Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage

Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai cliqué sur le lien donnant la réponse à la question d’un blogueur : « Combien ça coute à fabriquer les cochonneries que l’on achète? »

Ça m’a mené sur le site Sympatico, section Finances, où on explique combien ça coute approximativement produire un CD :

Le coût pour convertir les chansons d’un musicien en un CD inclut le prix de l’enregistrement et du mixage audio. Il faut aussi payer les droits d’auteur et la licence pour la distribution. Avec les dépenses supplémentaires des matières premières et de l’artwork, James Wilkinson de Goldirock Records évalue le coût de production pour une grande nouveauté à 2,50 dollars. L’album Dangerous – Remastered [de Michael Jackson] se vend présentement à 14,99 dollars.

Le site donne quelques autres exemples. L’iPod Nano (8 Go) coute 96 dollars à produire, « un chiffre qui n’inclut pas le coût de la main-d’œuvre », et il est vendu à l’Apple Store 169 dollars. Pour 300 grammes de café, le plus récent prix était de 85 cents, pour une revente de 5 dollars, après « avoir été torréfié, moulu et emballé ». Pour le riz, c’est 33 cents versus 3 dollars pour un kilo. Les souliers de course, 10 dollars versus 80 dollars (« ce chiffre n’inclut pas les budgets des compagnies en ce qui concerne la recherche et développement, la publicité et le transport »). Les jeans, 20 dollars versus 70 dollars.

D’un autre côté, on apprend que Sony ne fait pas de profit avec sa Playstation 3, mais se rattrape un peu avec son lecteur Blu-ray : 115 dollars versus entre 300 et 350 dollars. Apple avec son iPhone 3G en fait beaucoup moins que les premiers exemples : un prix de vente à 299 dollars pour un cout de production de 208 dollars. Et pour terminer, la voiture électrique Tesla se vend environ 120 000 dollars pour un cout de production de 90 000 dollars.

Je ne remettrai pas en cause ici l’idée du profit, mais il faut avouer qu’il y a de l’abus pour quelques produits, comme les CD de musique. Et il semble que les consommateurs prennent leur revanche en ce moment avec les possibilités de téléchargement illégaux, et même légalement, puisqu’on peut se payer des chansons à la pièce. Mais loin de moi l’idée de blâmer toute l’industrie de la musique. Elle était une pompe à fric pour les grands « majors », pas vraiment pour les petits joueurs, puisque pour ces derniers il n’y a pas de volume, enfin si peu.

Mais pour des produits comme le riz, aliment de base d’une grande partie de l’humanité, c’est tout à fait déraisonnable. Il y a comme une odeur de prise d’otage qui se dégage. L’article dit clairement que malgré une baisse de près de la moitié (de 62 cents à 33 cents le kilo), le prix coutant était à la hausse en 2008. En sachant cela, j’ai le loisir d’opter pour d’autres aliments, et je pourrais très bien arrêter mon raisonnement là…

34 pensées sur “Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage

  • Ping : Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    15 juillet 2009 à 14 02 50 07507
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    Personnellement, je n’achète plus aucun CD depuis des années. J’encourage les groupes que j’aime en les voyant en spectacle.

    Belles découvertes via les mp3 trouvés sur LimeWire ou les Torrents… Mon espace musical s’est grandement élargi avec le « droit de l’écouteur » (ie télécharger et écouter à volonté la musique que l’on trouve sur internet).

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    15 juillet 2009 à 15 03 03 07037
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    « Je ne remettrai pas en cause ici l’idée du profit »

    Moi oui, surtout que « profit » est causé par l’État capitaliste!

    « mais il faut avouer qu’il y a de l’abus pour quelques produits, comme les CD de musique. »

    Les abus sont causés par la fausse rareté créée par l’État capitaliste.

    « Mais loin de moi l’idée de blâmer toute l’industrie de la musique. »

    Il faut plutôt blâmer les gouvernemamans. Mais que l’industrie de la musique cesse de s’auto-proclamer comme des zélateurs du libre-marché, c’est grotesque!

    « En sachant cela, j’ai le loisir d’opter pour d’autres aliments, et je pourrais très bien arrêter mon raisonnement là… »

    Évidemment, l’offre et la demande y jouent aussi leur rôle…

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    15 juillet 2009 à 15 03 07 07077
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    “Je ne remettrai pas en cause ici l’idée du profit”

    Moi oui, surtout quand le “profit” est causé par l’État capitaliste!

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    15 juillet 2009 à 15 03 12 07127
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    Mettons que tu te fais payer pour tes écrits, quel est l’écart entre ton coût de production et ton « prix de vente »?

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    15 juillet 2009 à 15 03 20 07207
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    Je sais pas si ces prix sont exact mais je doute fort pour lui que les prix affiché sont incorrect!
    Je connais tres bien l’industrie du vetement et Jouet pour avoir été acheteur pendant de longue année et habituellmenet le prix avec transport, maintenance et tout est d’environs 3$ pour un Jean maximum…les profit sont de beacoup supérieur a ce qu’il prétend, autre exemple que je nommerais pas la compagnie mais des chandail de hockey étais acheté avec cout de livraison a 2,68$ l’unité en chine ou Taiwan, 5$ pour la royauté a la LNH et il les revendais 20$ dans les magasins de sport que eux les vendait 80$…fort propable qu’il n’a pas été a la source premiere….une affaire cocasse aussi est que pour la confection d’un chandail de Basketball il en coute 2 fois moin a acheter mais les droit de la NBA sont de 20$ l’untié!! ouch…
    Donc pour sont exemple de Jean il est loin de la réaliter, ces plutot le prix du fabriquant qu’il a donner et non a la source…

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    15 juillet 2009 à 15 03 38 07387
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    @Patate

    « Mettons que tu te fais payer pour tes écrits, quel est l’écart entre ton coût de production et ton “prix de vente”? »

    Ça dépend de ce que les clients sont prêts à payer.

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    15 juillet 2009 à 15 03 45 07457
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    Très intéressant en effet…

    Autre exemple, les montures de lunettes qu’on nous vend à 150$ coûtent environ 2 à 5$ à faire… c’est du métal plié, parbleu!

    Mais il y a autre chose, cher ami, c’est le coût en environnement.

    Je suis tombé sur ce site il y a quelques semaines. http://www.storyofstuff.com. C’est une petit vidéo d’une 20aine de minutes qui raconte, dans des termes TRÈS simples (pour que même les inconscients comprennent…) combien tout ce qu’on consomme nous coûtent sur le côté environnemental.

    Souvent, les items qui coûtent le moins cher et qui viennent de Chine, croyez-moi, on les paie très cher en impact environnemental…

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    15 juillet 2009 à 16 04 29 07297
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    « Souvent, les items qui coûtent le moins cher et qui viennent de Chine, croyez-moi, on les paie très cher en impact environnemental… »

    Dans les faits, vous avez raison, mais ce que vous décrivez fait partie d’un argumentaire bourgeois à la sauce Al Gore, très peu de gens ont les moyens de payer plus cher pour moins nuire à l’environnement.

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    15 juillet 2009 à 16 04 30 07307
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    Mais tout de même, on peut choisir d’acheter autre chose en fonction de ces informations.

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    15 juillet 2009 à 16 04 58 07587
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    Vivement un système économique où le prix des biens sont fixés en fonction de l’impact environnemental et où rien n’est fabriqué dans des usines où les travailleurs sont exploité!

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    15 juillet 2009 à 17 05 21 07217
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    Et vous allez utiliser quel moyen pour fixer les prix?

    « où rien n’est fabriqué dans des usines où les travailleurs sont exploité! »

    Pour ça, il y a l’anarcho-mutuellisme, par exemple, ou il y a aussi parecon:

    http://www.mutualist.org/

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    15 juillet 2009 à 17 05 30 07307
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    @ Vincent Sremed

    Désolé d’entendre que tu n’achète plus de CD depuis quelques années, en faits, c’est presque choquant pour moi qui suis musicien…

    Moi ce que je trouve aberrant, c’est le montant que les artistes touchent pour chaque CD qu’ils vendent VS l’argent que les compagnies de disques et les magasins se font sur leur dos…

    Sinon, il ne fait aucun doute que la liste des prix publiés, les profits des compagnies, comportent plusieurs mensonges. Croyez-vous vraiment qu’ils vont vous donner les vrais chiffres??? Voyons donc! Ils vont tout dédramatiser en rendant les profits beaucoup plus petits qu’ils ne le sont en réalité!

    Vivement, l’achat local et Québécois, même Canadien!

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    15 juillet 2009 à 20 08 06 07067
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    Vincent,

    « J’encourage les groupes que j’aime en les voyant en spectacle. »

    c’est une grosse tendance. Mais pour ça il faut que ces groupes se donnent en spectacle à l’endroit et au moment qui te convient.

    David,

    « Je ne remettrai pas en cause ici l’idée du profit »

    dans le sens de ne pas en faire le sujet du billet. Je sais bien que de ton côté tu l’as abordé et l’aborderas encore.

    « Les abus sont causés par la fausse rareté créée par l’État capitaliste. »

    Ce qui est drôle, justement, avec la musique comme Michael Jackson, l’exemple, c’est qu’il n’y a aucune rareté. Et le concept de rareté sur le web est encore plus caduc…

    Patate,

    en visant les « écrits », tu tombes dans une catégorie qui n’est pas synonyme de mine d’or…

    En passant, je me fais payer pour mes écrits sur BV! Je l’écris ici bien fort, le calcul temps versus paye me donne souvent un salaire qui avoisine le minimum. Je me console en me disant qu’il y a une plus-value à publier sur un site corporatif.

    Et je travaille un roman aussi, qui sera peut-être publié un jour. Fais le calcul : ça doit faire pas loin de 7 ans que je le travaille à temps partiel. Et même si dans le meilleur des mondes je l’avais écrit rapidement et qu’il avait été publié aussi rapidement, combien tu penses que ça prend de copies vendues pour arriver à un salaire décent? Des masses! Et des masses de romans québécois vendus, c’est assez rare, si tu vis dans le même monde que moi. Harry Potter est l’exception qui confirme la règle, genre. Ce n’est pas pour rien qu’il y a peu de gens qui peuvent vivre exclusivement de leur plume (même en comptant les journalistes, chroniqueurs, etc.).

    Pour le reste, tu as bien le droit de trouver normal qu’on paye une somme mirobolante comparé au cout de production. Moi de mon côté je trouve important de soulever ça et même de m’indigner. Il y a plus de chance que les prix baissent devant l’indignation que devant la résignation. C’est aussi ça la liberté…

    Mrobert55,

    « ces plutot le prix du fabriquant qu’il a donner et non a la source… »

    c’est quoi la différence? Il me semble que le fabricant et la source, c’est pas mal synonyme, non?

    Le Détracteur,

    bon point!

    Eh oui, Story Of Stuff, c’est bien intéressant. J’ai déjà fait un billet à ce sujet.

    David, encore,

    « Mais tout de même, on peut choisir d’acheter autre chose en fonction de ces informations. »

    avec le web, ça sera de plus en plus facile. Espérons que ça deviendra de plus en plus simple pour les citoyens d’avoir accès à ces informations. Et surtout, que ça entrera dans les moeurs.

    Rémi,

    effectivement, comme le dit David, ça passerait par un système anarchiste. Surtout qu’il n’est pas question que le système étatiste aille dans cette voie… hé hé!

    Simon,

    la partie de moi qui est musicienne est d’accord avec toi, sur la question d’être choqué, mais l’autre partie est vraiment consciente que nous sommes en 2009. Pas le choix de composer avec la réalité d’internet qui permet un accès facile aux oeuvres. En contrepartie, cela vient avec plein d’opportunités de se faire valoir à moindre cout, ce qui n’était pas vraiment le cas dans le temps…

    « Moi ce que je trouve aberrant, c’est le montant que les artistes touchent pour chaque CD qu’ils vendent VS l’argent que les compagnies de disques et les magasins se font sur leur dos… »

    aberrant tu dis! Mais ils peuvent quand même rétorquer qu’ils prennent des risques… Ce qui est malheureusement vrai.

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    15 juillet 2009 à 23 11 11 07117
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    @Simon Lefebvre:

    Désolé que ça te choque, mais je préfère mon droit d’écouteur à ton droit d’auteur (expression qui est un leurre). Je préfère ma liberté à ton enrichissement.

    Je sélectionne les groupes que je télécharge de deux façons seulement :

    1. Un(e) ami(e) me fait écouter une toune et je trippe.
    2. Par hasard dans un café, un resto, un film ou dans la rue, j’entends une toune et je trippe.
    (je n’écoute jamais la radio ni la télé)

    Si je trippe assez, je vais faire des kilomètres et payer le gros prix pour aller voir ton spectacle, et le revoir et le revoir encore. Il y a certains groupes que j’irais voir même en Europe ou en Égypte.

    Si les musiciens ne veulent pas se faire parfois ou souvent entendre gratuitement, ils n’ont qu’à chanter dans leur salon et blinder leurs murs… S’ils veulent faire plus d’argent, ils n’ont qu’à faire plus de spectacles ou vendre leurs billets plus chers.

    Si j’étais écrivain, je serais très flatté que mes textes soient copiés, de savoir que des gens me lisent et contournent les moyens officiels afin de pouvoir me lire encore plus… (comme les artistes interdits au temps de l’URSS!).

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    16 juillet 2009 à 10 10 37 07377
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    Excellent article, Renart. Très bien ficelé et superbe à lire.

    Maintenant, écoutez bien celle-là:

    Aux États-Unis, la RIAA (The Recording Industry Association of America) représentant les EMI, Universal Music et Warner music de ce monde, ont tenté d’épeurer les gens pour les dissuader de télécharger de la musique gratuitement de l’Internet en poursuivant certains d’entre eux pour des sommes exorbitantes.

    Cela n’a pas fonctionné parce que beaucoup trop de gens savent et pensent que les seuls à vraiment faire de l’argent et à en perdre lorsque le phénomène Internet est apparu, sont les grands manufacturiers et producteurs ainsi que les magasins. Les artistes se faisaient déjà exploiter.

    Des groupes de musique ont d’ailleurs commencé à offrir leur musique sur Internet pour le montant que les gens veulent payer – et ce même gratuitement – et on miser sur le fait qu’ils feraient leur argent avec les concerts. Ô surprise surprise, ils ont trouvé que les gens étaient souvent prêts à donner un certain montant, et malgré le fait que bien évidemment plusieurs les téléchargeaient sans donner quoi que ce soit, ces artistes de trouvaient à faire plus d’argent qu’à travers les réseaux des distributeurs qui font de l’argent que pour être l’intermédiaire couteux.

    Alors au cours des derniers temps, la RIAA a poursuivit des sites comme Napster, KaZaA et Bolt ainsi que d’autres particuliers et avaient amassé une sommes estimée à $400 millions US en règlements et dédommagement. Cela a été fait en nous faisant jouer le sentimentalisme des artistes qui ne se faisaient pas payer alors que ceux qui avaient le plus à perdre étaient ces gros distributeurs.

    Et devinez quoi?

    Ce $400 millions n’a jamais été versé aux artistes; il est demeuré dans les poches de RIAA / EMI, Universal Music et Warner music!!! (jusqu’aux dernières nouvelles que j’ai)

    RIAA Keeps Settlement Money, Artists May Sue
    Written

    by enigmax on February 28, 2008

    Despite collecting an estimated several hundred million dollars in P2P related settlements from the likes of Napster, KaZaA and Bolt, prominent artists’ managers are complaining that so far, they haven’t received any compensation from the labels. According to a lawyer, some are considering legal action.

    When EMI, Universal Music and Warner music reached settlement agreements with the likes of Napster, KaZaA and Bolt, they collected hundreds of millions of dollars in compensation – money that was supposed to go to artists whose rights had been allegedly infringed upon when the networks were operating with unlicensed music.

    Now, according to an article, the managers of some major artists are getting very impatient, as it appears the very people who were supposed to be compensated – the artists – haven’t received anything from the massive settlements. They say the cash – estimated to be as much as $400m – hasn’t filtered through to their clients and understandably they’re getting very impatient.

    Lawyer John Branca, who has represented the likes of The Rolling Stones and Korn, said: “Artist managers and lawyers have been wondering for months when their artists will see money from the copyright settlements and how it will be accounted for.”

    Indicating the levels of impatience with the big labels holding the money he added: “Some of them are even talking about filing lawsuits if they don’t get paid soon.”

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    16 juillet 2009 à 12 12 27 07277
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    Vincent,

    « Si j’étais écrivain, je serais très flatté que mes textes soient copiés, de savoir que des gens me lisent et contournent les moyens officiels afin de pouvoir me lire encore plus… (comme les artistes interdits au temps de l’URSS!). »

    les musiciens ont les spectacles, les écrivains ont quoi pour contrebalancer? Des conférences, des apparitions dans les médias? Faut être doué pour ça… Et j’enlève les apparitions dans les médias, personne ne veut voir des écrivains à part quelques rares exceptions!

    François,

    merci pour la fleur! Et merci aussi pour le pot qui suit… 😉

    Tout à fait incroyable et en même temps pas très surprenant.

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    16 juillet 2009 à 15 03 21 07217
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    @ Le détracteur constructif: En effet. J’ai payé USD $4 mes lunettes en Inde, monture & lentilles avec prescription. On me les vendrait environ 200 dollars a Montreal… si j’en achetais.

    Je souligne que lentilles et montures pourraient être achetées en gros et livrées CAF Montreal. Alors si quelqu’un veut faire des affaires… Pour ma part, j’ai laissé tout ça il y a longtemps

    PJCA

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    16 juillet 2009 à 16 04 04 07047
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    @ Vincent Sremed

    Je comprends tes propos, mais moi, mon but, c’est de faire de la musique et EN VIVRE. Je m’excuse, mais quand j’entend des gens parler comme tu parles, je trouve ça insultant. Comme si nous autres, musiciens, on avait pas le droit de faire du cash. Tout le monde en fait! Mais « Oh! les méchants musiciens! J’te dis qu’y sont mieux de pas faire une cenne sur mon dos! » Je trouve que ton idée ne tient pas debout 2 minutes.

    @ François M.

    Ce que tu dis par rapport aux artistes qui ont décidé de mettre leurs chansons eux-même sur internet n’est pas complet. Tu dois préciser qu’il s’agit d’une infime minorité de groupes qui ont choisi de faire ça, et de plus, là-dessus, la très grande majorité est DÉJÀ riche.

    Les musiciens qui veulent faire de l’argent et qui bossent dur pour le faire ont le droit de bien gagner leur vie eux aussi vous savez…

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    16 juillet 2009 à 16 04 07 07077
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    Il faut que je te reprenne là-dessus Vincent!

     » (…) Si les musiciens ne veulent pas se faire parfois ou souvent entendre gratuitement, ils n’ont qu’à chanter dans leur salon et blinder leurs murs… S’ils veulent faire plus d’argent, ils n’ont qu’à faire plus de spectacles ou vendre leurs billets plus chers. (…)  »

    C’est tellement baveux ce que tu as écrit!!!

    C’est exactement comme si tu disais: Si les cuisiniers veulent faire du cash, ils n’ont qu’à accepter de faire de la cuisine pour plein de monde gratuitement régulièrement et les gens vont payer après pour en ravoir »

    Come on! Scuse-moi là, mais pour moi, c’est sur le bord de la stupidité!

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    16 juillet 2009 à 16 04 18 07187
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    Pour les «écrivains» et les «musiciens», on en est rendu à ne plus prendre de risques…
    Si vous êtes Michèle Richard vous allez trouver un éditeur…
    Aux nouveaux écrivains qui cherchent un éditeur… Pas facile.
    Les redevances sur les disques ont toujours été minimes pour les auteurs-compositeurs. Cies et disquaires gobent le tout.
    Un excellent livre sur le sujet: Le frisson des chansons de Stéphane Venne. Quelques chapitres consacrés aux droits d’auteurs.
    Sauf en France ou on respecte l’auteur en lui accordant une bonne part. Et le marché qui est
    plus grand.
    Même des québécois ayant eu un succès en France ont tiré énormément de profits.
    Parlez-en à Plamondon…
    @Pierre,
    Vos lunettes… Sont pas à vendre ?
    `-)

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    16 juillet 2009 à 19 07 14 07147
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    @ Simon Lefebvre:

    Personnellement, je crois que n’importe quel artiste préfère pouvoir utiliser le web pour faire connaître sa musique, que de retourner dans les années 80 et espérer faire partie de la minorité qui serait signé par un label. Les temps ont changé…

    Quand on clique sur ton nom, on atterri sur ta page MySpace où on peut écouter ta musique gratuitement. C’est un outil de promo incroyable qui n’était pas disponible il y a 10 ans.

    Le commentaire de Vincent n’est pas insignifiant, loin de là, car il témoigne d’une réalité de plus en plus présente: les gens (surtout les jeunes) écoutent de moins en moins la télé et la radio commerciale. Tout ce passe sur le web. Personnellement, c’est là que j’ai découvert 95% des artistes que j’écoute aujourd’hui. L’autre 5%, je l’ai découvert en écoutant CISM 89,3, la radio étudiante de l’université de Montréal.

    Si tu veux vivre de ta musique, tu dois faire des shows et vendre tes CDs l’a bas. Pour te faire connaître, les gens doivent pouvoir écouter ta musique pour décider s’il iront te voir en spectacle ou non. Si tu veux faire ton argent seulement avec la vente de CD, tu es mieux d’oublier ça tout de suite!

    Bonne chance!

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    16 juillet 2009 à 23 11 08 07087
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    Renart:
    J’aurais du écrire l’intermédiaire au lieu du Fabricant.
    Quand les truc branché arrive au Canada il sont dépourvue de griffe la plupart du temps..donc ont les mets ici (dans un local sur chabanel) Tommy, Guess etc…
    De plus les couts de vetement aurais du baisser car il n’y a plus de quotas.
    Le salaire des Chinois pour qui on commandais les vetement étais de 80$ US par mois…logis nourris!
    (fort propable qui juste le riz de fournis).
    J’ai ces infos car la compagnie devais avoir le salaire des ouvrirer ainsi que leur age, pour ne pas faire travailler des enfants…belle conscience! 🙁
    Mais aujourd’hui a cause du prix de petrole ca commence a etre plus rentable de faire venir de l’Inde.

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    17 juillet 2009 à 9 09 04 07047
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    @ Rémi

    Je comprends ce dont tu parles, mais tu remarqueras qu’il y a une différence entre ton discours et celui de Vincent Sremed, déjà le ton utilisé n’était pas du tout le même!

    Je suis plus ou moins d’accord pour dire que Myspace est réellement utile. Je m’en sers principalement comme réseau d’artistes, de contacts, de relations dans le monde musical. Myspace n’étant pas hyper connu au Québec, Facebook étant de loin le réseau social le plus utilisé par les Québécois (es), il est donc moins utile qu’il ne pourrait l’être. Encore faudrait-il que Myspace veuille faciliter la vie des Québécois (es), ce qui n’est pas fait.

    De plus, je trouve que miser sur Internet, en général, dans la vie, n’est pas fiable du tout, dans le sens ou Internet va éventuellement changer et devenir quelque chose de beaucoup moins agréable qu’actuellement.

    N’avez-vous jamais entendu parlé des différentes hypothèses concernant le projet Internet 2?

    Certains disent que ce sera comme la télé: on choisi quelques sites, à chaque mois, auquel nous auront accès, et tous les autres seront barrés.

    Certains disent qu’Internet crashera, et que par la suite, la totalité des serveurs utilisés appartiendra aux illuminati et la censure commencera. Alors, terminé les sites comme celui-ci et tout autre site un peu trop intelligent!

    Certains disent qu’Internet crashera un jour, pour ne jamais revenir, et ainsi faire perdre à l’Humain la quasi-totalité de ses connaissances, puisqu’à ce moment précis, tout sera digitalisé et aucune connaissance, ou presque, ne sera accessible sur support physique (ex. un livre)

    Personnelement, je « buzz » pas mal à chaque fois que je viens sur le net car je sais qu’un jour, ça changera pour sûr négativement et assez drastiquement même, et ce jour-là, eh bien je n’aurai plus Internet…

    Il faudrait vivement se créer de vrais réseaux sociaux avec des gens en chair et en os! C’est ce que je dis aux gens sur Facebook et Myspace d’ailleurs…

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    17 juillet 2009 à 9 09 05 07057
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    À noter que dans les 3 hypothèses exposées ci-dessus, les informations concernant la divinité de l’Homme et les informations concernant la conspiration disparaitront…

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    17 juillet 2009 à 15 03 52 07527
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    @ Simon: soit sans crainte, internet ne peut pas disparaître car c’est un réseau décentralisé.

    Le gens sont habitué à un réseau libre et ils n’accepteraient pas que le web deviennent « privé » et limité.

    C’est comme la boîte de pandore; une fois ouverte, tu ne peux la refermer. C’est la même chose avec le web.

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    17 juillet 2009 à 17 05 19 07197
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    @Simon Lefebvre

    Le comble de la stupidité, c’est plutôt d’appuyer la police étatique anti-piratage qui agit en fonction des intérêt$$$$$ des corporateux de l’industrie soi-disant musicale, au dépens des vrais artistes et des vrais musiciens!

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    18 juillet 2009 à 11 11 39 07397
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    @ Rémi

     » (…) Le gens sont habitué à un réseau libre et ils n’accepteraient pas que le web deviennent “privé” et limité. (…)  »

    Il y a bien des choses que les gens « n’accepteraient pas » et qu’ils seront forcés à accepter, et c’est loin d’être la première fois que ça arrivera!!!

    C’est comme le Nouvel Ordre Mondial et la puce sous-cutanée (microchip, marque de la bête); personne n’accepterait ça et pourtant, quand l’élite décidera que c’est désormais la seule monnaie, et bien tous n’auront PAS LE CHOIX d’accepter… tout comme quand Internet 2 arrivera! Comment feras-tu pour t’y opposer si l’élite a le contrôle des serveurs??? Renseignes-toi, car d’après mes infos, ils détiennent déjà environ 75% des serveurs du net…

    @ David Gendron

     » (…) Le comble de la stupidité, c’est plutôt d’appuyer la police étatique anti-piratage qui agit en fonction des intérêt$$$$$ des corporateux de l’industrie soi-disant musicale, au dépens des vrais artistes et des vrais musiciens! (…)  »

    Je ne sais pas si tu t’adressais à moi pour pointer la stupidité de quelqu’un d’autre ou bien si tu t’adressais à moi car j’ai un comportement stupide, mais je peux te dire c’est:

    QUI ne download pas de musique sur le net?

    Peut-être 5% des gens, 10% au mieux?

    Je n’ai rien contre le fait de downloader de la musique! Mais les paroles rapportées par Vincent Sremed sont autre chose.

    Il est prouvé que l’industrie du disque ne souffre pas tant que ça des downloads: les gens qui achetaient des CD avant l’avènement du net continuent majoritairement de le faire. Les vrais fans de musique tiennent encore à avoir le vrai CD, le vrai « feeling » d’acheter un disque, à encourager l’artiste.

    Et sur ce 20$, combien vont dans les poches de l’artiste???

    Screw you les big shots de l’industrie musicale! Désolé l’expression, mais je les emmerde.

    Je l’ai toujours dis: je vais m’auto-produire. That’s it.

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