Pour que l’anarchie soit un plat digeste

Ne fais pas à autrui ce que tu estimes déraisonnable qu’un autre te fasse.

Thomas Hobbes 1588-1679

(J’introduis mon texte avec cette phrase en gonflant le sens du verbe « faire » jusqu’au verbe « penser ».)

Parlons politique et philosophie, tien!

Mon expérience blogosphérique fait évoluer ma pensée dans quelques sens, et l’anarchisme est un de ceux-là. Si je suis anarchiste, j’invente ce sobriquet pour me décrire : anarcho-futuriste. C’est que je considère l’anarchisme au-delà de l’utopie, puisque le futur semble déjà plus gravé dans le réel que l’utopie. Mais l’humanité a des devoirs à faire, très longs et même pénibles, c’est tout ce que je peux concéder.

C’est que depuis quelque temps, il me semble que je suis un aimant à anarchistes de tout acabit. Et même moi qui suis bien ouvert à leurs concepts, je ne réussis pas à m’y glisser, même seulement pour le plaisir! Ça bloque puisque mon air et le leur ne semblent pas avoir la même consistance. Je considère que la réalité est une matière qui ressemble à de la pâte à modeler, pour eux c’est un mur à casser et ils s’arment de théories-bulldozers.

C’est bien agréable de jouer aux petites autos et aux camions dans un carré de sable, mais il faudrait bien regarder ce qui se passe plus haut et plus large… Ce qui m’amène à des concepts comme le « parentage » (sorte de diabolisation du lien naturel entre l’enfant et ses parents), à des positions contre la procréation et à l’extinctionnisme (le terme est assez clair!), concepts que me fournit la lecture d’un blogue qui se qualifie d’anarcho-pragmatiste. Leur logique masque à peine l’odeur… À la base, tout ça me donne l’impression d’être les résultats angoissés de quelques individus mal dans leur peau, asociaux, tant au niveau amical qu’amoureux, qui justifient leur mal-être en échafaudant des théories abracadabrantes, et en prenant soin d’avoir toutes les réponses aux contre-arguments avec la tactique qui consiste à essayer de prouver à l’interlocuteur l’illusion absolue dans laquelle il est plongé. On pense obligatoirement à l’allégorie de la caverne de Platon…

Comment sérieusement considérer avoir à coeur le concept de liberté quand tu proposes des théories qui confrontent extrêmement la liberté de la très grande majorité des êtres humains, tant au niveau du bonheur simple de désirer un enfant en connaissance de cause que de celui essentiel de simplement vivre? J’avoue qu’il y a quand même un émerveillement à observer ces conceptualisations, mais pour faire un parallèle avec une oeuvre d’art, c’est très très coûteux. Et ça ne me dérange pas qu’ils soient assez conséquents pour en payer individuellement le prix : qu’ils crèvent vieux et seuls ou même tout de suite si le poids de notre monde est si insoutenable!

Je ne peux pas m’empêcher de penser aux sectes où les gourous réussissent à entraîner leurs disciples dans la mort à force de persuasion. La différence avec les anarchistes, c’est que pour eux la persuasion se trouve dans la titillation de l’intelligence. La pensée gravite dans des sphères bien plus agréables que les simples considérations domestiques, pour ne nommer que celles-là, et leur monde s’en trouve changé : le problème c’est que l’écart entre ce nouveau monde et celui effectif est énorme, d’où le déficit de liberté individuelle qu’on nous rabâche de toutes les manières.

Et c’est bien là où ma vision est différente de la leur : je crois que la liberté individuelle se doit d’être en équilibre avec la liberté collective; et si la liberté collective a encore besoin majoritairement de l’État, il faut individuellement le respecter (d’où l’idée de l’anarcho-futurisme). On a beau vouloir faire avancer la liberté individuelle, il y aura toujours la collective pour la freiner de quelques manières que ce soit. Et à tenter de faire entrer l’anarchie par la gorge en forçant, il y a de fortes chances qu’on la vomisse, ce que je suis pas mal en train de faire…

(Photo : gillespineault)

95 pensées sur “Pour que l’anarchie soit un plat digeste

  • Ping : Pour que l’anarchie soit un plat digeste « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    26 août 2009 à 14 02 08 08088
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    Ce qui est indigeste, ce n’est pas l’anarchie, mais les idéologues, les doctrinaires et les militants.

    On les reconnaît facilement au trait d’union qu’ils utilisent pour placer leur idéologie à la remorque de leur anarcho.

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    26 août 2009 à 14 02 29 08298
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    Vous soulevez un bon point mais, ne mettez pas tout le monde dans le même panier par pur intérêt personnel, chère Anne. Que pensez-vous du parentage et de la procréation, ce dont Renart parle ici?

    Je pose cette question parce que la majorité des anars n’osent pas se prononcer sur ce sujet. C’est ça qui m’intéresse, pas de convaincre les étatistes de ne pas perpétuer ce modèle vigoureusement hiérarchique.

    Pour les autres lecteurs, j’ai été on ne peut plus clair dans ma dénonciation de plusieurs idéologies anarchistes dans ce billet:

    http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/08/03/anarcho-centrisme-separatiste/

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    26 août 2009 à 14 02 49 08498
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    Il en va du «parentage», de la famille et de l’éducation comme du reste : il faut critiquer les relations de domination hiérarchiques et ensuite, expérimenter en accord avec nos propres désirs et nos propres convictions. Donner des recettes et des marches à suivre, c’est oiseux et stérile.

    J’ai eu le désir, avec ma compagne, de vivre avec un enfant. Il a fallu trimer dur pour y arriver (because la biologie, à priori, n’aide pas beaucoup deux femmes à enfanter) et depuis je n’ai pas regretté une seule seconde. Ce que j’ai constaté, c’est qu’il n’y a aucune recette qui fonctionne lorsqu’on vit avec un enfant; le mieux qu’on puisse faire, c’est faire de son mieux, c’est-à-dire veiller à ce que ses besoins physiques et affectifs soient comblés puisqu’elle (parce que c’est une fille) ne peut pas le faire par elle-même.

    Si c’est ce que vous appelez le parentage, c’est une nécessité biologique incontournable — tous les mammifères le font.

    Par contre, ma petite Lou (parce que c’est son prénom) ne vit pas dans une famille (ni patriarcale, ni, monoparentale) et j’essaie avec mes faibles moyens intellectuels et tout mon coeur de l’aider à devenir l’individu merveilleux qu’elle est déjà. Et elle n’est pas partie pour aller à l’école…

    Pour ce qui est du reste… ce sera son propre choix. Elle n’aura du reste d’autre choix que de faire comme nous tous, c’est-à-dire composer avec le système le plus habilement possible pour se dégager une marge de liberté pour ne pas mourir d’asphyxie. La suite dépendra d’elle.

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    26 août 2009 à 15 03 02 08028
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    Relisez mon billet, vous n’avez rien compris. Je ne répéterai pas pour une femme aussi intelligente que vous.

    Ceci dit, votre façon de parenter n’est pas trop mal.

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    26 août 2009 à 15 03 05 08058
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    Merci pour cette opinion hautement avisée. Je peux l’imprimer et l’encadrer à côté de mon certificat d’intelligence ?

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    26 août 2009 à 15 03 12 08128
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    Pas nécessaire, servez-vous de votre intelligence.

    Votre position est plus idiote que celle de Renart, faut le faire! Et en plus, vous n’avez rien compris ou presque de ce que j’ai dit!

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    26 août 2009 à 15 03 34 08348
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    « Et c’est bien là où ma vision est différente de la leur : je crois que la liberté individuelle se doit d’être en équilibre avec la liberté collective; »

    Si vous croyez à la « liberté » mettre à jour des enfants sans aucune considération pour la société ou l’enfant lui-même, alors c’est une liberté purement individuelle… Vous n’avez aucun respect pour la liberté d’autrui ou la liberté de la société en tant que tel… Et donc c’est une pure projection de votre immoralité.

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    26 août 2009 à 15 03 36 08368
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    Qu’est-ce que c’est que ça encore? Depuis quand les anarchistes sont contre la procréation, d’une manière générale? Les anars ne s’entendent sur rien et surtout pas sur la famille, voilà bien pourquoi ce sont des anars. Et être contre un comportement ne signifie pas vouloir l’interdire (par une loi ou par pression sociale). C’est comme si un simple « ta yeule » bien placé était une atteinte au droit d’expression.

    Je ne comprends pas l’objet exact ni le but de cette critique. J’y vois surtout une attaque ad hominem assez pauvre: ainsi les anars seraient tous des fuckés mentaux, ou quelque chose comme le bras armé du mouvement Emo.

    Et puis la « liberté collective » ne s’oppose pas à la « liberté individuelle ». La liberté ne s’oppose pas à elle-même!

    Les anarchistes sont opposé-e-s toute forme d’autorité, c’est à peu près tout et c’est pas compliqué à comprendre. Les théories savantes qui embarquent par-dessus les désirs de certain-e-s d’entre eux, c’est souvent purement accessoire.

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    26 août 2009 à 15 03 36 08368
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    David, je sais lire (du moins, je le crois) et je me suis tapé votre truc sur le parentage (quel mot horrible) jusqu’au bout.

    Il y a une différence entre remettre en cause les relations hiérarchiques entre parents et enfants et rejeter carrément cette relation — parce que ça revient à dire qu’elle est intrisèquement autoritaire et non socialement crée. C’est littéralement jeter le bébé avec l’eau du bain autoritariste.

    Il ne faut pas nier le désir d’avoir des enfants, qui est réel. Ne pas avoir d’enfant n’est pas une posture morale supérieure à décider d’en avoir, et vice-versa. D’ailleurs, c’est là un de vos points faibles, que vous partagez avec François Tremblay: votre moralisme à tout crin.

    Un fait demeure: les nourrissons n’ont aucune chance de survivre sans soins et généralement (mais pas toujours) leurs géniteurs sont les mieux placés pour assurer cette survie. La plupart des parents s’arrogent des droits de dictateurs au nom de cette tâche, mais ça ne signifie pas qu’on puisse faire autrement. D’ailleurs, c’est là l’idée même de l’anarchie: faire autrement, avoir des relations qui ne sont pas basées sur la domination hiérarchique. Si c’est impossible avec ses rejetons, je ne vois pas pourquoi ça le serait davantage avec madame Gratton de la rue Panet.

    Bref: remettre en cause la famille et le système d’éducation, d’accord (je l’ai d’ailleurs souvent fait). Mais démoniser la reproduction… ça, c’est idiot.

    Quant à l’extinctionisme, voilà bien une position idéologique et moralisante à souhait (et même fascisante, si je me fie au site que vous suggérez…). Si l’espèce s’éteint et que la planète s’en porte mieux, ça me fait une belle jambe — je ne serai pas là pour en profiter et donc, mon intérêt égoïste est ailleurs.

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    26 août 2009 à 15 03 55 08558
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    « Quant à l’extinctionisme, voilà bien une position idéologique et moralisante à souhait (et même fascisante, si je me fie au site que vous suggérez…). Si l’espèce s’éteint et que la planète s’en porte mieux, ça me fait une belle jambe — je ne serai pas là pour en profiter et donc, mon intérêt égoïste est ailleurs. »

    Ouais, je ne suis pas d’accord non plus avec l’extinction totale de l’être humain, mais c’est un point de vue qui leur regarde et qui ne va pas contre l’intérêt des anarchistes. De plus, leur position volontaire est plus valide que la vôtre.

    En ce qui concerne le terme « parentage », j’ai moi-même admis qu’il s’agissait d’un anglicisme mais je trouve qu’il décrit le côté hiérarchique de ce concept mieux que le terme « famille ». Peut-être devrais-je trouver un autre terme.

    « Mais démoniser la reproduction… ça, c’est idiot. »

    Dans le contexte actuel, ça me semble tout à fait pertinent!

    Pour le reste, ça ne vaut pas la peine de répondre, pour le moment parce que vous être loin d’avoir compris mon propos et que vous êtes trop intelligente pour que je vous prenne par la main contrairement à la plupart des étudiantes universitaires que j’ai connues. Je n’ai pas terminé d’écrire là-dessus dans mon blogue, c’est clair! Que ça plaise ou non aux anars complices des fémi-favoritistes!

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    26 août 2009 à 15 03 59 08598
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    @Mouton Marron

    En effet, il s’agit là d’une attaque ad hominem contre ma pensée et qui ne concerne aucunement les autres anars et je vais y répondre.

    Ceci dit, d’un point de vue anarchiste, la procréation et le parentage sont invalides dans le contexte actuel.

    « Les anarchistes sont opposé-e-s toute forme d’autorité, c’est à peu près tout et c’est pas compliqué à comprendre.  »

    Et dans le contexte actuel, le parentage et la procréation en font partie!

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    26 août 2009 à 16 04 04 08048
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    J’ai écrit ceci:

    « Définissons le parentage comme suit: le parentage (un anglicisme, je l’admets) désigne le processus hiérarchique d’éducation des enfants par des “parents” dans ce qui est appelée une “famille”, DANS LE CONTEXTE ACTUEL. »

    La prochain fois, il faudra que je vous fasse une démontration mathématique de 1+1=2, tant qu’à y être?

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    26 août 2009 à 16 04 08 08088
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    J’avais vu. Mais à la fin, vous offrez l’alternative de l’extinction, ce qui explicitement vous définit comme quelqu’un qui s’oppose à la procréation dans tous les contextes.

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    26 août 2009 à 16 04 15 08158
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    Peut-être qu’il faudrait que je précise un peu plus ce point, en effet. J’offre l’alternative de l’extinction dans le but de fournir des arguments supplémentaires contre la procréation, et non pas parce que je suis strictement en faveur de l’extinction totale des êtres humains. Ceci dit, de faire la promotion de l’extinction volontaire de l’être humain est tout à fait valide d’un point de vue anarchiste, même si je ne suis pas entièrement d’accord.

    Ceci dit, ACTUELLEMENT ET D’UN POINT DE VUE ANARCHISTE, le procréation et le parentage sont invalides, entre autres parce qu’elle répond aux désirs de l’État et du système capitaliste. Je vais certainement y revenir!

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    26 août 2009 à 16 04 40 08408
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    «Comment sérieusement considérer avoir à coeur le concept de liberté quand tu proposes des théories qui confrontent extrêmement la liberté de la très grande majorité des êtres humains, tant au niveau du bonheur simple de désirer un enfant en connaissance de cause que de celui essentiel de simplement vivre? » Avez-vous pensé à la liberté de l’enfant? Celui-ci ne choisit aucunement de venir au monde. Procréer est un gest égoiste et autoritaire, peu importe la façon dont on tente de présenter la chose.

    Sinon, j’irais dans le même sens que Mouton Marron. Les anarchistes ne s’entendent pas au sujet de la procréation et de la famille, comme sur bon nombre de sujets. Je ne sais pas où vous êtes allez chercher cette idée, mais j’ai rarement vue quelque chose de moins uniforme que la pensée anarchiste.

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    26 août 2009 à 16 04 55 08558
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    @Anne Archet

    « J’ai eu le désir, avec ma compagne, de vivre avec un enfant. Il a fallu trimer dur pour y arriver (because la biologie, à priori, n’aide pas beaucoup deux femmes à enfanter) et depuis je n’ai pas regretté une seule seconde. »

    En fait, ma critique ne s’applique pas vraiment à votre situation personnelle, puisque l’enfant existait déjà et que j’aime mieux qu’une anar s’occupe d,un tel enfant que des parents autoritaires dans couple hétéro hiérarchique normal. Je tenais à préciser mon point là-dessus.

    Je n’ai pas tellement de problème avec l’adoption des enfants déjà existants par des anarchistes. C’est un moindre mal, en fait!

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    26 août 2009 à 17 05 42 08428
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    J’ai répondu sur mon blogue, ça donne tout un billet:http: //anarhilisme.blogspot.com/2009/08/lanarchie-pensee-unfiforme-ou-le-delire.html!

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    26 août 2009 à 17 05 46 08468
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    Parentalité

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parentalité
    «Dans les lois, du législatif, le terme parentalité, même de coparentalité, est utilisé dans les relations entre loi et autorité parentale dans le sens d’un partage juridique de son exercice.»

    Au moins, c’est français.

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    26 août 2009 à 18 06 40 08408
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    Pour concilier une réponse respectueuse avec la grande probabilité que le texte de Gendron soit un canular, je voudrais m’inscrire en faux, d’abord, contre l’association entre anarchie et liberté.

    L’anarchie n’est pas le désordre – ataxie – mais l’absence de commandement (directives). Or, la seule situation qui permet une démarche constructive sans directives, quand un but est fixé et les éléments d’action connus, est celle où la logique des faits et de la situation n’en permet qu’une seule qui soit optimale.

    C’est dans ce seul cas qu’on peut s’ en remettre à l’anarchie et il est clair que le déterminisme est alors total et la liberté donc nulle.

    La seule façon de recréer la liberté est alors de modifier le but, ce qui est précisément ce que fait l’extinctionniste qui, confronté à une connaissance croissance des procédures de survie qui tend à déterminer parfaitement sa démarche, substitue un « death wish » collectif au désir de survie inné qui est inscrit dans la nature humaine.

    Ce faisant, il retrouve sa liberté – les voies pour se detruire sont multiples – mais il est à l’antithèse de l’anarchie !

    Pierre JC Allard

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    26 août 2009 à 19 07 32 08328
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    Je trouve assez étrange que des occidentaux réclament plus de liberté alors que des millions d’individus n’y ont jamais goûté et n’y accèderont jamais.

    Même si, moi aussi, je trouve que l’état s’ingère un peu trop dans mon existence, je me sens libre. À tous les jours.

    L’anarchie, tout comme le communisme, est une utopie. Essayons donc d’améliorer les choses à petits pas. Nous y parviendrons.

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    26 août 2009 à 20 08 45 08458
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    Désolé de mon ignorance,mais au delà de ce que le dictionnaire peut en dire,qu’est-ce que c’est d’être anarchiste ?
    Parcequ’on dirait que cela sonne négatif dans ma tête.
    Est-ce qu’il y a un côté positif à l’anarchie ?

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    26 août 2009 à 21 09 06 08068
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    L’anarchie est un rêve impossible et qui restera toujours impossible à mon avis. L’anarchie est l’absence de directives ou de règles, mais il est naturelle pour l’être humain mis en société de se mettre d’accord sur des règles et des lois.

    La seule façon d’avoir l’anarchie est d’avoir une règle contre les régles et d’avoir quelqu’un pour enforcer cette règle, c’est un Catch-22.

    Il est possible que les gens deviennent de plus en plus libertariens et voteront graduellement pour des politiciens qui rapetisseront le rôle de l’état graduellement jusqu’à sa quasi-extinction, mais cela semble presque impossible.

    L’autre possibilité est une guerre mondiale tellement grave qu’aucun gouvernement n’y survivra mais ces gouvernements ne seraient pas remplacer par l’anarchie. Ils seraient remplacé par des Chefs locaux qui se distingueront soit par leur charisme et leur intelligence ou par leur force et brutalité (l’histoire nous dit que le deuxième est plus probable).

    Pourquoi parler sérieusement d’anarchisme quand l’anarchisme est sérieusement impossible? Comme tu le dis, c’est un sujet parfois intriguant.

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    26 août 2009 à 23 11 15 08158
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    Bonjour Renart,

    Je ne suis pas toujours d’accord avec tes articles, mais tu es certainement talentueux et tu sais comment stimuler les commentaires.

    Ceci étant dit, tu écris :

     »…la liberté individuelle se doit d’être en équilibre avec la liberté collective; et si la liberté collective a encore besoin majoritairement de l’État, il faut individuellement le respecter (d’où l’idée de l’anarcho-futurisme). »

    À mon avis, la liberté collective, ça n’existe pas. Le concept même de liberté est individuel, et non collectif.

    Ça donne quoi d’être libre  »collectivement » si on ne l’est pas individuellement? Dire qu’il faut sacrifier même une infime partie de sa liberté individuelle pour une prétendue  »liberté collective » est un non-sens.

    Cela me fait penser à ceux qui prétendent que l’on doit renoncer à sa liberté individuelle pour obtenir une sécurité accrue.

    Pourquoi tant de gens semble avoir peur de vivre librement, ou que d’autres le soient? Cela m’étonne toujours. Je crois que cela va de pair avec l’état providence, et le fait que plusieurs croient que l’état est là pour prendre soin d’eux., du berceau jusqu’au cercueil.

    Une société de dépendants vis-àvis l’État, voilà ou nous sommes rendus.

    Faut croire que l’État est devenu quasiment  »divin », car plusieurs semblent être incapables d’imaginer la vie sans l’omniprésence de l’État.

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    26 août 2009 à 23 11 19 08198
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    Alexis, comment peut tu prouver que l’anarchie est un rêve impossible alors que l’histoire de l’humanité démontre que l’être humain à vécu la majeure partie de son temps sans État et ainsi donc en quasi-anarchie. Et l’humanité a réussi à survivre parce que sinon nous ne serions pas là pour en témoigner. On a qu’à penser aussi aux peuples dit « primitif » (Les inus qui n’ont pas été « civilisés » par exemple) qui vivent encore aujourd’hui sans avoir besoin d’État ni d’appareil de coercition pour faire régner l’ordre. Étymologiquement, « utopie » ne veut pas dire impossible, il signifie qui existe en aucun lieu, alors on ne peut affirmer que l’anarchie est utopique et encore moins qu’elle est impossible.

    À Renart
    Comment peut-on parler présentement de liberté collective si les individus qui composent cette collectivité ne sont même pas libre eux-même puisqu’ils sont sous le joug d’un système dominateur ?

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    26 août 2009 à 23 11 24 08248
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    À Aimé
    Tu as bien raison, l’État est divin dans la majorité des humains aujourd’hui et la religion la plus pratiqué dans le monde n’est pas le christianisme mais bien l’Étatisme en voici ces dogmes et préceptes: L’État est une divinité toute puissante et l’individu n’est rien sans l’État. L’État a toujours raison dans son infinie sagesse et peux tout se permettre puisque c’est pour le bien collectif.
    Ses émissaires et exécuteur sont les fonctionnaires, policiers, soldats et col bleu. Sa Sainteté le Premier Ministre reçoit directement des ordres de l’État et donc n’est jamais dans l’erreur lui non plus.
    Si l’individu suite toute les Lois de l’État il aura non seulement une vie agréable sur terre mais en plus il aura droit au Paradis de la consommation sinon il subira l’éternelle damnation de la prison ou même pire la mort.
    Tout privilège de la vie est accordé de l’État qui peut vous la reprendre si vous Lui désobéissez. Dans sa sagesse divine l’État peut décider à quel âge on devient adulte si on peut conduire, qu’est qui est bien et qu’est qui ne l’ai pas, qu’est qu’il faut apprendre aux enfants de plus, Il a le droit de décider la mort de quelqu’un.

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    27 août 2009 à 0 12 35 08358
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    S’il faut que je spécifie, le sens d’anarchisme (et toute sa famille!) dans mon texte concerne surtout celui politique, le contraire d’étatisme.

    Est-ce que nous sommes dans un système politique non-étatiste (donc anarchiste) en ce moment? Non. Nous ne l’expérimentons pas et sans doute jamais nous ne l’expérimenterons.

    Pour ceux qui n’ont pas compris, je tentais surtout par ce texte de montrer que l’anarchie comme philosophie, système politique, idéal, etc., qui est avant tout une construction de l’esprit, devrait s’humaniser au lieu de viser la logique pure qui donne des aberrations masturbatoires comme l’extinctionnisme. Autrement dit, une petite dose de « marketing » et de stratégie ne ferait pas de tort…

    Anne,

    « On les reconnaît facilement au trait d’union qu’ils utilisent pour placer leur idéologie à la remorque de leur anarcho. »

    pour être certain de bien me faire comprendre, c’était beaucoup à la blague que je composais mon « anarcho-futuriste ». Même si son sens me plaît et me sert.

    David,

    « Ceci dit, votre façon de parenter n’est pas trop mal. »

    et la mienne, comment tu la devines? Est-ce que tu penses que je passerais le test?

    C’est n’importe quoi…

    François Tremblay,

    moi je vais prendre la liberté de te dire très sérieusement d’aller consulter, si tu n’as pas d’assez bons amis pour te le dire.

    De mon côté, je vais continuer d’être parfaitement heureux avec ma conjointe et ma petite fille de huit mois, en espérant avoir un autre enfant dans quelques années. Vive l’immoralité!

    Mouton Marron,

    « Depuis quand les anarchistes sont contre la procréation, d’une manière générale? »

    où j’écris clairement que je pense que les anarchistes sont « d’une manière générale » contre la procréation?

    Nulle part. J’avoue que mon style d’écriture n’est parfois pas ce qu’il y a de plus à cheval sur les conventions, mais quand j’écrivais dans mon troisième paragraphe « Ce qui m’amène à des concepts comme », il me semblait évident que cela introduisait un deuxième propos, le premier étant plus général, justement.

    Désolé si tu t’es senti visé personnellement. Même si ma critique générale tient toujours.

    « La liberté ne s’oppose pas à elle-même! »

    La liberté n’est pas un concept monolithique. Un peu comme le concept de Dieu chez le religieux, on peut le voir un peu partout…

    David,

    « En effet, il s’agit là d’une attaque ad hominem contre ma pensée et qui ne concerne aucunement les autres anars et je vais y répondre. »

    tu as une drôle de conception de l’attaque ad hominem. Tu n’es pour moi surtout que la courroie de transmission des concepts que je critique. C’est certain que je trouve que tu y plonges aveuglément et que ça me désole, mais je n’appellerais pas ça de l’attaque…

    « Ceci dit, d’un point de vue anarchiste, la procréation et le parentage sont invalides dans le contexte actuel. »

    C’est pas de la mathématique, c’est la vie bout de ciarge!

    « le procréation et le parentage sont invalides, entre autres parce qu’elle répond aux désirs de l’État et du système capitaliste. »

    Penses-tu vraiment que je pensais « aux désirs de l’État et du système capitaliste » quand je baisais Douce pour lui faire Charlie? (Mais j’exagère, je lui faisais l’amour…)

    Bakouchaïev,

    « Avez-vous pensé à la liberté de l’enfant? »

    Moi je suis content que mes parents ait pris cette liberté, et je gage que la plupart des gens aussi. L’humanité a été ainsi faite, ça doit être ça la tyrannie de la majorité…

    Le suicide est une liberté aussi. Je ne vois pas de grand mouvement de suicide collectif à l’horizon, ça ne doit pas être si pire… Cela dit sans prôner le je-m’en-foutisme.

    David,

    « puisque l’enfant existait déjà et que j’aime mieux qu’une anar s’occupe d,un tel enfant que des parents autoritaires dans couple hétéro hiérarchique normal. »

    moi je suis dans un tel couple, qu’est-ce que tu penses faire pour me mettre des bâtons dans les roues? Un club de projection de pensées négatives vers notre famille diabolique avec ton ami François Tremblay?

    Lutopium,

    « Essayons donc d’améliorer les choses à petits pas. »

    c’est ce que je me tue à dire!

    Aimé,

    quand je parle de « liberté collective », cela signifie l’accumulation des libertés individuelles, simplement, dans le sens qu’il faut coordonner nos libertés. C’est une question d’équilibre.

    « Dire qu’il faut sacrifier même une infime partie de sa liberté individuelle pour une prétendue ”liberté collective” est un non-sens. »

    Je crois plutôt que c’est un non-sens de croire qu’il ne faut pas « sacrifier même une infime partie de sa liberté individuelle », puisque nous sommes, au final, c’est un fait indéniable, une partie d’une collectivité. La liberté totale ne saurait se vivre alors que dans une solitude forcée, ce qui en soi reviendrait à s’aliéner la liberté de profiter de la présence des autres…

    Antoine,

    l’État n’est que le raffinement du chef de meute de nos lointains ancêtres…

    « Comment peut-on parler présentement de liberté collective si les individus qui composent cette collectivité ne sont même pas libre eux-même puisqu’ils sont sous le joug d’un système dominateur ? »

    Je ne dis pas que nous ne sommes pas « sous le joug d’un système dominateur », puisque je pense que c’est vrai, je dis que la liberté est relative. Est-ce que se contenter d’une liberté partielle pour être heureux n’est pas aussi un sens possible à donner à la liberté?

    Je crois qu’affirmer clairement que tous les hommes ne sont pas libres est une sorte d’autoritarisme. La liberté est un concept trop fuyant pour s’en maquiller.

    Et en passant, mon texte n’est pas un éloge de l’État, loin de là. Sauf si une critique de l’anarchisme se doit d’être obligatoirement une glorification de l’État, ce qui est ridicule. Loin de moi la pensée en noir ou blanc, il y a tellement de teintes de gris!

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    27 août 2009 à 8 08 25 08258
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    Bonjour Renart,

    Merci pour ces précisions. La liberté collective, dans le sens de la SOMME de la la liberté de tous les individus, je peux accepter ça.

    Par contre, tu écris aussi ceci:

     »La liberté totale ne saurait se vivre alors que dans une solitude forcée, ce qui en soi reviendrait à s’aliéner la liberté de profiter de la présence des autres. »

    Je ne vois pas pourquoi la liberté  »totale » ne pourrait exister que dans la solitude.

    Je ne dis pas que c’est ton cas, mais plusieurs croient que la liberté totale mènerait au chaos.

    À cet argument que j’ai souvent entendu, je dirais ceci…

    Ceux qui croient en la liberté individuelle comme fondement de la  »société » (laquelle est aussi une association VOLONTAIRE et non forcée) ont également, en général, un sens aigue des responsaabilités.

    Liberté et responsabilité vont de pair. Ceux qui croient vraiment à la liberté de chacun savent bien que chaque individu est responsable du dommage qu’il cause à autrui.

    Le problème potentiel serait plutôt avec les moutons, qui seraient perdus si l’État n’était pas là pour leur dire comment se comporter, et  »prendre soin d’eux. »

    Et c’est là une partie du problème, car on a conditionnée toute une population pendant plusieurs décennies à s’adresser à l’État pour toutes les solutions, alors que toutes les solutions se trouvent vraiment à l’intérieur de nous-même.

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    27 août 2009 à 9 09 23 08238
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    Pour terminer, je rajouterais ceci…

    Auparavant, la  »loi » se résumait à une seule règle, la règle d’or :  »ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ».

    Cette règle est la formulation JURIDIQUE d’un concept de base du christiannisme, et des autres religions connues :  »Aime ton voisin comme tu voudrais qu’il t’aime » ou une autre formule au même effet.

    Ainsi, la liberté d’un individu cesse toujours là ou celle de l’autre commence.

    Aujourd’hui, les lois (statuts) des gouvernements (fédéral, provincial, municipal) sont composés littérallement de millions de pages de texte que la plupart (dans certains cas même les avocats et juges) ne comprennent même pas!!!

    L’État prétend avoir l’autorité pour réglementer TOUS les aspects de la vie des gens, et ceux-ci ont été conditionnés par le système d’éducation, les médias de masse, et autres agents d’influence àaccepter cette situation comme étant normale, alors que c’est plutôt contraire aux lois de la nature.

    En fait, ceux qui dirigent ont réussi à faire en sorte que plusieurs de leurs cerfs AIMENT leur servitude.

    Je vous suggère ce site qui donne un bon aperçu du fondement des lois :

    http://www.halexandria.org/dward266.htm

    Ici au Canada, nous avons la CHANCE d’avoir un système fondé sur des principes MORAUX et de JUSTICE, dont l’autorité ultime est Dieu, ce qui signifie qu’ultimement seul Dieu peut te juger, à moins que tu consentes à être mené par une fiction, comme un état ou un gouvernement, auquel cas tu ne te possède plus…

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    27 août 2009 à 13 01 13 08138
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    Je viens de laisser ce commentaire sur le blogue de Bakouchaïev, Anarhilisme, je crois que cela pourra être intéressant, pour quelques lecteurs qui on eu de la difficulté à comprendre où je voulais en venir avec ce billet :

    « Pour dire vrai, le but de mon billet était premièrement de signifier mon malaise général face à la logique anarchiste, étant donné que je n’arrive pas à embarquer dans le bateau, malgré mon ouverture : je trouve tout cela trop rigide. Aussi, je ne crois pas en une anarchie systémique effective en ce moment — oui l’État est un gros balourd —, alors qu’on cesse d’argumenter comme si le point de bascule était incessamment. Donc, j’essaye d’avoir un propos réaliste.

    Deuxièmement, j’ai pointé négativement le « parentage », la position contre la procréation et l’extinctionnisme pour appuyer, de mon point de vue, que la pensée anarchiste peut mener à des absurdités si on délaisse le concret pour le miroitement chatoyant de la logique. Mais j’aurais dû ajouter : si le chapeau vous fait, mettez-le donc!

    À propos de ce passage :

    « À la base, tout ça me donne l’impression d’être les résultats angoissés de quelques individus mal dans leur peau, asociaux, tant au niveau amical qu’amoureux, qui justifient leur mal-être en échafaudant des théories abracadabrantes, et en prenant soin d’avoir toutes les réponses aux contre-arguments avec la tactique qui consiste à essayer de prouver à l’interlocuteur l’illusion absolue dans laquelle il est plongé. »

    Il va sans dire que la description sombre réfère aux inventeurs de ces absurdités, ce qui ne devrait pas faire mal à aucun lecteur de mon billet, peut-être un peu ceux qui y adhèrent… Par contre, la deuxième partie concernant les argumentations me semble une bonne manière de qualifier comment beaucoup d’anarchistes fonctionnent dans leurs échanges avec ceux qui les critiques. Encore, si le chapeau…

    Alors, voilà, j’avoue que j’ai fait un peu de va-et-vient qui aura chatouillé négativement quelques anarchistes respectueux comme toi et je m’en excuse. Des fois, c’est difficile de péter une coche tout en se retenant… »

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    27 août 2009 à 13 01 25 08258
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    @Renart

    « Autrement dit, une petite dose de « marketing » et de stratégie ne ferait pas de tort… »

    Va dire ça aux anarcho-fédéraleux!

    « Est-ce que nous sommes dans un système politique non-étatiste (donc anarchiste) en ce moment? Non. »

    Bien sûr, et c’est pour ça que mon billet s’adressait en majeure partie aux anarchistes.

    « et la mienne, comment tu la devines? Est-ce que tu penses que je passerais le test? »

    En fait, je n’en sais rien je n’en ai rien à foutre! En tant qu’étatiste, tu as tout intérêt à être en faveur de la parentalité et de la procréation. Laissons les tests aux drouatistes étatistes!

    Ce n’est parce que François Tremblay est différent qu’il doit aller consulter. Tout le monde pareil! Vive l’uniformité! Faites des bébés, tout le monde! Travail, famille, cash! La race « culbécoèèèèèse de souche » est en péril!

    « tu as une drôle de conception de l’attaque ad hominem. Tu n’es pour moi surtout que la courroie de transmission des concepts que je critique. C’est certain que je trouve que tu y plonges aveuglément et que ça me désole, mais je n’appellerais pas ça de l’attaque… »

    Bof, le principal problème est que tu généralises la pensée des autres anarchistes en te servant de ma pensée. Tu peux bien sombrer dans les attaques personnelles si tu le veux, je saurai répliquer.

    « C’est pas de la mathématique, c’est la vie bout de ciarge! »

    En tant qu’étatiste, la procréation et la parentalité est tout à fait valide. Mais d’un point de vue anarchiste, ces concepts sont invalides dans le contexte actuel.

    « Penses-tu vraiment que je pensais « aux désirs de l’État et du système capitaliste » quand je baisais Douce pour lui faire Charlie? (Mais j’exagère, je lui faisais l’amour…) »

    Non, et de toute façon tu es un étatiste, alors c’est normal que tu répondes aux désirs du gouvernemaman. De plus, on peut très répondre aux désirs d’une institution sans même y penser. Quand je vais à l’épicerie, je réponds aux désirs du système capitaliste, mais je ne pense pas à ça d’habitude.

    « moi je suis dans un tel couple, qu’est-ce que tu penses faire pour me mettre des bâtons dans les roues? Un club de projection de pensées négatives vers notre famille diabolique avec ton ami François Tremblay? »

    Rien, sauf écrire sur ce sujet pour faire réfléchir les anars surtout. Et François Tremblay n’est pas mon ami, sauf qu’il y a bien des trucs que je trouve intéressants dans sa pensée.

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    27 août 2009 à 13 01 29 08298
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    @Lutopium

    « Essayons donc d’améliorer les choses à petits pas. Nous y parviendrons. »

    D’accord avec ça (pas pour rien que j’appuie la séparation du Québec), mais je ne renierai pas mes principes et le but ultime pour autant.

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    27 août 2009 à 13 01 33 08338
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    « Il va sans dire que la description sombre réfère aux inventeurs de ces absurdités, ce qui ne devrait pas faire mal à aucun lecteur de mon billet, peut-être un peu ceux qui y adhèrent… »

    Donc, il s’agit d’une attaque purement personnelle. Très bien! Je m’en doutais et j’aime mieux ça!

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    27 août 2009 à 13 01 52 08528
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    Eh bien, si les « gourous » des « sectes » entrainent leurs adeptes dans la mort, c’est magnifique, formidable !
    Bientot il n’y aura ni gourous ni sectes, ainsi nous pourons vivre entre gens bien pensants. Peut être même entre gens qui pensent pareillement, le paradis quoi !
    De ce fait nous n’aurons même plus besoin de liberté, puisque nous nous n’auront plus de pensées différentes, il n’y aura plus qu’un irrationnel de bon aloi.

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    27 août 2009 à 14 02 01 08018
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    Aimé,

    si la liberté est une absence de contraintes, je crois que la responsabilisation en est une sorte, comme un lien causal entre l’individu et la société, donc la liberté totale est un concept qui n’a pas de prise sur la réalité. Simplement vivre dans une société est une contrainte, c’est pour ça mon exemple de la solitude.

    Alors, s’il est impossible de considérer la liberté comme un absolu dans notre monde, on peut bien lui ajouter des qualificatifs comme « individuelle » et « collective ».

    Pour ce qui est de la loi et de Dieu, je n’entrerai pas là-dedans…

    David,

    « En tant qu’étatiste, tu as tout intérêt à être en faveur de la parentalité et de la procréation. »

    tu as une belle logique binaire, mais pas moi. Je ne me considère pas plus étatiste qu’anarchiste. L’État me semble un mal encore nécessaire, et je ne vois pas, à part le fait d’être « subventionné » par l’État pour mon enfant, le lien avec notre désir de couple à en avoir.

    Si le système actuel fait en sorte que je me sens à l’aise d’en avoir, j’en profite. Je laisse les jeux intellectuels et l’abstraction en dehors de cet aspect de ma vie.

    « Ce n’est parce que François Tremblay est différent qu’il doit aller consulter. »

    Désolé, mais quelqu’un qui pense sérieusement que je suis un être immoral parce que j’ai voulu avoir un enfant me semble assez perdu dans ses élucubrations pour faire peur. Il faut vraiment être rendu creux…

    Et je pense que mon propos est encore plus respectueux que le sien, au moins moi je me soucie de sa santé mentale!

    « Faites des bébés, tout le monde! »

    Belle caricature!

    « tu généralises la pensée des autres anarchistes en te servant de ma pensée »

    « En tant qu’étatiste, la procréation et la parentalité est tout à fait valide. Mais d’un point de vue anarchiste, ces concepts sont invalides dans le contexte actuel. »

    Parlant de généraliser… « un point de vue anarchiste » : t’as pas compris ce qu’Anne Archet t’écrivait?

    « Quand je vais à l’épicerie, je réponds aux désirs du système capitaliste, mais je ne pense pas à ça d’habitude. »

    Bon, alors, sois logique comme tu sais si bien le prouver, et cesses d’y aller, trouve d’autres moyens de te nourrir!

    « Donc, il s’agit d’une attaque purement personnelle. »

    Tu es alors l’inventeur d’une de ces absurdités?

    « Pour le reste, je ne répondrai pas à vos conneries! »

    Attaque personnelle!!!

    Pour terminer, ne penses-tu pas que je me contrecrisse de la validité et de l’invalidité quand je regarde ma fille? Et tu feras de même si un jour tout se place pour que tu sois père, de quelque façon que ce soit. Ce qui n’est vraiment pas impossible, comme tu l’as écrit.

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    27 août 2009 à 14 02 15 08158
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    « tu as une belle logique binaire, mais pas moi. Je ne me considère pas plus étatiste qu’anarchiste. L’État me semble un mal encore nécessaire, et je ne vois pas, à part le fait d’être « subventionné » par l’État pour mon enfant, le lien avec notre désir de couple à en avoir. »

    Dans ce dossier, ton raisonnement est étatiste. C’est comme ça et tu as le droit de penser ainsi. En ce qui concerne les subventions, tu as le droit d’en profiter. Aucun problème. Mais tu négliges l’aspect hiérarchique de la parentalité qui fait clairement l’affaire de l’État.

    Même les anarchistes qui sont en faveur de la procréation et de la parentalité adoptent une logique étatiste dans ce débat. C’est surtout ça que je dénonce.

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    27 août 2009 à 14 02 17 08178
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    « Parlant de généraliser… « un point de vue anarchiste » : t’as pas compris ce qu’Anne Archet t’écrivait?  »

    J’ai très bien lu et son opinion est anarchiquement invalide, quoiqu’il n’y ait aucun problème avec l’adoption. Un peu comme les anars pro-profits, c’est incompatible!

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    27 août 2009 à 14 02 21 08218
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    « Bon, alors, sois logique comme tu sais si bien le prouver, et cesses d’y aller, trouve d’autres moyens de te nourrir! »

    Parfois, il est difficile de faire autrement, mais les anarchistes peuvent choisir de ne pas avoir d’enfants.

    « Tu es alors l’inventeur d’une de ces absurdités? »

    Pas l’inventeur mais un apologiste de cette opinion.

    « Attaque personnelle!!! »

    Je le sais, mais je n’en ai rien à foutre du côté social et de la vie amicale et amoureuse de PJCA. De dissocier liberté et anarchie est une vulgaire connerie!

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    27 août 2009 à 15 03 04 08048
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    David, si ce que je dis est « anarchiquement invalide » (bel adverbe, j’aime bien la chique du « chiquement »), dans ce cas la quasi totalité des anarchistes présents et passés sont de sales crypto-étatistes. Je te réfère à la FAQ anarchiste, qui représente bien le mainstream anar:

    http://www.infoshop.org/faq/secJ6.html

    Les anars ont depuis longtemps critiqué l’éducation répressive et autoritaire telle qu’elle a toujours été pratiqué, surtout dans le cadre du capitalisme. Cette critique a mené à plusieurs expériences, dont la plus célèbre est celle de Summerhill (http://www.summerhillschool.co.uk/).

    Mais ils n’ont jamais critiqué le fait d’avoir des enfants en soi. Les anars néo-malthusiens ont proposé le contrôle des naissances comme moyen de libérer les femmes de l’obligation de procréer mais ne leur ont pas dit qu’elles étaient méchantes et contribuaient à la misère du monde en choisissant d’en faire.

    En 1950, on stigmatisait les femmes qui n’avaient pas d’enfant. Est-ce un progrès que de stigmatiser celle qui aujourd’hui décident d’en avoir? D’une façon ou d’une autre, lancer de telles anathèmes revient à jouer au curé, à donner des leçons de morale.

    Ta position est peut-être « anarchiquement correcte », mais elle est moralisatrice et, je le répète, la morale est un des meilleurs remparts de l’ordre établi car elle est bien installée au chaud dans notre tête. Tu as décidé à priori ce qui est bien et ce qui est mal et tu divises tes interlocuteurs selon le binôme bon (anarchiste) et mauvais (étatiste). Si l’anarchisme n’est qu’une façon de vivre de façon vertueuse, ça ne m’intéresse d’aucune façon. Pire: c’est la recette pour faire fuir la plupart des individus de bonne volonté et maintenir l’anarchisme dans une position marginale mais hautement morale qui le rend inoffensif.

    Si je joue à la maîtresse d’école avec mon amante et que je lui donne la bonne fessée qu’elle mérite, est-ce que cette attitude est « anarchiquement correcte » ? J’espère pour elle que oui, car elle n’arrête pas de me réclamer une correction depuis une semaine et elle serait vachement déçue si je ne lui rougissais pas les fesses.

    Le but est d’ouvrir la porte aux désirs, de redonner à chacun le contrôle de sa vie pour qu’il puisse aller au bout de lui même. Pas de descendre le mont Sinaï pour offrir au peuple de nouvelles tables de la loi.

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    27 août 2009 à 16 04 06 08068
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    À tous ceux et celles qui disent que l’anarchie est impossible: vous avez crissement pas d’imagination.

    Et pis la nature humaine, ça existe même pas.

    À Renart:
    vous avez dit: « la liberté n’est pas un concept monolithique. »

    Sauf que la liberté n’est pas un concept bilithique non plus, qui se dégrade uniquement en « liberté individuelle » et en « liberté collective ».

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    27 août 2009 à 17 05 12 08128
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    @Anne Archet

    « dans ce cas la quasi totalité des anarchistes présents et passés sont de sales crypto-étatistes. »

    Non, ils ne se sont tout simplement pas posés cette question!

    Je n’en ai rien à foutre du mainstream anar, surtout pas s’il s’agit de ne pas invalider la parentalité et la procréation, DANS LE CONTEXTE ACTUEL, et encore pire avec leur maudite rhétorique anti-économique et anti-marché!

    « Les anars ont depuis longtemps critiqué l’éducation répressive et autoritaire telle qu’elle a toujours été pratiqué, surtout dans le cadre du capitalisme. Cette critique a mené à plusieurs expériences, dont la plus célèbre est celle de Summerhill (http://www.summerhillschool.co.uk/). »

    Très bien! Et j’appuie cette initiative!

    « Mais ils n’ont jamais critiqué le fait d’avoir des enfants en soi. Les anars néo-malthusiens ont proposé le contrôle des naissances comme moyen de libérer les femmes de l’obligation de procréer mais ne leur ont pas dit qu’elles étaient méchantes et contribuaient à la misère du monde en choisissant d’en faire. »

    Je ne dis pas qu’elles sont méchantes et qu’elles contribuent à la misère. Par contre, la procréation et la parentalité (un concept hiérarchique qui est immoral pour un anar, DANS LE CONTEXTE ACUTEL) va de pair avec les intérêts de classe de l’État, ce qui rend invalides ces concepts d’un point de vue anarchiste.

    « En 1950, on stigmatisait les femmes qui n’avaient pas d’enfant. »

    C’est encore le cas aujourd’hui, mais à un degré moindre.

    « Est-ce un progrès que de stigmatiser celle qui aujourd’hui décident d’en avoir? »

    D’aucune façon, ce n’est comparable avec la stigmatisation catho-fasciste que les femmes subissent et même avec la stigmatisation sociale actuelle que les femmes sans enfant subissent. Comment pouvez-vous comparer mes propos avec de telles atrocités oppressives? DE PLUS, AUCUNE STIGMATISATION DE CE TYPE NE SAURAIT ÊTRE ACCEPTABLE DANS UNE ANARCHIE, je n’ai jamais dit le contraire! Pas question d’invalider la procréation dans une anarchie, je n’ai jamais dit ça!

    « D’une façon ou d’une autre, lancer de telles anathèmes revient à jouer au curé, à donner des leçons de morale. »

    Peut-être, mais votre rhétorique anti-économie et anti-marché est encore plus moralisatrice, alors vous êtes très mal placée là-dessus!

    « Ta position est peut-être “anarchiquement correcte”, mais elle est moralisatrice et, je le répète, la morale est un des meilleurs remparts de l’ordre établi car elle est bien installée au chaud dans notre tête. Tu as décidé à priori ce qui est bien et ce qui est mal et tu divises tes interlocuteurs selon le binôme bon (anarchiste) et mauvais (étatiste). Si l’anarchisme n’est qu’une façon de vivre de façon vertueuse, ça ne m’intéresse d’aucune façon. Pire: c’est la recette pour faire fuir la plupart des individus de bonne volonté et maintenir l’anarchisme dans une position marginale mais hautement morale qui le rend inoffensif. »

    J’ai volontairement utilisé cette dichotomie (grossière, je l’admets) afin de ne pas débattre avec les étatistes dans ce dossier. Et malgré tout, Renart a quand même réagi contre mes propos! Je n’en demandais pas tant!

    Au fait, Anne, votre billet contre les libertariens est beaucoup plus moralisateur, fait beaucoup plus fuir la plupart des individus de bonne volonté et maintient beaucoup plus l’anarchisme dans une position marginale mais hautement morale qui le rend inoffensif que mon billet concernant la parentalité et la procréation. Et pourtant, j’étais en majeure partie en accord avec ce que vous disiez sur le fond, parce que votre propos était cohérent. Effectivement, on ne peut pas remettre en question l’État sans remettre en question ses fonctions. Idem pour les hiérarchies de pouvoir: on ne peut pas remettre en question les hiérarchies sans remettre en question la principale hiérarchie dans nos vies: la parentalité.

    http://annearchet.wordpress.com/2009/07/31/des-conservateurs-joliment-vernis/

    « Si je joue à la maîtresse d’école avec mon amante et que je lui donne la bonne fessée qu’elle mérite, est-ce que cette attitude est “anarchiquement correcte” ? J’espère pour elle que oui, car elle n’arrête pas de me réclamer une correction depuis une semaine et elle serait vachement déçue si je ne lui rougissais pas les fesses. »

    Aucun problème si c’est un comportement consenti. Au contraire, il s’agit d’un comportement hautement anarchiste puisqu’il s’agit d’un comportement sexuel-sensuel libérateur qui va à l’encontre de la répression sexuelle étatiste! Pensiez-vous sérieusement que j’allais vous répondre le contraire?

    Mais en ce concerne la parentalité, l’enfant ne consent pas à une telle hiérarchie!

    « Le but est d’ouvrir la porte aux désirs, de redonner à chacun le contrôle de sa vie pour qu’il puisse aller au bout de lui même. Pas de descendre le mont Sinaï pour offrir au peuple de nouvelles tables de la loi. »

    Je n’ai jamais dit le contraire. Pas question de forcer personne à ne pas procréer si il ou elle le désire. Alors, cessez votre rhétorique moralisatrice anti-économique et anti-marché si vous pensez ainsi!

    Comme me l’a dit si bien François Tremblay: « Qu’est-ce que je t’ai dit? Cette fois tu t’es emmêlé dans un noeud gordien. Les gens ont trop d’intérêt à défendre leurs parents (qu’ils croient qu’on attaque) ou à se défendre eux-mêmes (en tant que parent). »

    Il a crissement raison!

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    27 août 2009 à 18 06 41 08418
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    @ Renart

    «Je ne me considère pas plus étatiste qu’anarchiste»

    L’utilisation du terme «étatiste» n’est que de la provocation de la part de certains anarchistes et de tous les libertariens (enfin, ceux que je connais). C’est une façon de réduire la pensée de quelqu’un avec qui on n’est pas d’accord à un aspect accessoire.

    Je ne connais personne de gauche (ni de droite) dont la philosophie consiste à vouloir un État plus gros ou omniprésent. Les plus gauchistes voient d’ailleurs l’État comme une étape transitoire avant l’instauration du vrai communisme où l’État n’existe plus comme tel.

    En général, les gens de droite utilisent les pouvoirs législatifs de l’État pour imposer leur morale (comme Harper), mais veulent qu’il soit le moins présent possible dans la vie économique. Le célèbre slogan de Reagan a d’ailleurs eu, et a encore, beaucoup de succès : le gouvernement n’est pas la solution, mais le problème.

    En général, les gens de gauche voient l’État en premier lieu un outil de redistribution des richesses, par la fiscalité et les dépenses publiques, et un outil pour réglementer le marché et garantir les droits fondamentaux. Bien sûr, et là je comprends tout à fait les critiques faites à l’État, comme tout outil, l’État peut faire le meilleur comme le pire (la guerre, la répression, etc.). Et si on regarde l’ensemble des États dans l’histoire et actuellement, l’utilisation abusive de l’État a été plus fréquente que son utilisation positive.

    Bref, quand on qualifie quelqu’un d’étatiste, non seulement on réduit sa pensée à un outil, mais on évite de débattre de ses véritables objectifs.

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    27 août 2009 à 19 07 35 08358
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    En gros, le problème de la procréation, DANS LE CONTEXTE ACTUEL, c’est qu’on fabrique des petits sans leur demander leur opinion.

    Sainte-Vadrouille, méchant problème de contexte!

    Sachons, mes chers albions, qu’il y a dans la vie un tas de chose qu’on m’a faites à moi sans me demander mon opinion et que j’en suis bien aise.

    À ce que je sache, par ailleurs et par la barbe de ma chèvre, je suis bien plus libre à présentement exister qu’à éventuellement ne pas exister; ce qui devrait être, dans votre logique anarcho-pasticho-moraliste une situation bien plus élevée et « valide » que votre intellectualisation désincarnée des faits : la non-existence de l’homme. Interviendra ici un concept qu’il sera peut-être dur à assimiler pour un esprit débutant (j’ai effectivement cherché un mot meilleur) : celui qu’il faut, pour exercer sa liberté, la présence d’un choix réel et la capacité d’exercer son jugement. Pour l’enfant n’existe pas de choix réel, ni la capacité ou la maturité de choisir, ce qui n’en fait très souvent qu’un être partiellement libre et du moins fort incomplet et en construction. Le noeud ici, c’est que de fait on ne cesse que rarement ou que très tard d’être des enfants.

    On en revient donc au premier problème de l’anarchisme qui n’est pas mécanique mais philosophique : le fait qu’il repose sur un mensonge. Un mensonge sur l’homme.

    Le surhomme de Nietzsche, par exemple…

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    28 août 2009 à 7 07 36 08368
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    A David Gendron
    Mon commentaire était au 2° degrè pour montrer la bêtise de la lutte contre toutes minorités. (minorité, ni plus mal, ni mieux que majorité pholisophique, religieuse ou autres).
    Pour moi : rien ne justifie à souffrance ou la mort d’un seul Homme, mais si la survie de l’humanité en dépendait.
    Et voir mon site, éventuellement.
    Sincères salutations

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    28 août 2009 à 13 01 34 08348
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    En fait, j’avais bien compris le sens de votre propos mais je tenais à informer les lecteurs pour éviter la confusion.

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    28 août 2009 à 13 01 39 08398
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    « L’utilisation du terme «étatiste» n’est que de la provocation de la part de certains anarchistes et de tous les libertariens (enfin, ceux que je connais). C’est une façon de réduire la pensée de quelqu’un avec qui on n’est pas d’accord à un aspect accessoire. »

    Si vous êtes en faveur de l’utilisation de la violence étatique pour régler un problème dans un cas particulier, vous êtes un étatiste (d’accord, il y en a des moins que d’autres). Assumez-le!

    « Je ne connais personne de gauche (ni de droite) dont la philosophie consiste à vouloir un État plus gros ou omniprésent.  »

    Et Québec Solidaire, c’est du poulet?

    « Bref, quand on qualifie quelqu’un d’étatiste, non seulement on réduit sa pensée à un outil, mais on évite de débattre de ses véritables objectifs. »

    Ouais, en effet, il ne faut pas en abuser. Tout de même, dans ce débat, je ne suis pas intéressé à en débattre avec des étatistes. Même si vous êtes un anar, ceux qui prônent la procréation et la parentalité adoptent une opinion étatiste dans ce débat.

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  • Ping : La chasse à la cigogne « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    28 août 2009 à 16 04 12 08128
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    « moi je vais prendre la liberté de te dire très sérieusement d’aller consulter, si tu n’as pas d’assez bons amis pour te le dire. »

    L’insulte n’est pas un argument. Pour quelqu’un qui clame à grands cris que notre idéologie est simpliste, vous n’avez pas grand chose à dire de votre part!

    « De mon côté, je vais continuer d’être parfaitement heureux avec ma conjointe et ma petite fille de huit mois, en espérant avoir un autre enfant dans quelques années. Vive l’immoralité! »

    Et vous m’accusez de devoir consulter, quand vous dites des anneries comme celle-là? VIVE L’IMMORALITÉ? Votre idéologie est celle d’un Jeffrey Dahmer, pas celle d’une personne saine.

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    28 août 2009 à 16 04 29 08298
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    Ha ha ha! Au moins vous avez l’air de vous comprendre!

    Et toi le grand génie François Tremblay de ne pas comprendre que « Vive l’immoralité! » relève de l’ironie…

    Lâchez-pas, ça avance vos causes!

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    28 août 2009 à 16 04 42 08428
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    Personnellement, j’avais compris le caractère ironique de ton propos. Mais en quoi un comportement immoral, d’un point de vue anarchiste, est si merveilleux?

    Évidemment, en tant qu’étatiste, tu ne peux pas penser autrement que de conclure que la procréation et la parentalité sont des choses acceptables et moralement pertinentes…

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    28 août 2009 à 16 04 52 08528
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    En quoi le regard moral sur les choix et les agissements des gens est compatible avec l’anarchisme, puisque vous êtes contre toute autorité?

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    28 août 2009 à 17 05 07 08078
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    Si l’anarchie ne s’intéresse pas à la morale, elle va laisser la place à plusieurs positions confuses comme celle du discours pro-profit et pro-propriété des anarchistes de droite et des libertariens.

    Quand je dis que la parentalité et la procréation sont invalides d’un point de vue anarchiste, je ne veux pas dire que tout le monde ne devrait pas procréer, je m’adresse surtout aux anars eux-mêmes!

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    28 août 2009 à 17 05 13 08138
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    Si on communique un peu de nos valeurs à nos enfants, cette théorie vous mène à votre perte à long terme…

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    28 août 2009 à 18 06 48 08488
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    @ David

    «Et Québec Solidaire, c’est du poulet? »

    QS ne veut pas plus d’État, mais un État meilleur. Il vise à peu près la même chose que moi, soit la justice sociale, la redistribution des richesses et la garantie des droits fondamentaux. Oui, cela passe par l’État. Je le répète, l’État est un outil pour atteindre des objectifs, pas un objectif en soi.

    De la même façon, résumer votre pensée à «anti-étatiste» ne vous distinguerait pas des libertariens et serait réducteur..

    @ François Tremblay

    «L’insulte n’est pas un argument. »

    À mourir de rire. Je ne connaissais pas votre sens de l’humour ! Un jour que je vous ai dit que vos insultes diluaient la pertinence de vos arguments, vous m’avez répondu : «Vous voulez-dire: pourquoi est-ce que je dilue la force de mes insultes avec des arguments? » (voir http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/06/17/retour-sur-le-merite-reponse-a-chantal-beaupre/ , commentaire 16). Je sais bien que c’était une boutade, mais pour un blogueur qui insulte couramment ses interlocuteurs, je vous trouve bien mal placé pour faire la leçon !

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    28 août 2009 à 23 11 26 08268
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    Renart: « Si on communique un peu de nos valeurs à nos enfants, cette théorie vous mène à votre perte à long terme. »

    J’espère que c’est une joke, cette boutade.

    Si j’ai pas d’enfants, je vous jure que je ne vais pas pour autant m’abtenir de polluer la tête de centaines de jeunes avec mes idées saugrenues. Faites attention à ce que votre fille va lire dans 15 ans…

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    29 août 2009 à 4 04 39 08398
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    Mouton Marron,

    cette boutade s’adressait bien sûr aux anarchistes qui sont contre la procréation pour eux-même. Ceux qui sont contre la procréation pour eux-même et les autres méritent rien de moins que des insultes et/ou l’adresse d’un spécialiste…

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    29 août 2009 à 14 02 44 08448
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    La seule force qui devrait diriger les humains est la Nature, la Vie; ce que j’appele Dieu, et qui sommeille en toute chose et en chacun de nous.

    Quant aux parents… Je trouve cela ridicule de remettre en question le modèle homme/femme traditionnel. Par contre, je trouve qu’il est primordial que le parent ne soit pas qu’une figure d’authorité, mais bien un ami, un confident, un joueur, une référence dans la Vie.

    2 femmes qui élèvent un enfant ensemble ou 2 hommes qui élèvent un enfant ensemble… Scusez là… Mais cibolac que ça devrait juste pas exister!!! Imaginez comment l’enfant va être « fucké » toute sa vie après, juste parce que ses parents étaient tellement égocentrique qu’ils voulaient des enfants même s’ils n’étaient pas supposés en avoir!!! Dégueulasse faire ça à un enfant!

    Pour finir… Ça m’amuse de vous voir essayer de définir ce qu’est l’anarchie… Je n’ai toujours pas compris quel était le motif de vos simili-disputes, mais je dois dire que vous ressemblez à des enfants en train de se chamailler à savoir qui va tirer la couverte de son bord…

    L’anarchie… N’est-ce pas tout simplement la loi de la Nature?

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    30 août 2009 à 12 12 05 08058
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    Renart,

    les anars qui sont contre la procréation ne vous forceront jamais à rien faire. Ils/elles ne vont pas, il me semble, proposer un projet de loi visant à interdire la reproduction; ce sont des anars.

    On peut être contre l’avortement sans pour autant être en faveur de son interdiction. On peut être contre les drogues et la prostitution et pourtant être en faveur de leur légalisation.

    En quoi menacent-ils/elles donc vos libertés?

    Je pense que remettre en question la « moralité » de la reproduction humaine, sur une planète surpeuplée et menacée dans tous ses écosystèmes, est un réflexe tout à fait logique. Je ne vois pas en quoi les gens qui font ça ne méritent que des insultes. Vous dites peut-être ça parce que vous sentez qu’ils s’attaquent à votre enfant, alors qu’en réalité, ils s’attaquent à ceux qui ne sont pas encore conçus.

    Simon Lefebvre,

    La procréation est toujours un acte égoïste, qu’il soit le fait de gens qui « n’étaient pas supposés » ou qui l’étaient. Le questionnement que vous posez sur l’homoparentalité est tout simplement imaginaire.

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    30 août 2009 à 12 12 59 08598
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    «les anars qui sont contre la procréation ne vous forceront jamais à rien faire. Ils/elles ne vont pas, il me semble, proposer un projet de loi visant à interdire la reproduction; ce sont des anars» Tout à fait, les anars tentent au plus de convaincre les gens, pas d’imposer leurs idées. J’ai déjà donné l’exemple du végétarisme, où je n’impose pas aux autres le fait de ne pas manger de viande. C’est une position personnelle. Il en va de même au sujet de la procréation. En quoi les autres devraient-ils se sentir menacé?

    «Je pense que remettre en question la “moralité” de la reproduction humaine, sur une planète surpeuplée et menacée dans tous ses écosystèmes, est un réflexe tout à fait logique. Je ne vois pas en quoi les gens qui font ça ne méritent que des insultes» Je comprend qu’on puisse ne pas être d’accord, mais il me semble que c’est en effet une position qui se défend. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas avoir droit à notre opinion sur le sujet. Perso, je n’ai jamais dit à quelqu’un qui voulait enfanter d’aller se faire soigner. Je m’attend à la même chose de la part des gens qui ne sont pas d’accord avec moi. Je comprend que certains anarchistes tombent eux-mêmes dans l’insulte, mais c’est dommage.

    «Vous dites peut-être ça parce que vous sentez qu’ils s’attaquent à votre enfant, alors qu’en réalité, ils s’attaquent à ceux qui ne sont pas encore conçus.» Voila. Je pense en effet que Renart s’est senti personnellement visé, alors qu’il s’agit d’une position générale, d’où une réaction qui m’a semblé excessive. Plusieurs hommes se sentent aussi personnellement attaqué ou visé par le féminisme.

    Bon commentaire Mouton!

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    30 août 2009 à 13 01 13 08138
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    Tous les anarchistes que je connais ont une carte soleil, un numéro d’assurance social, une job, certain ont des enfants. Bref, tous ces gens qui s’auto-proclâment anarchistes font partie du système, comme tout le monde.

    Tsé, on a tous en tête un monde parfait dans lequel on aimerait vivre. Certain décrivent ce monde parfait sur des blogues, d’autres dans des livres, mais au final, le 9 dixième de la population continue son petit train train quotidien en ignorant tout ces écrits.

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    30 août 2009 à 13 01 13 08138
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    « Si vous croyez à la “liberté” mettre à jour des enfants sans aucune considération pour la société ou l’enfant lui-même, alors c’est une liberté purement individuelle… Vous n’avez aucun respect pour la liberté d’autrui ou la liberté de la société en tant que tel… Et donc c’est une pure projection de votre immoralité. »

    Je réagissais à ce paragraphe-là. C’est de l’insulte ad hominem. Peut-être que dans votre monde ce n’est pas insultant se faire dire qu’on est irrespectueux et immoral, mais dans le mien oui!

    J’avais bien l’intention de répondre à vos nombreuses questions, mais visiblement, ça ne servirait à rien, alors je vais m’abstenir.

    Bon plaisir!

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    30 août 2009 à 20 08 20 08208
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    « Tous les anarchistes que je connais ont une carte soleil, un numéro d’assurance social, une job, certain ont des enfants. »

    Bravo! Vous avez compris que les anars sont dans la même prison que les autres personnes ordinaires.

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    31 août 2009 à 9 09 29 08298
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    Ça me fait rire moi, quand les gens « s’auto-proclament » quelque titre révélateur de leur personnalité… Encore en train de tous vous diviser et de faire régner Babylone… Ou est l’Unité entre humains??? Moi je suis anarcho-psycho-philosophe! Et moi je suis rasta! Moi je suis bouddhiste!

    Wow! Quelle société évoluée!

    @ Mouton Marron

    Tu dis:  » (…) En quoi menacent-ils/elles donc vos libertés? Je pense que remettre en question la “moralité” de la reproduction humaine, sur une planète surpeuplée et menacée dans tous ses écosystèmes, est un réflexe tout à fait logique. Je ne vois pas en quoi les gens qui font ça ne méritent que des insultes. Vous dites peut-être ça parce que vous sentez qu’ils s’attaquent à votre enfant, alors qu’en réalité, ils s’attaquent à ceux qui ne sont pas encore conçus. (…)  »

    Est-ce une farce??? Ton message fait peur! Tu partages précisément la même opinion que notre chère élite quant à la surpopulation de la Terre, et une éventuelle dépopulation. Pas cool du tout. Ya pas un petit jos connaissant qui va venir me dire combien d’enfants il faudrait que j’aille, peu importe qu’il fasse partie du gouvernement ou non. La supposée situation critique de la Terre n’existerait pas du tout si de 1, elle n’était pas excessivement amplifiée par les médias et les gouvernements, et de 2, si les humains respectaient tous le régime qu’ils sont fait pour suivre (végétarisme) et qu’ils agissaient comme des êtres divins, conscients, plutôt qu’en animaux. Les gens agissent en animaux car ils sont traités comme des animaux par l’élite, that’s it. Changez l’éducation et vous changerez le monde.

    Tu dis  » (…) La procréation est toujours un acte égoïste, qu’il soit le fait de gens qui “n’étaient pas supposés” ou qui l’étaient. Le questionnement que vous posez sur l’homoparentalité est tout simplement imaginaire. (…)  »

    Je ne comprends pas du tout! La procréation, un acte égoiste??? L’égoiste est celui qui n’a pas d’enfant et qui n’en veut pas mon cher, réfléchis! Je n’ai pas posé de questionnement relativement à l’homoparentalité, je ne faisais que souligner à quel point c’est ridicule et non-naturel, c’est tout.

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    31 août 2009 à 10 10 43 08438
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    « Bravo! Vous avez compris que les anars sont dans la même prison que les autres personnes ordinaires. »

    Canis Minoris: alors pourquoi s’identifient-ils « anar » s’ils ne le sont pas vraiment?

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    31 août 2009 à 11 11 37 08378
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    «alors pourquoi s’identifient-ils “anar” s’ils ne le sont pas vraiment?» Finalement, vous n’avez rien compris.

    Et répondre à Simon Lefebvre serait fachement inutile.

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    31 août 2009 à 14 02 40 08408
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    « L’égoiste est celui qui n’a pas d’enfant et qui n’en veut pas mon cher, réfléchis! »

    Comme Renart dirait si bien: Que Simon Lefebvre aille se faire soigner!

    @Redge

    Donc, les anarchistes n’existent pas. je suppose?

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    31 août 2009 à 19 07 21 08218
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    David Gendron: je ne dis pas que les anarchistes n’existe pas, car en France (entre autre), il y a des gens qui vivent off the grid dans des cabanes en forêt, carrément indépendant du système. Pour moi, ces gens sont véritablement anarchistes.

    Mais bon, vous avez bien le droit de vous donner l’étiquette que vous voulez. C’est juste qu’à mon avis, quelqu’un qui prétend être anarchiste, mais qui fait partie d’un système capitaliste n’est pas vraiment anarchiste.

    Je dirai la même chose d’un Québécois qui se prétend communiste.

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    1 septembre 2009 à 2 02 15 09159
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    Simon Lefebvre: l’élite ne partage pas mon opinion – elle est seulement en faveur d’une très relative dépopulation dans les pays pauvres. Le nationalisme de l’élite lui fait craindre la disparition de sa race, de sa culture ou de son mode de vie. Elle se réjouit donc du mini baby-boom que connaît le Québec actuellement: il faudrait être con pour refuser de voir sa jubilation. Les gouvernements essaient d’ailleurs par tous les moyens d’augmenter la natalité.

    Je suis vaguement en faveur de la dépopulation parce que je suis pas con. Vous parlez du végétarisme général comme solution ultime, mais désolé, ça ne règlera pas tout, même si ce serait un progrès. Devenir végétarien n’est qu’une garantie de ralentissement de la détérioration. Surtout que votre végétarisme religieux à la con (tel que présenté sur votre page myspace) me semble être une dangereuse dérive.

    À long terme, même si tout le monde devenait végétarien, avec le maintien de la croissance démographique actuelle, la demande en produits agricoles redeviendrait de toute façon à nouveau trop élevée pour ce que la Terre peut offrir.

    (Notez quand même que je ne suis pas fataliste: en trois ans je suis passé d’une consommation moyenne de viande d’à peu près 60 kg – la moyenne est de 125 kg aux USA – à environ 8 kilos.)

    Il faut à tout prix convaincre les géniteurs et génitrices psychotiques de slacker. Je veux pas les forcer à s’empêcher de faire quoi que ce soit. Ce ne sera que lorsqu’il n’y aura strictement plus de nourriture que je risquerai de changer d’idée, poussé par l’instinct de survie à des actes coercitifs. Dans lequel cas je boufferai leurs enfants.

    Vous voulez nous pousser à agir comme des êtres divins et non comme des animaux: c’est n’importe quoi. Nous sommes des animaux et les animaux ont la faculté de penser à leur survie. Pas besoin d’être divin pour ça. Le sens du divin n’existe pas, de toute façon, dans la nature. La nature elle-même s’observe assez mal… dans la nature.

    Je maintiens que la procréation est un acte égoïste, qui tire ses racines dans le désir de reproduction de soi et de conservation de soi. En revanche, cet acte égoïste suprême demande certes un compromis: celui d’avoir à agir avec altruisme envers la progéniture pendant son éducation. Je tiens à spécifier que tout égoïsme n’est pas nécessairement malsain non plus. Mais du reste, décider de ne pas se reproduire n’a rien à voir avec l’égoïsme, la procréation généralisée n’étant pas un impératif à la sauvegarde de l’espèce ou au bien-être de la population. À la limite, vous pourriez peut-être nous accuser de lâcheté. Mais pourquoi s’imposer un si grand sacrifice, s’il n’est pas requis?

    Rémi:

    Un-e anarchiste peut être incohérent-e sans pour autant cesser d’être anarchiste. Les royalistes ne vivent pas nécessairement sous le règne d’un roi; cela ne les empêche pas d’être royalistes. Et de toute façon, peu importe l’isolement dans lequel vous vivez, vous serez toujours contraint-e par des facteurs externes en lien avec l’État, la propriété et le capitalisme. L’écosystème lui-même a de bonnes chances d’être sali par ces trois facteurs coercitifs. Les survivalistes dont vous faites mention habitent dans quel bassin versant (autrement dit, qui pollue leur ruisseau)? Sur les terres de qui ils vivent? Dans quel district administratif? On ne peut toujours qu’échapper partiellement à la domination.

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    1 septembre 2009 à 12 12 52 09529
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    @ Le Mouton Marron:

    Nos opinions diffèrent, mais je comprend mieux votre point de vue.

    Tu dis: « Les royalistes ne vivent pas nécessairement sous le règne d’un roi; cela ne les empêche pas d’être royalistes. »

    Tant qu’à moi, un royaliste qui ne vie pas sous le règne d’un roi n’est pas vraiment royaliste.

    Comme j’ai dit à Gendron, on peut bien se donner l’étiquette qu’on veut, ça n’a pas tellement d’importance. Un va dire qu’il est anarchiste, l’autre qu’il est un fan des Bruins et puis l’autre va dire qu’il est un ingénieur. Au final, une étiquette n’est que ça; une étiquette.

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    1 septembre 2009 à 17 05 12 09129
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    @Rémi

    Je comprends mieux votre point de vue et ce type d’action directe est valable. Par contre, ce n’est pas fréquemment applicable en pratique. Et il ne faut pas ce que ça devienne une privation de liberté pour « la cause » anarchiste.

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    1 septembre 2009 à 18 06 09 09099
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    Je vois que le niveau de conscience est trop bas pour me permettre d’étaler mes connaissances…

    Je croyais ce forum « éveillé »… Je suis déçu.

    Je quitte donc ce forum.

    Je le fais avec regrets, voire même tristesse, car j’ai bien aimé le peu de temps que j’y ai passé, mais visiblement, je ne « fit » pas dans le décor; je suis trop extrémiste, et trop persuadé face à mes valeurs et ma vision du monde.

    Alors je vous souhaite le meilleur, à chacun de vous, et je tire ma révérence…

    Les 2 seules personnes dont le nom m’est resté positivement en tête sont Aimé Laliberté et Alain B.

    Je vous comprenais et vous me compreniez.

    Si vous voulez jaser de tout et de rien, je vous invite à m’écrire:

    simonlevegetarien@gmail.com

    Ceci étant dit, je ne suis pas choqué contre personne, et Aimé et Alain n’étaient pas les seuls avec qui j’ai pu communiquer efficacement.

    J’invite toute personne désirant discuter à communiquer avec moi par courriel, puisque je quitte ce forum définitivement.

    Adios, amigos!

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    2 septembre 2009 à 9 09 56 09569
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    bonjour à tous
    je vous pris d’excuser ma vulgarité mais j’aime parler simplement de choses compliqués (à vous lire, rendre l’anarchie digeste est extrêmement compliqué !)
    qu’est-ce que l’anarchie ? pour certains c’est une utopie (dans le sens un truc irréalisable), pour d’autres c’est une lutte (oui oui) contre l’état (l’étatisme honni)
    pour moi, l’anarchie pourrait se résumer à un mot : respect !
    avez vous vraiment besoin d’une loi pour vous empêcher d’aller trucider, voler, emmerder votre voisin ? tant que les humains n’auront pas développé leurs conscience, l’anarchie sera effectivement une utopie !
    pour ce qui est du « parentage » (?), la procréation et l’extinctionnisme et de savoir si ceux qui ne veulent procréer sont « quelques asociaux, tant au niveau amical qu’amoureux mal dans leur peau » permettez moi de vous affirmer que, sans être asocial ni mal dans ma peau, je ne veux pas procréer afin de ne pas « rajouter de la misère à la misère » (plutôt que de rajouter des humains, je préférerai m’occuper de ceux qui sont abandonnés)
    navré de vous décevoir mais la planète n’est pas extensible.
    quand à la liberté individuelle ou collective (comment l’une peut elle exister sans l’autre ?), l’important est d’être libre mentalement (même si je ne peux faire tout ce que je veux, je suis néanmoins libre car mon esprit l’est !)

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    2 septembre 2009 à 14 02 12 09129
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    Eh bien, ce commentaire soi-disant « vulgaire » est un des meilleurs que j’ai lus ici!

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    6 septembre 2009 à 6 06 21 09219
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    merci david
    j’entends par « vulgaire », ce qui est compréhensible par le plus grand nombre

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  • Ping : Ne bouge surtout pas! « Les 7 du Québec

  • Ping : Ne bouge surtout pas! « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    11 septembre 2009 à 7 07 44 09449
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    « L’égoiste est celui qui n’a pas d’enfant et qui n’en veut pas mon cher, réfléchis! »

    j’ai beau mettre mon reste de neurones en ébullition mais je ne comprend pas !
    simon lefebvre ayant abandonné le debat, l’un de vous peut il m’éclairer sur ce sujet ?
    peut être Renart a-t’il une réponse ?

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    11 septembre 2009 à 10 10 24 09249
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    «L’égoiste est celui qui n’a pas d’enfant et qui n’en veut pas »

    Le problème n’est pas de comprendre la phrase, mais de deviner l’interprétation de l’auteur, et surtout d’accepter son postulat de départ. J’imagine en effet que cette phrase repose sur le postulat que cela prend des enfants absolument, que ce soit pour perpétuer la race humaine ou l’ethnie québécoise, pour payer nos pensions, pour satisfaire aux pulsions naturelles de tous les êtres vivants (se reproduire) ou pour obéir à des préceptes religieux (croissez et multipliez-vous). Si on accepte ce postulat (que l’auteur semble trouver évident), on peut conclure que celui qui n’a pas d’enfant laisse aux autres le soin et le trouble d’en avoir et ne pense qu’à son petit confort personnel.

    Comme toujours, le problème n’est pas de démontrer la conclusion, mais le postulat…

    P.S. J’ai deux enfants, ne considère égoïste ni ceux qui en ont, ni ceux qui n’en ont pas. C’est une question personnelle de choix de vie et de valeurs.

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    12 septembre 2009 à 7 07 43 09439
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    merci darwin mais dans ce postulat
    « que ce soit pour perpétuer la race humaine ou l’ethnie québécoise, pour payer nos pensions, pour satisfaire aux pulsions naturelles de tous les êtres vivants (se reproduire) ou pour obéir à des préceptes religieux (croissez et multipliez-vous) » , où est la place de l’enfant ? il fait des enfants pour SON confort mais quid de celui de l’enfant ?

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    12 septembre 2009 à 7 07 49 09499
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    les enfants seront ils heureux lorsqu’ils seront entassés les uns sur les autres et que la terre ne sera plus suffisamment vaste pour les nourrir tous correctement ? sauf à détruire encore un peu plus les zones sauvages ainsi que leurs habitants naturels (faune et flore)

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    12 septembre 2009 à 11 11 26 09269
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    Il me semble que celui qui fait des enfants pour assurer son futur est un égoïste et celui qui n’en fait pas ben, cé tsé affaire !

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    12 septembre 2009 à 17 05 35 09359
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    L’anarchie n’est pas seulement ce qu’en dit le site mis en lien de le texte. Et pourquoi aurait-on nécessairement besoin de l’État? Les rares sociétés matriarcales n’ont pas d’État et fonctionnent beaucoup mieux que les nôtres. Leur liberté collective est bien supérieure à la notre. Il suffit de se renseigner sur le peuple Moso au sud-ouest de la Chine ou sur les Trobriandais dans les Îles du pacifique.

    N’oublions-pas que l’État est la mafia #1 et la famille la secte #1. Sans État pas d’armes nucléaires, pas d’armée, pas de police, pas de système bancaire, donc pas de pauvreté et de misère, de guerres mondiales, de violence, d’injustices créées artificiellement et à grande échelle. Tout les maux seraient beaucoup moindre ou même presque inexistants comme le démontrent les sociétés matriarcales.

    Concernant la procréation, le problème n’est pas d’avoir des enfants, mais d’en devenir esclave pour les nourrir, de ne pas avoir le temps de travailler sur soi pour s’en occuper, de répéter l’éducation autoritaire si répandue, de transmettre ses patterns et souffrances avant de les avoir réglés en bonne partie. Soyons sincère, presque tout le monde fait des enfants par instinct et par égoïsme. Un enfant élevé par une communautée (incluant ses parents) est préférable et moins possessif. Cet enfant aura une éducation plus ouverte, avec la possibilité de choisir ce qui va plus dans le sens de ses intérêts.

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    15 septembre 2009 à 19 07 28 09289
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    Que dire…

    Il y a autant d’anarchismes que d’individus.

    D’où ces douces chicanes. Qui montrent le mérite de l’anarchie. Plus sains sont les désaccords que les accords…

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    7 juin 2011 à 14 02 09 06096
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    En dialogue avec votre texte sur Platon
    Je viens de poster un billet
    qui peut vous intéresser :
    éloge de la caverne

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