Profilage racial: laissons les policiers travailler

La sortie d’un rapport prétendant démontrer que les policiers de Montréal font du profilage racial tombe à point. Près de deux ans après que Fredy Villanueva ait été abattu après avoir agressé un policier, plusieurs aimeraient mettre la police au banc des accusés, l’accusant de faire du profilage racial. Qu’importe si ce rapport a une méthodologie douteuse, et qu’importe si les personnes de race noire sont sur-représentées lorsque des crime sont commis: il faut défendre les gentils citoyens contre la « méchante police ».

Soyons sérieux une seule minute. Ce rapport constitue une vraie blague. Il compare le nombre d’interventions à la population totale. Cela signifie que si la majorité des individus traînant la nuit sont Noirs, mais qu’ils habitent dans un quartier majoritairement Blanc, la police ferait automatiquement du profilage racial en les abordant. Comme le souligne avec justesse le directeur adjoint Jean-François Pelletier, qui dirige l’équipe ayant produit le rapport, il aurait fallu comparer le nombre d’interventions visant des Noirs avec le total des interventions sur des individus dans une situation similaire. En d’autres mots: il ne suffit pas de dire que près de 30% des individus interpellés une nuit sont de race noire; il faudrait également tenir des statistiques sur l’origine ethnique de l’ensemble des individus qui étaient dans une situation justifiant de les aborder. Il faudrait également quantifier les crimes commis par des personnes de chaque race.

On fait également grand cas de l’importante augmentation des interpellations de personnes noires à Montréal-Nord entre les années 2001 et 2007. Cela constituerait une nouvelle preuve que le profilage racial serait en hausse dans le quartier. Dans les faits, cela ne prouve rien, sinon que l’immigration y est fortement en hausse (plus de 6530 nouveaux immigrants entre 2001 et 2006, et le pays d’origine le plus représenté est Haïti), que le crime l’est possiblement et que la police fait peut-être simplement face à davantage d’individus de race noire dans ses interventions.

Sur-représentation des Noirs concernant les crimes commis

Les statistiques sur les crimes en fonction de la race sont beaucoup plus difficiles à trouver au Québec et au Canada qu’aux États-Unis. Ici – surtout au Québec – on ne parle de race que lorsqu’il est question de crime haineux. Au niveau canadien, on tient quelques rares statistiques. On peut y voir ce graphique, par exemple, qui démontre que les Noirs représentent près de 2% de la population canadienne, mais que près de 6% sont emprisonnés et 7% sous supervision judiciaire. Chez les femmes, la situation est semblable: un rapport du Service correctionnel du Canada faisait état d’un pourcentage d’emprisonnement entre 5% et 7% pour les années 2001 à 2003.

Chez nos voisins du sud, par contre, de telles statistiques sont beaucoup plus élaborées. On y apprend que pour une population noire de près de 13%, celle-ci est responsable de près de 37% des homicides, 39% des crimes violents non-mortels, 30% des crimes contre la propriété et 30% des crimes à col blanc. Quand Patrick Lagacé affirme que les chiffres utilisés par l’étude sont les mêmes que ceux utilisés aux États-Unis, il oublie sciemment de souligner le fait que les personnes de race noire y sont largement sur-représentés.

Il faut agir intelligemment et politiquement

Ces données ne doivent pas servir à encourager le racisme ou la discrimination à l’égard des personnes de race noire. Elles doivent nous aider à prendre conscience d’une réalité: ces individus sont plus susceptibles de commettre des crimes et d’être emprisonnés que les Blancs. C’est une réalité, un fait. Être Noir, au Canada et au Québec, augmente la possibilité qu’on commette un crime ou qu’on finisse en prison. Au fait, y a-t-il beaucoup de Gagnon et de Tremblay dans les gangs de rue?

Évidemment, la couleur de la peau ne constitue pas une cause de ce problème. Il y a la pauvreté, il y a des différences culturelles, il y a une immigration trop importante pour notre capacité d’intégration, il y a des politiques économiques de droite favorisant les écarts de richesse et la paupérisation de nombreux quartiers. Les causes sont multiples, mais elles ont toutes une chose en commun: ce sont des enjeux politiques devant être adressés au niveau politique. Ce sont des politiciens – nos représentants – qui doivent s’occuper de ces enjeux. Ce sont nos élus qui doivent améliorer la cohésion sociale et prendre des positions courageuses pour améliorer l’intégration des immigrants déjà présents et réduire la pauvreté.

Or, quand on demande aux policiers de jouer les intervenants sociaux et d’adapter leur façon d’agir en fonction de la couleur de la peau des gens avec qui ils font affaire, on réduit notre capacité à faire face à ces troubles. Quand un crime est commis, quand des gens louches traînent la nuit, quand des individus terrorisent leur voisinage, quand ils vendent de la drogue ou commettent d’autres délits, on ne veut pas que le policier commence à se demander si son intervention sera considérée comme du profilage racial. On ne veut pas qu’il se questionne quant à savoir si son ratio d’interpellations noires est trop élevé pour la nuit; on ne veut pas qu’il se mette à considérer les individus en face de lui comme étant, précisément, des gens de couleur noire. On veut qu’il agisse. On veut qu’il fasse respecter la loi, indépendamment de la race. Et si cela implique d’interpeller davantage d’individus Noirs parce que ceux-ci sont sur-représentés au niveau du crime ou parce qu’il suspecte qu’un crime risque d’être commis, qu’il puisse le faire l’esprit en paix.

La police, malgré ses imperfections, est là pour nous défendre. Ce n’est pas de sa faute si les individus de race noire commettent plus de délits que ne le justifie leur poids démographique. Ce n’est pas son rôle de faire de la politique et de cesser d’apostropher des individus sous prétexte que cela pourrait être mal interprété. Si, toute la soirée, elle reçoit des appels de commerces ou de résidants se plaignant de gangs de Noirs volant ou terrorisant la population, elle est justifiée d’utiliser cette information au même titre qu’elle aurait le droit d’arrêter un individu avec un tatouage en forme de demi-lune sur l’épaule gauche si cela constituait un des signes distinctifs. On doit la laisser travailler.

Au-delà du profilage racial, il y a le respect de la loi et des valeurs qu’elle protège. Si nous pouvons œuvrer collectivement à améliorer la cohésion sociale et à réduire la pauvreté des populations immigrantes, qu’on le fasse au niveau politique. En attendant, les policiers sont justifiés d’interpeller qui ils ont envie d’interpeller car, de toute façon, quand on n’a rien à se reprocher, on ne craint pas les forces de l’ordre.

Quand on est un honnête citoyen, les policiers sont nos alliés.

Qu’importe la « race ».

Au-delà du profilage racial, si on agissait pour mettre fin au profilage de profession, qui consiste à dénigrer et à stigmatiser les policiers qui travaillent, au quotidien, pour maintenir nos valeurs et notre démocratie intactes?

Louis Préfontaine

Publié aussi sur LouisPrefontaine.com

24 pensées sur “Profilage racial: laissons les policiers travailler

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    13 août 2010 à 5 05 50 08508
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    Le travail de la police est parfois peu apprécié mais il faut reconnaitre qu’aujourd’hui nous pouvons assumer en toute sécurité toutes nos demarches sans craintes et ce grâce a eux.

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    13 août 2010 à 6 06 09 08098
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    DE toutes façon, mettre l’attention sur le travail des policiers est de l’enfantillage. Il font ce qu’ils peuvent et cette épée de Damocles qu’est le « profilage racial » limite encore plus leurs « possibilités ».

    Les vrais responsables sont ceux qui contrôlent l’immigration.

    Imaginez que vous vivez dans un pays où vous n’avez que 1.00 dollar par jour pour vivre et que vous parvenez à survivre avec ce moyen.

    Vous lisez des « invitations » qui vous promettent $9.50 l’heure si vous venez au Québec. La seule condition est de parler français. Vous allez croire que vous serez riche en descendant de l’avion ou du bateau.

    Ces invitations sont simplement pour fournir de « cheap labor » à l’industrie. Il n’y est pas indiqué qu’en réalité, avec $9.50 l’heure, vous aurez plus de difficultés à survivre qu’avec votre 1.00 par jour actuel.

    C’est ce qui s’est déroulé il y a une trentaine d’années (à l’époque: $7.50 l’heure).

    Ces gens devaient vivre 2 familles par logement pour survivre. Les enfants de ces familles sont issus de la pauvreté et c’est eux qui se « démercent » pour vivre au même niveau économique que la moyenne des autres québécois.

    Ils n’ont pas vraiment de choix et sont beaucoup plus révoltés que leur parents aient été « bernés » pour venir « crever de faim » ici, en travaillant comme des imbéciles. Il n’est vraiment pas question de « race » dans ce problème. Les « immigrés » seraient des Martiens et le problème serait le même.

    Il ne suffit que de prendre l’autobus aux heures de pointes et le soir, à Mtl-Nord, pour s’en rendre compte.

    Les policiers font leur boulot, les pauvres se « démercent » et l’industrie paient le moins possible et vendant le plus cher possible. Tout ce processus est normal. Il n’y a que le gouvernement qui prend des décisions à « courte vue ».

    Les problèmes viennent toujours de la même source.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    13 août 2010 à 7 07 57 08578
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    Louis,

    Tu écris :

    ‘Au fait, y a-t-il beaucoup de Gagnon et de Tremblay dans les gangs de rue?’

    Je crois que cette question démontre tout le ridicule de ton article.

    Les Hell’s Angels, ça te dit quelque chose mon ti-Louis?

    Les Rock Machine, t’as en déjà entendu parler Louis?

    Combien tu penses qu’il y avait de noirs dans ces groupes de motards Louis?

    Pas beaucoup hein?!

    La guerre des motards qui a duré plus de 10 ans au Québec et qui a fait plus de 100 victimes, tu as oublié cela peut-être.

    Et tu en rajoutes :

    ‘En attendant, les policiers sont justifiés d’interpeller qui ils ont envie d’interpeller car, de toute façon, quand on n’a rien à se reprocher, on ne craint pas les forces de l’ordre.’

    Wow!

    C’est du grand n’importe quoi que tu écris Louis.

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    13 août 2010 à 8 08 50 08508
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    Le problème des gangs de rue existe vraiment, aucun doute là-dessus, mais un individu ne devrait pas être considéré comme un suspect ou un criminel potentiel uniquement en raison de la couleur de sa peau ou son appartenance ethnique. ou du fait qu’il/elle prend une marche dehors le soir.

    Je suis également d’accord que le travail des policiers est difficile et que, de façon générale, les agents font du bon travail.

    Mais le problème est aussi politique, car les policiers demandent du renfort depuis plusieurs années pour combattre les gangs de rues, tandis que le gouvernement préfère dépenser des milliards dans des mesures inefficaces comme le registre des armes à feu, et coupe maintenant dans les programmes de réhabilitation et de réinsertion sociale pour lancer une ‘guerre contre la criminalité’ (c.-à-d. construire des nouvelles prisons, allonger les sentences, obliger les juges à imposer des sentences minimum etc…)

    Pourtant, les données de Statistiques Canada démontrent que depuis 20 ans, le crime est en baisse au Canada.

    Tout ça pour dire que les gens se comportent relativement bien, dans la très grande majorité des cas, et que c’est une petite minorité (toutes races et couleurs confondues) qui cause les problèmes.

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    13 août 2010 à 14 02 30 08308
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    Puisque M. Préfontaine semble être un friand amateur de statistiques, je serai bien curieux de savoir le fond de sa pensée par rapport au fait que les Noirs ont un taux de scolarité plus élevé que la population blanche québécoise, mais que le taux de chômage chez les Noirs est presque deux fois plus élevé. En effet, une dépêche de l’agence La Presse Canadienne publiée en avril 2006 indiquait que le taux de chômage dans la communauté noire se situe à 17,1 %, contre une moyenne québécoise de 8 %. Et alors que 14,3 % de la population québécoise détient un diplôme universitaire, cette proportion est légèrement supérieure dans la communauté noire, soit 14,7 %.

    La foi de M. Préfontaine dans les statistiques sur la criminalité semble inébranlable, et ce, même s’il n’existe aucune statistique sur le nombre d’actes criminels qui ne seront jamais rapportés, ni sur le nombre d’auteurs d’actes criminels qui ne seront jamais identifiés parce que ceux-ci ont plus de talent à ne pas attirer l’attention des policiers que les jeunes de couleur qui fument des pétards dans les parcs.

    De même, il n’existe aucunes statistiques sur le nombre de nombre de fraudes et d’arnaques financières en tout genre qui ne seront jamais répertoriés comme des actes criminels parce que leurs auteurs ont été poursuivis en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières, et non pas en vertu du Code criminel.

    D’ailleurs, j’imagine que M. Préfontaine sera sûrement d’accord pour dire que si les statistiques rapportent moins d’actes criminels à Westmount, c’est sûrement parce que les bourgeois s’enrichissent en respectant scrupuleusement les lois. Ce n’est sûrement pas que les multimillionnaires sont mieux protégés contre les poursuites judiciaires que le jeune chômeur d’un quartier défavorisé. Dans le même ordre d’idée, il n’y a sûrement aucune leçon à tirer du fait que ce sont les autorités américaines, et non canadiennes, qui ont fait emprisonner Conrad Black.

    Au fait, M. Préfontaine pourrait-il nous expliquer comme Fredy Villanueva si est-il prit pour agresser un policier ? Je pose la question parce que quand l’agent Jean-Loup Lapointe a témoigné à l’enquête publique, il n’était pas sûr si Fredy l’avait agrippé par sa chemise ou par le cou. Peut-être que M. Préfontaine le sait-il plus que l’agent Lapointe ?

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    13 août 2010 à 15 03 11 08118
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    Monsieur Louis Préfontaine , je n’ai pas encore eu le temps de relire , mais ce que j’ai retenu et que je suis d’accord avec vous à 200% , c’est quand vous dites que quand on n’a rien à se reprocher , on ne craint pas les forces de l’ordres.=== Vous dites aussi : quand on est un honnête citoyen , les policiers sont nos alliés , qu’importe la race et C’EST VRAI PREUVE À L’APPUI.===Je l’ai déjà écrit : Quand le policier te dit ‘STOP’ , fais-le.=== De plus Charest , je te le dis , ça leur prend un ‘TASER GUN » aux policiers et un pour moi aussi. Si le policier en avait eu un , Freddy , ne serait pas mort quoique toute cette histoire est un sacrament de show pour essayer de salir les policiers.=== Arrêtez cela les noirs , vous distrayez le gouvernement qui devrait se concentrer sur l’enquête de la contruction === Je vous le dis : tapez Taser Gun et voyez vos droits.
    J.M.D.S.

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    14 août 2010 à 4 04 48 08488
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    Cet auteur devrait déménager en France et joindre les rangs du parti nouvellement fusiuonné UMP-FN. Avec de tels propos, l’extrême-droite a besoin de candidats et de soutien. Est-ce bien l’image du Québec que décrit ici l’auteur? Sarkozy l’avait promis : « L’impunité des mineurs est catastrophique. Si je suis élu président de la République, je proposerai qu’un mineur multirécidiviste, entre 16 et 18 ans, soit puni comme un majeur ». Vou8s avez les nègres d’Amérique. Nous avons les ROMS. Chacun ses boucs-émissaires.

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      17 août 2010 à 7 07 54 08548
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      Les statistiques ethniques sont « interdites » en France et c’est pour cela que l’on ne peut prouver que la délinquance est plus importante parmi les personnes issues de l’immigration, mais c’est uniquement pour cela ! Pas de preuve, pas de coupable ! « Ni vu, ni connu » ou « Pas vu, pas pris ».

      Pourtant tout le monde peut le constater et comme le dit lartiste les raisons en sont bien évidentes, ce n’est pas un problème raciale mais sociale ! Les personnes issuent de l’immigration sont en majorité dans un grand dénuement, d’un milieu défavorisé et ont bien du mal à s’intégrer,
      la maîtrise de l’immigration est un vrai défi à relever car plus ces personnes sont nombreuses et pas en adéquation avec la cration de postes de travail et plus elles ont de risques de sombrer dans la délinquance.

      Nier la réalité n’a jamais résolu aucun problème,
      il faut l’affronter, l’analyser et chercher les remèdes !

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    14 août 2010 à 13 01 35 08358
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    Bonjour,

    Il est vrai que les forces de l’ordre sont particulièrement atteintes, dans nos sociétés occidentales, car on les utilise un peu trop de manière politique.
    Cependant, j’ai moi-même été sauvée deux fois par des gendarmes. Il m’arrive de rencontrer un de ceux qui m’a sauvée. Il est heureux de voir que je m’en suis sortie.

    Il faut savoir que la paix civile ne se fait qu’au prix de quelques excès. Il est vrai aussi que l’immigration, chez nous en France, est de plus en plus forte. Il en résulte beaucoup de quiproquos. Le réflexe communautarisme est très fort, beaucoup plus fort que notre propre individualisme. Un sixième de la population française est musulmane. Vous pouvez imaginer les problèmes qui se créent alors. Pourtant, les gens sont sympathiques. Alors, que se passe t’il pour que les gens se méprisent au point de s’entre-déchirer ?

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    15 août 2010 à 8 08 05 08058
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    @ LARTISTE

    Je ne suis pas d’accord avec vous sur la source de nos problèmes. Je pense que l’État actuel, lui, sert les intérêts de cette minorité inutile et non-méritante du fruit du labeur d’autrui, qu’est la bourgeoisie. C’est elle, qui décide de payer 9.50 de l’heure, pour encaisser par la suite, le fruit du labeur d’autrui et tant que le capitalisme règnera comme dictature, celle des bourgeois en l’occurrence, rien ne changera quant au mauvais partage des richesses, pourtant crées par ceux qui la quémandent.

    Alors la source des problèmes, certes, vous avez raison, c’est la même en tout et partout! C’est la bourgeoisie et sa dictature! Débarrassons-nous des parasites!

    Sans bourgeois, les prolétaires pourront partager les richesses qu’ils créent, sans que qui que ce soit ne profite de leur labeur. Sans partage de richesses, ça cause des maux sociaux. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que le social découle directement de l’économie et qu’rn cela, si le capital est mal partagé, les bonnes conditions de vie le sont aussi. C’est relatif, indéniablement.

    Quand il y aura un système où toutes et tous peuvent accéder aux plaisirs de la vie, on s’en reparlera! Mais pour l’instant mon cher monsieur Lefebvre, il y a plus que seulement des «fausses idées» préconçues! Il y a l’existence d’un système économique qui ne partage pas les richesses et qui laisse croire que dans la vie, on peut soit réussir, soit rater sa vie.

    Et je vais aller dans le même sens que LEROY_RENAUD, c’est pas mal réactionnaire comme attitude, de la part de l’auteur.

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    15 août 2010 à 8 08 18 08188
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    Et quand monsieur Préfontaine dit que la «police est là pour nous défendre», il se trompe et omet de dire qu’elle est là pour faire respecter la loi, la loi des bourgeois, dont par exemple, la loi sur la propriété privée, qui permet le capitalisme.

    En fait, ce texte est quasiment un avoeux de soutien aux policiers, alors que pourtant, il est clair que leur agenda n’a rien à voir avec notre bien-être à toutes et tous, puisque manifestement, ce sont les intérêts, surtout, de la minorité parasitaire bourgeoise que ces policiers défendent.

    Quant à moi, je suis pour des milices populaires, où le droit à la propriété privée des moyens de production serait interdit. Là, on verrait du vrai changement social, indéniablement.

    Et quand Louis dit «Au-delà du profilage racial, si on agissait pour mettre fin au profilage de profession, qui consiste à dénigrer et à stigmatiser les policiers qui travaillent, au quotidien, pour maintenir nos valeurs et notre démocratie intactes?», il parle de SES VALEURS, non pas des miennes! Soyons clairs!

    Une démocratie qui dépend du capital que vous possédez, ça n’a plus rien démocratique. Le capitalisme ne peut pas être démocratique, tout ce que vous choisissez en réalité, aux élections, ce sont vos dictateurs, pour 4 ans! Et ceux-ci, visiblement, sont pratiquement tous à l’affut des opportunités, lorsqu’ils, de fait, défendent les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise.

    Et là, justement, Louis se trompe, ou démontre son aliénation, lorsqu’il dit que ce sont «nos valeurs», et «notre démocratie». En tant que prolétaire, donc en tant qu’exploité, je ne partage pas les valeurs de Louis on dirait. Je ne prônerai pas un système qui ne s’occupe pas de mes intérêts de «travailleur salarié» et qui enrichit une minorité parasitaire, qui n’a rien du méritant, cela, sur mon labeur.

    Ce texte se veut-il un soutien à l’État policier soit dit en passant? Ou seulement, se veut-il compatissant en ce qui concerne les pauvres policiers aliénés par leur propre endoctrinement? T’sé, quand je vais dans une manifestation, et que le policier, parce que je porte un chandail rouge, m’envoie chier avant même que je lui parle, dois-je me dire que c’est un pauvre homme,qui ne fait que son travail? Alors après tout, la Gestapo aussi faisait son travail! Et la CIA de même! Et quoi encore?

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    15 août 2010 à 8 08 40 08408
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    C’est un peu curieux que vous disiez ne pas être d’accord avec moi sur la « source » de ce problème.

    Je dis que cette source est le gouvernement et vous dites que c’est la bourgoisie.

    Par contre, vous affirmez continuellement que le gouvernement est manipulé par cette bourgoisie et qu’il est à son service. Cela devient difficile de comprendre votre désaccord.

    Évidemment, vous dirigez la source du problème vers le système social que vous combattez pour mousser celui que vous défendez. C’est tout à fait normal; mais ce n’est pas tout le monde qui est d’accord avec vous.

    Reste à savoir si un système social comme celui que vous défendez importerait de la main d’oeuvre dans une situation comparable à celle du Québec actuellement.

    Il est bien entendu que dans votre système, on ne pourrait pas qualifier cette main d’oeuvre de « cheap labour », puisque tous les individus tireraient le même « bénéfice » de ce système. Mais ne partons pas une discussion sur le niveau de qualité de vie inutilement.

    Il reste que pour appuyer vos dires, il faudrait que vous apportiez la preuve que la délinquence (vols, agressions, etc.)ches les jeunes, n’existerait pas dans le système social que vous prônez. Comme par exemple, prouver que cela n’existe pas à Cuba.

    Pour l’instant je m’en tiens à mon opinion.
    Mais je suis prêt à changer advenant des « preuves ».

    Amicalement

    André Lefebvre

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    15 août 2010 à 8 08 52 08528
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    « Et là, justement, Louis se trompe, ou démontre son aliénation, lorsqu’il dit que ce sont «nos valeurs», et «notre démocratie». En tant que prolétaire, donc en tant qu’exploité, je ne partage pas les valeurs de Louis on dirait. »

    On le dirait bien. Mais cela ne donne pas raison à l’un plus qu’à l’autre.

    « Je ne prônerai pas un système qui ne s’occupe pas de mes intérêts de «travailleur salarié»… »

    Et pourtant, les syndicats sont extrêmement puissants dans notre système.

    Ah oui; je sais: ils sont au service des bourgois parasitaires. Mais malgré cela nous avons une échelle de salaire difficile à surpasser.

    « …quand je vais dans une manifestation, et que le policier, parce que je porte un chandail rouge, m’envoie chier avant même que je lui parle, dois-je me dire que c’est un pauvre homme… »

    Non ce n’est pas nécessaire. Par contre ce ne serait pas mauvais de s’imaginer à sa place, faisant face à une foule, parmi laquelle se trouvent des imbéciles qui veulent simplement faire de la casse inutile.

    Personnellement, je ne suis pas intéressé par ce « job » même si, selon vous, il donne le pouvoir total style « Gestapo » sur l’individu normal.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    15 août 2010 à 10 10 45 08458
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    «Je dis que cette source est le gouvernement et vous dites que c’est la bourgoisie.
    Par contre, vous affirmez continuellement que le gouvernement est manipulé par cette bourgoisie et qu’il est à son service. Cela devient difficile de comprendre votre désaccord.»

    Ouf! Débattre du sexe des anges, sans discuter d’abord de leur existence, non pour moi…

    «Évidemment, vous dirigez la source du problème vers le système social que vous combattez pour mousser celui que vous défendez. C’est tout à fait normal; mais ce n’est pas tout le monde qui est d’accord avec vous.»

    Et nous entrons encore dans le débat des opinions? Ou alors, c’est que les matérialistes dont je fais partie, démontrent par des faits et non des prétentions et des machinations –comme le «mérite d’exploiter le labeur d’autrui» que vous concédez aux bourgeois-, comme vous le faites du versant idéaliste, que les conditions relèvent elles, des conditionnements les précédant, et que mêmes ces conditionnements, sont eux-mêmes issus du conditionnement qui les précédait? Quand même monsieur Lefebvre, je veux bien, moi, respecter vos observations, mais de fait, elles comportent des tas de totalitarismes. Et je me dois de les dévoiler au lectorat, vous comprendrez.

    Quoi que vous dites que toutes et tous ne sont pas d’accord avec mes observations, ceux-ci ne se manifestent pas, et ceux qui l’ont fait jusqu’ici, ont je crois, frappé leur propres contradictions, leurs propres torts et bref, n’ont que répété l’argumentaire habituel, soit dit en passant désuet et puérile face aux «faits». On veut des exemples?

    Sans cesse, ces derniers mois, mes adversaires ont défendu le droit d’exploiter le labeur d’autrui en arguant que le «mérite», les «efforts» et les «sacrifices», donnaient ce droit d’exploiter le labeur de son prochain. Or, je crois avoir aisément démontré que les facteurs cités, n’étaient en rien responsables des conditions de chacun des bourgeois de ce monde et que de fait indéniable, des conditionnements précis avaient fondé leurs conditions. Bref, j’ai facilement démontré que les prolétaires faisaient des efforts égaux sinon, extraordinaire face à ceux des bourgeois. J’ai également démontré que les risques pris par les prolétaires, face à ceux des bourgeois, leur imposaient entre autre, la mort et les blessures sérieuses, comme de pacotille. J’ai aussi fait preuve que les véritables raisons des conditions, par exemple d’un propriétaire de moyens de production, étaient en réalité, et contrairement aux «prétentions des valets de cette bourgeoisie et de ces envieux individualistes», relatifs à des conditionnements. Il est pourtant facile, il me semble, d’observer que René-Charles Dion, n’aura pas les mêmes tracas du quotidien, que les autres enfants d’Haïti, du Pakistan, de l’Inde, de Saint-Michel et du Bronxe…, non?

    Bref, je vous mets au défi de trouver une seule prétention de ma part. Une seule. Quand même drôle, que ce soit vous, finalement «….le niveau de qualité de vie inutilement.», qui critiquiez autrement dit, ma fermeture aux «autres opinions». Vous dites à l’avance ici, que le débat serait inutile, et pourtant, est-ce que je ne viens pas de ridiculiser votre argumentaire maladroit?

    «Reste à savoir si un système social comme celui que vous défendez importerait de la main d’oeuvre dans une situation comparable à celle du Québec actuellement.
    Il est bien entendu que dans votre système, on ne pourrait pas qualifier cette main d’oeuvre de « cheap labour », puisque tous les individus tireraient le même « bénéfice » de ce système. Mais ne partons pas une discussion sur le niveau de qualité de vie inutilement.»

    Encore des prétentions… D’abord, je favorise de fait, une embauche locale. Non pas par opportunisme, mais par logique. Environnement, besoin locaux, etc.. Les conseils populaires règleront eux-mêmes cette question à vrai dire. Le socialisme, c’est la décentralisation totale des pouvoirs ou disons, c’est son dessein.

    Quant à la qualité de vie, j’ai très bien démontré que celle de Cuba, face à celle des pays de son calibre, est bien supérieure et cela, parce que les intérêts sont différents, et pour rien d’autre. Qu’y a-t-il de plus important que la santé et l’éducation d’abord? Et alors, pourquoi permettre, si c’est plus cher en plus, le privé en santé? Ne vaut-il pas la peine d’investir collectivement dans un système universel, qui n’oublie personne? Ou doit-on copier les ratées monumentales des autres tentatives du capitalisme sauvage qui ont été tentées ailleurs, comme en France.

    J’ai déjà lu des gens pour dire que le privé en France, ça allait bien, mais de fait, le privé coûte quand même plus cher per capita que le public, et le privé permet à ce que vous appelez vous les méritants, et que j’appelle moi les parasites, d’exploiter alors, le fruit du labeur d’autrui, mais surtout, les maux d’autrui! C’est encore là un débat qui fait fi de l’absence d’un autre débat. Celui de la justesse de votre argumentaire quant aux mérites de ces bourgeois. Sinon, on fait du totalitarisme ici et ça m’ennuie.

    «Il reste que pour appuyer vos dires, il faudrait que vous apportiez la preuve que la délinquence (vols, agressions, etc.)ches les jeunes, n’existerait pas dans le système social que vous prônez. Comme par exemple, prouver que cela n’existe pas à Cuba.»

    Quels dires? Je dis que l’injustice sociale actuelle, elle, est due à ses propres conditionnements. Le capitalisme. Son conditionnement idéologique, économique…

    Et en passant, le crime existe partout, même à Cuba, mais vous seriez peut-être surpris de voir son étendue, versus la criminalité pourtant, de pays capitalistes comme la Colombie, ou les États-Unis d’Amérique! Par contre, Chavez a pas mal de difficultés avec les Cartels de la cocaïne colombiens qui sont sur le territoire vénézuélien, et qui sont rappelons-le, soutenus par Washington et ces sales porcs du gouvernement Uribe jadis, Santos aujourd’hui. Comme je vous dis, vos contradictions sont comme votre ombre…

    «Pour l’instant je m’en tiens à mon opinion.
    Mais je suis prêt à changer advenant des « preuves ».»

    Promenez-vous à Puerto Plata et questionnez les gens sur leur santé, etc.. Faites-en autant à Cuba. Comparez ensuite les taux de criminalité de Cuba aux pays du G20 par exemple, et vous serez peut-être surpris de constater que Cuba ne les détrône surtout pas en haute criminalité. Ensuite, prenez également compte que, les pires attentats à Cuba ont été perpétrés par des terroristes à la solde de la CIA, donc décidément, de Washington ou de comparses idéologiques! (En Bolivie, la CIA a été jusqu’à recruter un ex-nazi bosniaque si je m’abuse…, pour la question de la sécession d’une région riche en pétrole et minéraux…)

    «On le dirait bien. Mais cela ne donne pas raison à l’un plus qu’à l’autre.»

    Mais moi, je ne prétends pas parler au nom d’un autre, encore moins des autres. Je défends les intérêts des prolétaires, sans prétendre qu’ils sont derrière moi, ne l’aviez-vous pas remarqué? Ça n’a pas empêché Michel Chartrand de défendre les intérêts des salariés, que d’avoir des salariés anti-syndicat au Québec par exemple. Ce n’est pas parce que vous ne reconnaissez pas que le système capitaliste soit favorable aux bourgeois minoritaires et parasitaires que ce n’est pas un fait non plus. Ce système, indéniablement, et les écarts de richesse dans les grands pays riches m’appuient ici, prime sur les intérêts des possédants des moyens de production. Vous ne pouvez pas le contrer, cet argument. Vous pouvez parler d’«entente», mais vous ne pouvez pas ignorer les avantages qu’un bourgeois tire de sont titre de bourgeois. Ce n’est donc, encore une fois, que votre opinion, contre des faits, bien entendu.

    «Et pourtant, les syndicats sont extrêmement puissants dans notre système.»

    Ils sont un rempart, à la bien plus grande puissance encore, des bourgeois. Et c’est une réponse à la dictature bourgeoise. Sans parler du fait qu’ils ne l’ont pas toujours eu facile…, dois-je citer des évènements historiques? Vraiment?

    Sans les syndicats, nous serions encore plus mal payés. Les plus opportunistes, feraient évidemment les «jobs» les plus sales, pareil comme tout le monde n’a pas le cœur pour être mercenaire. Sans les syndicats, nous n’aurions pas de charte des droits, pas de soutien populaire dans les contestations populaires, etc.. Sans syndicat, ce serait le règne idéal des bourgeois, et encore! Certains syndicats, en région particulièrement, sont entrepris par le fils ou la fille du «boss». Sinon, certains syndicats se sont manifestement couverts de leur contraire idéologique.

    Ils sont si puissants que ça? Ah oui? Où ça? Qu’avaient par exemple, comme puissance, les travailleurs de GM, à la grande faillite du système capitaliste de 2008? Sérieusement. Ils ont du accepter n’importe quoi, pour pouvoir continuer de travailler. N’importe quoi…, à d’autres!

    Quand par exemple, les «boss» font des lock-out, pas question que le gouvernement n’intervienne en faveur des travailleurs. Mais par exemple, si les travailleurs font une grève dans un domaine quelconque, ce n’est pas très long pour que le gouvernement ne s’en mêle et applique une loi spéciale, les bottant au labeur.

    «Ah oui; je sais: ils sont au service des bourgois parasitaires. Mais malgré cela nous avons une échelle de salaire difficile à surpasser.»

    À quel prix avons-nous gagné ces échelles d’après vous? Et est-ce que la bourgeoisie aurait cédé quelconque «échelle», s’il n’y avait pas eu de syndicat? Eh bien! Et encore! N’est-ce pas normal que ce soit le créateur de richesse qui reçoive les fruits de son labeur, plutôt que le parasite qui avait les moyens de production permettant cette création de richesse, parce que des conditionnements l’ont apporté à ses conditions? Moi, en tout cas, je décerne le créateur de richesse comme le véritable méritant, et non pas ce parasite qui, pour seule véritable mérite, ne peut qu’étaler ses capitaux sur la table…

    «Non ce n’est pas nécessaire. Par contre ce ne serait pas mauvais de s’imaginer à sa place, faisant face à une foule, parmi laquelle se trouvent des imbéciles qui veulent simplement faire de la casse inutile.»

    Franchement monsieur Lefebvre, cet argument, vous le savez très bien, n’excuse rien. Il ne fait qu’expliquer la situation dans laquelle se trouve «déjà» le policier, et cet argument ne retrace surtout pas l’historique de la raison pour laquelle «certains imbéciles» veulent tout casser, encore moins quel endoctrinement idéologique est enseigné, voire imposé aux forces policières. C’est pourtant connu que le corps policier a hâte de «fesser des hippies». Moi-même, posant une question à un policier très poliment et sans arrière pensée, je me suis fait dire «décâlisse tabarnak!».

    Certes, il y a des casseurs, moins constructifs en quelque sorte, que les contingents majoritaires qui composent nos manifestations. Et nos messages, eux, passent rarement devant cette minorité de casseurs, parce que entre autre, le média est tout aussi corrompu que le corps policier et défend le même intérêt d’ailleurs, que ce lui-ci, soit celui de la bourgeoisie.

    «Personnellement, je ne suis pas intéressé par ce « job » même si, selon vous, il donne le pouvoir total style « Gestapo » sur l’individu normal.»

    Eh bien! Faut croire que certains y songent et y adhèrent quand même.

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    15 août 2010 à 12 12 29 08298
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    « Quand même monsieur Lefebvre, je veux bien, moi, respecter vos observations, mais de fait, elles comportent des tas de totalitarismes. Et je me dois de les dévoiler au lectorat, vous comprendrez. »

    Je comprend très bien, et je respecte aussi vos observations. Sauf que ça semble en prendre beaucoup plus pour se faire valoir. Probablement à cause du « sexe des anges ». 🙂

    « Il est pourtant facile, il me semble, d’observer que René-Charles Dion, n’aura pas les mêmes tracas du quotidien, que les autres enfants d’Haïti, du Pakistan, de l’Inde, de Saint-Michel et du Bronxe…, non? »

    Non. Les tracas de enfants sont tous à peu de choses près, assez semblable. Je dirais que ce sont les tracas de leurs parents qui sont très différents.

    « …Vous dites à l’avance ici, que le débat serait inutile, et pourtant, est-ce que je ne viens pas de ridiculiser votre argumentaire maladroit?  »

    Le ridiculiser prouve simplement que j’avais raison et qu’il était inutile; non? Pas si maladroit que ça, l’argument!

    « Encore des prétentions… D’abord, je favorise de fait, une embauche locale. Non pas par opportunisme, mais par logique. Environnement, besoin locaux, etc..  »

    Vous avez mal compris ou vous bifurquez. Si on importe au Québec de la main d’oeuvre, c’est que la population ne suffit pas à la demande. La question est que ferait-on dans votre système, s’il manque de main d’oeuvre?

    « Quant à la qualité de vie, j’ai très bien démontré que celle de Cuba, face à celle des pays de son calibre, est bien supérieure et cela, parce que les intérêts sont différents, et pour rien d’autre. »

    Donc cet argument est valable pour les pays du calibre de Cuba; et cela j’en conviens. Mais est-ce valable pour le Canada? Car c’est ici que vous voulez installer ce système.

    « Quels dires? Je dis que l’injustice sociale actuelle, elle, est due à ses propres conditionnements. Le capitalisme. Son conditionnement idéologique, économique… »

    Ah bon! Je croyais que l’article parlait des policiers qui doivent affronter non pas les « injustice sociales » mais plutôt les gangs de rue et la délinquence parmi laquelle il n’y a pas beaucoup de Gagnon et de Tremblay.

    « …Ensuite, prenez également compte que, les pires attentats à Cuba ont été perpétrés par des terroristes à la solde de la CIA, donc décidément, de Washington … »

    Heureusement que lorsqu’ils y sont arrivés, il n’y avait personne sur la Lune.

    « Je défends les intérêts des prolétaires, sans prétendre qu’ils sont derrière moi, ne l’aviez-vous pas remarqué? »

    Évidemment! Sinon vous pourriez présenter une pétition.

    « …vous ne reconnaissez pas que le système capitaliste soit favorable aux bourgeois minoritaires et parasitaires que ce n’est pas un fait non plus. »

    Qui a dit que je ne le reconnaissais pas? Reconnaître les lacunes du système ne signifie pas d’adopter celui que vous prônez, il me semble.

    « Ce système, indéniablement, et les écarts de richesse dans les grands pays riches m’appuient ici, prime sur les intérêts des possédants des moyens de production. Vous ne pouvez pas le contrer, cet argument. Vous pouvez parler d’«entente», mais vous ne pouvez pas ignorer les avantages qu’un bourgeois tire de sont titre de bourgeois. Ce n’est donc, encore une fois, que votre opinion, contre des faits, bien entendu. »

    Je ne peux pas l’ignorer en effet. Mais pouvez-vous ignorer les avantages qu’ont tiré les Pharaons, les Empereurs, les Incas, les Rois, les Présidents et les « secrétaires du parti » comparativement au peuple? Je pense qu’il y a plus de « bourgois » qui tirent parti du système que tous ceux que je viens de nommer. Et remarquez que certains parmi eux étaient « socialistes » = « tout le monde sur un pied d’égalité sauf les dirigeants. Qui aurait-il de nouveau sous le Soleil avec votre système?

    « Sans les syndicats, nous n’aurions pas de charte des droits,… »

    Faudrait lire une encyclopédie historique à partir de l’époque du code d’Hammourabi. Les premières « protection du peuple » commence à cette époque. Mais je n’y ai pas vu de syndicats.

    « Sans syndicat, ce serait le règne idéal des bourgeois… »

    Il y a une autre façon de voir la chose. On pourrait dire que « sans les syndicats », il y a belle lurette que les bourgois auraient ambitionné et que le peuple se serait révolté. Le problème serait probablement réglé à l’heure qu’il est.

    « Ils sont si puissants que ça? Ah oui? Où ça? Qu’avaient par exemple, comme puissance, les travailleurs de GM, à la grande faillite du système capitaliste de 2008? »

    Vous n’a;llez pas me dire que ces syndicats-là ne sont pas puissant!!! Allez voir les conditions de travail chez GM.

    « Quand par exemple, les «boss» font des lock-out, pas question que le gouvernement n’intervienne en faveur des travailleurs. »

    C’est l’avantage de la liberté; quand tu te fais « écoeurer » tu fermes les portes. Et si tu profites indûment des pauvres travailleurs autant que vous le dites, il faut être « con » pour fermer les portes.

    « si les travailleurs font une grève dans un domaine quelconque, ce n’est pas très long pour que le gouvernement ne s’en mêle et applique une loi spéciale, les bottant au labeur. »

    C’est l’avantage d’être libre; quand tu te fais « écoeurer » par les patrons, tu fais la grève. Et si le gouvernement « t’écoeure » trop lui aussi, tu ne retournes pas travailler et tu fais une révolution. On verra ça probablement assez tôt. C’est arrivé constamment dans l’histoire.

    « N’est-ce pas normal que ce soit le créateur de richesse qui reçoive les fruits de son labeur, plutôt que le parasite qui avait les moyens de production permettant cette création de richesse,… »

    Prenons un exemple concret au lieu de faire des sermons.

    Prenons le cas de Bill Gates; Yé-tu assez parasitaire à votre goût?

    Il a commencé à créé sa « richesse » dans sa cave avec un copain. Était-il un parasite qui avait des moyens? Et pourtant sa « création de richesse » à procuré du travail et produit des « bourgois riches » pour plus de personnes que tout autre « créations » précédentes.

    « Moi, en tout cas, je décerne le créateur de richesse comme le véritable méritant,… »

    Moi aussi comme vous pouvez le constater.

    « Franchement monsieur Lefebvre, cet argument, vous le savez très bien, n’excuse rien. Il ne fait qu’expliquer la situation dans laquelle se trouve «déjà» le policier, et cet argument ne retrace surtout pas l’historique de la raison pour laquelle «certains imbéciles» veulent tout casser,… »

    Vous parliez du policier qui vous envoie chier avec votre chandail rouge. Et je suis d’accord avec vous, cela est explicable par la situation où se trouve le policier. Quant à la raison pour laquelle certains veulent tout cassser, nous l’avons donné tous les deux, ce sont des « imbéciles ». Il existe d’autres moyens beaucoup plus efficace pour gagner son point; mais il faut alors être capable de planification autre que celle de « casser des vitres ».

    « C’est pourtant connu que le corps policier a hâte de «fesser des hippies». »

    Vos policiers sont très âgés; les années soixantes?

    « Moi-même, posant une question à un policier très poliment et sans arrière pensée, je me suis fait dire «décâlisse tabarnak!». »

    Ouais! J’ai déjà été témoins de quelque chose de semblable. Le policier était en train de faire une arrestation.

    « Et nos messages, eux, passent rarement devant cette minorité de casseurs, parce que entre autre, le média est tout aussi corrompu que le corps policier et défend le même intérêt d’ailleurs, que ce lui-ci, soit celui de la bourgeoisie.  »

    Ah bon! Les messages de la majorité ne passent pas à cause des médias et non à cause de cette minorité des « casseurs » qui prennent le plancher? Il fait noir, pas parce que le Soleil s’est couché, mais parce que la Lune s’est levée. Le coupable c’est la Lune.

    « Eh bien! Faut croire que certains y songent et y adhèrent quand même. »

    À moins que ce soit parce que les syndicats des policiers sont très puissants.

    Amicalement

    André Lefebvre

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      16 août 2010 à 10 10 43 08438
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      «Je comprend très bien, et je respecte aussi vos observations. Sauf que ça semble en prendre beaucoup plus pour se faire valoir. Probablement à cause du « sexe des anges ». ..»

      Pour se faire valoir? Et pourtant, les anges se font valoir, on discute même de leur sexe, sans même avoir priorisé le débat sur leur existence. Vous en faites de même avec le système capitalistes, et ses dérives, et ce qu’il permet. Comme pour l’exploitation du labeur d’autrui, qui s’excuse par le fait que le bourgeois possède les moyens de production. C’est n’importe quoi, et quiconque se questionne un seul instant du mérite de ces parasites se rend bien compte qu’ils n’ont rien d’autre, comme mérite, que le capital qu’ilsa possèdent, d’où qu’il vienne.

      Vous êtes totalitaire, habituez-vous, faites avec.

      «Non. Les tracas de enfants sont tous à peu de choses près, assez semblable. Je dirais que ce sont les tracas de leurs parents qui sont très différents.»

      Ouin, vous direz ça à ceux qui, à cause de leurs parents comme vous dites, fouillent les dépotoirs dans les pays capitalistes d’envergure de Cuba. N’importe quoi. Le capitalisme, c’est le mal de toutes et tous qui n’en tirent pas profit, donc de ceux et celles qui ne font pas partie de la bourgeoisie et ce, même des enfants. Les tracas économiques des parents sont de toute façon relatifs au système économique, les tracas sociaux suivent ces premiers, indéniablement. Alors quand papa et maman ont des tracas, forcément que les enfants en ont. Et plus les parents en pont, plus les enfants en ont aussi. C’est relatif.

      Et je constate que, vous dites que les tracas de René-Charles Dion seront sensiblement les mêmes que ceux de n’importe quel enfant… Quel drôle de constat! Ou quel triste de constat plutôt! Faut le faire. Je pense que vous méritez un p’tit séjour dans un pays capitaliste du calibre de Cuba! En tant qu’enfant devrais-je préciser. Et encore! Moi qui ai visité Las-Vegas, je peux, sans risque qu’on m’accuse de mensonge, dire que les enfants du centre-ville de Las-Vegas, très pauvre, n’ont rien en commun de l’enfance de René-Charles Dion, qui à ses 4 ou 5 ans, recevait sa première Ferrari à essence de 70 000 dollars US!

      Pas de chance monsieur Lefebvre, je suis dans les parages, vous raconterez ça ailleurs, sur un autre blogue où je ne me trouve pas.

      «Le ridiculiser prouve simplement que j’avais raison et qu’il était inutile; non? Pas si maladroit que ça, l’argument!»

      Au contraire, j’ai détruit votre argumentaire, encore une fois, et vous répétez vos croyances, vos opinions, comme s’il s’agissait de faits observables et observés, or, ce ne sont, précisément, que des opinions. Par exemple, le mérite du bourgeois ne vient que de votre bouche, à vous les capitalistes. Il n’y a pas de règle élémentaire en ce sens, mais seulement des prétentions, de votre part, et de la leur.

      En donnant mon argumentaire sur le mérite des bourgeois par exemple, on se rend vite compte que votre argumentaire pue la contradiction et qu’il n’est en rien observable, mais plutôt basé sur de seules prétentions. Jusqu’à ce qu’on apprenne que la Terre n’était pas plate, on la croyait plate…

      «Vous avez mal compris ou vous bifurquez. Si on importe au Québec de la main d’oeuvre, c’est que la population ne suffit pas à la demande. La question est que ferait-on dans votre système, s’il manque de main d’oeuvre?»

      Votre question est totalitaire. Pourquoi? Parce que votre impression qu’il faille absolument répondre à la demande actuelle, n’est que relative, elle aussi, à vos croyances. Il manque de main-d’œuvre dites-vous? Ah oui? Pour faire quoi? Des bidules électroniques? Des TV HD et 3D? Voilà qui m’amène à vous dire que, la demande de ce système est relative à ce système précisément et si le débat devait avoir lieu, sur notre consommation, il est très possible que nous trouverions qu’il y a assez de travailleurs ici, dont des chômeurs qui ne demandent que le recyclage de leur force de travail!

      Autrement dit, votre question nous impose ce mode de consommation, alors qu’en même temps, du versant scientifique, on nous met en garde quant à ce modèle! Pour globaliser notre modèle nord-américain, et je parle de consommation, et non pas de santé et d’éducation, il nous faudrait plusieurs planètes Terre de ressources. Alors, si je peux me permettre, de quoi parlez-vous?

      En réduisant les heures de travail également, on peut partager les boulots en plusieurs postes et partager ainsi la tâche laborieuse. Le modèle actuel n’est pas immuable.

      Et encore, il sera toujours possible de «dealer» avec d’autres États socialistes, pour ce que nous ne trouvons pas ici, mais que nous avons besoin. Cuba et le Venezuela, en ce moment même, signent de jolies ententes de ce genre. Dans un monde où les États socialistes seraient plus nombreux, il y aurait plus de ces ententes. Mais ne me demandez pas à moi, ce que les conseils populaires décideraient d’eux-mêmes non plus, t’sé…

      Comme je vous dis, questionnez donc d’abord le modèle de consommation, avant de questionner comme nous arriverons à y répondre, même s’il n’est pas viable, potentiellement. En fait, les scientifiques parlent de suicide-collectif. Alors…

      «Donc cet argument est valable pour les pays du calibre de Cuba; et cela j’en conviens. Mais est-ce valable pour le Canada? Car c’est ici que vous voulez installer ce système.»

      Ben voyons! Si Cuba, avec moins de richesse peut le faire, pourquoi est-ce que le Canada ne pourrait pas le faire? Voilà en tout cas, ce qu’en pensait Trotsky : http://reactionismwatch.wordpress.com/2010/07/29/le-regime-communiste-aux-u-s-a-par-leon-trotsky/

      Mais quand même! Quelle drôle de question! À Cuba, par exemple, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants! Au Canada, devinez… 16 pour 10 000 habitants! Alors, oui, je crois que le Canada pourrait faire mieux encore, que Cuba. Tout n’est que question de volonté et de priorités de l’État ou de ceux qui le contrôlent! Rien d’autre! Celles des cubains, c’est la santé et l’éducation! Celles du Canada? Faire le caniche de Washington, participer aux guerres idéologiques, faire rouler des entreprises privées, à nos frais, etc.. Chacun son trip!

      C’est même valable pour le Québec indépendant! Le Québec regorge de ressources et en refusant de plier aux dogmes les plus débiles de ce système pourri qu’est le capitalisme, le Québec n’aurait de comptes à rendre qu’à son peuple! Sinon, ces dogmes à la con nous impose, comme on le voit ces temps-ci, et comme on voit les valets défendre cette position comme des sectaires, de nous passer de nos soins de santé et de nos services sociaux collectifs. Or, qu’y a-t-il de plus important que ces services? Des voitures sport? Des bagues de diamant? Des pc? Des bombes? (Les bombes sont en tout cas la priorité de Washington!) Quoi donc, peut dépasser en priorité, la santé et l’éducation des êtres humains? Et encore, tout ce système qui ne priorise pas les intérêts des travailleurs, permet un tas de totalitarismes, comme l’exploitation par la bourgeoisie, du labeur des prolétaires. C’est en effet, un système totalitaire, ne vous en déplaise!

      «Ah bon! Je croyais que l’article parlait des policiers qui doivent affronter non pas les « injustice sociales » mais plutôt les gangs de rue et la délinquence parmi laquelle il n’y a pas beaucoup de Gagnon et de Tremblay.»

      Dans les régions, il n’y a que ça, du Gagnon et du Tremblay, sortez de chez vous! Vous ne voyez que les gangs de rue de Montréal, et dans le fond, il y a les motards t’sé… Avez-vous peur de les critiquer, ceux-là? Dans les régions, les opérations policières n’ont rien donné. Les motards contrôlent tout le Québec et sa drogue.

      Par ailleurs, vous m’avez posé une question. À savoir si un système socialiste effacerait la criminalité. Je vous ai répondu non. Mais je vous ai également invité à regarder le taux de criminalité de Cuba, versus les pays capitalistes de son calibre. Si vous aviez fait cela, vous seriez revenu plus instruit, et sauriez que le taux de criminalité de Cuba, étant donné les moindres injustices sociales, puisqu’économiques également, est en cela bien inférieur à celui des pays capitalistes de son calibre.

      Vous avez posé une question, je vous ai répondu. Et comme je vous dis, toutes vos remarques semblent coïncider avec des observations totalitaires. Vous critiquez certains manifestants, mais vous vous refusez d’observer les raisons pour lesquelles ils sont devenus des «imbéciles», comme vous dites.

      Et encore, vous refaites dans le totalitarisme, puisqu’en omettant le fait que ces gens manifestent pour une bonne raison, vous minimisez alors, l’impact des policiers, et surtout, ce que ces derniers défendent! Soit le droit à la propriété privée des moyens de production. Je détestais monsieur Dupuis, du gouvernement Libéral, mais il avait foutrement raison sur un seul point récemment! Toute cette comédie capitaliste repose sur le système de justice, lui- basé sur les dogmes capitalistes! Comme dans une grande secte, on ne remet pas les dogmes, pourtant amochés par le temps, et les faits surtout, en question!

      Vous êtes totalitaire et défendez un système totalitaire. Faites avec.

      «Heureusement que lorsqu’ils y sont arrivés, il n’y avait personne sur la Lune.»

      Effectivement. Mais ne minimisez toutefois pas le fait qu’ils y aient planté leur drapeau, s’ils l’ont vraiment fait. Et pendant ce temps, et je ne le dis pas pour soutenir la Russie de Staline, mais pour démolir l’argumentaire selon lequel, le capitalisme mène à la modernisation, la Russie se préparait –mission avortée à cause de l’alunissage- l’envoi d’un robot sur la Lune, qui aurait été dirigé depuis Moscou! C’était de loin bien plus difficile comme exploit, que d’envoyer une boîte en métal sur la Lune. Certes, l’être humain y marchant change tout aux yeux de celui qui regarde, mais manifestement, il était bien plus remarquable, aux yeux des scientifiques, qu’une mission envoie, depuis la Terre, un robot contrôlé à cette grande distance.

      Et encore, il y aurait sinon, le laser, que les Russes développaient il y a plus de 50 ans! Ou le premier homme dans le Cosmos…, pas Youri, mais l’autre, qui fut caché, parce que son atterrissage fut une ratée monumentale, avant Youri!

      Peu importe, les États-Unis d’Amérique et la Russie, aujourd’hui, possèdent un arsenal spatial, ne soyons pas dupe, et oui, ils tireront sur ce qui se trouve sur leur passage, comme les impérialistes qu’ils sont de fait. Au moins, vous l’admettez.

      «Évidemment! Sinon vous pourriez présenter une pétition.»

      C’est vrai qu’on n’a jamais vu de pétition en faveur du capitalisme non plus!

      «Qui a dit que je ne le reconnaissais pas? Reconnaître les lacunes du système ne signifie pas d’adopter celui que vous prônez, il me semble.»

      Nah, vous faites plus que ça, vous défendez l’exploitation du labeur des prolétaires par la minoritaire et parasitaire bourgeoisie. Et en cela, c’est le capitalisme même que vous défendez.

      «Je ne peux pas l’ignorer en effet. Mais pouvez-vous ignorer les avantages qu’ont tiré les Pharaons, les Empereurs, les Incas, les Rois, les Présidents et les « secrétaires du parti » comparativement au peuple?»

      Aucunement, et c’est pourquoi je défends le socialisme, qui remet le pouvoir au peuple.

      «Je pense qu’il y a plus de « bourgois » qui tirent parti du système que tous ceux que je viens de nommer. Et remarquez que certains parmi eux étaient « socialistes » = « tout le monde sur un pied d’égalité sauf les dirigeants. Qui aurait-il de nouveau sous le Soleil avec votre système?»

      Aucun bourgeois. Aucune exploitation de l’être humain par l’être humain. Voilà! Et le véritable pouvoir aux peuples, sans intermédiaire. Fidel Castro n’a pas vécu en roi ou en prince, il a passé sa vie dans son uniforme vert olive et l’a troqué récemment, contre cet habit Adidas je crois. Faites attention de ne pas généraliser, il y a des exceptions, sauf dans le capitalisme. Dans le système capitaliste, une chose est certaine, le bourgeois est avantagé. Et pourtant! Il n’y est pour rien en ce qui concerne la création de richesses, et de fait, il excuse son rôle par le système en place, qui lui confère des pouvoirs divins, dont celui de profiter du labeur d’autrui, via des moyens de production qu’il s’est approprié parce qu’il en avait les moyens, au même moment où toutes et tous n’avaient ces mêmes moyens, parce qu’ils avaient été conditionnés autrement, par d’autres conditionnements. Et c’est ce dont vous faites constamment fi, en tant que capitaliste et idéaliste.

      «Faudrait lire une encyclopédie historique à partir de l’époque du code d’Hammourabi. Les premières « protection du peuple » commence à cette époque. Mais je n’y ai pas vu de syndicats.»

      Je n’ai pas été précis, j’aurais du préciser les normes du travail, ou la CSST. De toute façon, pourquoi les bourgeois minoritaires pourraient se réunir via leur conseil du patronat, collé sur tous les gouvernements capitalistes, et que les travailleurs exploités majoritaires, eux, ne pourraient pas le faire? Et puisqu’ils sont majoritaires, n’est-il pas relatif qu’ils aient tant de pouvoir, comme vous dites, même si j’ai aussi contré ce pseudo-fait? En 2008, on a bien vu toute la puissance des syndicats, résolus à prendre ce qui restait, pour ne pas tout perdre.

      «Il y a une autre façon de voir la chose. On pourrait dire que « sans les syndicats », il y a belle lurette que les bourgois auraient ambitionné et que le peuple se serait révolté. Le problème serait probablement réglé à l’heure qu’il est.»

      J’aimerais bien vous croire, mais les faits historiques m’amènent à croire qu’il ne faille pas sous-estimer la bêtise humaine! La tentative de réforme d’Obama aux États-Unis d’Amérique s’est butée au refus des moins nantis surtout, qui «croient» que le système socialiste proposé par Obama vient directement de l’enfer. Albert Einstein le disait si bien, la bêtise humaine n’a pas de fin. Il en était plus sur que ce qui concerne l’Univers.

      Alors non, le capitalisme sauvage n’aiderait en rien et nous ferait plutôt perdre du temps précieux, un temps qui, si le réchauffement climatique n’est pas un complot socialiste (sic!), devrait être considéré comme plus que précieux. Ce qui vient aussi me redire que, la demande à laquelle vous vouliez répondre dogmatiquement, plus haut, n’est pas viable non plus, tant en ce qui concerne les ressources disponibles qu’en ce qui concerne le temps restant à l’humanité sur Terre.

      «Vous n’a;llez pas me dire que ces syndicats-là ne sont pas puissant!!! Allez voir les conditions de travail chez GM.»

      Allez voir les conditions de travail chez GM en 2006, et celles de 2008. Et un tas d’autres entreprises, c’est connu, ont joué cette carte de la faillite, pour recevoir de l’aide et renégocier leurs conventions. Meilleure chance la prochaine fois!

      «C’est l’avantage de la liberté; quand tu te fais « écoeurer » tu fermes les portes. Et si tu profites indûment des pauvres travailleurs autant que vous le dites, il faut être « con » pour fermer les portes.»

      Un autre beau pouvoir divin octroyé aux minoritaires et parasitaires bourgeois, que vous qualifiez vous, de liberté. Or, cette même liberté est conjugué aux véritables faits, soit que tout le monde ne peut pas posséder ces moyens de production, qui peuvent être «librement fermés». Et, cela dit, la demande demeure, même pendant le conflit! Alors qui y gagne? Surement pas les travailleurs en tout cas!

      La solution? Les coopératives! Et l’absence par le fait même, de parasites munis de droits divins tels ceux que vous leur défendez.

      Aussi, soit il faut être con pour fermer les portes, ou avoir d’autres sources de revenu, comme Quebecor! Un riche bourgeois se fiche éperdument de perdre un peu de capital, si cela permet de tenir en laisse le prolétariat.

      «C’est l’avantage d’être libre; quand tu te fais « écoeurer » par les patrons, tu fais la grève. Et si le gouvernement « t’écoeure » trop lui aussi, tu ne retournes pas travailler et tu fais une révolution. On verra ça probablement assez tôt. C’est arrivé constamment dans l’histoire.»

      Mais comme je vous dis, l’arrogance des bourgeois diffère selon le nombre de moyens de production qu’ils possèdent. La «shop» du coin (en région par exemple) ne réagit pas de la même façon que Quebecor, et une grève, lui ferait manifestement plus mal. Vous minimisez donc le fait que, les bourgeois où se sont concentrés les capitaux, sont indéniablement plus puissants que les bourgeois de pacotille, même si y aspirant, et par conséquent –et encore une fois en parfait totalitarisme-, vous niez aussi qu’il se crée des cartels dans ce système capitaliste et que certains bourgeois sont plus riches que certains États. Ces derniers se moquent éperdument de la liberté des prolétaires de faire grève.

      Oh! Et si l’Amérique du nord vous semble si fermée aux idées socialistes, n’oubliez surtout pas que nous avons vécu dans une logique propagandiste antisocialistes des plus extrêmes, où les curés allaient jusqu’à comparer mes ancêtres aux démons. Et que cela, certes, a fait peur aux prolétaires nord-américains. Sans aucun doute! Mais encore! Le Québec n’est-il pas déjà socialiste? Notre révolution tranquille n’en était-elle pas le fruit, de ces idées socialistes qui étaient partagées au Québec?

      Et quand on fait la grève, et que le patron outrepasse votre droit de grève avec les briseurs de grève, sans que l’État ne s’en mêle? Et quand vous n’avez pas les moyens de faire la grève, mais que votre patron, lui, est riche à craquer et qu’il ne perd pas gros à vous attendre sur le seuil de la porte de l’usine? Ça a l’air tellement facile, de la façon dont vous le dites. Mais dans les faits, il y a ces fameux tracas, que ces enfants moins riches que René-Charles Dion vont devoir se taper, parce que leurs parents ne chantent pas, ou chantent, mais sans succès.

      Non seulement le système capitaliste n’est pas parfait, mais il est fait exprès pour n’être favorable qu’aux entrepreneurs qui ont les moyens d’entreprendre.

      «Prenons le cas de Bill Gates; Yé-tu assez parasitaire à votre goût?
      Il a commencé à créé sa « richesse » dans sa cave avec un copain. Était-il un parasite qui avait des moyens? Et pourtant sa « création de richesse » à procuré du travail et produit des « bourgois riches » pour plus de personnes que tout autre « créations » précédentes.»

      L’art de la maladresse! Bill Gate est accusé par plusieurs, d’avoir copié l’oeuvre d’autrui. Mais outre ces divertissements pour moi, il y a aussi le fait que, Gates avait une «cave», et des copains savants, et était lui-même savant! Mais en cela, qu’est-ce qui vient défendre le droit de profiter du labeur d’autrui, parce qu’en réalité, sans le labeur des prolétaires, combien de PC Gates –qui finance aussi des conflits au Soudan indirectement- et son copain arriveraient-ils à fabriquer? Et sans les pièces créées par autres travailleurs de tout acabit, comment pourrait-on fabriquer des ordinateurs? Sans les outils pour les fabriquer ces ordinateurs, ils feraient ça comment, Gates et son copain?

      Ce n’est pas tant Gates et son copain qui créent de l’emploi, mais le fait qu’ils possèdent le capital pour le faire. Sans capital p9our créer de l’emploi, cela ne veut pas dire qu’on n’y songe pas. J’ai des projets, moi aussi, dont la création d’emplois parmi ceux-là. Mais je n’ai pour l’instant, pas les moyens d’entreprendre autre chose que des discussions sur ces projets, et des recherches. Et encore, sans outils pour mes recherches, comment les ferais-je? Merci aux travailleurs qui créent tous ces outils! Et aux travailleurs de la construction qui ont construit la cave qu’a pu se payer Gates! Je me demande si au Ghana, les enfants ont des caves et des éducations semblables à celle de Gates, ou de son copain…

      Vous pataugez dans le totalitarisme, c’est patent. Gates, dans un autre pays –beaucoup plus pauvre-, et dans des conditions différentes, n’aurait pu que voir son œuvre créée par d’autres, peut-être différente, mais toutefois créée par d’autres. Le même Gates, sans prolétariat d’une part, serait mort de faim aujourd’hui, ou n’arriverait qu’à produire quelques ordinateurs par année. Il lui faudrait exploiter le minerai, le transformer, etc.. Il lui faudrait des fours pour fondre le sable, les métaux, etc.. Et j’en passe! Sans prolétariat, Gates ne serait rien du tout, sauf un prétendu génie, dans le fond de sa cave, et encore! Sa cave n’existerait point! Un moment donné, il faut être conséquent!

      Et je vous rappelle que les milliardaires comme Gates sont minoritaires sur Terre et que le capital, via ce système, n’est pas partagé. Au contraire! Il se concentre chez une minorité d’individus. Il y a sur Terre 10 000 000 de millionnaires! C’est, soit dit en passant, 0.15% de la population mondiale! Alors à d’autres, vos histoires de création de richesses! De toute façon, sans le prolétariat, pas de création de richesses! Et cela dit, sans bourgeois, notre demande continuera d’exister! Et nous pourrons y répondre! Donc, cela dit, les bourgeois sont loin d’être indispensables, contrairement aux prolétaires sans qui, rien de transformé n’existerait autour de vous! Sans bourgeois, j’aurai quand même faim et devrai compter sur l’agriculteur. Et ce dernier n’est pas obligé de posséder plus que ce qu’il peut cultiver.

      T’sé monsieur Lefebvre, les bourgeois sont dispensables dans le fond. Nous n’avons aucunement besoin d’eux et ils ne sont en rien responsables de la création de richesses, et en rien responsables de notre demande, sauf pour la luxure –qu’une minorité se permet au détriment des autres, des majoritaires…-.

      «Moi aussi comme vous pouvez le constater.»

      Pas vraiment. Vous concédez du mérite à celui qui, dans un temps donné, possède les connaissances –un capital en soi- et le capital –sa cave+ son copain et des moyens d’acheter des outils- pour ce faire. Vous êtes totalitaire! Votre constat l’est, lui, en tout cas! Il ne se rapporte qu’au fait que, monsieur Gates a fait ceci ou cela, sans tenir compte de ses conditions et ses conditionnements! C’est comme d’affirmer qu’un arbre poussant à l’ombre est moins fort parce qu’il pousse moins bien qu’un autre, qui pousse, lui, très bien au Soleil! N’importe quoi!

      Et…., Gates ne fabrique pas les ordinateurs! Ce sont les prolétaires qui le font! Qui les paie? Gates! Mais, c’est parce qu’il possédait les capitaux pour ce, qu’il a pu le faire. Et non pas parce qu’il était plus méritant que les autres!

      Mais le comble, pour moi en tout cas, c’est lorsque, parce que Gates a eu une bonne idée, il devient, sans trop de questionnement, méritant des fruits du labeur d’autrui! Et pourtant, Gates, avec ses milliards, manifestement, peut diversifier son portefeuille! Pourquoi donc? Parce qu’il a, encore une fois, les capitaux pour ce faire! Tout est relatif!

      Et si les autres, qui fabriquent les PC de Gates, ne sont pas méritants comme Gates, ils sont quoi alors? Juste bon à exploiter finalement! Vraiment, vous êtes maladroit et je remercie les circonstances d’avoir des adversaires idéologiques de votre trempe!

      «Quant à la raison pour laquelle certains veulent tout cassser, nous l’avons donné tous les deux, ce sont des « imbéciles ». Il existe d’autres moyens beaucoup plus efficace pour gagner son point; mais il faut alors être capable de planification autre que celle de « casser des vitres ».»

      Ouin, là, je ne peux pas faire autrement qu’être d’accord sur le fond, parce que de toute façon, c’est nous, les prolétaires, qui allons payer pour ces vitres cassées.

      Mais outre ces dérapages, qui ne concernent effectivement qu’une minorité des manifestants, n’ont-ils pas, quelque part, légitimité? Notre État, lui, cassent des vies, ailleurs, pour le fric. Notre État, en privatisant les services de santé, brime le droit à la santé de tout le monde, qui n’a pas les moyens d’aller au privé. Notre armée canadienne marche sur l’Afghanistan, en y mourant et en y tuant pour faire tenir la dictature pétrolière de Washington. Les policiers de Toronto ont arrêté sommairement et arbitrairement plus de 1000 personnes, et n’ont pas respecté leurs droits et la constitution canadienne. Etc..

      T’sé, un adversaire me disait, pour arguer ses positions, que si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou! Alors bref, cette police, qui tient matraques, pistolets Taser et boucliers, ne sont-ils pas quelque part, une légitimité de notre propre prise d’armes, dès lors qu’ils bafouent nos droits pour privilégier ceux de la minorité bourgeoise qui, en l’occurrence, nous exploite?

      Car, certes qu’il existe d’autres moyens que de casser des vitres, mais n’allez pas me dire que la démocratie à elle seule, est garante de ces changements! Ou c’est que, encore faut-il qu’elle soit respectée! Par exemple, quand nos amis socialistes prennent le pouvoir dans un pays quelconque, il faudrait alors que les États-Unis d’Amérique et leurs sbires restent chez eux! Venezuela? Honduras? Cuba? Etc..? Ça ne vous dit rien? Le Vietnam? El Salvador? Nicaragua? Guatemala? Uruguay? Paraguay? Colombie? Jamaïque? Costa Rica? République dominicaine? Et j’en passe? La démocratie, quand elle ne plaît pas aux bourgeois, elle est renversée! Washington a perpétré plus de 45 Coups d’État en moins d’un siècle! Plus de 35 renversements populaires dans les mêmes temps! Des millions de morts s’en sont suivies de l’impérialisme bourgeois débordant des frontières états-uniennes! Et il faudrait que les «méchants» manifestants ne cassent pas les vitres des grandes banques, qui commanditent ces atrocités? Et quoi encore?

      Moi, au contraire de vous, je crois que la légitimité de la prise des armes est là depuis belle lurette! La seule exploitation des prolétaires majoritaires par la minorité non-méritante bourgeoise est une sacrée bonne raison de les prendre! Vous, vous dites que Gates est méritant du fruit du labeur d’autrui. Moi, je vous dis, aux côtés de mes amis marxistes, que votre Gates n’aurait rien créé du tout, si ce n’avait été de ses conditions propres, et qu’il dépend, tout cela dit, du labeur des prolétaires sans lesquels, il ne ferait que quelques ordinateurs par année, et encore!

      La seule raison pour laquelle Gates est ce qu’il est, c’est le système économique dans lequel il a évolué. Sans capitalisme, pas de possibilité d’entreprendre selon son portefeuille. Or, le capitalisme impose ce modèle, qui relativise votre vie et votre réussite à votre portefeuille! N’importe quel crétin, avec du capital, peut se partir en affaires! Regardez Garou et sa future clinique privée! J’espère sincèrement qu’il attrapera un cancer celui-là! Pourriture!

      «Vos policiers sont très âgés; les années soixantes?»

      Vous n’êtes pas allé manifester depuis longtemps vous…

      «Ouais! J’ai déjà été témoins de quelque chose de semblable. Le policier était en train de faire une arrestation.»

      Quelle belle histoire! Celui dont je parle, était accoté sur un poteau, trop paresseux pour se tenir debout. Il se pognait le cul, autrement dit.

      «Ah bon! Les messages de la majorité ne passent pas à cause des médias et non à cause de cette minorité des « casseurs » qui prennent le plancher?»

      Ce sont les médias qui rapportent la nouvelle, pas les casseurs. Pas fort comme constat!

      «Il fait noir, pas parce que le Soleil s’est couché, mais parce que la Lune s’est levée. Le coupable c’est la Lune.»

      Eh bien! Monsieur le totalitaire voudrait me donner des leçons sur sa spécialité! Meilleure chance la prochaine fois!

      Les casseurs ne possèdent pas les salles de nouvelle et ne décident surtout pas ce qui passe à la télévision. Par exemple, ce ne sont pas les casseurs qui prennent le plus de place dans les manifestations et pourtant, les caméras sont rivées vers ceux-là, ces minoritaires. Alors en quoi est-ce que le casseur est responsable que le mauvais message passe à la télévision, puisque ce sont les dirigeants de cette station qui vont décider ce qui passe ou non à leur antenne? Franchement, forcez-vous un peu…

      Lorsque les médias ne montrent que les casseurs, le message, lui, ne passe pas. Et du coup, tous les manifestants sont mis dans le même panier et généralisée par les téléspectateurs.

      Ce soir, faites-donc des leçons de totalitarisme à votre miroir.

      «« Eh bien! Faut croire que certains y songent et y adhèrent quand même. »
      À moins que ce soit parce que les syndicats des policiers sont très puissants.»

      Comme je disais, tous les syndicats ne servent pas les intérêts des travailleurs. Mais encore, dès le départ, la Loi défendue par les policiers favorise la bourgeoisie! La justice est écrite en ce sens que, les bourgeois méritent de profiter du labeur d’autrui, puisqu’ils ont le droit de posséder les moyens de production, qui font d’eux des bourgeois. Autrement dit, on patauge encore dans le totalitarisme, où ici, les policiers doivent de facto faire respecter des dogmes qui ne font pas consensus et qui sont loin d’apaiser les maux sociaux qui découlent eux, directement du mauvais partage des richesses du système économique lui-même.

      Solidaire aux travailleurs salariés,

      Sylvain Guillemette,

      Lanaudière

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    16 août 2010 à 14 02 52 08528
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    J’ai peur de répondre, je vais en avoir pour 5 jours à lire.

    Donc vous avez raison et je pars pour Cuba ce week-end.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    16 août 2010 à 14 02 58 08588
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    Juste une tite réponse à :

    « …n’ont rien en commun de l’enfance de René-Charles Dion, qui à ses 4 ou 5 ans, recevait sa première Ferrari à essence de 70 000 dollars US! »

    Et vous croyez que cette Ferrari de 70,000 dollars a réglé les problèmes de cet enfant de 4 ou 5 ans?

    Bonne chance à la famille!(La mienne s’entend; parce que j’ai trois enfants et je ne peux même pas leur acheter une Honda. Je les amène avec moi à Cuba. Voilà!

    André Lefebvre

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      16 août 2010 à 23 11 37 08378
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      «Et vous croyez que cette Ferrari de 70,000 dollars a réglé les problèmes de cet enfant de 4 ou 5 ans?»

      Monsieur Lefebvre, ne me mettez pas de mots dans la bouche.

      «Bonne chance à la famille!(La mienne s’entend; parce que j’ai trois enfants et je ne peux même pas leur acheter une Honda. Je les amène avec moi à Cuba. Voilà!»

      Tant mieux! Et quelle belle destination, comparée à d’autres…. Mais encore, je ne voudrais surtout pas cracher sur ces autres nations, comprenez. Mais bon! Je n’ai pas les moyens d’amener mes trois enfants à Cuba, moi. Mon salaire de prolétaire ne suffisait pas, avant de me faire «slacker»… Je vais m’en tirer, je suis débrouillard, mais je n’irai probablement pas à Cuba avec mes trois filles adorées avant un bon bout de temps, je n’ai pas ces capitaux. Je dois les mettre sur la foutue pompe…, et sur cette sale fosse septique scellée, etc.. Voyez le genre? Comme quoi, et je ne veux pas dénigrer vos efforts en ce sens, mais que toutes et tous n’ont pas les mêmes centres d’intérêts, conséquemment à leurs moyens.

      Bon voyage! Je n’y suis jamais allé!

      En passant monsieur Lefebvre, je n’éprouve aucun sentiment à votre égard, aucune haine, désolé si je peux parfois paraître grossier ou sévère à votre endroit.

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

      Lanaudière

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    19 août 2010 à 10 10 35 08358
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    « Monsieur Lefebvre, ne me mettez pas de mots dans la bouche.  »

    M. Guillemette, ce n’est pas moi qui ai dit que le petit Dion n’avait pas les mêmes problèmes que les autres enfants de 4 à 5 ans, parce qu’il avait une Ferrari de $70,000.00. C’est vous.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    28 octobre 2010 à 13 01 05 100510
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    Voici un article publié aujourd’hui même dans le Toronto Star, qui met en évidence le fait que dans la majorité des cas, les policiers sont au-dessus de la loi, en Ontario en tout cas.

    Heureusement, la grande majorité des policiers sont des hommes et femmes respectueux de la loi, mais ceux qui ne le sont pas sont très majoritairement exonérés de toute responsabilité par les organismes chargés d’enquêter leurs écarts de conduite, et les tribunaux.

    http://www.thestar.com/news/article/882189–are-these-cops-above-the-law

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    16 janvier 2012 à 14 02 16 01161
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    Ce qui est grave, c’est qu’on ouvre la porte au totalitarisme par des arguments comme: Quand on a rien à se reprocher, on ne craint pas la police. Ah non? Et le jour ou, se servant de son beau pouvoir que vous n’aurez pas su contester, l’État décidera qu’exprimer une idée politique est un crime, alors on n’aura qu’à fermer notre gueule? Et quand on décidera que vouloir voter est un crime? Et quand on décidera qu’être noir ou gay est un crime. Alors seuls ceux qui sont dans la bonne gang n’auront rien à craindre. Le fait de donner à la police plus de pouvoir qu’au citoyen est déjà une grave erreur que tous ceux qui ont connu une dictature connaissent et que nous connaitront un jour, mais le fait de ne pas en plus surveiller étroitement ces gens à qui on donne le pouvoir de vie ou de mort sur leurs semblables est de la pure bêtise.

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    21 janvier 2012 à 12 12 13 01131
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    Je suis en accord avec vos idées en tant que résident de Montréal-Nord depuis que l’immigration des noires est arrivé (1980) au point que la criminalité appartiennent seulement aux noirs en majorité. Personnellement, j’ai été agressé à plusieurs reprises depuis quelques années et dans chaque cas ce fut par des personnes d’origine haïtienne.

    Je suis un adepte de la liberté individuelle et de la Charte canadienne, mais je ne préconise pas qu’il faille lier les mains des policiers en profitant de l’erreur et du manque de jugement de quelques uns pour mettre au même niveau tous les policiers. Il va de soi qu’on tente de calmer le jeu depuis l’affaire Villanueva en passant par le truchement d’un rapport politique et du même coup miner le pouvoir des policiers. Cet état de culpabilisation des policiers aura pour effet de ralentir leur réflex et de mettre en danger leur vie dans l’accomplissement de leur travail. La police ne fera que figure d’autorité en ce qui concerne l’application de la loi dans la rue et ne fonctionnera que sur la peur d’être réprimander dans le cas ou elle devra agir.

    Un fait à retenir concernant l’immigration des communautés noires est de les avoir laissé se regroupé sur des territoires comme Montréal-Nord et ville St-Michel et de les avoir laissé agir trop longtemps concernant la criminalité. C’est une des raisons qui fait que nous en sommes rendu là aujourd’hui. Dans ces territoires se sont créer des noyaux criminalisés reprensentant des communautés noires. D’ou maintenant, la raison de la constetation du travail des policiers dans ces secteurs devenus à risque pour les citoyens et la police.

    Tous nous devons nous éfforcer de respecter la loi et l’ordre selon l’empreinte de la culture à laquelle nous sommes associer dans un État. Se conformer à ses lois en tant que citoyen s’est s’admettre dans la société, et non pas remettre en cause le travail de l’autorité et des policiers.

    Steve Harvey-Fortin

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