Pourquoi se priver du privé?

Lors du Téléjournal, en début de semaine, en lien avec la situation des éducatrices sans statut, une de celles-là disait qu’elle songeait à faire le saut du côté du privé tellement la situation lui semblait hasardeuse. Je me suis dit : est-ce que justement c’est si hasardeux?

Avec la situation de la Santé au Québec qui dérape et qui donne l’impression de vouloir donner le beau jeu au privé pour apparaître en sauveur héroïque, il n’est pas trop tiré par les cheveux de croire que le chemin vers la privatisation des services à la population se dessine en parallèle de la démocratie.

Ce n’est pas que je considère que le débat pour ou contre le privé ne devrait pas avoir lieu, mais plutôt qu’il devrait avoir lieu officiellement, et d’une manière plus générale. Rappelons-nous que cette question n’a pas été un enjeu lors de la dernière campagne électorale provincinciale (du moins en surface) et que la loi 33, cette épée de Damoclès pavant la voie au privé en Santé, a été suspendue jusqu’au 30 septembre par le ministre Bolduc.

Comme Bernard Drainville, je crois que « Si le ministre veut effectivement attendre neuf mois avant d’appliquer le règlement, bien, pourquoi est-ce qu’il ne l’élimine pas tout simplement afin qu’on puisse avoir un débat sur la place du privé dans le domaine de la santé? Profitons de ces neuf mois pour discuter justement de l’encadrement qui devrait être mis en place pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dérapage en ce qui a trait au rôle du privé dans le domaine de la santé. Profitons des neuf mois à venir pour discuter du cadre, pour discuter des balises qui vont nous permettre de faire en sorte que le privé, dans le domaine de la santé, ait un rôle qui soit limité et bien contenu. »

Et quand on sait que l’ancien ministre de la Santé Philippe Couillard fera l’objet d’une enquête par le commissaire au lobbyisme, il n’est pas exagéré de croire que le dossier du privé se joue plus en coulisse qu’au grand jour sous le gouvernement libéral.

Sur ce, je vous laisse avec une caricature de mon cru.

philippe-couillard-lobby-sante

42 pensées sur “Pourquoi se priver du privé?

  • Ping :Pourquoi se priver du privé? « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    15 janvier 2009 à 17 05 26 01261
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    Voilà le problème avec un système de santé soviétisé comme celui du Culbec, le privé entre là-dedans de façon clandestine et ça devient des PPP, où les profits sont privatisés et les risques sont socialisés.

    Il est temps de permettre la concurrence privée non-subventionnée en santé.

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    15 janvier 2009 à 17 05 41 01411
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    Je peux dire deux choses sans prendre position dans ce débat :

    -La bureaucratie dans notre système ultra-contrôlé fait de la très haute voltige en plus de consommer la MAJORITÉ du temps des intervenants en santé. Pour ce phénomène, il n’y a pas que le système public qui en soit responsable, mais aussi les ordres professionnels et les obligations déontologiques. Plus de temps est donc passé au respect des lois qu’au respect des individus. C’est le règne de la contrainte.

    -Beaucoup de gens, sans être fortunés, demandent à leurs intervenants s’il existe une alternative où ils pourraient passer plus rapidement que dans le moulinet du système public où les délais sont ridicules.

    Donc, les libertés individuelles sont brimées au profit des lois (la collectivité est composée d’individus et c’est toute la collectivité qui souffre des lois contraignantes de l’État).

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    15 janvier 2009 à 19 07 39 01391
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    @Anarcho-pragmatiste J’avoue ne pas comprendre le sens de votre intervention. Le privé non subventionné est tout à fait légal. Le choix que nous avons fait au Québec, c’est de ne pas permettre à l’assurance privée de concurrencer notre régime public d’assurance-maladie. Un médecin qui veut pratiquer au privé doit charger le plein coût de sa pratique mais il ne peut pas compter sur une clientèle suffisante qui aurait les moyens de se le payer via un régime d’assurance privée. On dira ce qu’on voudra, mais il n’en demeure pas moins que le Québec a un des meilleurs systéme de santé au monde grâce à la mise sur pied de son régime d’assurance maladie, tout comme le régime d’assurance automobile a été un excellent choix de société.

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    15 janvier 2009 à 21 09 04 01041
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    Ce que je trouve fascinant dans tout le débat public, privé ou mixte, c’est qu’on parle du problème qu’en surface.

    Dans le monde (ou société) dans lequel on est, rien n’est fait pour privilégier la santé. Je ne veux pas généraliser, mais je suis certain qu’un très grand nombre de maladies sont causées par le stress.

    Et le stress, ce n’est pas ça qui manque de nos jours! Un collègue de travail qui est diabétique est allé en vacance dans le sud l’hiver passé. Pas une fois dans son voyage il a dû se piquer à l’insuline. Ce n’est qu’en revenant au Québec, à l’aéroport, que le besoin s’est fait sentir. Un cas parmis tant d’autres.

    Stress, angoisse, rythme de vie débile, alimentation rapide, etc, tout cela contribue à rendre les gens malades. On a beau investir des millions voir des milliards dans le système, ce n’est pas les causes des maladies qu’on élimine. Le privé non plus n’arrangera rien.

    Et puis il y a les compagnies pharmaceutiques qui sont une véritable mafia. Pour revenir à mon collègue de travail, je suis persuadé qu’il soit possible de guérir son diabète, mais qu’il est beaucoup plus payant de le maintenir en vie en vendant de l’insuline (payé par l’assurance maladie).

    Tout ça est une business et si les gens ne sont plus malade, la business s’écroule, tout simplement.

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    15 janvier 2009 à 21 09 54 01541
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    @Redge,
    Entièrement d’accord avec ta «vision» des choses… Je me demande à quoi sert l’argent pour une qualité de vie si dans le milieu de travail on n’améliore pas ces vies, ce quotidien?
    Je viens de voir des consoeurs et des confrères de travail quitter pour «surmenage». Toujours ce satané «rendement». À quoi sert de courir en travaillant en fin de compte?
    La pharmacie du coin de mon petit village emploie je ne sais combien de personnes. Ce qu’il sort de là comme «médicaments» est …monstrueux.
    Une usine…
    Et des revenus énormes pour les Cie pharmaceutiques.
    Pourtant, ces trucs chimiques sont souvent plus du poison que d’autre chose. Les médecins prescrivent des médicaments dont ils ignorent souvent les effets secondaires. Surtout à long terme.
    Alors, la morale de tout ça: nous avons bien des biens, nous sommes chanceux, mais nous ne savons plus hélas! vivre bien avec tous ces biens.
    Pour les financiers, les administrateurs, il n’y a pas d’humains, il n’y a que des travailleurs.
    On pourrait penser que c’est la population qui a vieillie. Certes, mais on voit le phénomène d’une grande consommation de médicaments chez les jeunes dans la vingtaine.
    Est-ce toujours nécessaire?
    Et quand j’en parle, je reviens toujours à la question qui tue: «C’est quoi le progrès?»
    Enrichir? Mais si ce n’est qu’un enrichissement matérialiste qui n’enrichit pas nos «vies».
    Encore: Money for nothing.

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    15 janvier 2009 à 23 11 22 01221
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    @ Redge :

    votre collègue préfère en effet enrichir les compagnies plutôt que de guérir son diabète type II en faisant de l’exercice régulier et intense et en perdant du poids tout en mangeant bien. C’est donc son choix, pas celui d’un médecin ou d’une compagnie. Si c’est un type I, qu’il remercie Banting d’être encore en vie.


    Le problème des médicaments ne fait pas partie du débat public-privé actuel. C’est ici une question d’assurances-médicaments et de coûts des médicaments et le privé y est déjà fortement présent. Ce problème touche toute la planète.

    Le débat au Québec et au Canada se situe au niveau de la pratique médicale et se résume en deux questions :

    1- doit-on laisser la liberté de pratique aux médecins comme aux autres professionnels du Canada (donc le droit libéral de pratiquer où ils veulent, quand ils veulent, comment ils veulent, tant au privé qu’au public)
    2- doit-on permettre les assurances privées pour couvrir les soins médicaux au Québec, comme c’est le cas pour les médicaments

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    16 janvier 2009 à 0 12 30 01301
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    La vraie question est la suivante : une médecine pour les riches et une autre pour les pauvres comme aux États-Unis, ou un seule médecine pour tous indépendamment des revenus. Je préfère l’égalité d’accès aux soins.

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    16 janvier 2009 à 3 03 26 01261
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    Mon but n’était pas vraiment de soulever le débat privé versus public, mais bien de faire ressortir que ce débat est stérile s’il est, au final, tranché par les forces lobbyistes. Mais bon, ceux qui sont d’accord avec le tout-privé ne se lèveront pas pour pointer ce déficit de démocratie…

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    16 janvier 2009 à 5 05 00 01001
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    Renart,

    Quelle démocratie? Quessé ça veut dire ce mot-là?

    Et ce n’est pas un système de santé qu’on a. C’est un système de maladie. Qui gère en profitant réellement derrière le système de santé, qu’il soit public ou privé? Le complexe pharmaceutique. Ils tuent plus de gens pour leur profits avec leurs drogues légales hautement nocives que les drogues dites « illégales »: 11 000 à 20 000 Américains meurent à cause des drogues « illégales » telles que la cocaïne, crack, ice, héroïne etc, et plus de 100 000 Américains meurent à cause des (drogues) médicaments administrés selon les posologies par un docteur en milieu hospitalier.

    Ils créent même un tas de nouvelles « maladies mentales » pour justifier la prise de médicaments vendus par les pushers officiels formés par Big Pharma. De nos jours, vous dites au docteur que vous êtes un peu déprimé et on vous mets sur des antidépresseurs qui modifient de façon permanente le fonctionnement de votre cerveau et qui sont hautement addictifs.

    La mafia médicale.

    François M.

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    16 janvier 2009 à 6 06 50 01501
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    Je suis d’accord, il devrait y avaoir un débat. Mais c’est rêver en couleurs je crois. Je ne veux pas en remettre mais j’aimerais mtout de même lancer une question: croyez-vous vraiment que le privé est intéressé par les urgences et les cliniques ambulatoires?

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    16 janvier 2009 à 8 08 58 01581
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    @Michel Monette :

    Pardonnez-moi, mais votre question idéologique est à toute fin vide de sens pratique. Le système actuel favorise non pas les pauvres, mais les défavorise tout autant que tous les autres. C’est un système malade et désuet, où l’égalité l’est quant à son inaccessibilité généralisée, et cela de la faute des bureaucrates étatiques et des ordres professionnels, et non pas à cause des professionnels de la santé. Ce qui tue la santé est la politique. Toutes les décisions des gestionnaires sont politiques, tordues, puantes, prises d’une tour de Babel par des gens qui n’ont pas les pieds sur terre et devant les malades. J’ai été (presque malgré moi) chef d’un département de médecine générale et spécialisée et vice président d’un conseil des médecins, dentistes et pharmaciens, (j’ai même passé un mauvais avant-midi en tête-à-tête avec Mister Buldoc qui aime tant s’écouter) et je peux vous assurer que la lourdeur administrative obligatoire digne d’un fonctionnaire tchekhovien ou orwellien paralyse et allonge les délais d’attente et l’inaccessibilité. Il n’y a aucune efficacité dans notre système. Les aberrations et absurdités sont loi.

    Le monde ne s’arrête pas aux États-Unis. Il existe aussi la France et l’Allemagne, modèles qui fonctionnent mieux qu’ici et qu’aux É.-U. Ceux qui veulent un système à l’américaine sont risibles.

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    16 janvier 2009 à 16 04 56 01561
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    @Michel Monette

    « Le choix que nous avons fait au Québec, c’est de ne pas permettre à l’assurance privée de concurrencer notre régime public d’assurance-maladie.  »

    Mais c’est surtout ça le problème!

    « On dira ce qu’on voudra, mais il n’en demeure pas moins que le Québec a un des meilleurs systéme de santé au monde grâce à la mise sur pied de son régime d’assurance maladie »

    HAHAHA, mieux vaut en rire! Oui, le Culbec a le meilleur système de santé au monde…derrière une vingtaine de pays européens, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et quelques autres!

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    16 janvier 2009 à 16 04 58 01581
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    @Renart

    « Mon but n’était pas vraiment de soulever le débat privé versus public, mais bien de faire ressortir que ce débat est stérile s’il est, au final, tranché par les forces lobbyistes. »

    Forces lobbyistes d’autant plus puissantes avec un système de santé soviétisé comme c’est le cas au Culbec.

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    16 janvier 2009 à 17 05 07 01071
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    @Vincent Sremed

    « Le monde ne s’arrête pas aux États-Unis. Il existe aussi la France et l’Allemagne, modèles qui fonctionnent mieux qu’ici et qu’aux É.-U. Ceux qui veulent un système à l’américaine sont risibles. »

    En effet! Pensez à l’Estonie qui a un meilleur système de santé que le Culbec avec un fardeau fiscal beaucoup moins élevé!

    @Michel Monette

    Je vais m’inspirer de ce vieux commentaire de ma part pour vous expliquer que le Culbec a des croûtes à manger en termes de système de santé:

    Au mieux, le système de santé canadian est 25e au monde (et je suis généreux!) pour son accessibilité et son universalité, ce qui est quand même pas si mal comme performance mondialement parlant MAIS ÉPOUVANTABLEMENT MÉDIOCRE QUAND ON SE COMPARE À L’EUROPE. Cessons de se péter les bretelles avec des mantras éculés!

    Voici un lien (pour une fois que David Gagnon d’antagoniste.net nous fait part d’une information intéressante) menant à une étude qui compare les systèmes de santé de 29 pays européens et celui du Canada.

    http://www.healthpowerhouse.com/files/ECHCI_2008_Full_Report_final.pdf

    Résultat, le Canada est 23e sur 30 concernant l’accessibilité et l’universalité des soins.

    Voici la liste de pays qui sont meilleurs que le Canada. Lis bien cette liste (dans l’ordre décroissant), répète dans ta tête et sort ta tête des nuages mon cher Michel!

    1-Autriche
    2-Pays-Bas
    3-France
    4-Suisse
    5-Allemagne
    6-Suède
    7-Norvège
    8-Finlande
    9-Danemark
    10-Belgique
    11-Luxembourg
    12-Estonie
    13-Chypre
    14-Espagne
    15-République Tchèque
    16-Irlande
    17-Royaume-Uni
    18-Italie
    19-Portugal
    20-Malte
    21-Slovénie
    22-Grèce
    23-CANADÂÂÂÂÂÂÂ

    Et ce, malgré le fait ou plutôt grâce au fait que TOUS ces autres pays ont permis au méchant privé de faire concurrence avec le système public.

    Alors, allez vous faire foutre avec votre “plussssse meilleur système de santé au monde”, c’est un gros mensonge!

    Un gros mensonge, c’est quand on fait état du “sous-financement du système public de santé”, curieusement de la même façon que les auteurs du rapport Castonguette-Macrotte-Vaine. La même prémisse curieusement partagée par les associations étudiantes et l’IEDM dans le dossier des universités!

    FOUTAISE, IL Y A TROP D’ARGENT DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ AU CANADA!

    PLUS TU VAS RAJOUTER DE L’ARGENT, PIRE CELA VA ÊTRE!

    Dans la même étude, le Canada est darnier, hostie, DARNIER, D-A-R-N-I-E-R sur 30 en ce qui concernant la performance des soins (score d’accessibilité par dépenses totales per capita).

    Voici la liste de pays qui sont meilleurs que le Canada. Lis bien cette liste (dans l’ordre décroissant), répète dans ta tête et sort encore ta tête des nuages mon cher Michel!

    1-Estonie
    2-Autriche
    3-Pays-Bas
    4-Finlande
    5-France
    6-Allemagne
    7-Chypre
    8-Roumanie
    9-Suède
    10-Républque Tchèque
    11-Slovaquie
    12-Danemark
    13-Suisse
    14-Belgique
    15-Espagne
    16-Norvège
    17-Lituanie
    18-Portugal
    19-Slovénie
    20-Malte
    21-Irelande
    22-Italie
    23-Luxembourg
    24-Hongrie
    25-Grèce
    26-Royaume-Uni
    27-Bulgarie
    28-Pologne
    29-Lettonie
    30-CANADÂÂÂÂÂÂÂÂ

    Et ce, malgré le fait ou plutôt grâce au fait que TOUS ces autres pays ont permis au méchant privé de faire concurrence avec le système public.

    Alors, allez vous faire foutre avec votre crisse de “sous-financement”, c’est un autre gros mensonge!

    Il y a trop d’argent, les payeurs des taxes québécois se font littéralemement VOLER et CROSSER par la machine bureaucratique en échange d’un système de santé moins accessible et universel que dans 23 pays européens!

    Ce n’est pas la soviétisation du système de santé qui va régler le problème, oubliez ça tout de suite!

    Voici aussi ce que disent les auteurs de l’étude:

    Canada, which spends more on healthcare than any country in the index except Norway, Luxembourg and Switzerland, performs very poorly in four of the five matrix disciplines. When the quality of care delivered is compared with the cost of providing that care, Canada falls to the very bottom of the list in terms of value for money.”

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    16 janvier 2009 à 18 06 46 01461
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    @Make Sense :

    Mais ce que vous dites doesn’t make sens.

    Et comment être crédible dans ce débat autrement qu’en étant malade soi-même. Demandons aux malades ce qu’ils veulent. Un jour ce sera notre tour.

    Mon expérience me dit qu’ils veulent de l’accessibilité, ce qui n’est pas le cas actuellement (sauf pour les urgences majeures, mais encore, ils s’accumulent dans les corridors, près des toilettes et des machines distributrices). Merde, il est anormal de devoir attendre 6 mois pour voir un médecin de famille et trois mois pour se faire enlever un cancer du rein. C’est le résultat des politiques absurdes de l’État.

    J’ai reçu aujourd’hui la liste des délais d’attente pour voir des spécialistes dans ma région. Une telle liste ne devrait même pas exister ! Pensons aux malades réels avant de penser aux idéaux. Aucun système n’est parfait, mais il y a longtemps que les systèmes européens ont démontré leur supériorité en termes d’accessibilité.

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    16 janvier 2009 à 21 09 19 01191
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    François,

    « Quelle démocratie? Quessé ça veut dire ce mot-là? »

    par démocratie, je vois le point où ce serait la population qui prendrait le plus possible une décision, a contrario d’une décision prise par le poids des lobbys. Donc, je ne suis pas d’accord avec la position qui condamne l’idée de démocratie puisque je crois qu’elle peut toujours être améliorée.

    Pour le reste, je suis d’accord avec l’idée du « système de maladie ».

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    16 janvier 2009 à 21 09 27 01271
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    Il n’y a pas que 30 pays au monde. Évidemment on peut dire qu’on est 29e sur 30 ou 29e sur quelque 200 pays. Dans ce dernier cas, on se retrouve parmi les meilleurs systèmes de santé. Admettons que nous soyons 29e. Est-ce que privatiser les hôpitaux va nous permettre d’améliorer le système de santé? Je vous invite à lire ceci : Fin des listes d’attente en chirurgie : rêve ou réalité?.

    @Vincent Sremed : vous pourriez aussi ajouter les médecins dépanneurs qui ne sont rattachés à aucun établissement hospitalier et qui chargent un bras pour aller dépanner un peu partout. Bolduc va-t-il avoir le courage de les mettre aux pas! Oui il y a des aberrations, mais il y en a aussi là où le système est privé.

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    16 janvier 2009 à 22 10 45 01451
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    @Michel Monette :

    Les médecins dépanneurs sont payés moins que les médecins réguliers, mais leur avion et leur temps de déplacement pour se rendre au lieu de travail est payé contrairement aux médecins réguliers.

    Pourquoi les enlever ? Ils sont en forte demande dans bien des urgences ou des unités d’hospitalisation pour remplacer les médecins réguliers qui veulent prendre des vacances ou pour combler les pénuries (la pénurie est maintenant la norme). Sans médecins dépanneurs, plus de médecins dans bien des régions, les médecins réguliers s’épuiseraient et démissionneraient, ne pouvant plus prendre de vacances ! Des urgences fermeraient ! Pensez aux patients !

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    17 janvier 2009 à 0 12 14 01141
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    Je souscrits plutôt à la «vue d’ensemble» de François M.
    Pour la simple raison qui me semble une équation simple: on ne peut pas guérir une société par une sur-médicamentation.
    Cet «effort» du «plus de la même chose» ne règle en rien le problème de base.
    À mon sens, notre façon de vivre rend malade. Même s’il y avait 2 hopitaux de plus, 5 médecins, et plus encore. Cela ne fait que démontrer que cette «demande» est un faux «médicament».
    Si on veut guérir un arbre malade, on ne s’attaque pas aux feuilles, mais le tronc.
    Oui,
    La mafia médicale
    Livre de Lanctôt si je ne m’abuse.

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    17 janvier 2009 à 2 02 24 01241
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    @gaetanpelletier: j’aime bien ce passage de votre commentaire:

    « Si on veut guérir un arbre malade, on ne s’attaque pas aux feuilles, mais le tronc. »

    Et voilà!

    Peu importe le budget injecté dans le système de santé, celui-ci sera toujours à bout de souffle. Nous baignons littéralement dans une myriade de produits chimiques dont nous commençons à peine à nous rendre compte des effets nocifs. Ajoutez à cela le stress et le vieillissement de la population et vous avez une véritable bombe à retardement.

    Il ne faut pas chercher très loin pour comprendre pourquoi les taux de cancer, de dépression et de burnout sont élevés.

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    17 janvier 2009 à 2 02 28 01281
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    @Renart

    Ce n’était pas réellement une question mais plutôt du cynisme de ma part. Quand les intérêts financiers privés contrôlent le système de maladie autant public que privé, je ne vois pas vraiment ce qu’on peut encore appeler « démocratie ». C’est le pouvoir des corporations et de leurs lobbys avec leurs gros dollars. Le prix des drogues (médicaments) a à peu près triplé en moins de deux décennies. Ce n’est pas que la machine bureaucratique qui absorbe une quantité faramineuse de nos dollars avant que ceux-ci se rendent aux gens qui en ont réellement besoin.

    Alors pour moi, la question n’est pas seulement à savoir si nous devons choisir entre privé ou public, mais un peu comme Renart le soulignait, le processus démocratique et aussi, je dirais, de remettre en question le sacrosaint système de « santé » basé sur la médecine chimique qui a un taux d’inefficacité de 70% et qui nous coutent des milliards tout en tuant des quantités de gens que même les drogues « illégales » n’arrivent pas à faire. Sans oublier que nos médecins sont ensuite formés par ce système dominé par Big Pharma devenant ainsi les front men, les pushers de Big Pharma.

    @gaetanpelletier

    Dans un système capitaliste, de remettre la santé dans les mains des intérêts financiers tel que le complexe pharmaceutique signifie qu’on va vouloir chercher à faire des profits, mais ces profits viennent surtout lorsque les gens sont malades et non pas en santé. Donc, on a un système qui profite lorsque nous sommes malades. Sinon, pourquoi avoir rajouté des centaines de nouvelles « maladies » dans les manuels de médecins, d’avoir des droits de propriété intellectuelle qui permettent aux compagnies de charger trois fois le prix du médicament, et de continuer à pousser pour que de plus en plus de vieux et d’enfants en bas âge soient prescrits de la drogue chimique, euh, des médicaments, pardon. (Au moins, en anglais, le langage est moins hypocrite, les médicaments sont appelés « DRUGS« ) Le Ritalin donné aux enfants augmente de 25% les chances que l’enfant consomme des drogues addictives plus tard dans sa vie.

    Nous avons perdu la souveraineté de notre corps comme dirait Ghylaine Lanctôt. C’est bien elle qui a écrit le livre La mafia médicale. Je suis en train de m’occuper de l’inviter sur mon émission L’Autre Monde bientôt. Il y a beaucoup à dire…

    François M.

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    17 janvier 2009 à 9 09 43 01431
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    @Vincent Sremed et les zautres

    Pour travailler dans le réseau, on passe (ou plutôt PERD) beaucoup de temps en tracasseries adminitrativo-légales. On a trop de chefs pour le nombre d’indiens et j’ajouterais que les ordres professionnels, au lieu de protéger le public, nous grugent BEAUCOUP de temps et d’énergie qui devrait être consacré au public qu’il pensent protéger…

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    17 janvier 2009 à 10 10 02 01021
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    «La mafia médicale»

    Guylaine Lanctôt est complètement paranoïaque :

    «Les autorités proclament partout qu’une femme sur 3… 4… ou 9 aura le cancer du sein et programment ainsi dans la tête des gens pour que cela se réalise.»

    «la pensée crée. Avant que quelque chose n’arrive, on le conçoit. Prenez l’exemple type de celui qui répète sans cesse « J’ai peur d’avoir le cancer. » Première chose que l’on sait, c’est qu’il a le cancer! Il a implanté en lui la pensée cancer, la pensée s’est matérialisée et il est mort. La pensée crée la réalité. Quand on pense maladie, quand on pense viol, quand on pense à tout ce qui est négatif, on le fait arriver.»

    Mais bien libre à vous d’y croire et de vous guérir par la foi plutôt que par la médecine. C’est vrai que Jésus en a guéri plusieurs de cette façon, comme les preachers américains d’ailleurs. Ne pensez plus aux accidents, ils n’arriveront plus.

    Je suis moi-même très critique et sceptique face à bien des traitements et face au dogmes en médecine et au conformisme et surtout face aux compagnies pharmaceutiques. C’est la religiosité qui me dérange. Or, ce que Lanctôt prêche, c’est exactement une autre forme de dogmatisme et de religiosité.

    La médecine existe depuis Hippocrate alors que les compagnies pharmaceutiques n’existaient pas. Et Pasteur, l’inventeur des vaccins, ne travaillait pas pour Bayers.

    Je vous conseille de jeter le livre ésotérique «la mafia médicale» à la poubelle, livre qui rapporte beaucoup d’argent à madame Lanctôt pour ses idées délirantes, et de lire plutôt ce livre très critique à l’endroit des compagnies pharmaceutiques rédigé par l’ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine :

    http://books.google.ca/books?id=LWnReqj9Ct8C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_summary_r&cad=0#PPP1,M1

    Elle a, disons, beaucoup plus de crédibilité que madame Lanctôt.

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    17 janvier 2009 à 10 10 46 01461
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    @Vincent Sremed

    Le cancer est véritablement un problème du système immunitaire et cellulaire déficient qui peut être causé par des pensées destructrices, mais aussi par des agents chimiques et par les radiations de tous genre. Je pense qu’avant de traiter Mme Lanctôt de paranoïaque, il faudrait comprendre de quoi elle parle. Elle ne parle pas de guérir avec la foi ou la religion, mais elle insiste sur le fait que notre état d’esprit et de nos émotions ont une influence indéniable sur la santé de notre corps. Elle insiste sur le fait que nous sommes essentiellement responsable de faire de la prévention. Je sais qu’elle a des tons parfois de nouvel-âge, mais en-dessous de tout, je pense qu’elle a saisi certaines choses essentielles.

    Un esprit sain dans un corps sain, tel est le précepte de la santé. Pas seulement le corps et sa mécanique.

    La pensée est réellement créatrice dans sa nature et la physique quantique en vient à démontrer ce fait. Rien à voir avec l’ésotérique.

    Pour ce qui est de Pasteur, il était un imposteur. Il n’a rien inventé, mais tout volé. Les vaccins sont une abomination basé sur une longue série de mensonge.

    François M.

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    17 janvier 2009 à 13 01 11 01111
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    «Je pense qu’avant de traiter Mme Lanctôt de paranoïaque, il faudrait comprendre de quoi elle parle»

    J’ai pourtant cité ses propres paroles. Mais je vois que vous êtes un convaincu et déformez ses propos je ne sais pourquoi pour lui donner un semblant de crédibilité.

    Vous croyez que les médecins ne préconisent pas un esprit sain et la prévention ? C’est votre croyance, je n’y peux rien. L’esprit est corporel. Il n’est pas séparé du corps. La maladie trouble les affects, et les affects troublent le corps. Ce n’est pas unidirectionnel, n’en déplaise à madame Lanctôt.

    Pasteur, un imposteur… Allez dire cela à ceux non vaccinés qui ont eu la polio, la rougeole, la variole et le tétanos. Allons, je passe à un autre appel. Bonne chance avec votre pensée.

    Pour terminer, je vous lance un défi : trouvez-vous du sang contaminé au virus de l’hépatite B, si vous n’êtes pas vacciné, et piquez-vous avec. Après vous viendrez nous dire si les vaccins sont une abomination.

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    17 janvier 2009 à 13 01 41 01411
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    @Vincent Sremed

    Mais allez-y, catégorisez-moi. Je ne déforme pas ses paroles ni n’essaie de lui donner plus de crédibilité, mais je n’essaie pas non plus de lui en enlever pour me remonter. Tout est une question d’interprétation, c’est tout. Chacun a sa propre vérité. Bien sûr que l’esprit est lié au corps et l’un affecte l’autre. C’est ce que je disais dans mon commentaire. Mais vous êtes si pressé à tout condamner…

    Et oui, il a été souvent montré que Pasteur n’a rien inventé et a volé ses « inventions ». Pour ce qui est des vaccins, comment croire que s’injecter des virus vivants clonés et modifiés génétiquement, avec de l’aluminium et du mercure sous forme de Thimérosal, du pus d’animaux etc, puissent avoir de bons effets et nous protéger? Êtes-vous pour le fluorure dans l’eau aussi? Bon pour la santé?

    Mais allez, passez donc à ce prochain appel et bonne chance vous aussi avec votre pensée et attitude.

    Chacun a sa façon de présenter les choses et je respecte cela. Je ne dis pas que Lanctôt le fait de la meilleure manière, mais au moins elle a eu le courage de s’assumer et d’être intègre avec ses pensées et ne s’en cache pas. J’admire cela beaucoup plus que votre attitude hautaine pleine de préjugés face à ce qui est différent de vous et votre pensée. Allez, relaxez, sinon vous aller vous créer un cancer!

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    17 janvier 2009 à 15 03 07 01071
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    @François M.

    Je ne recherche pas l’admiration, ni le courage, ni l’intégrité. Attitude hautaine, sans doute, je ne le cache pas. Pleine de préjugés, cela dépend de l’angle d’où l’on regarde.

    Nous ne ferons pas un débat sur la vaccination, ce serait peine perdue. Nous avons, vous comme moi je présume, d’autres chats à fouetter.

    Sans rancune.

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    18 janvier 2009 à 21 09 07 01071
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    Ce qui m’étonne dans tout ce débat, c’est que l’espérance de vivre plus vieux et en santé a augmenté considérablement en très peu de temps (dans une perspective historique). Il est assez paradoxal de constater que nous avons la mémoire si courte.

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    18 janvier 2009 à 22 10 38 01381
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    @Michel Monette :

    Entre autres grâce à Pasteur et la découverte de la pasteurisation et des vaccins, ainsi qu’à la découverte des antibiotiques par Fleming et de l’isoniazide (antituberculeux) par la compagnie pharmaceutique Roche en 1952. La tuberculose était l’une des principales causes de mortalité précoce avant la découverte des antituberculeux. Aujourd’hui, très rare, sauf recrudescence chez les sidatiques.

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    19 janvier 2009 à 1 01 04 01041
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    Merci à Fernand Cloutier pour ces infos:

    Du poison à rat dans la liste des ingrédients du vaccin anti-HPV

    par Joanne Waldron

    Mondialisation.ca, Le 21 novembre 2008
    Natural News

    Qu’ont en commun un raticide et le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) ? Réponse : un produit chimique dangereux connu sous le nom de borate de sodium. Le lecteur dégourdi a le droit de se demander ce que fabrique une toxine servant d’habitude à tuer les rats dans la recette du vaccin contre le HPV, actuellement conseillé aux fillettes dès l’âge de neuf, et même à l’étude pour la gent masculine. Hélas, la réponse n’est guère rassurante, en particulier pour les nouveaux résidents des États-Unis, pour qui l’injection anti-HPV au borate de sodium est désormais obligatoire.

    Et pour compléter, voici une liste assez complète avec tous les ingrédients qu’ils contiennent. Prenez le temps de la lire et ensuite demandez-vous si vous aller prendre la chance de vous injecter ça dans le sang et celui de vos enfants.

    INGRÉDIENTS DE VACCINS

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    19 janvier 2009 à 12 12 08 01081
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    @François M. :

    Il y a longtemps que le mort aux rats est utilisé à tous les jours pour traiter les patients (Warfarine). Comme le curare, autre poison, utilisé chaque jour en anesthésie. Comme tant d’autres. Même l’insuline à dose élevée est létale, comme la morphine. Ils sont pourtant naturels.

    Une drogue est un poison, c’est la première chose que l’on apprend en médecine, dès le premier cours, avec Paracelse :

    « Tout est poison, rien n’est poison, ce qui fait le poison c’est la dose » (15e siècle)

    Vous savez que même l’eau est poison ? On peut mourir de trop en boire.

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    19 janvier 2009 à 13 01 22 01221
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    @Vincent Sremed

    Bien sûr, je vous suis sur cela. Mais est-ce que ça veut quand même dire que c’est une bonne chose de s’injecter ça dans le sang? Du mercure, des organismes génétiquement modifiés et/ou clonés, de l’aluminium et de la formaldéhyde, du MSG, des virus de cancer vivants et de l’aspartame aussi? Là, on fait moins dans le naturel et plus dans la science Frankenstein!

    Et parlant d’eau, le fluorure, vous affirmez que c’est bon aussi? Jusqu’où allez-vous défendre la médecine moderne hors de contrôle qui tuent presque dix fois plus d’Américains que les drogues illégales?

    Oui elle nous a apporté beaucoup et j’en suis reconnaissant, mais j’observe une grave dérape à l’heure actuelle. Depuis quand la médecine et la santé devraient t-elles devenir subordonnées aux impératifs capitalistes du profit? Nous sommes rendu à un point où il est devenu plus profitable pour le complexe pharmaceutique d’avoir des gens malades qu’en santé. Il y a un profond malaise dans le système de santé et au lieu de le voir de face, nous lui permettons de se cacher derrière le beau vernis de la médecine scientifique infaillible et irréprochable. Nous en sommes rendu à un point où les autorités commencent à vouloir bannir la médecine alternative et ancestrale. On est en train d’en faire un dieu et d’éliminer tout le reste. Le gouvernement est en train de glisser sur une dangereuse pente en nous dictant ce par quoi nous devons nous guérir alors que les médicaments chimiques tuent beaucoup plus que toutes les drogues dites « illégales » (on se demande par qui!). Aux États-Unis, Bush a donné une immunité aux compagnies pharmaceutiques interdisant toute poursuite en justice pour effets secondaires néfastes pouvant aller jusqu’à la mort. Je n’apprécie pas trop qu’on brime nos libertés de choisir ce que nous voulons pour nous-mêmes.

    Alors vous pouvez bien gesticuler autant que vous voulez ou vous permettre d’être condescendant envers ceux qui ne sont pas d’accord avec vous et qui ont décidé de vivre leur vie de façon différente, mais il reste que de plus en plus de gens cessent de faire confiance à ce système de la maladie – euh de santé – et entreprennent un long processus d’apprentissage sur les principes de la santé, de prévention qui ne traitent pas seulement le corps, mais bien l’être en entier incluant son âme. C’est ce processus qui redonne aux gens leur souveraineté sur le vie et leur corps.

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    19 janvier 2009 à 17 05 04 01041
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    (Longue réponse un peu décousue, désolé)

    Pour moi, il n’y a pas de médecine moderne et de médecine alternative. Cette dichotomie n’existe pas. Il n’y a qu’une médecine, c’est celle qui apaise ou qui guérit les malades et qui prévient les maladies. Je prescris de l’acupuncture, des tisanes pour dormir, de l’exercice, de la marche, une saine alimentation, des massages, de la relaxation, du repos, de la chaleur ou de la glace, du jus de pruneau, du jus de canneberges, de la modération, du lâcher-prise, du sexe, du gros bon sens. Je prescris aussi de la morphine, du mort aux rats pour anticoaguler le sang, des antibiotiques, des chirurgies pour ôter les cancers, du furosémide pour diminuer les œdèmes, des contraceptifs oraux, du Viagra, des vaccins, etc.

    Je m’adapte à chaque individu. C’est TOUJOURS du cas par cas. Ce n’est pas une machine automatique. Le système existe au niveau bureaucratique, au niveau de l’État et de sa gestion qui nous forcent à remplir des tonnes de paperasse, à faire des tonnes de réunions, à respecter des tonnes de règles. Tout le bordel que vous voyez dans le système est dû uniquement à l’État et à ses décisions, pas aux médecins ou aux infirmières, ni aux autres intervenants en santé qui ne veulent que le mieux pour les malades. Pas au niveau de la relation patient-médecin qui est très personnelle et adaptée. Malheureusement, le bordel créé par l’État fait en sorte que moins de temps est disponible pour les malades et qu’ils sont dans des conditions indignes dans les hôpitaux (sur des civières à côté des toilettes par exemple). Comme les patients, les intervenants en santé sont brimés par l’État.

    Je prends ce qui fonctionne bien et je rejette ce qui ne marche pas, peu importe si originellement cela provient d’un vieux Chinois à la barbe longue ou d’une compagnie pharmaceutique. Tout ce que je demande, c’est une preuve que je juge moi-même comme suffisante ou non. Mais j’approuve, sans les recommander d’emblée, ce qui ne fait pas de tort et qui est efficace selon l’individu qui l’a essayé (comme les « bracelets anti-arthrite »). Je lui dis de continuer si cela lui fait du bien et ne lui nuit pas. « D’abord, ne pas nuire », première phrase du premier cours de médecine que j’applique chaque jour dans chaque décision que je dois prendre.

    Les médecins ne sont pas des employés des compagnies pharmaceutiques ou de l’État et exercent leur jugement sur l’information qu’ils reçoivent des compagnies pharmaceutiques ou autre, ils sont indépendants, très majoritairement. Le plupart des médecins que je connais sont critiques (pour ne pas dire cyniques) envers les compagnies et ne prescrivent pas n’importe quoi. C’est un mythe bien tenace, probablement généralisé à partir de quelques cas médiatisés et renforcé par des prophètes de malheur (qui en général n’ont jamais à aller chez le médecin). Il y a bien sûr de mauvais médecins, comme dans chaque profession. Mais c’est l’exception, comme dans chaque profession.

    Le malade a toujours le choix de suivre ou non les recommandations de son médecin. Jamais il n’est forcé. Il demeure responsable de sa santé, de ses choix.

    Il n’existe pas de grandes vérités en médecine. Le corps et son âme sont toujours de grands méconnus. Bien souvent nous ne savons pas de quoi exactement souffre le malade, après investigation. L’incertitude est fréquente. Mais nous avons l’humilité de le dire au malade plutôt que de prétendre comme des charlatans savoir et offrir un remède « efficace » (et je mets les affirmations de Lanctôt parmi les charlatans, car elle prétend avoir la vérité). Malheureusement, certains prennent cela pour de l’incompétence et vont voir des charlatans qui leur donnent une réponse…

    Je crois qu’il vous faut simplement différencier ce que vous appeler « la médecine » d’avec les médecins.

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    19 janvier 2009 à 19 07 21 01211
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    Un système plus humain n’est pas incompatible avec «système public». Dans d’autres pays, ce sont les compagnies d’assurance qui contrôlent tout. Est-ce mieux?

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    20 janvier 2009 à 0 12 54 01541
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    @Vincent Sremed

    Votre réponse me rassure en quelque sorte et vous semblez avoir un certain équilibre dans votre conception de la médecine. Je suis d’accord avec vous pour la différence entre entre la lourde bureaucratie et le monde médical. Merci de le souligner.
    Je ne pense pas que Lanctôt prétend avoir la vérité plus que vous, je pense seulement qu’elle s’exprime d’une façon trop nouvel âge. Mais bon, elle ne force personne et on s’en fout de ce qu’elle dit.
    Mais vous ne m’avez pas répondu par rapport au mercure, les organismes génétiquement modifiés et/ou clonés, à l’aluminium et la formaldéhyde, MSG, aux virus de cancer vivants et de l’aspartame contenus dans les vaccins et du fluorure contenu dans l’eau et la pâte à dent. Médecine moderne qui tue presque dix fois plus d’Américains que les drogues illégales.

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    20 janvier 2009 à 11 11 52 01521
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    @François M. :

    Votre question est très spécifique et dépasse le cadre de la discussion.

    Il faudrait nous dire dans quoi exactement ces produits sont présents, à quelle quantité, avec quelles preuves, et quels effets néfastes ils ont causés. C’est très loin du débat lancé par Renart et demande du temps d’analyse des études et des preuves que vous nous soumettrez.

    «Médecine moderne qui tue presque dix fois plus d’Américains que les drogues illégales»

    Sans même tenir compte de votre chiffre, je vois un gros biais (trois même) dans votre affirmation. Énorme biais épidémiologique. Biais majeur. Évidence de biais pour toute personne qui a fait ne serait-ce qu’un peu d’épidémiologie. Pire que les biais des compagnies pharmaceutiques ! C’est tout dire.

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    20 janvier 2009 à 11 11 57 01571
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    Je vois. Merci. Les statistiques proviennent d’études faites aux États-Unis par différentes entités crédibles et repris par les médias.

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