Les bons vieux classiques

« Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons.

Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu’eux. L’espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n’eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s’être emparés du pouvoir pour une période limitée ; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.L’esclavage c’est la liberté. Seul, libre, l’être humain est toujours vaincu. Mais s’il renonce à son identité, s’il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d’autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits.

Le pouvoir sur la matière n’est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c’est de commander à l’esprit. La réalité est à l’intérieur du crâne… Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre ? En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre ?
Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez-vous à voir quel sorte de monde nous créons ? Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu’il s’affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine ; il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste.Nous avons coupé les liens entre l’enfant et les parents, entre l’homme et l’homme, entre l’homme et la femme. Mais plus tard, il n’y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs oeufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d’alimentation. Il n’y aura plus de loyauté que pour le pouvoir. Tous les plaisirs de l’émulation seront détruits remplacés par l’ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s’affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant… Autant qu’un monde de triomphe ce sera un monde de terreur… Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.Vous imaginez qu’il y a quelque chose qui s’appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L’homme est infiniment malléable.

Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succèderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d’éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance. Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde. À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l’accepterez, vous l’accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux. »

Extrait de 1984 de G.Orwell

Un poisson rouge vit dans un bocal au fond de l'océan. Il y est depuis si longtemps qu'il est très habitué à son bocal, il en connaît les limites, les contours, il sait que l'eau dont il a besoin est contenue à l'intérieur. En dehors du bocal, il ne sait pas. Il y pense parfois, et oublie bien vite. Un jour, il apprend que le bocal va inévitablement se briser et qu'il devra abandonner cette existence délimitée par le périmètre du bocal. On lui dit que cela s'appelle "mourir". Son destin, après la fin du bocal, lui est tout à fait inconnu. Il a très peur.


Y a-t-il de l'eau dans l'océan hors de son bocal ? Il craint bien que non. Va t-il survivre à la destruction du bocal ? Il est persuadé que non. Et surtout, il est très attaché à ses mouvements dans le bocal, à la vue qu'il a depuis le bocal et qu'il n'échangerait pour rien au monde contre autre chose, contre un inconnu, malgré les souffrances que lui cause souvent l'enfermement dans le bocal.

Il n'existe dans sa mémoire rien de comparable à l'univers de son bocal. Il ne veut rien d'autre.
Quand le bocal vient à se briser, le poisson est rendu à l'océan, il réalise que l'eau est présente hors du bocal, que l'espace y est infini et que son attachement au bocal ne venait que de l'oubli de la nature de l'océan dont il provient, à l'origine.

 

Quand le bocal se brise, rien ne se passe. L'eau retourne à l'eau, l'univers réduit du poisson rouge subit une expansion soudaine. Il est libre.

Fin de transmission
Marc Lafontan

26 pensées sur “Les bons vieux classiques

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    22 novembre 2010 à 0 12 56 115611
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    oui vous avez raison l’être humain ????n’a même plus le bon sens ,que l’animal possède ,il est devenu une machine à fabriquer ,à jouer avec des objets
    Paul Morand
    a écrit en 1930 ,Si l’homme ne lit pas,la machine le dépassera il ne pensera plus,
    c’est exactement ce qui ce passe ,la moitié des enfants qui vont à l’école 15 ans ne savent pas lire,le quart ne savent pas interpréter une phrase ,d’ailleurs les livres scolaire ,comportent des erreurs monumentales
    les Parents se moquent éperdument de l’avenir de leurs enfants ,en France d’accord il était très mal enseigné ,Napoléon ,n’est plus enseigné dans nos écoles ,il a fait beaucoup pour notre Pays ,la Banque de France ,si nous avions suivi ses recommandations ,il a dit (( lorsque un gouvernement est dépendant des banques ,Ce sont ces derniers ,et non ,les dirigeants du gouvernement qui contrôle la situation,puisque la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit ,l’argent n’a pas de Patrie ,les financiers n’ont pas décence,leur seul objectif est le GAIN ,) nous le payons très cher aujourd’hui ,le Code Napoléon est encore , Louis XVI aussi n’est plus étudié ,
    le peuple est un bétail et heureux d’être traité ainsi ,nous sommes en fin de civilisation ,les plaisirs superficiels ,éphémères les femmes ont toutes les méthodes,toutes les aides, pour ne pas avoir de bébés arrivent malgré cela ,à les mettre dans le congélateur ,où sac poubelle,pour les dédouaner c’est un déni de grossesse ,ce n’est pas une ,quand les mères en arrivent a ce stade là,les autres enfants ne peuvent plus avoir aucun respect ,
    bien avant elles étaient bannies ,sans protection ,ni morale,ni financière ,ça pouvait expliquer certain actes de désespoir ,la femme a un grand rôle dans la Société ,elle l’a complètement bafoué,saccagé pour les plaisirs superficiels
    je suis une femme révoltée contre celles qui gâché ,l’intuition ,l’amour maternelle ,le coté féminin ,en voulant être égale à l’homme elles ont perdu plus , les enfants n’ont plus de basse ,n’ont plus de fondation donc plus éduqués,
    les Américains voila 40 ans avaient remarqué que la violence venaient à ce que les mères travaillaient ,écoutez Aaron Russo avec Rockefeller en vidéo ,

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    22 novembre 2010 à 6 06 21 112111
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    Encore une fois ce texte est totalement en accord avec ma sensibilité .

    « L’espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux. »

    La société donne des modèles de bonheur qui n’en sont pas.
    L’avoir a remplacé l’être pourtant c’est bien dans le seul être qu’il est possible d’accéder au bonheur en acceptant ce que nous sommes et en intégrant que ce bonheur ne soit pas une ivresse permanente mais une douce brise .

    Bonheur éphémère n’est qu’un substitut qui ne fais pas longue illusion .

    Nous vivons dans un empilement de mensonges où il ne faut pas dire que le bonheur ne s’achète pas, pourtant c’est bien le cas …
    Nous érigeons des voies vers le bonheur qui ne sont que des voies sans issues plus proches de l’enfer que de l’acceptation et la découverte .

    La destination n’est pas essentielle seul le voyage compte.

    « Notre civilisation est fondée sur la haine ; il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste.Nous avons coupé les liens entre l’enfant et les parents, entre l’homme et l’homme, entre l’homme et la femme. »

    Est-ce en réalité la haine des autres ou la haine de soi-même projetée sur les autres ?
    En haïssant les autres nous nous haïssons nous-même !
    Nous traitons les autres à la mesure de ce que nous voudrions nous infliger sans en avoir le courage, c’est ce que la fuite de soi implique pour échapper à son miroir qu’est l’autre .
    Mon reflet ne me plaît pas alors j’essaye de casser le miroir, c’est un combat perdu d’avance, même le miroir brisé d’autres miroirs ne tarderont pas à nous refléter notre réelle image .

    Toutes les solutions son en nous, le bonheur est en nous mais « L’homme crie sa soif à l’image du naufragé qui crie son désespoir en se lamentant. Il est entouré d’un océan mais ses yeux ne voient rien »

    Nous avons tout sous la main et même en nous mais cela implique de renoncer aux artifices qui sont un substitut de bonheur qui nous empêchent d’y accéder vraiment .

    La violence est le moyen d’accéder à un pseudo bonheur temporaire, « vaincre l’autre comme on aimerai se vaincre soi-même pour enfin accéder au repos de l’âme en attendant l’ambition d’envisager devenir un être entier  » .

    L’homme déteste sa liberté car la liberté signifie de grandes responsabilités à commencer par celle de soi-même.
    Le défi est à la mesure du passage de l’enfance à l’âge adulte.
    Qu’il est long et difficile le chemin mais que le voyage est beau.
    Qu’il est doux de pouvoir se promener à nu, plus personne ne jalouse vos vêtements et vous n’avez pas la nécessité de convoiter ceux des autres pour changer d’illusion.

    Download 100% Marc 😉

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    22 novembre 2010 à 12 12 11 111111
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    Benjamin Constant a écrit :

    « Donnez nous des lois justes et nous nous occuperons de notre bonheur « …

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    22 novembre 2010 à 13 01 50 115011
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    @Duperrier:je suis une femme révoltée contre celles qui gâché ,l’intuition ,l’amour maternelle ,le coté féminin ,en voulant être égale à l’homme elles ont perdu plus (…)les Américains voila 40 ans avaient remarqué que la violence venaient à ce que les mères travaillaient

    je ne vois pas vraiment de distinction entre homme et femme devant la recherche aux réponses de pourquoi on est là et qu’est ce qu’on fait ici …
    On pourrait dire que les femme ont été rempli de différents conditionnements que les mâles, ce qui a certainement aidé à segmentiser encore plus la société, donc ce qui a évidement donné de nouveaux problémes comme l’éducation et le rôle de la femme dans le couple… mais ça, c’est l’effet, pas la cause …
    L’un dans l’autre, la libération de la femme de toute autorité patriarcale n’est pas, selon ma perception, un mauvais point dans la société …

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    22 novembre 2010 à 13 01 54 115411
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    @Sun : merci pour le suivi .. 🙂
    @Topaze : pourquoi encore et toujours des lois pour justifier ce qui est à soi, en soi ? une loi n’est bonne que pour une majorité.. si la minorité n’est pas representée par cette fameuse loi, elle n’aurait donc pas droit au bien être ? la démocratie est maintenant une carpette sur laquelle pas mal de gouvernements s’essuient les pieds, faute d,avoir des citoyens qui savent définir ce qu’ils veulent … je trouve des fois qu’il y a des proverbes qui passent mal …

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    22 novembre 2010 à 14 02 26 112611
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    Les constitutions dans un pays traitent des lois fondamentales sur lesquelles théoriquement le consensus est maximum …

    Et ce n’est pas pour rien que l’on assiste actuellement à la mise en place de systèmes supranationaux qui passent au dessus .

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    22 novembre 2010 à 15 03 49 114911
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    Effectivement…d’un autre coté, les lois, les constitutions et autres ont toujours changé au cours de l’histoire pour accomoder principalement une fange de la population versus une autre …les acquis ne sont souvent que des soupapes mises en place pour contenir dans une certaine béatitude le serf qui pense avoir gagné quelque chose … mais à qui on lui retire dés que la situation dérape… dans tous les cas de figure, t’es baisé si t’es pas en hauteur dans la chaine alimentaire…

    Mon point est : qu’arriverait il à un systéme où des citoyens, informés convenablement, donc capable d’analyser et de croiser des données (hors toute pression culturelle, gouvernementale etc etc) et capable de faire des choix éclairés en toute conscience (parce que non plus guidés par une réaction à leurs peurs) ???
    Être informé, on le voit bien avec tous ces blogs, est une nécessité pour un maigre pourcentage de la population … de ce petit segment, combien agissent en fonction des connaissances acquises ?
    Du segement qui va finalement bouger son cul, combien le font en réaction de peur, de haine, de x…émotions ? qui leur viennent d’où ? du même systéme qu’ils veulent réformer … le serpent se mord la queue , même en voulant « être en dehors du systéme » tu ne fais que couler un nouveau moule, différent certes, réfléchi certes, mais c’est juste un moule dans un moule … ma perception, mon vécu , mes lectures, me font penser et m’ont prouvé qu’il y a autre chose, et qu’une fois cet Espace atteint, la Liberté est réelle, hors moule, et hors tout conditionnement …

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    22 novembre 2010 à 18 06 51 115111
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    La liberté absolue n’existe pas .

    Elle s’arrête où commence celle des autres .

    Donc on ne peut viser qu’une liberté relative , une fois intégrées certaines contraintes …

    Ce sont celles du compositeur qui a besoin du solfège et des règles d’harmonie pour avancer ou tout autre système .

    Ce sont celles des poètes , qui choisissent la versification , le type de rimes ou la prose…

    Ce sont celles d’un Perec qui a écrit « la disparition », un livre où jamais il n’utilise la lettre e, etc, etc…

    Il y a donc des contraintes supportables que l’on accepte car elles permettent de construire, d’avancer , et d’autres qui ne le sont pas car elles renvoient à de l’injustice ou des rapports de force disproportionnés .

    C’est contre elles qu’il faut se battre car la bourgeoisie a trop tendance à vouloir les présenter comme une fatalité incontournable…

    Il y a ceux qui peuvent baffrer comme 4 dans de la vaisselle en porcelaine et avec des couverts en or tout en ricanant sur les crève misères .

    Ceux là m’insupportent , ceux là j’ai envie de leur faire rendre gorge .

    Ca ne sert à rien de se révolter contre tout , mais il y a des choses qui en valent la peine .

    Tant qu’on ne me pompe pas l’air .

    Tz.

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    22 novembre 2010 à 18 06 55 115511
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    Une information de taille à intégrer dans le dernier commentaire de Marc Lafontan : Les données publiques ne seront plus utilisables par le public en France, sauf à l’issue d’un contrôle de moralité .
    Autrement-dit les données PUBLIQUES ne sont pas publiques pour tout le monde, ce sera à la tête du client .
    (surtout fonction de ce qu’il a dans la tête, ses opinions …)

    Nul doute que les utilisateurs visés par cette loi sont les blogueurs citoyens qui traitent des sujets de société sur le net .
    Nous pouvions avoir des doutes sur la liberté d’information, avec cette loi aucun doute n’est possible sur le verrouillage de l’information publique CQFD.

    http://www.pcinpact.com/actu/news/60482-loppsi-regards-citoyens-opendata-cada.htm
    ———-
    @ Marc
    -« ma perception, mon vécu , mes lectures, me font penser et m’ont prouvé qu’il y a autre chose, et qu’une fois cet Espace atteint, la Liberté est réelle, hors moule, et hors tout conditionnement … »

    Complètement d’accord avec cette phrase, tu n’en sera pas étonné .

    Pour ce qui est de « la chaine alimentaire », une meute peut vaincre un lion pour le peu qu’elle soit assez affamée pour dépasser ses craintes.
    Ceci-dit aucune meute n’a jamais vaincu tous les lions de la planète, en revanche une bonne maladie développée par le lion lui-même :

    http://www.youtube.com/watch?v=3bJgYZ-eDHM&feature=player_embedded#!

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    22 novembre 2010 à 19 07 33 113311
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    @Topaze : oui, au niveau quotidien, éventuellement on est d’accord , la liberté des uns bla bla …pas de trouble ..mais alors, pourquoi continue t on de vouloir changer les effets plutôt que les causes ? pourquoi donner des milliards aux banques quand ce même argent aurait pu nourrir et éduquer la terre entière ? pourquoi envoyer de l’argent à Haiti si c,est pour se désinteresser de où va le cash alors qu’ils crévent en ce moment ? pourquoi ..pourquoi … les questionnements peuvent être nombreux pour quiconque gratte le vernis des nouvelles quotidiennes, j’veux dire, c,est l’horreur totale en ce moment, et en plus y a définitivement une poussée vers une prise de pouvoir/contrôle des rapaces , pas besoin d’être parano pour l’observer … alors, si après 2000 ans d’histoire, tant de gens qui ont toujours voulu la paix, comment se fait il que notre civilisation soit de nouveau rendue à ce stade ? se pourrait il que les gens se contentent de focuser sur comment changer une conséquence négative du systéme au lieu de changer carrément la cause qui fait que le systéme agit de façon aussi négative ? y a une sacrée différence là… quand t’as mal à la tête tous les jours, tu manges 45 tylénols tous les jours ou à un moment donné tu te demandes d’où vient ton mal de bloc ??? la vie, c’est pareil …on a beau se bercer avec des utopies de changements, avec des médias alternatifs, dans les faits on se fait entuber parce qu’on ne focuse pas sur les bonnes causes qui rendent notre vie ainsi ..et pour trouver les causes, faut se regarder soi même en premier …

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    22 novembre 2010 à 21 09 05 110511
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    La science-fiction cyberpunk avait jeté dans son temps « un pavé dans la mare », pour citer l’expression française;

    -les corporations, aussi opressives qu’elles sont, ne sont pas maléfiques en soit, mais amorales… Et elles des fois peuvent travailler à améliorer le sort de ‘leurs serviteurs’ (pas dans une manière désintéressée, mais..).

    -ce qui amènent ce fais troublant… Le ‘wage slave’, l’esclave du salaire moyen, est-il malheureux? La liberté en effet vaut-elle la perte d’une position sure, qui paye assez bien, et qui assure vos besoins? Assez Brave Nouveau Monde en effet, même problème.

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    23 novembre 2010 à 11 11 34 113411
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    Bon matin,
    effcetivement, certains préférent une longueur de chaîne connue que d’essayer un inconnu qui peut les rendre libre … à partir de ce moment là on trouvera toutes sortes de justificatifs au non-changement … mon point de vue est que tant qu’il subsiste une autorité extérieure, qu’elle soit religieuse, éducative, gouvernementale, familiale, qui dicte notre comportement, on restera avec la chaîne… tant qu’à l’intérieur de nous il subsiste des données qui ne viennent pas de notre propre point de vue, affranchi des conditionnements qu’on se fait presser dans le citron, on restera avec la chaine.. tant qu’on pense pouvoir changer le systéme en utilisant les outils données par le systéme, on restera avec notre chaîne … pas besoin de grande études spirituelles pour voir ça objectivement, c’est L’Histoire elle même qui nous le montre …

    Si ceux qui sont au pouvoir ou qui se le passe et repasse à travers des élections/révolutions voulaient le bonheur de l’humanité, ça ferait longtemps que ça irait mieux sur Terre …

    T’as juste à changer les budgets consacrés aux guerres, propagande, banques et on serait rapidement capable d’avoir les moyens financiers pour éduquer, nourrir un paquet de monde et changer les technologies en quelque chose de positif au quotidien … ils le peuvent, mais ne le font pas… c’est donc un choix de leur part que rien n’arrive et qu’on continue de croupir dans un quotidien bien glauque pour certains .. si c’est leur choix, automatiquement ils ne vont pas donner les outils pour que tu t’affranchissent , au contraire, les outils seront toujours là pour faire perdurer leur position , me semble que c’est évident ..

    C’est donc une bataille entre eux et nous … une bataille de perception de la Réalité, de conception de la Liberté , d’espace dans cette Dimension… la seule façon de changer cette énorme pieuvre, est donc de changer le point de départ de l’asservissement, c’est à dire nous …

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    24 novembre 2010 à 19 07 20 112011
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    Le problème est peut-être que l’homme a besoin d’autorité… Peut-être que la Liberté ne vaut rien. Est-ce que la Chine a raison?

    Juste la loi de Sturgeon, par exemple. Si 90% des gens sont des cons, alors…

    Ou aussi.. Est-ce qu’un monde anarchiste/libertarien ne serais pas statique? Si tout le monde fait plus ou moins ce qu’il veut, sans Plan, sans direction… Monde stérile de?

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    25 novembre 2010 à 9 09 31 113111
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    Ton commentaire implique qu’on peut penser à quoi faire en ayant rien fait … ma perception est que tant qu’une personne ne s’est pas « déconditionnée », ses jugements de valeur utilisent toujours la même échelle qui a permis au départ le probléme, donc il est en bout de compte impossible de prévoir quelque chose à moins de rester dans le même moule..couleur et saveur différente parce que perception différente, mais dans le fond toujours même moule… c’est pas très compliqué, loi de Sturgeon ou loi de la causalité … soit c’est le systéme qui te dicte quoi faire, soit tu reprends tes billes … en ce moment, y a des possibilités de basculement… qui donnera le coup d’envoi ? une bonne crise déflationniste avec des denrées hors de prix, pas de jobs, une société corrompue et fliquée, est ce là le déclencheur qui fera que les gens vont commencer à réfléchir ? pas sûr, ils vont réagir, mais toujours dans les limites du systéme.. Ou une prise de conscience qui méne à..autre chose, dépendant le nombre critique de personnes ayant lâché des valeurs qui de toute façon ne sont que des chaînes mentales ou matérielles qui ne les satisfont pas ? la solution ne vient pas de l’exterieure …

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    26 novembre 2010 à 1 01 06 110611
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    Assez pessimiste comme vision de l’avenir…

    Vous semblez penser que l’humain n’a aucun contrôle sur son destin et qu’il est un pion dans une machination contrôlée par un certain « système » hors de sa portée. Que l’humain subit les foudres d’un « système » qui ne fait que ressortir son côté primaire et ses instincts sans qu’il ne puisse se contrôler. Comme une fatalité qui l’amènerait à agir comme une bête.

    Je ne souscrits pas à cette fatalité. L’homme n’est pas seulement un animal qui agit selon son instinct mais bien un être qui raisonne et analyse. Il prend des décisions pour améliorer son sort conformément à ses valeurs.

    Chaque humain est élevé d’une manière différente et souscrits à des valeurs propres à lui. Même si certains penchent vers le mal, il reste que la majorité penche vers le bien. Cette majorité pèse beaucoup plus dans la balance que la minorité qu’on pourrait même définir de « sociopathe ».

    La nature humaine, ce que vous semblez voir comme un défaut, ne cherche qu’à améliorer son sort. Par contre, elle est contrôlée par notre faculté à raisonner philosophiquement. Même si je sais qu’entrer dans une maison et me l’approprier va m’amener une meilleure situation, je suis aussi capable de discerner les conséquences.

    « L’espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux. »

    Un fausse dichotomie de la réalité selon moi. Le bonheur d’une personne est propre à elle. Une personne peut être libre et heureuse comme elle peut être soumise et heureuse. L’humain est beaucoup plus complexe que le noir et le blanc.

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    26 novembre 2010 à 8 08 52 115211
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    Heu…t’as remarqué que le texte est 1984 d’Orwell et non ma propre prose ???? passer cet extrait ne voulait pas dire que je l’endosse, mais plutôt que je le dénonce…

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    26 novembre 2010 à 23 11 31 113111
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    Là où on cite Orwell et 1984, on devrait ajouter aussi Brave New World d’Huxley en sorte de contrepoint, et une dystopie plus complexe et ambigue. Qui pause aussi cette question sur la valeur réelle de la liberté peut-être.

    Le nerd-geek en moi rêve que l’humanité survive, avance en progrès et voyage… J’aimerais qu’on aillent un futur genre Star Trek dans quelques siècles. Ou comme les séries Gundam, pour ceux qui connaissent (gros robots ou pas).
    Mais j’admet que ces futurs ont eu des guerres qui ont menés à ces mondes – WW3 et autres pour Star Trek, les conflits entre la Terre et les Colonies Spatiales pour les séries Gundam.

    Mais que cà vient à ca ou d’autres, il n’y aura pas d’autres choix, dans le futur, d’une gouvernance mondiale ou au moins d’un arbitrage mondial solide. Les problèmes environnementaux, sociaux et cie qui viennent ne se résoudront pas sans une humanité plus ou moins unie.

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    27 novembre 2010 à 9 09 32 113211
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    Ça va m’être difficile de te suivre sur un comparatif avec ta culture télévisuelle, je n’ai pas de Tv ….

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    27 novembre 2010 à 20 08 32 113211
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    Ya le PC aussi, mais la télé est un média si souvent blasté un peu injustement…
    Mais c’est un autre débat.

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    28 novembre 2010 à 0 12 49 114911
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    @Marc Lafontan:

    Oui j’avais compris le lien 1984. Par contre, votre dénonciation ressemble plus à un idéal qui semble inatteignable comme si nous serions pris dans ce bocal. De là ma réaction.

    C’est toujours bien de rappeler à quoi peut mener l’idéalisme autoritaire mais je voulais soulever que nous sommes très loin de cet univers dystopique présentement. Grâce à la rationalité humaine et son intelligence, voilà tout.

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