …et du MEDEF !

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    4 mars 2011 à 8 08 12 03123
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    je vais redire ce que j’ai dit sur les 7 : article complétement con, rempli de stéréotypes éculés.. oooh les méchants immigrants ignorant de la réalité du Québec et qui votent pour James, oooh il faut trier, trier ..au fait sur quel critéres Renard ? la couleur de peau ? la religion ? peut être un serment qu’ils voeront pour l’Indépendance sti ???? au lieu de juste lire la couverture arriere de ton bouquin et nous la jeter avec des conclusions à la mord-moi-l’noeud, ça te tenterait peut être de développer ?? t’as l’air fort à assener des « vérités » comme si elles coulaient de source, manque de pot, moi j’les trouve vraiment connes tes conclusions …

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    7 mars 2011 à 17 05 25 03253
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    Qui a dit que le Québec a besoin d’immigration? Ouvrez donc les yeux de l’esprit! Si le Québec n’a pas besoin de l’immigration,celle-ci a besoin de lui. Alors…
    Cependant, prétendre que le Québec peut fermer ses frontiers à l’immigration, c’est nier son existence. Le Québec est en soi une immigration, et sans l’immigration il ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

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      7 mars 2011 à 19 07 48 03483
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      Ça c’est vrai!!!

      Mais que voulez-vous? Le système a besoin de « cheap labour ».

      Alors les immigrés, à qui on a promit l’Eden, vivent à deux et trois familles dans des 5 et demi et paie 750$ par mois pour des logements insalubres.

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    7 mars 2011 à 21 09 40 03403
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    Francois Munyabagisha,

    au cas où vous n’avez lu que le titre de ce billet, je vais en citer une partie :

    « Alors, il reste plein d’autres bonnes raisons d’accepter des immigrants ici, et de ne plus privilégier la quantité serait un bon point de départ pour une politique d’immigration plus en phase avec nos réels besoins et notre capacité d’intégration. »

    Il n’est aucunement question de fermer les portes. Pas même du côté des auteurs du livre, à ce que j’ai compris.

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    4 avril 2011 à 8 08 54 04544
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    Bonjour Lévéillé et Élie

    Oui j’ai lu tout l’article et je comprends le point de vue des auteurs dudit livre.

    Par contre ce que je veux dire, c’est que nul n’est besoin de justifier l’immigration. Vouloir controler ce phénomène c’est courrir le certitude de se tromper. Surtout lorsqu’on associe les politiques d’immigration aux contextes démographique (vieillissement) et économique (emplois).

    Les arguments de moyens d’intégration harmonieuse ne sont pas non plus pertinents. Pour répondre à L’Artiste, nos modes de vie sont appelés à changer, immigration ou pas. Nos larges appartements où chaque enfant a sa suite personnelle ne garantissent pas l’harmonie. Notre vie trop individualiste nous a conduit au bord de l’abîme que nous confondions avec le paradis.

    La nature crée le désordre et les moyens d’autorégulation. Bientôt les Québécois vont reconciderer le sens de la vie, le sens et la valeur d’une famille, du mariage, de la proximité. Les immigrants qui chiallent parce qu’ils n’ont pas le travail de leur rêve n’ont pas fait leur devoir de réflexion. Qui a des enfants de ses rêves? Personne. Mais nous apprenons à être heureux avec ceux que le hasard nous donne. La vie est cruelle, elle se sert des vies comme brouillons. Si des immigrants ne trouvent pas au lieu du rendez-vous l’eldorado de leur rêve, ils enveront le signal aux suivants qui choisiront une destination différente. Et lorsqu’il y aura regain d’espoir, des immigrants afflueront. Laissons donc la nature faire son travail.
    Je sais que ce discours est soit flou soit mou. Un jeune philosophe de notre époque du nom de John Lennon écrivait et chantait le siècle dernier «Imagine …» la terre sans frontières. Les frontières sont des murs de la honte, et de l’individualisme. Les pratiques d’affaires ont montré que lorsqu’on a besoin de travailleurs on peut aller vers eux plutôt que de les importer.
    Le problème véritable est posé par l’illusion de prospérité, «notre prospérité». Immigration ou pas, et excluant les recours à des guerres, le destin reste le même. Le Canada n’est pas partout riche, certaines provinces sont pauvres mais il y a des gens qui y vivent heureux. Au Québec, «riche», il y a des gens qui migrent à l’ouest ou à Yellowkife, … Tout s’organise sans cris ni tambour, et on ne s’en rend meme pas compte. Le Canada est le monde à une certaine échelle.
    Vouloir gérer l’immigration, c’est vraiment tromper le monde et cacher la honte d’un individualisme accidentel en passe de disparaître.

    ps: suis sur le web uniquement le 1er week end du mois. Vous pouvez m’écrire au fmunyabagisha@munyabagisha.net

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