Questions d’habitudes

Hier, ma conjointe m’a posée une question et il s’en est suivi une bonne discussion à laquelle je me réfère pour écrire ce billet. À la base, cela est en lien avec une dame de l’âge d’or que l’on connaît bien, et qui a de gros problèmes de santé. Elle souffre de maux en rapport avec ses poumons et elle est branchée continuellement sur une machine à oxygène. Son médecin lui a sommé d’arrêter de fumer, elle a tenu le coup pendant un certain temps, a recommencée, mais hier elle est repartie à l’hôpital pour une deuxième fois depuis qu’elle a recommencée…

Alors, la question c’est de savoir si on devrait commencer à faire payer les gens pour les soins de santé, dans le cas où ce sont de mauvaises habitudes qui les rendent malades. Subjectivement, nous avons arrêté de fumer et changeons nos habitudes alimentaires, entre autres, pour améliorer nos chances d’être en santé le plus longtemps possible, et pour minimiser les chances d’être un poids pour la société, etc., mais objectivement, on ne peut pas le regarder de cette manière.

Ce que j’ai toujours pensé, c’est que le tabagisme est un problème culturel, point. Alors, comment pointer du doigt quelqu’un qui est pris par une addiction physique et psychologique, même si aujourd’hui les campagnes de dénigrement de cette culture vont bon train? Il n’y a que la bonne volonté comme moteur de changement, et ce n’est pas donné à tout le monde de voir le changement d’habitude comme un défi positif. Et encore moins de voir d’un bon oeil l’hypothétique, l’incertitude, dans cette quête de l’amélioration de sa santé.

Ça me fait penser à un reportage au Téléjournal. On y présentait une étude scientifique qui démontre un « lien entre la consommation de viande rouge et l’accroissement du risque de mortalité. » Au début, on voit un homme, bien joufflu, répondre à une vox populi :

— La viande rouge c’est bon en maudit. Je pense que ça fait partie de notre quotidien. Je changerai pas à cause des études… c’est plein d’études anyway astheure!

C’est écrit dans le ciel que cette personne avec cette attitude — et possiblement fumeur, se gavant sûrement de sel et de sucre — va nous coûter la peau des fesses collectivement pour ses soins de santé à la brunante de sa vie — et peut-être même bien avant. Et c’est à la vue de ce genre d’individu que me vient le désir de le voir payer de sa poche, de nous voir donner complètement le système public de santé aux dents du loup privé!

Mais non, on ne peut pas se baser là-dessus pour faire cette réflexion, parce que, tout comme le tabagisme, ces habitudes sont très culturelles, surtout ici, en Amérique, dans le cas de la viande rouge. Si on extrapole, est-ce que c’est trop fort de penser que toutes ces habitudes, qui nous paraissent aujourd’hui majoritairement mauvaises, viennent du fait de la conservation des aliments qui, anciennement, passait par le sel, le sucre et le gras? Sans oublier les traditionnels repas hyper caloriques qui servaient bien nos ancêtres ruraux. Donc, des habitudes qui étaient bonnes et qui sont devenues mauvaises avec le temps. Et même, encore plus que la donnée culturelle, que ces goûts sont inscrits en nous génétiquement? Surtout quand on remarque les avancées scientifiques dans le domaine de la génétique et les preuves que les gènes sont modifiées en cours de vie par les interactions avec l’environnement, tant du côté physique que psychologique.

C’est comme si notre culture, nos moeurs n’étaient pas en phase avec la réalité, qui est aussi le résultat d’un amalgame d’évolution culturelle. En regard de tout ça, toute la propagande en matière de santé me semble plus acceptable malgré le fait qu’elle est irritante, autant pour ceux qui l’acceptent positivement que négativement : quand tu fais déjà des efforts, ça devient lassant de te le faire répéter, et encore plus quand tu t’en contrefous… Sinon, comment s’y prendre personnellement, comme avec l’homme cité plus haut, pour influer sur l’attitude? Pour le cas de la dame dont je parle en début de billet, nous n’y sommes jamais résolus… En espérant que l’espoir de moins de souffrances lui donnera le coup de pouce pour suivre les conseils de son médecin. S’il n’est pas déjà trop tard.

(Image : David Asch)

87 pensées sur “Questions d’habitudes

  • Ping : Questions d’habitudes « Renart L’éveillé / Carnet résistant

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    8 avril 2009 à 17 05 52 04524
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    Magnifique billet.

    Et la reponse : Non on ne peut pas faire payer les gens à cause de leurs mauvaises habitudes. Enfin si, mais dans ce cas votons pour un etat facho et paternaliste qui va gerer notre vie pour nous, et dressons une liste complete des mauvaises habitudes. On va rire.

    Bonjour l’etat policier qui te penalise si tu oses choisir un style de vie different à ce que les scientifiques du moment et le gouvernement trouveront moralement acceptable pour la santé publique. Surtout quand tu les vois se contredire tous les 5 ans !

    Bientot une sonde dans le derriere pour verifier en temps reel que tu n’aies pas absorbé des produits non-acceptables ou eu un comportement indigne pour le bien de la société. Pourquoi pas une camera sur la tete. Des fois que tu baises trop et que ca soit mauvais pour ton coeur !

    On peut deja arreter de soigner tous les toxicos. Meme ceux qui sont accros du boulot et se ruinent la santé avec leur stress chronique.

    D’un point de vue purement egoiste, bien sur que j’aimerai qu’on arrete de soigner ceux qui font tout pour se rendre malade, enfin surtout quand ca ne touche pas mes habitudes de vie, faut pas deconner.

    Et aussi tous les sportifs pratiquant des activités dangereuses et pouvant meme mettre en danger la vie des secouristes (ski ou randonnée hors-piste par exemple). Et puis qu’on interdise de soigner les oreilles des gens allant à des concerts et se trouvant trop proche des enceintes… et les DJ aussi, ca coute cher les DJ à la société, c’est toujours enruhmé ! Et ne soignons pas non plus ceux qui boivent leur thé trop chaud, ca file le cancer du larynx et ceux qui font des barbecue, les graisses/huiles brulées sont mauvaises. Bref, on ne mange que des aliments bouillis et on boit seulement de l’eau… filtrée ! Et qu’on arrete de soigner les gros ; leurs problemes de dos, de genoux, de digestion, de sommeil, etc, je n’ai pas à payer pour ca non ? En parlant de probleme de dos, doit-on soigner le travailleur qui leve des charges en ne flechissant pas les genoux ? Ca coute cher ca aussi ! Et pourtant c’est bien expliqué sur toutes les brochures decrivant les bonnes methodes de travail. Et les accidentés de la route pris en exces de vitesse ? On les soigne ?

    Nan la société parfaite où tout le monde est responsable de ses actes et doit assumer, ca n’existera jamais. Vouloir changer celle dans laquelle on vit n’amenera qu’une derive qui nous fera ressembler à nos voisins du sud. Une assurance medicale privée qui aura des tarifs differents suivant nos choix de vie.

    La viande rouge c’est bon en maudit. Je changerai pas à cause des études… c’est plein d’études anyway astheure! Et si je ne mange pas de viande rouge, je vais crever d’un cancer des poumons à cause du smog trainant au dessus de Montreal. Faut tuer tous les automobilistes non ? Ils sont bien pire que les fumeurs ast’heure. Je n’en croise plus des fumeurs ou à dix metres de moi sur une rue.

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    8 avril 2009 à 17 05 57 04574
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    «Alors, la question c’est de savoir si on devrait commencer à faire payer les gens pour les soins de santé, dans le cas où ce sont de mauvaises habitudes qui les rendent malades.»

    En pratique, ce serait faire des médecins des polices, des juges moraux, qui auraient l’odieux de décider si c’est telle habitude du patient qui est la cause directe de telle maladie.

    Hors de question. Cela tuerait d’un coup la relation de confiance médecin-patient qui doit être et demeurer quasi absolue. Le médecin, s’il use de son jugement pour évaluer un patient, ne doit jamais juger le patient.

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    8 avril 2009 à 19 07 13 04134
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    « les preuves que les gènes sont modifiées en cours de vie par les interactions avec l’environnement, tant du côté physique que psychologique »

    Les gènes sont modifiés durant la vie d’un individu? Vraiment? Je serais intéressé de lire une étude là-dessus, j’ai toujours entendu qu’au contraire, le bagage génétique d’un individu était fixe et immuable.

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    8 avril 2009 à 19 07 31 04314
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    Qu’il serait donc temptant de répondre oui! Mais bien sûr, la grosse logique est tout le contraire. Nous sommes une société et nous n’avons pas le choix de nous supporter les uns les autres. Et quand je dis supporter, j’entends apporter du support, aider.

    Quant aux études s’il fallait tout écouter, on deviendrait parano. Pour certains c’est déjà commencé. En gardant un certain équilibre, en évitant les abus et en faisant des choix éclairés qui dans la majorité des cas ne sont pas extrèmes, on va alléger le système de santé.

    Pour amélioré un peu plus le système, il faut simplement donner l’exemple sans faire la morale. Il y a un petit dicton anglais que j’aime bien: « monkey see, monkey do ». Pourquoi la cigarette est-elle devenue si « IN »? Dans l’temps fumer, ça parraissait bien, c’était Hot, si tu fumais (je parle pour les ados) tu faisait partie d’la gang! Monkey see, monkey do!

    À force de promouvoir les bonnes habitudes et de la bonne façon, les gens vont malgré eux embarquer dans le train, tôt ou tard. Monkey see… Ce n’est pas avec les foutues campagnes de promotions qu’on va réussir. Dans une entreprise où j’ai travaillé, nous avons eu la visite d’un groupe qui faisait la promotion de l’exercice. La vedette du groupe: « Vasy » un espèce de cave tout bleu, un télétobie pour adulte, un schtroumph géant qui veut te motiver à faire de l’exercice! Ayoye! Si c’est ça l’image de la santé! Quand on me dit « qu’est-ce que t’as JF, t’es bleu (ou vert) », c’est pas bon signe. De plus, j’avais cette sale impression que le gouvernement me « forçait » à écouter ses conneries… pffff! Ne-Non! Pas comme ça que vous aller stimuler un peuple.

    Mais si on voit à la télé plus d’images avec des comportements sains, plus les gens vont prendre le pli, tout doucement. Il y aura toujours des irréductibles mais je pense que c’est normal.

    Monkey see, monkey do. Donnons simplement l’exemple. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, c’est certain.

    Je n’effleure qu’une partie du problème. Comme Reblochon le dit il y a une multitudes d’autres facteurs: Le stress (plus important qu’on peut le croire), la polution et autres… il y a des efforts massifs à faire partout avant d’arriver à une société vraiment en santé.

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    8 avril 2009 à 19 07 42 04424
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    @Vincent Sremed

    Je n’ai pas compris la phrase de Renart comme cela, mais en effet on peut la lire ainsi. Je croyais qu’il faisait allusion à une modification du code génétique de toutes les cellules, et ce, en réaction à l’environnement immédiat de l’individu (et non à celui de la cellule). Si tel est le cas vous semblez avoir raison, mais si, pour Renart, il s’agissait de modifications en rapport à l’environnement d’un individu, je serais intéressé à avoir plus de détails sur ces études.

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    8 avril 2009 à 20 08 11 04114
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    Comme on est dans une société socialiste, la réponse est bien évidemment non. Mais ce serait tout de même bien d’avoir un système de santé comme les états-uniens.

    Tu veux te faire soigner, tu te prends une assurance. Tu ne veux pas te faire soigner, alors n’en prends pas !

    Je crois que la seule façon d’arriver à un juste milieu à ton idée, Renart, et la mienne, serait d’adopter un ticket modérateur, du genre trois visites gratuites par année, ensuite tu payes.

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    8 avril 2009 à 20 08 18 04184
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    @Simon Dor :

    Je ne sais pas à quoi Renart pensait, mais il arrive que les gènes « mutent » selon des erreurs lors de la division cellulaire ou parce qu’ils sont altérés par des facteurs externes (cancérigènes). Normalement, la cellule ou le système immunitaire a des moyens de se débarrasser de ces erreurs, mais il arrive que non, et la cellule altérée se reproduit alors sans arrêt, se multiplie, envahit, c’est le cancer.

    Il y a des cancers presque purement génétiques — l’erreur est dans le code génétique des parents (exemple certains cancers du sein, d’autres du colon, etc.), d’autres presque purement environnementaux (poumon, langue, gorge, peau, etc.).

    La chimiothérapie vise à détruire la reproduction cellulaire de ces cellules anarchiques. Elle est elle-même cancérigène puisqu’elle s’attaque souvent directement au code génétique, mais de façon non sélective.

    On déborde, on déborde.

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    8 avril 2009 à 20 08 24 04244
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    @Martin R.:

    Imagine une personne atteinte d’une maladie chronique. Disons un diabète de type II, qui est génétique soit dit en passant.

    Elle devra consulter son médecin plus de trois fois par année. Elle devra payer pour ses gènes qu’elle n’a pas choisis.

    J’y vois une injustice. Maintenant, c’est à la société de décider si de telles injustices sont acceptables ou non.

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    8 avril 2009 à 20 08 33 04334
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    Simon,

    je suis le fil RSS de Science-Presse depuis un bon bout et souvent il est fait mention de découvertes dans le domaine de la génétique qui vont dans ce sens. Oui, j’aurais pu faire un peu de recherche, j’en conviens… Il me semble me souvenir de transformations génétiques dues à l’alimentation, mais j’ai fait un peu de recherche sur le site, et voilà quelques résultats :

    http://www.cyberpresse.ca/sciences/200902/23/01-830055-traumatismes-de-lenfance-un-effet-permanent-sur-le-cerveau.php

    Celui-là est assez éloquent pour ce qui est de l’incidence psychologique. J’ai fait mention de cet article dernièrement sur mon blogue.

    http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/asthme_nejm_vf_161008.html

    http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-09/uorm-vwi090208.php

    Je vais essayer de retrouver quelque chose en lien avec l’alimentation.

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    8 avril 2009 à 20 08 36 04364
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    Martin R,

    « Tu veux te faire soigner, tu te prends une assurance. Tu ne veux pas te faire soigner, alors n’en prends pas ! »

    Si tu veux te faire soigner, mais que tu es trop pauvre, qu’est-ce que tu fais?

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    8 avril 2009 à 21 09 14 04144
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    @ Renart

    Je n’insinuais pas que tu n’avais pas fait la recherche, c’est un billet de blogue, je ne juge pas que tu doives te référer à tout. C’était plus une question pour savoir si tu le savais, car selon ce que je connaissais, je ne savais pas du tout qu’il y avait des modifications génétiques possibles. Je crois que l’apport de spécialistes de la génétique serait très intéressant pour pouvoir prendre position par rapport à la responsabilité des individus sur leur état de santé [je parle de manière générale, pas nécessairement ici]. Bref, parenthèse fermée je crois.

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    9 avril 2009 à 2 02 15 04154
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    J’ai lu des études actuarielles dernièrement qui démontraient que les fumeurs coûtent moins cher en santé que les non-fumeurs au cours de leur vie because espérance de vie plus courte. C’est documenté et fort crédible, suffit de lire un peu. Alors ce débat là est ridicule.

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    9 avril 2009 à 4 04 06 04064
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    Simon,

    ah! t’inquiètes, j’ai pris la faute par moi-même! 😉

    Redge,

    merci pour le lien! Je viens de l’écouter, c’est vraiment intéressant!

    Oopsweredead,

    c’est peut-être crédible comme étude pour l’époque actuelle, mais si la bonne santé et l’évolution de la médecine augmentent l’âge de la retraite, ça sera différent puisqu’un travailleur c’est plus payant pour la société qu’un mort…

    Et puis, au-delà de ça, ce que je trouve le plus ridicule c’est de considérer le tabagisme comme un moyen d’économiser.

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    9 avril 2009 à 5 05 29 04294
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    @Vincent Stremed
    Pour les personnes diagnostiquer comme ayant des maladies requièrant plus d’un certain nombre de visites par année obligatoire, de ne pas imposer de ticket modérateur.

    J’ai penser surtout à désengorger les urgences pour un rhume, une grippe ou une toux désagréable alors qu’un sirop et un peu de repos font le même travail.

    @Renart
    C’est pour cette raison qu’on doit garder la gratuité en santé, ou alors, imposer un ticket modérateur pour ceux qui abusent.

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    9 avril 2009 à 8 08 43 04434
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    Martin R.

    Merci pour ce tas de betises qui ont ete depuis longtemps ecartées comme solutions envisageables, simplement parce qu’elle se revele inefficace.

    Socialiste ou pas, tu admets que nous vivons dans une société qui ne peut se permettre de regarder les gens mourir comme des merdes dans la rue, sous le regard indifferent des passants. Je suppose que tu ne supporterais pas de voir tes proches mourir devant l’indifference de la société juste parce qu’ils n’ont pas forcement les moyens d’aller se faire soigner.

    Alors pourquoi le ticket moderateur et l’assurance privée sont de belles conneries ?

    – Le ticket moderateur : ce ticket qui force certaines personnes à ne pas consulter parce que leur maladie ne semble pas assez importante par rapport au cout de cette mesure ; ce ticket qui fait que le systeme de santé recupere des cas aux pathologies lourdes car pas depistées assez tot. Coup pour la société : plus élevé ! Conclusion : apport negatif.

    – L’assurance privée : ouah ! Des millions d’exemples nous demontrant que le privé ne s’occupe que des cas rapportant de l’argent à ses actionnaires. Et tu veux qu’un systeme comme celui-là prenne la releve du secteur public ! Un systeme qui decidra du bien du passient suivant les interets financiers de celui-ci. On ne prend plus ta temperature au triage, mais ton relevé banquaire ! Un systeme qui peut faire faillite, un systeme qui etablit ses propres regles et passe son temps à contourner les lois pour la course au profit. Ce systeme qui generalement engrange les profits et nationalise les pertes ! La crise actuelle ne t’ouvre-t-elle pas les yeux ? Certains secteurs ne peuvent etre laissé au privé, surtout pas quand on parle de gerer la santé à l’echelle nationale. Ca ne veut pas dire que la medecine privée ne doit pas exister, non, appliquée comme dans plusieurs pays européens c’est bien, en fin de compte, il faut juste comprendre que c’est son administration qui est privé, pour l’usager c’est transparent, ca reste l’etat qui paye de la meme facon que pour le public. Le systeme privé americain a démontré les faiblesses et les perversions d’un tel systeme. Pas besoin de l’essayer, il suffit de voir le resultat quelques kilometres au sud de notre pays. C’est le tiers monde ! Coup pour la société : plus élevé ! Conclusion : apport negatif.

    Apres on peut avoir envie de desengorger les urgences. Pas trop compliqué, il suffit de faire comme dans les pays où ca marche à peu pres. Et comment ca marche ? Simplement en mettant plus de moyens sur les services se situant avant les urgences des hopitaux et cliniques privés.
    – Pharmacie de garde ouverte 24/24h et 7/7j
    – Clinique de garde en service 24/24h et 7/7j
    – Medecin se deplacant à domicile
    – Medecin se deplacant à domicile de nuit (mis à part car generalement ce sont des medecins ne pratiquant que sur cet horaire: on les appelle d’ailleurs les medecins de nuit)
    – Une ligne info-santé (ca on l’a ! on avance !)

    Les services de garde, à domicile (et pas ceux de nuit) se font sur roulement au sein des pharmacies et medecins privés. Ils ont tous (surtout les medecins de nuit) un dedomagement de l’etat pour ce service et le client paye generalement un supplement. Je sais, rien n’est parfait et tout service merite remuneration.

    Ensuite l’education. Dès l’ecole, et ensuite rappelé en entreprise. Une education sur les premiers soins de base. Que faire quand mon enfant à mal à la tete, de la fievre ? Que faire quand j’ai une gastro, comment ca se communique aux autres ? Quelle maladie se cache derriere ces symptomes ? Est-ce qu’un passage à l’urgence pourra y changer quelque chose ? Ca a l’air con, mais la plupart des gens l’ignorent. Les troupeaux qu’on voit debarquer dans les urgences aux premieres fievres de leur progeniture ou parce qu’un abruti a contaminé son entourage en ne suivant pas le minimum des regles d’hygiene… L’engorgement de la ligne 811 est la preuve que les gens ne savent rien. Cet education pourra aussi amener de meilleure habitude de vie et faire baisser le taux d’obeses, une vraie plaie dans un systeme de santé.

    Il y a surement d’autres solutions qui pourraient completer un systeme plus etalé et non concentré dans les hopitaux.

    Apres il y a des facteurs contre lesquels il est dur de lutter. Le vieillissement de la population et les progres de la medecine pour tenir en vie des epaves ambulantes qui tiennent debout à coup de milliers de dollars de consultations et medicaments. Ce n’est pas socialiste et c’est aussi un choix de société. Les gens ont beaucoup de misere à accepter que la vie prenne fin un jour 🙂

    Il y a les soins esthetiques remboursables ! On peut aussi y ajouter le debat de Michele sur les changements de sexe. Ouais ca c’est plus socialiste, mais bon, doit-on laisser des gens souffrir ? Parce qu’il souffre, ca c’est un fait, on ne se fait couper la bite par plaisir.

    Et que dire des secteurs non remboursés qui amenent indirectement des gens aux urgences ? Les soins dentaires ne sont pas remboursés sans assurance privée. Meme les enfants apres 11 ans (de memoire) ne sont plus couverts ! Quand on sait qu’on reconnait l’evolution d’un pays par rapport aux soins dentaires recus par la population… on fait dur. Et pourquoi ca peut remplir les urgences ? Simplement parce qu’une dentition pourrie peut amener des migraines, des maux de dos et d’autres problemes.

    Et pour finir, parce que je ne vais pas passer ma journee à refaire le monde depuis mon bureau, reformer le systeme administratif de notre systeme de santé. Ce n’est pas avec des millions de plus que ce systeme fonctionnera mieux. Il est obese, deficient, non fonctionnel.

    Dis-toi que tu as de la chance, on ne s’occupe meme pas de nos fous comme on devrait, pas plus que de nos depressifs, nos enfants, nos vieux, nos handicapés, …, ca pourrait etre pire si on devait bien faire notre boulot et s’occuper correctement des gens !

    Martin R. je ne vois qu’une solution pour te satisfaire, il faut voter ADQ et PCC ! Tu vas l’avoir ton monde de reve. (comme quoi, sans gros mot, on peut etre insultant !)

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    9 avril 2009 à 9 09 50 04504
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    J’m’en venais commenter, énumérer toutes les habitudes qu’il faudrait se résoudre à ne plus soigner les conséquences… Faire payer les alcolos, les gros, les fumeurs, les drogués… Puis j’ai lu le commentaire de Reblochon. Ça dit tellement tout ce que j’aurais pu dire -mais en mieux- que je suis coite. ;o)

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    9 avril 2009 à 10 10 47 04474
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    @Martin R. :

    Les urgences ne sont pas engorgées à cause des rhumes. Ça prend deux minutes voir un patient pour un rhume à l’urgence. Elles sont engorgées parce que l’État a fermé les lits sur les étages et que les patients ne peuvent être admis immédiatement, elles sont engorgées parce qu’il y a pénurie de médecins de famille pour voir les petits vieux avec 15-20 problèmes qui doivent se rabattre à l’urgence pour quelque chose qui aurait pu se régler dans un bureau en externe.

    Bref, c’est la faute des décisions de l’État et du système en lui-même. Pas des patients ni des médecins.

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    9 avril 2009 à 11 11 30 04304
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    @Reblochon

    Vous m’enlevez les mots de la bouche.

    @Martin R.

    Je ne pense pas que votre position soit réellement défendable. Ceux qui ne veulent pas de soins de santé n’ont qu’à ne pas s’acheter une assurance? Comme le disait Lutopium, que fait-on dans le cas d’un individu qui veut des soins, mais qui n’a pas les moyens de s’en procurer? La santé est un besoin essentiel et il devrait être criminel de laisser mourir des gens parce qu’ils n’ont pas de $$$ pour s’en procurer. L’idée de faire du profit à outrance sur le dos des gens malades est un signe d’une civilisation un peu retardée et inconsciente.

    @Simon Dor

    Les gènes peuvent muter à cause de l’irradiation causé par les mammographies, des rayons-X à l’hôpital, de la pollution radioactive des fines poussières voyageant autour du monde depuis qu’on a commencé à utiliser des armes à l’uranium appauvri, causé aussi par le fluorure qui est génotoxique et mutagène, sans oublier les sombres OGM.

    @Pelletier

    Ha ha ha! Charest ne rend pas que vous malade, moi aussi!

    @Renard

    Au lieu de demander aux utilisateurs de payer pour leur soin de santé et pour les autres personnes qui ont de mauvaises habitudes, pourquoi ne pas taxer les compagnies qui produisent des OGM, du fast food et qui emploient des ingrédients chimiques et synthétiques dans la nourriture?

    Vous savez, l’aspartame et le MSG qui ont tous les deux des dizaines de noms différents pour être mieux camouflés, ont comme propriété de court-circuiter votre signal de la faim et fait en sorte que vous aillez le sentiment d’avoir encore faim. Après, on se demande pourquoi presque tout le fast food en contient.

    Les colorants sont toxique et peuvent réduire votre QI de 5 points. Le fluorure, de 5 à 20 points, selon les études.

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    9 avril 2009 à 12 12 06 04064
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    Bon qui a foutu du fluorure coloré dans la bouffe des liberaux ! Allez, qu’il se denonce !

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    9 avril 2009 à 12 12 31 04314
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    Heureusement, Reblochon m’a précédé et je n’aurai pas à prendre trop de temps pour exprimer mon dégoût envers l’idée à la con selon laquelle on devrait faire payer les gens en fonction de leurs « mauvaises habitudes ». Je suis 100% d’accord avec Reblochon.

    Qui sera juge de cela, hein?

    Les médecins? À mon humble avis, les médecins ont déjà pas mal trop de pouvoir à mon gôut, pour des gens souvent obtus et incultes, avec une vision mécanique du corps. Observez comment ils prescrivent des anti-dépresseurs, des pilules pour dormir et du Ritalin. C’est essentiellement pour qu’on continue à être « productifs », surtout pas pour qu’on remettre en question des choses fondamentales comme notre rapport au boulot, aux horaires chargés, à la consommation, bref à notre mode de vie occidental.

    Si ce ne sont pas les médecins, qui? M. et Mme Tout-le-Monde? Personnellement, M. et Mme Tout-le-Monde sont déjà très durs envers les fumeurs et les obèses, pour ne pas dire complètement hystériques, fêlés de la tête. Si quelqu’un allume une cigarette, il risque maintenant la lapidation. S’il est obèse, c’est certainement un fainéant qui ne fait que se gaver de McDo.

    Et pourquoi ce questionnement? Parce que ça « risque de nous coûter cher » en frais de santé? Pourquoi pas réduire l’acharnement thérapeutique et le traitement du cancer? Pourquoi pas éliminer les gens de plus de 30 ans, comme dans « L’âge de Cristal ». Pourquoi ne pas nationaliser la médecine et réduire le salaires des médecins? Pourquoi pas – simplement et de façon plus réaliste – mieux contrôler les abus de ceux-ci, qui font « chick-e-chick » 4 fois pour traiter une simple verrue? Pourquoi pas commencer par juger leur comportement à eux, ces intouchables médecins, en leur imposant une fois pour toute l’informatisation des dossiers médicaux?

    Christ, on n’est pas sorti du bois avec ces obsessions sur la bouffe et la quête narcissique du mieux-être, sur la santé et son financement ! Avec une population de babyboomers qui nous ont fumé dans la face pendant des décennies avant de devenir totalement intolérants, on n’a pas fini d’entendre parler de cancer, et des supposés bons comportement pour l’éviter. On n’a pas fini d’entendre parler de leurs intestins, et de tout ce qui contribue à bien les réguler. Fait chier, justement!

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    9 avril 2009 à 14 02 00 04004
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    @Martin B-L :

    Vous êtes emplis de préjugés mon cher. Vous parlez de ce dont vous n’avez absolument aucune idée, vous ne faites que véhiculer un tas d’ordures d’idées répétées d’un idiot à l’autre.

    Je pourrais répondre un à un à vos âneries abêtissantes, mais je m’en garderai. J’ai à aller aider des gens respectueux qui n’ont pas votre vision raccourcie qui s’apparente à un racisme professionnel. Ce n’est pas votre avis qui est humble, c’est votre esprit.

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    9 avril 2009 à 14 02 05 04054
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    payer ca juste part pour des question de comportement alors mais non payeur d’impôt ou en partie.

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    9 avril 2009 à 14 02 37 04374
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    Oh! boy… c’est chaud!

    François M.,

    je suis tout à fait d’accord avec tout ce que tu amènes comme points. Je pense que la lutte à tous les polluants devrait être la priorité, remplacer l’omniprésente lutte aux gaz à effet de serre (qui est aussi de la pollution, quand même…).

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    9 avril 2009 à 15 03 11 04114
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    J’imagine que M. Sremed est médecin ou fils de…

    Une preuve de plus qu’on ne peut même oser critiquer ces intouchables.

    Le cas de la personne qui a dû avoir quatre rendez-vous pour une chirurgie mineure au doigt est bien réel, tout récent, non inventé, vécu par quelqu’une de très proche… J’avoue moi-même ne pas avoir encore souvent recours aux hopitaux. Mais la dernière fois que j’ai dû consulter, j’ai dû me trouver un bureau de médecin minable, avec une secrétaire qui m’a généreusement ouvert un dossier, à la main, sur papier. Le médecin que j’ai alors rencontré, a pris ma pression, puis m’a invité à revenir le voir régulièrement pour que je demeure un de ses clients. De la façon que c’était présenté, c’était un moyen de préserver mon privilège, pas comme une nécessité dictée par mon état de santé.

    Je sais qu’il y a des médecins avec une vision plus « humaine », je sais que la plupart des médecins, sinon tous, sont mus par de bons sentiments et de bonnes intentions, mais c’est un fait qu’il y a mainmise d’un ordre professionnel sur un certain type de savoir et qu’une logique commerciale, « entrepreneuriale », « libérale », est encore dominante en médecine. Mélangez cela aux intérêts des pharmaceutiques à la Eli Lilly, qui ne ménagent pas les efforts pour vendre leur produits aux médecins. Mélangez cela à un curriculum « science pure » où la réflexion philosophique est minimale, les sciences sociales absentes, et ça donne une façon de voir la société légèrement biaisée. Dans ce contexte, j’apprécie particulièrement l’arrivée en force des femmes en médecine. J’ai d’ailleurs une immense respect pour les infirmières et les professionnels de la santé.

    Mais j’en ai contre la trop grande importance qu’on accorde à un certain discours médical quand, sous couvert de scientificité, il occulte les débats de société, les choix politiques. Et la façon la plus répandue de le faire, quand ces médecins parlent de santé publique, c’est d’expliquer les problèmes comme découlant avant tout de mauvais choix individuels. Ça fait très américano-puritain-je-ne-sais-quoi…

    Dans ce cas-ci, dans ce sujet, ici, on envisage de faire payer ceux qui se « comportent mal » avec comme éventuel juge de la chose, le médecin. Pourtant, si le sucre raffiné et la farine blanche causent globalement des coûts à notre société, on ne parle pas ici de légiférer pour interdire leurs usages par les conglomérats agro-alimentaires. On parle de pointer du doigt certaines gens qui auront fait la gaffe de ne pas manger comme le veut le Guide alimentaire canadien (lui même pas 100% fiable car aussi influencé par des intérêts corporatistes) ou d’avoir fumé, même un tant soit peu.

    P.S. @ Vincent Sremed :

    Je ne suis pas médecin, ça saute aux yeux. Mais des membres immédiats de ma famille le sont et, effectivement, ce sont de très bonnes personnes et de très bons professionnels. De plus, mon père a été jusqu’à récemment gestionnaire au gouvernement provincial. Il a notamment travaillé au Trésor et au Ministère de la Santé, monté et vérifié des budgets d’hôpitaux, entre autres. Nous avons souvent longuement discuté du système de santé. J’ai aussi commencé une maîtrise en histoire de la psychiatrie, alors avant de présupposer que je suis un humble d’esprit qui répète les âneries des autres sans réfléchir…

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    9 avril 2009 à 16 04 19 04194
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    Tiens ca me fait penser à mon medecin de famille qui refuse de me voir en urgence pour me filer une prescription contre la malaria. Raison invoqué : j’ai refusé d’aller à la visite de courtoisie (check-up inutile) et donc il ne me connait pas et ne connait pas mes allergies. Il ne veut me prendre qu’en rendez-vous regulier, soit bien apres mon depart en vacances. C’est sur qu’il va mieux connaitre mes allergies avec un rendez-vous regulier ! Abruti !

    Je vais donc à l’urgence du coin :
    – bonjour docteur.
    – Oui c’est pourquoi ?
    – je veux de la malarone.
    – vous partez combien de temps.
    – 7j
    – donc 3 + 7 +7 =17 comprimés, voila, au revoir
    – merci.

    Voila, c’est reglé. Faut-tu etre assez cretin pour emmerder le monde comme ca. Comme dans tous les metiers, la medecine n’est pas epargnée par son lot d’incompetents, fumistes, branleurs, parasites et autres personnes ne meritant pas d’etre soignées à mon humble avis.

    On pourrait me dire, mais change de medecin de famille si tu n’es pas content. Ah ouais ? Deja que celui-là on a reussi à le trouver par relation et pistonage ! Société de merde !

    Un bon medecin de famille est censé etre complice avec la famille, tout connaitre des petits secrets. C’est ce qui lui permet de mieux diagnostiquer bon nombre de maladies. Il comprend par exemple que la fatigue de maman correspond à la grippe du petit dernier, que la deprime de papa vient de son ado qui lui fait du soucis et de maman qui ne veut plus qu’on la touche, que l’angoisse du plus vieux des gamin vient de la deprime du papa, … etc.

    Ce qu’un autre medecin ne voyant qu’un des patients sans connaitre les autres ne pourra pas forcement deviner aussi rapidement. Systeme inefficace, paliant à coup de somnifere, anti-depresseur, et autres saloperies poussées dans la gueule par le lobby pharmaceutique. Ouais, un des fleurons du Quebec les laboratoires pharmaceutiques, on peut en etre fier !

    On voudrait arreter de payer pour rien, il y en aurait des choses à changer avant de penser à ne plus assurer les soins d’une categorie de la population.

    Et je me plains… pourtant je vis à Montreal. Je n’ose imaginer dans certaines regions ! Certains n’ont meme pas la possibilité de choisir et doivent supporter leur incompetent. Ben vu que c’est le seul à avoir accepter le poste dans un trou paumé d’une region desertique, on ne va pas en plus faire la fine bouche.

    Alors maintenant, imaginons si on embarque le privé sauce USA dans ce beau bordel !

    En passant, je ne suis pas de gauche hein !

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    9 avril 2009 à 16 04 20 04204
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    @Simon Dor: Nous subissons chaque jour des dizaines de milliers de mutations d’ADN. Notre corps possède toutefois un système de réparation du code génétique. Les cancers surviennent lorsque ce système réparateur ne suffit plus par rapport aux agressions faites. Respirer le « derrière » d’un autobus nous apporte une bonne dose de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui agresseront notre ADN. Le tout est toutefois rapidement réparé par notre corps!

    La question ici, d’autant que je sache, est de savoir si l’on devrait faire payer les genses aux mauvaises habitudes et le débat ne relève donc en rien des technicités qu’apporterait une telle décision. Dans nombre de pays, ce genre de décision a déjà été acceptée dans quelques cas précis. Ainsi, en France, une femme qui fait de l’embonpoint/obésité devra perdre du poids avant de pouvoir profiter des programmes pour améliorer la fécondité (il a été prouvé qu’un surplus de poids influence la fécondité). Toutefois, la cigarette, dont les liens avec la fécondité a aussi été démontré, ne fait pas partie de la liste des « indésirables ». Il s’agit en quelque sorte ici d’un jugement sur l’échelle qui existerait entre ces mauvaises habitudes.

    D’un avis personnel et purement égoïste, je considère effectivement qu’il faudrait faire payer les gens qui possèdent de mauvaises habitudes, dans la mesure où il y a preuve raisonnable des effets directs de cette mauvaise habitude sur divers indicateurs bien établis, que la personne a été mise au courant des effets de celle-ci et refuse de modifier son comportement. La société doit-elle vraiment payer pour l’obstination de certains à leurs sacro-saintes habitudes de vie?

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    9 avril 2009 à 16 04 52 04524
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    Bon on peut dès maintenant arreter de soigner les gros alors. La preuve a ete faite que c’est directement mauvais pour la santé et c’est une categorie facile à reperer. D’ailleurs, il faudrait aussi leur faire payer plus cher les transports en commun. Des fois ils prennent une place et demi, c’est fachant. Et plus un vehicule est lourd, plus il consomme !

    Mais est-ce qu’on est forcement gros parce qu’on a des sacro-saintes habitudes de vie ne correspondant pas au standart de santé ? Pas sur moi. Et bon sang, vivre dans l’angoisse de devenir gros un jour, c’est un truc à vous faire prendre du poids ca !

    J’ai beau tourner le probleme dans tous les sens, je ne vois pas comment faire payer une categorie de gens par rapport à des criteres qui seraient differents pour chaque personne.

    Ah, si on peut proposer aussi ses desirs, j’aimerai qu’on ne soigne plus les federalistes. Ils coutent chers à la société quebecoise et sont une nuisance pour le systeme de santé (vu leurs politiques). AtCHUM !

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    9 avril 2009 à 18 06 06 04064
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    D’accord avec votre premier paragraphe. Sur tout la ligne.
    D’accord aussi avec votre deuxième paragraphe.
    Comme je le disais, le débat ne tourne pas autour du comment, mais plutôt du « si ». Les fonctionnaires peuvent être assez créatifs merci (notamment en comptabilité), je ne doute pas qu’ils puissent l’être dans ce cas précis. Mais les économies faites sur le système de santé en vaudraient-elles la peine par rapport au coût de la bureaucratique qui devrait être mise en place? Voilà qui exige une analyse avantage/coût!
    D’accord aussi avec le dernier paragraphe!

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    9 avril 2009 à 18 06 25 04254
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    Sauf pour prendre l’argent des contribuables et limiter leur liberté avec des lois toujours plus contraignantes, je n’ai jamais vu une agence gouvernementale faire quoi que ce soit de manière efficace.

    Pourquoi penser qu’il en serait autrement en matière de santé?

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    9 avril 2009 à 18 06 29 04294
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    @Monsieur Beaudin-Lecours :

    Oui, je suis médecin, et sans honte, et fils d’une infirmière en psychiatrie qui a reçu des coups de poing au visage et au ventre dans sa carrière par des patients psychotiques.

    Il y a de mauvais médecins, des machines, des idiots, des branleurs, des incultes, des à l’argent, comme partout, dans chaque métier, comme dans chaque groupe d’humains. Mais c’est une minorité, et vous avez généralisé à partir d’une minorité, à partir d’historiettes personnelles, et à grands coups des préjugés qui sont véhiculés à tout vent.

    La grande majorité se soucient de leurs patients, parfois plus que les patients eux-mêmes, et développent des relations très attachantes avec les malades et leur famille. Les médecins comme les infirmières supportent le système de santé déficient du Québec à bout de bras, travaillent des heures de fou (moi, 73 heures cette semaine, et 86 la semaine prochaine), pas pour faire plus d’argent (plus un médecin travaille d’heures, plus son salaire est coupé), mais par conscience, par sentiment du devoir, pour combler les pénuries. Et se faire traiter de sous-merdes à l’argent comme vous le faites ne peut que leur faire baisser un bras et vous envoyer vous faire foutre de l’autre.

    Vous confondez tout. Les médecins sont contre les compagnies pharmaceutiques et dénoncent les manœuvres de celles-ci qui tentent de manipuler les études et les patients pour leur faire prescrire le dernier produit à la mode. Il n’y a pas plus critique et cynique qu’un médecin envers les autres médecins, envers la formation universitaire et les nouveaux traitements, je vous le garantis. Les médecins dénoncent les contraintes étatiques des fonctionnaires qui n’ont aucune idée « du terrain » et qui mettent les bâtons dans les roues des travailleurs de la santé selon les dernières orientations ministérielles et politiques.

    Vous voyez un complot de médecins voulant un pouvoir alors que ceux-ci veulent le bien des patients, l’efficacité pratique, le minimum d’interventions politiques déviantes et dévastatrices. Ils veulent simplement qu’on les laisse faire leur travail pour lequel ils sont les seuls compétents, seul à seul avec le patient. Car c’est un travail professionnel.

    À moi de vous donner une anecdote personnelle. L’an dernier, j’ai présenté ma démission de mon hôpital pour une raison propre. Il y a eu une pétition pour me garder, les maires locaux et des patients m’ont envoyé des lettres, des travailleuses de la santé sont venues pleurer devant moi pour que je reste, jusqu’au directeur de la santé publique qui m’a appelé. Je suis resté, incapable d’abandonner. Je connais tous les visages, les familles, les noms, je connais par cœur mes patients, tous les détails intimes de leur vie, de leur âme, de leur corps, et ils me connaissent aussi, chaque visite est la poursuite de la conversation précédente, avec le sourire. Ils sont contents de me revoir, ils ne veulent pas changer de médecin. Ils me donnent parfois des petits cadeaux qu’ils ont préparé. La confiance est installée. Je ne crois pas être différent de la majorité de mes collègues sur ce point, ils me racontent aussi la même chose.

    Il n’y a pas plus humain comme métier. Et ça, ça n’a aucun prix.

    C’est l’État qui est le premier responsable des problèmes du système de santé.

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    9 avril 2009 à 18 06 53 04534
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    L’etat et les administrateurs des hopitaux. On peut etre le meilleur des medecins et le plus mauvais des administrateurs. Les ex-medecins devenus administrateurs… c’est souvent vaseux.

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    9 avril 2009 à 19 07 13 04134
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    Mon père était médecin, ainsi que mes deux grand-pères. Mon père était également administrateur hospitalier à un certain moment.

    Je ne crois pas qu’on puisse, en toute conscience, blâmer les médecins ou le personnel infirmier ou hospitalier pour la situation actuelle dans le réseau de la santé.

    Il y a longtemps que le gouvernement du Québec a décidé de saborder le système de santé (en tentant de nous faire avaler des âneries comme le rapport Rochon et le virage ambulatoire), avec la bénédiction du PQ et du PLQ sans distinction.

    Au delà de l’incompétence crasse de certains fonctionnaires, il y a surtout un manque fondamental d’honnêteté et de transparence de la part du gouvernement (pas seulement en santé, mais dans tous les ministères).

    Avant le rapport Castonguay et l’assurance-maladie, on payait son médecin de sa poche et plusieurs médecins traitaient des patients qui ne pouvaient pas payer (Serment d’Hyppocrate oblige).

    L’assurance-maladie a assez bien fonctionné, jusqu’au virage ambulatoire sous Pauline Marois comme Ministre de la santé.

    Aujourd’hui, on est prêt à dépenser des milliards pour des nouveaux hôpitaux mais très peu pour former et engager du personnel médical.

    À mon avis, ça n’a aucun sens et ne vise qu’à enrichir la clique d’ingénieurs et de constructeurs qui seront affectés aux travaux.

    Peu importe le ministère, le gouvernement est devenu une entreprise essentiellement parasitaire…. comme un cancer!

    Il est là le problème.

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    9 avril 2009 à 19 07 55 04554
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    En plus le gouvernement porpose de construire des hopitaux en PPP (Partenariat Public Privé) i.e. le public finance le projet et le privé empoche les profits.

    Voyez le fiasco d’un hôpital en PPP à Brampton en Ontario.

    http://scfp.ca/ssjan08/Hpital_en_PPP__Bramp

    Il n’y a aucune limite à rire du monde.

    Tant que vous suivrez ces politiciens charlatans, ils feront ce qu’ils font le mieux, vous mentir et vous manipuler.

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    9 avril 2009 à 20 08 51 04514
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    Aimé L., dans ce cas, on rentre en politique et on essaye de changer cela. Ca ne sert à rien de generaliser en parlant des politiciens. Ca n’est pas constructif, ca ne changera pas la société dans laquelle on vit et en plus vous leur laissez le champ libre comme si c’etait leur cour d’ecole reservé. Prenez votre place et aidez nous à changer cela.

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    9 avril 2009 à 20 08 55 04554
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    Reblochon…

    Pourquoi me lancer en politique? Je n’ai pas besoin d’un gouvernement pour me dire quoi faire ou quoi penser. Je ne vote plus depuis longtemps et ces gens ne me représentent pas. Je vois quand même ce qu’ils font et je trouve désolant de voir qu’ils ont encore une grande partie de la population sous hypnose. Quand j’ai mal ou que je suis malade, je vais voir un médecin et je le paye de ma poche.

    C’est quoi le problème?

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    9 avril 2009 à 20 08 56 04564
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    Prenez soin de moi, car je ne peux prendre soin de moi-même. Voilà le rôle des politiciens. Gouverner ceux qui ne peuvent se gouverner eux-mêmes.

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    10 avril 2009 à 9 09 20 04204
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    bridge.over-blog.org/article-26065560.html
    http://www.informedchoice.info/cocktail.html
    presselibreinternationale.com/fluor/
    http://www.alterinfo.net/Codex-Alimentarius_a22404.html?PHPSESSID=a70d32bb991f7079e7a5b072c6dbeda9
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/argentine%2Bogm/video/x59o7o_envoye-specialogmworldhistorycanada_tech

    Avec TOUT CELÀ, pas besoin de SOINS de santé.
    VAUT MIEUX UTILISER:

    http://www.alterinfo.net/Aronia-une-plante-medicinale-inconnue_a21599.html
    OU
    reopen911.wordpress.com/2008/10/13/la-terrible-conspiration-sur-le-cannabis-sativa-de-grandes-firmes-ou-corporations-ont-de-grands-interet-a-demoniser-cette-pauvre-plante-qui-a-sauver-des-millions-dhumains-de-la-misere-depuis-40/

    BONNE JOURNÉE

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    10 avril 2009 à 9 09 21 04214
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    @Vincent Sremed

    Je n’ai traité personne de « sous-merde à l’argent ». C’est vous qui me faites dire des choses que je n’ai pas écrites et qui exposez vos frustrations personnelles en me traitant de haut simplement parce que j’ai osé remettre succinctement en question l’omnipotence des médecins. Évidemment, puisque vous vous défoncez à aider les autres, que vous vous souciez d’eux parfois « plus qu’eux-mêmes » et que vous semblez plutôt habitué à ce qu’on vous implore pour vos loyaux services, mes remarques doivent détonner. Mais, non, je ne prend pas vos dires comme parole d’Évangile, désolé de froisser votre égo.

    Je vous rappelle que la discussion porte sur une hypothétique facturation des soins médicaux différente pour ceux qui auraient de « mauvais comportement santé ». Ce que je disais, c’est que :

    1) si on envisage cette possibilité, qui me semble odieuse, c’est essentiellement pour des raisons budgétaires;

    2) qu’il faut donc regarder les coûts pas seulement les revenus;

    3) que les coûts ne découlent pas seulement des comportements ou habitudes de vie des patients;

    4) que tant qu’à scruter les coûts, on devrait vérifier s’il n’y a pas sur-facturation, quitte à remettre en question certaines pratiques médicales;

    5) est accessoire ici la question de savoir si cette possible sur-facturation découle d’une mauvaise volonté des médecins, ou d’une soif d’argent. La sur-facturation pourrait même être causée par autre chose que les médecins eux-mêmes: ça pourrait aussi bien se révéler systémique et même… venir d’une trop grande latitude au niveau de la demande;

    5) pour que les deniers publics soient mieux gérés, les gestionnaires devraient accéder à de la meilleure information et que les médecins devraient plus partager celle qu’ils ont, en ne résistant pas à l’informatisation des dossiers médicaux ou à la carte à puce, en ne poursuivant par pour vol le client qui ose partir avec son dossier, etc.;

    6) que même si on démontrait scientifiquement que certaines gens ont un « comportement santé inacceptable » qui coûte trop cher à la société, il est fort à parier que ce serait parmi les gens les plus pauvres, donc les moins susceptibles de pouvoir payer cette surtaxe. Le dicton « mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade » prendrait tout son sens!;

    7) que les médecins détiennent déjà assez de pouvoir d’influence du seul fait de leur savoir professionnel (littéralement de vie ou de mort!) pour leur octroyer en plus celui de juger qui mériterait d’être soigné gratuitement ou pas;

    8) que les médecins doivent soigner, point, pas juger. Me semble que tel est le serment d’Hypocrate, non?

    9) que depuis la fin des collèges classiques, leur formation hyper spécialisée presque exempte de culture générale et de sciences sociales en font de mauvais juges en matières sociales;

    10) que leur prestige social et leur important savoir peut leur donner le sentiment d’être les seuls à savoir ce qui est bon pour les autres et que ça aussi en fait de mauvais juges en matières sociales.

    Je ne m’en cache pas: je ne veux rien savoir d’une société ou des médecins auraient un tel pouvoir moral en plus du pouvoir réel qu’ils ont déjà. Même si je ne suis ni socialiste, ni communiste, je préférerais encore le système cubain avec ses nombreux médecins moins payés et moins libres, au modèle américain de profession libérale que semblent idéaliser nombre de médecins ici.

    S’il y a des comportements à changer pour réduire les coûts, c’est par l’éducation. S’il y a des choix à faire pour équilibrer les finances publiques, c’est socialement, politiquement, pas sous couvert d’une pseudo-scientificité établie au cas par cas par des médecins qui deviendraient alors juges et partie.

    J’ajouterais aussi que, non, la santé ne devrait pas relever d’un savoir professionnel exclusif. Je vais conclure en disant comme dans Passe-Partout: « mon corps m’appartient », il n’appartient pas aux docs.

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    10 avril 2009 à 10 10 47 04474
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    Aimé L.
    Pourquoi te lancer en politique? Ben pour remplacer ces imcompetents. Tu votes ouais et entre deux elections tu leur laisses le champ libre. Le devoir d’un citoyen, c’est bien plus que de poser un bulletin dans une urne tous les 5 ans. Avec une mentalité comme la votre, il ne faut pas s’etonner que les politiques nous prennent pour des cons, on les laisse faire, ils ont bien raison.

    Arretez de vous plaindre et agissez.

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    10 avril 2009 à 11 11 43 04434
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    @MBL :

    5) L’informatisation ! Cela fait 5 ans que je la demande dans mon hôpital. Ils viennent de nous installer internet haute-vitesse cette année seulement. J’ai demandé un simple système pour dicter les notes des dossiers au lieu de les écrire à la main, mais la réponse est négative. Pas de budget pour ça. Le contenu du dossier appartient au patient et seul celui-ci peut décider s’il veut le transmettre à d’autres. C’est la loi. Renseignez-vous au lieu d’accuser les médecins.

    7) De quel pouvoir parlez-vous ??? Celui de prescrire un médicament, de prescrire un examen ? Qui d’autre qu’un médecin a la compétence de le faire… Si tout le monde pouvait s’acheter le médicament qu’il veut et se prescrire les tests qu’il veut, ce serait le bordel, et la santé serait pire et plus coûteuse. En dehors de cela, je peux vous assurer que ce sont les administrateurs qui ont les pouvoirs, qui décident des budgets, de l’achat des équipements, etc. À peine si l’avis du médecin est pris en compte. Nous avons besoin d’une tomodensitométrie dans mon hôpital, on reconstruit plutôt les locaux, on refait la peinture… Quand à forcer un médecin à juger d’un patient, ce ne serait pas un pouvoir comme vous le dites, mais une pénible tâche et je vous garantis qu’aucun médecin au Québec ne voudrait cela, qu’il y aurait guerre contre le gouvernement si celui-ci voulait imposer cette stupide tâche aux médecins.

    9) Juge de quoi en sciences sociales ? La formation académique est une chose, mais ça ne vaut pas grand chose comparé à l’expérience humaine directe avec les patients, les familles, etc. Le médecin de famille est aussi psychologue, sociologue, travailleur social, et développe sa propre philosophie devant ses échecs de traitement, devant la douleur, devant la mort. Peut-être les médecins manquent de connaissances des grands philosophes, des auteurs de la grande littérature, des latinistes, mais eux manquaient l’expérience humaine des médecins.

    10) Encore une fois, le médecin ne juge pas le malade. Il l’écoute, le soutient, le soigne puis le laisse partir avec des conseils. Le reste appartient au malade. Qui sait mieux qu’un médecin comment soigner un malade ? Donnez le droit à un avocat demain de soigner les malades, je ne crois pas que beaucoup iront voir cet avocat.

    Vous parlez d’exclusivité d’un savoir professionnel des médecins. C’est vrai que seul un médecin qui connait la médecine est un médecin. Mais si vous voulez dire que seuls les médecins ont un savoir en santé, c’est par là insulter tous les travailleurs de la santé qui participent activement aux soins et à l’évaluation des malades : infirmières, physiothérapeutes, ergothérapeutes, inhalothérapeutes, travailleurs sociaux, psychologues, etc. Arrivez au XXIe siècle mon vieux! Le médecin n’est plus seul en vase clos! Il est dans une équipe multidisciplinaire dont le centre est le malade. Je ne vous souhaite pas d’être malade, mais lorsque vous le serez (car vous le serez un jour), votre opinion changera peut-être.

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    10 avril 2009 à 12 12 02 04024
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    Voilà un sujet qui soulève les passions! En tout cas, beaucoup plus que la situation en Afghanistan! C’est un billet qui provoque, c’est du grand Renart! Heureux de voir que la forme est revenue…

    Pas grand chose à rajouter, je me rallie aux commentaires de Reblochon. Cependant, tout en étant d’accord avec la responsabilisation des citoyens, il faudrait peut-être songer à pénaliser les entreprises qui sont indirectement (ou directement) responsables de l’hospitalisation des citoyens.

    Une taxe, oui encore une taxe, ça peut être dissuasif et ça permettrait de financer encore plus notre système de santé. Une piastre de plus sur les paquets de cigarettes, et les sommes collectées vont DIRECTEMENT dans un fonds pour la santé. Une taxe sur le trio Big Mac, tiens une autre piastre. Une taxe sur les publicités qui tentent de vendre des voitures sport, une autre sur les foyers et poêles à bois, une autre sur les billets d’avion, car le vol en haute altitude vous expose aux radiations. Vous saviez que les pilotes d’avion développent des cancers au début de la soixantaine, au début de leur retraite?

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    10 avril 2009 à 13 01 30 04304
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    Bonjour Renart,

    Je n’ai pas l’habitude de répondre si vivement aux opinions que tu émets puisque je les trouves toujours très à propos.

    Mais ici je tiens à te donner mon avis.

    Lorsque tu parle des coûts reliés à la santé dépérissante de fin de vie ( brunante comme tu le dit ) en rapport direct avec les mauvaises habitudes, je trouve cela un peu biaiser.

    Quand même bien tu sois végétalien, non-fumeur pis que tu respire à travers un filtre, tu n’est est loin de te protéger des maladies, donc le cancer ( en passant, c’est quoi qui donne le cancer pour sûr ? toute ! ).

    De plus, même toi, athlète de la saine vie, tu nous coutera la peau des fesses quand tu seras sur ton lit de mort ! Être fumeur ou amateur de viande rouge rend les crises cardiaques plus chers ? Tu finiras par être atteints de quelques maux que ce soient ( pas que je te le souhaite, mais tu comprendras qu’il en va de notre finalité à tous anyway ! ) et tu iras te faire soigner toi aussi !

    Oui, il est préférable de travailler à évoluer, changer pour le mieux et nous débarrasser des habitudes nocives, mais nous devons aussi garder un esprit critique face au bourrage de crâne qui va de pair à la mode du moment !

    Bien à toi
    Julien

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    10 avril 2009 à 13 01 34 04344
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    @Vincent Sremed

    Tant mieux si les médecins arrivent au 21e siècle, moi j’y suis, malgré ce que vous en pensez!

    La médecine en général n’est pas exempte de défauts, au contraire, et je ne mets pas toute la faute sur les gestionnaires et le méchant gouvernement. Dire que le système de santé va mal à cause des fonctionnaires, ça j’appelle ça à mon tour un préjugé, voire un grossier résumé de la pensée. Ça me semble typique des médecins et découler d’une idéalisation de ce qui fait chez nos voisins du Sud. Et je suppose que ça vient d’un certain manque dans leur éducation, un manque de recul.

    Je n’ai pas l’intention de prendre en pitié les médecins: je crois qu’il y a déjà assez de gens qui les adulent pour compenser amplement les susceptibilités blessées par mes propos. Je répète que j’ai un immense respect pour les professionnels de la santé, surtout pour ceux qui entourent les médecins, moins payés, peu écoutés et tout aussi importants, sinon plus. Il me semble que les médecins ont combattu certains changements qui minaient l’exclusivité de leur droit de pratique plus par intérêt corporatiste qu’autre chose (je pense aux super-infirmières, au sages-femmes, etc.)

    Il me semble donc, de loin, que la Corporation des médecins se comporte en corporation… Je ne dis pas que les médecins n’ont pas le droit de défendre leurs intérêts, qu’ils sont sont moins humains que d’autres, mais qu’on remet rarement en question ce qu’ils affirment et décident. D’où ma stupéfaction à vous lire m’accuser de bêtement rapporter des préjugés semés à tout vent. Je crois que cette « autorité morale » du médecin est déjà trop grande, – c’est un pouvoir – surtout quand je constate des phénomènes de médicalisation de choix de société. Moi, que les généralistes prescrivent aussi facilement des antidépresseurs à une foule de gens, surtout des femmes, ça me pue au nez. Même chose pour les garçons dans les écoles qui gobent du Ritalin plutôt que faire du sport. Il y a médicalisation de certains grands enjeux de société, que vous le niez ou pas, et la présente conversation en est une preuve de plus!

    Je crois surtout que la santé n’est pas affaire que de médecine, que la médecine n’est pas affaire que de médecins et surtout que la médecine n’est pas assez holistique, pour toutes sortes de raisons historiques que les médecins eux mêmes devraient connaître au moins un peu.

    Quant à l’informatisation… Comme j’ai dit plus haut, mon père était gestionnaire au méchant gouvernement et j’ai été très bien informé merci. L’état de la situation ne m’a pas été récemment rafraîchi, mais les médecins, il y a quelques années, résistaient fortement à toute intrusion dans « leurs dossiers ». Et ces jours-ci les journaux confirment le retard du Québec en la matière.

    J’espère bien que le dossier appartient au patient! Mais je n’ai pas inventé l’anecdote du patient poursuivi pour vol par un médecin parce qu’il était parti avec son dossier. Au delà de cette anecdote, franchement, je serais curieux de savoir combien de patients ont l’impression d’avoir même le moindre contrôle sur leur propre dossier. Je pense que sous prétexte de préserver la confidentialité du dossier du patient, certains médecins ne veulent pas qu’on regarde trop attentivement au-dessus de leur épaule.

    Tout ceci étant dit, bonne chance dans votre travail dont je ne nie pas les difficultés.

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    10 avril 2009 à 16 04 18 04184
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    Cher Cabochon,

    Peut-être que tu n’a pas lu mon message attentivement, mais je ne vote pas. Voter signifie que je confie un mandat à quelqu’un pour me représenter et me gouverner, alors que je suis un adulte capable de me gouverner moi-même.

    Personne n’a autorité sur moi, sauf moi-même, donc pour le devoir du citoyen, faudra repasser.

    Ceci ne veut pas dire que je n’aide pas les pauvres ou mon prochain ou quiconque a besoin d’aide, mais je ne prends pas mes instructions d’un faux gouvernement qui n’a qu’une autorité apparente et non réelle.

    Sans doute que tu ne comprends pas, mais un jour peut-être tu saisira le sens véritable de mon propos.

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    10 avril 2009 à 16 04 50 04504
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    @MBL :

    Mon cher, si l’État ne limitait pas les admissions en médecine, il n’y aurait pas de pénurie. Si l’État ne fermait pas des étages complets, il n’y aurait pas d’attente à l’urgence. Si l’État payait des infirmières pour opérer le soir et la nuit et ouvrait plus de salles d’opération le jour, il n’y aurait pas d’attente pour les chirurgies. Si l’État ne mettait pas de PREM, c’est de dire de quota de nouveaux médecins pouvant travailler en ville, il y aurait plus de médecins en ville. Etc. Etc. Des milliers d’exemples du genre.

    Qu’est-ce que le Collège vient faire là-dedans… Si je pouvais m’en passer, je le ferais volontiers. C’est l’État, dans sa loi, qui l’oblige. C’est dans le code des professions. Ce Collège nous oblige et nous surveille de milles et uns principes moraux, nous traite comme des petits enfants, « pour notre bien et celui des patients ». Un mal nécessaire, sans doute. Les infirmières ont leur propre corporation qui fait la même chose et s’assure que seules les infirmières font le travail d’infirmières, pour éviter les charlatans. Aimeriez-vous qu’un non architecte construise un nouveau pont Jacques-Cartier ? Aimeriez-vous qu’un non avocat vous défende si l’on vous arrête ? Aimeriez-vous qu’un non pilote d’avion vous amène d’un pays à l’autre en avion ? C’est quoi l’idée de vouloir que des non médecins pratiquent la médecine ??? Une infirmière clinicienne ne sera jamais médecin. Je travaille avec elles, je les apprécie, mais je vois la différence, et elles le savent, elles savent leurs limites. Elles ont besoin du médecin quand les cas sont plus complexes. Même chose pour les sages-femmes qui ont besoin du médecin en cas de complications.

    Idéalisation les médecins du Sud ? Aux USA ? Nous avons les mêmes livres d’étude, la même formation, alors pourquoi les idéaliser ?

    «Surtout pour ceux qui entourent les médecins, moins payés, peu écoutés et tout aussi importants, sinon plus.»

    …Bien sûr, quelqu’un qui a un salaire moindre vaut plus, c’est évident… Pourquoi ces puériles comparaisons… Du beau judéo-chrétien, de beaux principes communistes.

    «On remet rarement en question ce qu’ils [les médecins] affirment et décident.»

    ??? Le médecin n’affirme et ne décide rien, sauf en cas d’urgence, lorsque le patient est inconscient. Sinon, il s’entend avec le patient, c’est un contrat tacite, la base de la médecine… Il s’assure de la compréhension et de l’accord du patient à chaque fois. Rares sont aujourd’hui les paternalistes, sauf peut-être de vieux docteurs.

    Cher monsieur, vous parlez des prescriptions d’antidépresseurs. Je suis entièrement d’accord avec vous, il y a trop de prescriptions et je ne suis pas convaincu de leur efficacité. Mais croyez-vous que ce soient les médecins qui courent après les patients pour leur en donner ? Regardez les publicités des compagnies pharmaceutiques qui s’adressent aux patients. Les patients le demandent, comme des antibiotiques ! Ils veulent des pilules pour diminuer leur stress ! Pour dormir ! Pour être plus performants ! Parce qu’ils ont une déprime ! Ce sont les médecins qui résistent, qui proposent autre chose sans succès ! Combien de fois un patient a refusé mes conseils d’aller voir un psychologue et m’a demandé à la place une pilule ! Vous prenez le problème à l’envers ! Je hais prescrire des pilules. Je conseille toujours l’exercice et la saine alimentation, eux, ils me demandent une pilule pour maigrir ! C’est un problème de société.

    «Holistique», le beau mot à la mode. Je vous inviterais à passer une semaine avec moi si ce n’était de la confidentialité…

    Le cas de vol de dossier en était bien un. Le dossier appartient au médecin qui y consigne ce qu’il veut et comment il le veut, comme aide-mémoire pour la prochaine visite du patient ou pour le prochain collègue qui ne connaît pas le patient. Seules les informations qu’il contient appartiennent au patient qui n’a le droit qu’à des photocopies sur demande et qu’il doit payer. C’est écrit dans la loi. Renseignez-vous plutôt que de dire des coquecigrues.

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    10 avril 2009 à 17 05 42 04424
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    Vincent …

    Vous soulevez plusieurs faits pertinents. Les professionnels de la santé travaillent dans des conditions très difficiles.

    Suis-je le seul à penser que l’on devrait investir dans la formation de jeunes médecins et de personnel infirmier et de nouveaux équipements, avant d’investir des milliards pour de nouveaux hôpitaux?

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    10 avril 2009 à 19 07 42 04424
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    Triste nouvelle….

    Il semblerait que la Colombie-Britannique sera la première province à adopter le Codex Alimentarius, de façon déguisée évidemment, en  »autorisant » les naturopathes à prescrire des vitamines et minéraux, lesquels étaient jusqu’alors en vente libre, et seront donc traités dorénavant comme des médicaments.

    http://www.cbc.ca/canada/british-columbia/story/2009/04/10/bc-naturopaths.html

    Je me demande combien verront l’arnaque.

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    10 avril 2009 à 20 08 56 04564
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    « Cher Cabochon » ― Aimé Laliberté

    Mon dieu on m’insulte, on me manque de respect, qu’est-ce que cette facon de debattre ? C’est une honte, on voit tout de suite les gens qui n’ont plus de repartie ! Monsieur pretentieux rabaisse les autres en deformant leur pseudo pour mieux faire passer ses idees ! Je vais me plaindre de ce pas à Renart. Je suis choqué !

    ****************

    Bon sans rire, tu ne votes pas… et tu penses que personne n’a autorité sur toi, sauf toi-même. … oO … Ha ha ha ! Ouais, j’ai deja entendu ce discours. Sauf qu’il est faut sur tous les points. Les politiciens que tu as laissés passer en n’allant pas voter, et bien ils votent des lois eux, des lois qui influencent ta vie et ont autorité sur ta petite personne. La politique t’en bouffe tous les jours, dès que tu sors ton portefeuille, dès que tu payes une facture, dès que tu manges, que tu ailles te faire soigner ou que tu te fasses arreter par la police parce que les regles auront changées et auront autorités sur toi !

    Ah ceux qui ne votent pas, j’ai qu’une envie, c’est de leur dire tais-toi. Tu ne l’ouvres pas le jour des elections, s’il te plait, ferme-la pendant les 4 ans qui les separent.

    Imaginons un pays rempli d’ingenu comme monsieur. Ah mais il va me sortir le discours de l’autre qui traine aussi par ici : « le jour où il y aura une grosse abstention, les politiciens verront que ca ne marche pas et seront obliger de changer. » Mais oui, tu as vu les dernieres elections ? Charest majoritaire avec 23% des electeurs inscrits ! Ouais, tu peux bien te plaindre, c’est bien la seule chose que tu saches faire. Ca et esperer que d’autres fassent le boulot à ta place… heureusement.

    Et ne pense pas que tu m’agaces le moindrement du monde, non, les gens qui ne vont pas voter, c’est un soucis de moins pour moi pour faire passer mes idees… qui auront un jour autorité sur toi.

    Tu vois, le jour où le Quebec adoptera le Codex Alimentarius, parce que des branlots n’auront pas exercé leur droit de vote et leur droit de gueuler aupres de leur deputé et que par ce fait ils auront permis à des politiciens verreux et des lobbys de nous voter cette cochonerie, tu pourras fierement dire : « moi je l’ai vu l’arnaque. » Bien content pour toi, et qu’as-tu fait pour qu’elle n’arrive pas ? Rien ! Et qui payera pour cette anarque avec ces petits impots et sa petite retraite ? Toi !

    Pas autorité sur moi… Ha ha ha ! Credule en plus.

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    10 avril 2009 à 22 10 37 04374
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    Cher Fanfaron,

    Merci pour cette belle leçon de civisme et de tolérance.

    Certains croient qu’ils pourront changer les choses en prenant le contrôle du système. Si c’est ton cas, vas-y fort et bonne chance.

    Ça semble te déranger beaucoup que je prétende avoir le libre choix et que je ne désire pas participer à cette mascarade appelée  »démocratie ».

    Je préfère lancer des idées pour faire penser les gens. Tu peux penser ce que tu veux. C’est ton droit. Même si je ne suis pas d’accord avec toi, et que je me moque de ton pseudo, je trouve que tu as l’insulte un peu facile.

    Puis, tu voudrais que je fasse quoi au juste pour arrêter Codex…. que je rende mon député fou avec des lettres et des courriels.

    Chacun fait sa part à sa façon… et comme tu ne connais rien sur moi, tu ne devrais pas présumer quoi que ce soit.

    Enfin, Joyeuses Pâques Paillasson.

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    11 avril 2009 à 4 04 20 04204
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    Lutopium,

    j’avoue que la solution des taxes, c’est tentant!

    Julien,

    je n’essaye pas de me défiler, mais il est clair que mon billet n’est pas un plaidoyer direct contre la gratuité des soins de santé. Je n’ai fait que soulever la question et j’accueille ton commentaire avec ouverture.

    Je ne suis vraiment pas un « athlète de la saine vie », je fais seulement un peu d’effort. Par exemple, ça m’a bien pris 10 ans pour arrêter de fumer… Y’a plus efficace!

    Sans blague, j’ai l’impression que tu penses que le but de mon billet est de faire la morale, non? Ce n’est vraiment pas le cas!

    Aimé,

    « Suis-je le seul à penser que l’on devrait investir dans la formation de jeunes médecins et de personnel infirmier et de nouveaux équipements, avant d’investir des milliards pour de nouveaux hôpitaux? »

    je lis vos commentaires qui tournent autour de l’anti-étatisme et je me dis que cette question démontre le contraire, si je comprends bien le « on », signifiant le gouvernement…

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    11 avril 2009 à 8 08 06 04064
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    Dernierement ma fille de 6 ans a eu le bras fracturé,malheureuse accident a l’école,ca pris 10 heures a l’urgence,même apres avoir passé au (triage)pour qu’elle soit vue par un medecin.
    Ca fait dure en ost…,je peux vous dire que cette journée là j’avais tout le personelle hospitalier dans le c_ _…

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    11 avril 2009 à 8 08 15 04154
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    Si tu n’as pas vu l’anarchisme trainant en arriere de ses propos.

    Le type lance des idees pour faire reflechir les gens… sur Internet, voire dans la vraie vie. Si c’etait ce qui faisait bouger les choses dans notre société on le saurait.

    Au moins quand tu lis Anarcho, tu vois qu’il a compris l’importance d’aller voter pour ne pas laisser la chance à des trous d’cul d’exercer leur pouvoir sans aucune chance de pouvoir les renverser un jour.

    Ne pas aller voter au Quebec, c’est voter pour un gouvernement liberal. En effet ce parti a une base d’electeurs fanatiques qui votera quoi qu’il advienne pour le PLQ. Un faible taux de participation ne peut que les avantager. Alors pretendre aimer la liberté et supporter indirectement patapouf, faut juste avoir de la merde dans les yeux ou ne rien comprendre à notre systeme. Comme si les decisions de powercorp n’avaient pas d’autorité sur ce petit bonhomme megalo et mytho grace au Web 2.0.

    Il me fait penser à un supporter de hockey qui penserait influencer le resultat du match parce qu’il gueule, des idees aux autres, dans les gradins. Ce n’est ni un joueur, ni un coatch, ni un directeur general, ni le president du club, et comme il gueule seul dans son coin, il peut bien s’etouffer dans sa bile, tout le monde s’en fout !

    Il n’est pas le seul à penser, mais il est le seul à garder sa pensée pour lui au lieu d’en faire reellement profiter les autres, la société. A moins que ce monsieur soit une personne influente du milieu medical; Couillard, c’est toi mon grand ?, il a beau agiter ses bras et penser qu’il peut changer le monde dans son petit coin, il ferait mieux de se mettre à la production de bio-energie avec la quantité d’air qu’il brasse !

    Ouais, des megalos et des mythos ce n’est pas ce qui manque sur le web 2.0. Malheureusement, dans la vraie vie, sur le terrain politique qui decide des chemins pris par notre société, que ca soit par des groupes communautaires influents ou des militants de partis politiques, on en voit beaucoup moins tout d’un coup des gens qui se remontent les manches pour changer le monde qui les entoure. Et sachant que les travailleurs communautaires sont au courant de l’importance du vote, ainsi que les politiciens, ce monsieur ne fait partie ni de l’un, ni de l’autre. Donc son avis, qu’il pense important et influant, ne doit pas depasser quelques forums/blogs sur Internet, sa famille et son groupe d’amis… autant dire qu’il est nul et inexistant.

    Bon sang, on dirait un gamin de 14 ans qui decouvre le monde sous une naiveté puerile crasse. En pensant tous comme lui, on se retrouverait avec des resultats d’elections digne de l’Algerie !

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    11 avril 2009 à 8 08 21 04214
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    Alain B., juste pour rire, raconte-nous que ta fille a du attendre le triage pour pouvoir voir un medecin, qu’elle a naturellement attendu plusieurs heures, pour se faire dire qu’elle devait passer une radio et ensuite revenir le voir … apres plusieurs heures à l’attendre de nouveau. Comme si l’infirmiere du triage n’aurait pas pu avoir le pouvoir de l’envoyer passer directement la radio avant d’aller voir le medecin et ainsi gagner du temps et epargner deux visites à celui-ci !

    Il serait temps que les infirmieres puissent prendre ce genre de decisions. Surtout que ces decisions ont un impact negligeable sur les risques que pourraient subir un patient.

    Est-ce les medecins qui gardent trop de pouvoir sous le coude ? Est-ce le systeme de santé qui est incapable de se reformer ? Est-ce qu’on a peur de devoir les augmenter ? Bon sang, je connais des infirmieres plus competentes que certains medecins, faudrait arreter de s’en servir comme garde-malade n’ayant aucun pouvoir decisionnel ! Sutout quand il s’agit de rediriger un patient vers la radiographie !

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    11 avril 2009 à 9 09 18 04184
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    @Reblochon,c’est exactement ce qui est arrivé,je CAPOTAIT,la semaine apres aussitot que je suis entré dans le departement de l’orthopediste j’ai demandé a la secretaire de me donner le billet pour le rayon x,pour ne pas me faire attendre pour rien,ca n’as pas fonctionné mais apres tout j’ai eu une petite victoire car pour mon prochain rendez-vous elle m’as avertis d’arriver 1 heures plus tard car ce medecin là est toujours en retard,j’ai au moins gagné une heure (o;

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    11 avril 2009 à 11 11 22 04224
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    Cher Cornichon,

    Wow, merci pour le char de marde, je vais en faire un lapin de Pâques géant.

    C’est très rassembleur tes propos. Si je comprends bien, pour toi, il n’y a rien en dehors des sentiers battus et quiconque propose une approche dont tu n’as jamais entendu parler ou avec laquelle tu n’es pas d’accord est un anarcho, un mytho, un gamin etc. bref un nul et un con, si je comprends bien.

    Avoue-le, tu es profondément contre la liberté individuelle. Le libre choix te pue au nez.

    L’idée même t’horripile et justifie, dans ton esprit, de m’invectiver comme tu le fais.

    Tu es apparemment de la graine de dictateur. Tu ne tolère aucune dissidence et tu penses qu’en gueulant plus fort que l’autre, tu auras certainement raison.

    Tes commentaires trahissent ton intolérance et ton mépris de la liberté des autres de penser et de s’exprimer.

    Ce n’est certainement pas en jappant de la sorte que tu vas me convaincre de quoi que ce soit.

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    11 avril 2009 à 11 11 43 04434
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    Je crois que ce sujet est le plus effervescent des 7 du Québec jusqu’à maintenant. Intéressant de noter ce qui anime les passions des citoyens.

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    11 avril 2009 à 12 12 40 04404
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    La semaine passée, c’était Le nouvel ordre mondial s’affiche publiquement qui a attiré beaucoup de commentaires. Mais les gens semblaient aller dans le même sens.
    Cette semaine, c’est ce débat ouvert par Renart qui fait rage et attise plus les ardeurs. Tant mieux. C’est notre but ici, sur Les 7 du Québec. Nous voulons être l’endroit où les grands esprits de tous les acabits se rencontrent et qui par la solidité de leur argumentation et leur courtoisie feront avancer la réflexion de tous.

    Personne ne détient l’ultime vérité. C’est en dialoguant et échangeant nos points de vue que nous arriverons à quelque chose de positif.

    @Reblochon

    Je comprends votre position de vouloir voir les gens s’impliquer dans la vie politique. Si vous proposez de le faire au niveau local, je pense qu’il y a possibilité de faire des choses intéressantes.
    Mais personnellement, je pense un peu comme Aimé Laliberté dans le sens que de voter pour des gouvernements qui ne représentent à toute fin pratique plus le peuple, mais que leur propres intérêts, ne m’intéresse pas du tout. Pourquoi leur donner un légitimité? Ça me donne l’impression de voter pour le meilleur club de la mafia, ou le moins pire. Ça serait comme de participer à une entreprise criminelle.

    Honnêtement, je considère nos gouvernements comme des entreprises criminelles et je ne veux rien avoir à faire avec eux de proche ou de loin. Puisqu’il y a taxation sans représentation, nous avons affaire à des gouvernements illégitimes. Ainsi donc, on peut dire que je ne reconnais pas leur autorité ni leur pouvoir. Ils peuvent quand même venir et m’arrêter comme n’importe quel gouvernement autoritaire, mais ils n’ont aucun pouvoir sur moi.

    Que Charest soit majoritaire avec 23% des électeurs inscrits et supposément à la tête de notre État du Québec est la preuve que nous sommes des vrais moutons imbéciles sans colonne. Vais-je aller perdre mon temps à aller en politique pour gagner sa place ou faire changer les choses, alors que le système au complet est pourri, irréparable et criminalisé? Nous ne vivons même pas dans une réelle démocratie représentative. Il faudrait tout jeter à terre et recommencer à zéro. Mais on ne le fera pas. Pas de couilles. Peur de l’autorité et pris dans nos conditionnements.

    Autre question que je me pose: pourquoi accepter de reconnaitre un tel gouvernement avec un si faible appui de la population en général? Sommes-nous si retardés, soumis et tarés?
    Si le chef du groupe de crime organisé de votre région est élu avec 23% des voix des résidents de votre quartier, allez-vous pour autant reconnaitre son pouvoir et autorité sur vous et votre famille?

    Lorsque graduellement les gens vont reprendre le chemin de la souveraineté individuelle et agir sous leur propre autorité au lieu de l’autorité extérieure, les gouvernements vont se dessécher et devenir extrêmement minuscules ou simplement disparaitre. Les structures de pouvoir finissent toujours par attirer la pire rapace. Il faut décentraliser au maximum. Nous ne sommes plus des enfants ayant besoin de se faire organiser la vie par autrui. Je ne reconnais aucun principe moral, supériorité spirituelle ou autre dans le gouvernement qui me porte à leur faire confiance pour les laisser gérer ma vie, me dicter ce qui est bien et ce qui ne l’est pas et justifier leur « autorité » sur moi. Le vrai « gouvernement », que ce soit caché sous la gauche ou la droite, est le pouvoir financier. Même si je me fait élire demain matin, Power Corporation, Wall Street et les banquiers privés contrôlent réellement la game.

    Nous sommes en guerre contre un cancer de société.

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    11 avril 2009 à 12 12 50 04504
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    Il semble que le Québec soit déjà une nation, un État souverain.

    Cela déborde un peu le cadre du billet de Renart, mais puisque nous parlons de politique, je pense que ça risque d’intéresser. Le premier morceau est une lettre qui fut envoyée à René Lévesque après son élection en 1976 à la tête du Parti Québécois.

    Désolé que ça soit en anglais, mais je ne peux faire la traduction, faute de temps:

    Spruce Grove, Alta., R.R. I,
    November 23rd, 1976.

    The Hon. Rene Levesque,
    Premier-elect,
    Province of Quebec,
    Quebec, P.Q.

    Dear Mr. Levesque:

    Congratulations on your magnificent personal victory and that of your Parti Quebecois in the recent Quebec election.

    As a student of Canadian constitutional history and of Canadian constitutional problems for some 40 years, I am tremendously interested in the constitutional implications of your recent political victory.

    For 14 years, from 1935 to 1949, it was my privilege to serve as a member of the House of Commons, from the province of Alberta. The withholding of assent to some Alberta legislation in those years by the Lieutenant-Governor and the disallowance of other Alberta legislation by the people at Ottawa, set me to investigating how these things could be. I was assisted in my studies by R. Rogers Smith, who was personally acquainted with a onetime private secretary to John A. MacDonaId at the time when the B.N.A. Act was being enacted. Through this source I have become acquainted with much information concerning the history of the B.N.A. Act which is not to be found in text books.

    All this information has led me to the conclusion that the existing constitutional circumstances are shocking to the point of unbelief. However, in my considered opinion, after 40 years of intensive study, these existing constitutional circumstances are of such a nature that they can be of extreme advantage to you in governing your province.

    I am enclosing copies of some of the addresses which I delivered in the House of Commons on the subject, as well as copies of a pamphlet by Mr. Smith, dealing with the same subject. If you have not already been made acquainted with this material, I trust it will prove enlightening and helpful to you in the constitutional considerations in which you obviously are going to become involved.

    Although the enclosed material should give you a clear outline of what I conceive to be your present standing constitutionally as a province, I would like to give you a brief summary of what I believe to be your present position.

    So far as separation is concerned, rather than it being necessary to seek separation rights through a referendum, THE PROVINCE OF QUEBEC IS ALREADY COMPLETELY CONSTITUTIONALLY SEPARATED FROM THE REST OF CANADA ! ! ! ! This is equally true of every other province in Canada and has been so since December 11, 1931, through the Statute of Westminster.

    HOW CAN YOU BE DIVORCED IF YOU HAVE NEVER BEEN MARRIED?

    In other words, ever since the enactment of the Statute of Westminster in 1931, by the British Govemment, each of the provinces of Canada has been a completely sovereign and independent state, and because the provinces have signed nothing since then constituting a Federal Union and a Federal Government, and because no such treaty has been ratified by the people of Canada, the provinces still enjoy the status of sovereignty and are privileged to use it in any way they see fit.

    As you will observe from the enclosed addresses, I quote eminent Canadian constitutional authorities as suggesting that the only and logical solution to the existing constitutional circumstances is the drafting and the adoption of a proper federal constitution in which the provinces can reserve for themselves any and all powers necessary to enable them to govern their provinces successfully.

    I am sure you can appreciate that if this were done, you could solve your economic and other problems in Quebec without resorting to separation. I feel sure that having the ability to solve your problems and still remain constitutionally part of the country of Canada, would be much more satisfactory to your supporters as well as to others within your province.

    The following is a summary of the reasons for the things I have just stated:

    1. At the time of Confederation movement in Canada, the Provinces of Canada, Nova Scotia and New Brunswick desired to form a Federal Union.

    2. The Quebec Resolutions of 1864 provided for a Federal Union.

    3. The Bill drafted by the Canadian degates at the London Conference in 1866 also provided for a Federal Union.

    4. The Colonial Office of the Imperial Parliament was not disposed to grant the Provinces of Canada their request for a Federal Union.

    5. The British North America Act enacted by the Imperial Parliament carried out neither the spirit nor the terms of the Quebec Resolutions.

    6. Canada did not become a Federal Union or a Confederation under the British North America Act, but rather a United Colony. The privilege of federation, therefore, was still a future privilege for the provinces of Canada.

    7. The Parliament of Canada did not become the government of Canada, much less a federal government; it became merely the central legislature of a United Colony, a legislative body whose only power was that of aiding and advising the Governor-General as agent of the Imperial Parliament.

    8. The British North America Act, as enacted by the Imperial Parliament, was not a constitution but merely an act of the Imperial Parliament which united four colonies in Canada into one colony, with the supreme authority still remaining in the hands of the British government.

    9. The privilege of federating became realizable for the provinces of Canada, only through the enactment of the Statute of Westminster on December 11, 1931. Through this statute, the Imperial Parliament relinquished to the people of Canada their sovereign rights, and through them to their Provincial governments as their most direct agents.

    10. Since December 11, 1931, the Provinces of Canada have not acted on their newly acquired status in the forming of a Federal Union, nor have the people of Canada ratified a constitution. Therefore, the original proposition, namely: that all power to govern in Canada resides at the moment, with the Provinces of Canada; and, that all power legally remains there until such time as the Provinces sign an agreement and ratify a constitution whereby they may delegate such powers as they wish to a central government of their own creation. In the meantime, Canada exists as ten political units without a political superior.

    Should you consider that there is merit in the information which I have given you, I would be very happy to meet with you personally to discuss in greater depth the implications of the unprecedented constitutional circumstances prevailing in Canada.

    Yours for a better Canada,

    Walter F. Kuhl
    [Member of Parliament for Jasper-Edson, 1935-1949]

    Provinces Completely Sovereign

    Since the condition of sovereignty and independence must be enjoyed by the Provinces before they can federate, it was necessary that the British government relinquish its authority over them. This was done through the enactment of the Statute of Westminster on December 11, 1931. By section 7, paragraph 2, of this statute, the Provinces of Canada were made sovereign, free and independent in order that they might consummate the federal union which they wished to create in 1867, but were not permitted to do so.

    Since December 11, 1931, the Provinces of Canada have not acted on their newly acquired status; they have not signed any agreement, they have not adopted a constitution, and the people of Canada have not ratified a constitution. Such action should have been taken immediately upon the enactment of the Statute of Westminster. It is by reason of the failure of the Provinces and of the people of Canada to take this action that all the anomalies in our present position exist. We have been trying since 1931 to govern ourselves federally, under an instrument which was nothing more than an act of the Imperial Parliament for the purpose of governing a colonial possession.

    Not only has this anomalous condition obtained since 1931, but it has done so without any reference whatsoever having been made to the Canadian people. They have not been consulted on anything pertaining to constitutional matters. Before there can be a federal union in Canada and a federal government, the Provinces of Canada must be free and independent to consummate such a union. They have been free to do so since December 11, 1931, but they have not done so.

    Canada Witbout A Constitution

    I therefore pose this question: Whence does the Dominion Parliament derive its authority to govern this country? The Imperial Parliament cannot create a federal union in Canada or constitute a federal government for the people of Canada by virtue of the British North America Act or any other act. This can be done only by the people of Canada, and they have not yet done so.
    Since December 11, 1931, as an individual citizen of this country I have had the right to be consulted on the matter of a constitution. I have had the right along with my fellow citizens to ratify or to refuse to ratify a constitution, but I have not been consulted in any way whatsoever. I assert therefore that until I, along with a majority of Canadians, ratify a constitution in Canada, there can be no constitution, and I challenge successful contradiction of that proposition.

    Mr. POULIOT: Were you born in 1867?

    Mr. KUHL: Not that I recall.

    Mr. JOHNSTON: Were you?

    Mr. POULIOT: No.

    Mr. KUHL: Those who were in charge of Canadian affairs in 1931 were under obligation to acquaint the people of Canada with the constitutional position obtaining at the time and to prepare them so that they would be able to act upon their altered status.
    Mr. JAENICKE: What about section 7 of the Statute of Westminster?

    Mr. KUHL: I have already answered that. I have indicated the position of the British North America Act, and have pointed out that it has not been accepted as a constitution by the people of Canada.

    Mr. JAENICKE: The Statute of Westminster made the provinces autonomous?
    Mr. KUHL: Yes.

    Mr. JAENICKE: What about section 7 of the Statute of Westminster?

    Mr. KUHL: Which one?

    Mr. JAENICKE: Amending the British North America Act.

    Mr. KUHL: Just exactly as I have said, there can be no constitution in Canada, whether it is on the basis of the British North America Act or any other act, until the people of Canada accept it. They have not accepted it.

    Mr. COLDWELL: We have been acting under the British North America Act since 1867.

    Mr. KUHL. That does not alter the situation.

    Mr. JAENICKE: What are you going to do about it?
    Remedy For Condition

    Mr. KUHL: Before I resume my seat I shall indicate definitely what to do about it. The people of Canada have not acted on the altered constitutional status; hence the deplorable constitutional position in which we find ourselves in this country. I know of no country which is in such shocking constitutional circumstances as Canada. As a native of this country it is most humiliating to me to be obliged to continue to accept this position, and I am determined to do my part to rectify that position.

    Legally, Canada is in a state of anarchy, and has been so since December 11, 1931. All power to govern in Canada since the enactment of the Statute of Westminster has resided with the provinces of Canada, and all power legally remains there until such time as the provinces sign an agreement and ratify a constitution; whereby, they delegate such powers as they desire upon a central government of their own creation. Since December 11, 1931, the Parliament of Canada has governed Canada on assumed power only. It is imperative that this situation be dealt with in a fundamental way. Patchwork methods will not suffice.

    Obviously the first act is that the provinces of Canada shall sign an agreement authorizing the present parliament to function as a provisional government. That is number one in answer to my hon. friend. Secondly, steps must then be taken to organize and elect a constituent assembly whose purpose will be to draft a constitution which must later be agreed to by the provinces and then ratified by the people of Canada. The dominion-provincial conference is to reconvene in the near future. This would be a most appropriate time and a most appropriate occasion on which to initiate action of this kind. I trust that the delegates to this conference will not disappoint us in this matter. I shall observe with much interest what will be said in this conference on constitutional relationships in Canada.

    PERTINENT CLAUSES FROM THE STATUTE OF WESTMINSTER AND THER STATUTES

    2. (1) The Colonial Laws Validity Act. 1865, shall not apply to any law made after
    the commencement of this Act by the Parliament of a Dominion.

    (2 ) No law and no provision of any law made after the commencement of this Act by the Parliament of a Dominion shall he void or inoperative on the ground that it is repugnant to the law of England, or to the provisions of any existing or future Act of Parliament of the United Kingdom, or to any order, rule or regulation made under any such Act, and the powers of the Parliament of a Dominion shall include the power to repeal or amend any such Act, order, rule or regulation in so far as the same is part of the law of the Dominion.

    4. No Act of Parliament of the United Kingdom passed after the commencement of this Act shall extend or be deemed to extend, to a Dominion as part of the law of that Dominion, unless it is expressly declared in that Act that that Dominion has requested, and consented to, the enactment thereof.
    7. (1) Nothing in this Act shall be deemed to apply to the repeal, amendment or alteration of the
    British North America Acts, 1867 to 1930, or any order, rule or regulation made thereunder.

    (2) The provisions of section two of this Act shill extend to laws made by any of the Provinces of Canada and to the powers of the legislatures of such Provinces.

    (3) The powers conferred by this Act upon the Parliament of Canada or upon the legislatures of the Provinces shall he restricted to the enactment of laws in relation to matters within the competence of the Parliament of Canada or of any of the legislatures of the Provinces respectively.

    11. Notwithstanding anything in the Interpretation Act, 1889, the expression « Colony » shall not, in any Act of the Parliament of the United Kingdom passed after the commencement of this Act, include a Dominion or any Province or State forming part of a Dominion.

    THE INTERPRETATIONS ACT, 1889

    Sec. 18, Par. 3, – The expression « Colony » shall mean any of Her Majesty’s Dominions exclusive of the British Islands and British India, and where parts of such dominions are under both a Central Legislature and Local Legislature for the purposes of this definition shall be deemed to be one Colony.

    THE COLONIAL LAWS VALIDITY ACT, JUNE 29th, 1865.

    Sec. 6, – Any proclamation purported to be published by the authority of the Governor, circulating in any newspaper in the Colonies, signifying Herr Majesty’s assent to any Colonial law or Her Majesty’s disallowance of any such reserved bill as aforesaid, shall be prima facie evidence of such disallowance or assent.

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    11 avril 2009 à 18 06 53 04534
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    @François M.

    1. Je suis absolument bouche bé… ce que rapporte M.KUHL est fascinant. Maintenant, pourquoi est-ce que René Lévesque n’a jamais abordé la question publiquement?

    Je tâche de faire circuler ces informations et te remercie.

    2. Peux-tu expliquer cette phrase ? : »Puisqu’il y a taxation sans représentation, nous avons affaire à des gouvernements illégitimes. »

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    11 avril 2009 à 20 08 43 04434
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    Cher Aimé Laliberté, je ne veux convaincre personne et je suis bien pour la liberté de tout le monde. Je ne ferais pas le moindre geste pour te faire changer. Mais ne nous fais pas rire avec ton autorité personnelle inattaquable. Tu peux bien rester braire dans ton coin, tu ne vaux pas mieux que ceux qui bêlent.

    Pourquoi rejoindre un parti existant a un interet ? Pas pour suivre sa ligne de parti, mais pour au contraire la faire changer. Pourquoi ne pas faire cela en dehors des sentiers battus et meme dans un parti n’ayant aucune chance d’arriver au pouvoir ? Simplement pour avoir une chance de faire bouger les choses avant 50 ans !

    Maintenant, tu peux continuer de lancer des idees sur le web 2.0 depuis ton canapé, tu es libre, ca ne changera jamais rien.

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    11 avril 2009 à 22 10 44 04444
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    @Vibrations

    Je trouve cela absolument fascinant moi aussi. Je me pose la même question à savoir pourquoi Lévesque n’a pas rendu ces informations publiques et clore le dossier de l’indépendance. Il y a des recherches à faire à ce propos.

    Pour ce qui est de ta demande d’explication quant à la taxation sans représentation qui nous place devant des gouvernements illégitimes, voici:

    Dans nos « démocraties » représentatives, le droit à la taxation (l’imposition au niveau provincial) de la part du gouvernement est légitime à une condition seulement: que le peuple soit adéquatement représenté et que son autorité soit respectée. Si le gouvernement cesse de représenter le peuple et de travailler pour lui, il n’est plus légitime et n’a aucun droit d’exister. C’est alors qu’il est devenu un gouvernement tyrannique.

    Quel est donc notre recours face à un tel gouvernement qui a cessé de nous servir, d’être notre représentant? Cessez de payer ses factures encourues, ses impôts et ses taxes, le renverser et installer un nouveau qui sera complètement subordonné à la volonté du peuple. (Et non aux intérêts corporatistes et financiers comme actuellement, un gouvernement à son propre service.)

    La pyramide de pouvoir devrait être:

    Le Peuple
    Le gouvernement
    Les corporations privées

    Aujourd’hui nous avons l’inverse:

    Les corporations privées
    Le gouvernement
    Le Peuple

    Il est temps qu’on apprenne à dire NON et ÇA SUFFIT.

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    12 avril 2009 à 10 10 05 04054
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    Et pour cela, reprenons notre pouvoir au sein des partis politiques et donc du gouvernement.

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    12 avril 2009 à 10 10 11 04114
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    Reblochon, c’est la voie la plus rationnel à mon avis.

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    12 avril 2009 à 10 10 42 04424
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    Reblochon

    Tu changes un peu ton discours car tu vois que la méthode forte ne fonctionne pas, mais tu penses quand même que d’échanger des idées par écrit sur ce blog est une perte de temps inutile.

    On pourrait appliquer le même raisonnement à n’importe quel auteur de quoi que ce soit et conclure que tout écrit, non accompagnée d’une action immédiate est une pure perte de temps et d’énergie.

    J’en connais plusieurs, des gens comme toi, qui veulent changer le monde et prendre le contrôle et qui, fondamentalement, ne comprennent pas grand chose au système.

    L’assemblée nationale est déjà pleine de p’tit jos connaîssants qui vont prétendument régler les choses mais qui sont incapables de changer quoi que ce soit.

    Tu crois être différent, et que ta solution est meilleure qu’une autre, même si c’est la vieille méthode usée à la corde qui n’a jamais fonctionné. Vas-y fort, mais tu te mets le doigt profondément dans l’oeil, à mon avis.

    Ce qui est plus important, c’est ta réaction spontanée de dénigrer avec une hargne manifeste celui qui dit qu’il ne veut pas faire partie du troupeau ou qui ne veut pas jouer le jeu de la pseudo démocratie.

    Comme plusieurs autres, tu attaques spontanément celui qui ose prétendre être son propre maître.

    Non, tu veux un maître. Tu veux peut-être même être le maître ou un maître, mais tu n’admets qu’un homme puisse vivre librement et indépendamment de ce que tu appelles la  »société ».

    Tu n’es pas différent de la vaste majorité des gens, et ta réaction est entièrement prévisible.

    Tu aimes ta servitude.

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    12 avril 2009 à 15 03 47 04474
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    Je n’ai pas pris le temps de lire tous les commentaires, il y en a trop et trop sont trop longs pour le peu de temps dont je dispose. Sérieusement, je pense qu’il faudrait que les talons de paie de tous les citoyens s’en tiennent à indiquer le salaire net, ainsi ça diminuerait le niveau de frustration de ceux qui aiment voir le verre à moitié vide en regardant ce qu’on leur enlève plutôt que de voir ce qui leur reste et de vouloir mettre la faute sur le dos des pauvres, des malades et des autres.

    Toutefois, je crois que l’État ne devrait pas s’occuper de nous comme des nourrissons toute notre vie en cautionnant nos mauvais choix. D’autre part, je crois que le système de santé ne devrait en aucun cas être une « business », que 9 ans d’études ne devraient en aucun cas garantir un salaire 10 fois plus élevé que la moyenne, que les gens qui font un choix de carrière x ne devraient pas venir faire chier les autres en justifiant leurs exigences salariales élevés par la difficulté qu’exige leur passion; si ta job est trop dûre, c’est que t’es peut-être pas fait pour, donc change de job et arrête de faire chier tout le monde avec ton salaire.

    Ensuite, le problème n’est pas la maladie de l’un ou de l’autre mais bien notre société, nous individuellement comme collectivement, qui sommes malades d’aveuglement volontaire devant un cauchemar social dont nous sommes les responsables, malades de plein de trucs parce qu’on nous bourre de poisons, malades de croire que quelques gaz vont nous pousser à l’extinction pendant qu’on se laisse empoisonner, malades de paresse sociale et intellectuelle qui nous fait mettre les priorités à la mauvaise place, malades de toujours vouloir laisser les autres décider à notre place. Alors, quand je regarde mon talon de paie, je constate que je paie hebdomadairement à entretenir une bande de malades incapables de se regarder dans le miroir le matin.

    Donc, à tous les matins, je prends mon Greens+ detox et vais fumer une cigarette en me disant que, anyways, je me rends plus malade à contempler le monde et mes déductions à la source qui entretiennent le système qu’à me brûler les poumons. J’ai donc fait comme avec ma carte de parti politique, j’ai déchiré ma carte d’assurance-maladie, et je ne regarde plus mes talons de paie, simplement le dépôt dans mon compte de banque. Quand ce sera le temps de crever, je n’emmerderai personne avec mes problèmes et j’accepterai de quitter ce cauchemar avec le sentiment d’avoir profité au maximum des moments agréables que me procurent les gens et les choses que j’aime. Étrangement, et je touche du bois, je n’ai pas consulté de médecin depuis 1992.

    Fin de la montée de lait.

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    13 avril 2009 à 0 12 19 04194
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    M. Sremed,

    Vous avez beau vous défendre et défendre votre pratique à vous dans je-ne-sais-quel patelin, je ne vous attaque pas personnellement. Je ne vous connais pas et selon certaines de vos réponses, je pourrais même souhaiter que vous soyez mon médecin. En attendant, je n’en ai aucun. Pas parce que je n’en aurais pas besoin, pas parce que je me serais promis de jamais en consulter, mais parce que j’en avais pas besoin plus jeune et que maintenant que j’en aurais besoin, il en manque. Peut-être que le médecin que j’aurais pu avoir a quitté pour l’Ontario, une fois gradué de McGill…

    Vous ne voulez pas me comprendre quand je parle du pouvoir du médecin. La plupart des gens écoutent très attentivement les médecins quand ceux-ci parlent de santé. Et tout le monde veut être en santé. Du plus humble au plus puissant, les gens ont tous un jour besoin d’un médecin. Comment pouvez-vous nier votre pouvoir après nous avoir raconté que toute une communauté vous a supplié de continuer à offrir vos bon services!?

    Par ailleurs, dans notre société qui a tendance à spécialiser les tâches, la santé est devenue l’objet d’un savoir spécialisé: la médecine. Pour moi, idéalement, la santé devrait être affaire de tous. Elle est affaire de tous! Et, historiquement, les médecins ont régulièrement tenté de s’approprier l’exclusivité du traitement des maladies. Ce n’est pas moi qui l’invente.

    Je n’ai fait que rappeler que les médecins, comme tout le monde, ont aussi des intérêts corporatifs… Je ne vois pas pourquoi on laisserait les médecins êtres les seuls juges de leur aire d’intervention. Oui, je crois que plusieurs tâches dans un hôpital pourraient être effectuées par d’autres que les médecins, à un moindre coût. Et, oui, je crois toujours que plusieurs rendez-vous donnés par les médecins entre eux sont superflus. Mais seulement poser la question me vaut hauts cris et insultes…

    Idéalisation les médecins du Sud ? Aux USA ? Nous avons les mêmes livres d’étude, la même formation, alors pourquoi les idéaliser ?

    Il est clair à vous lire que préféreriez qu’on vous laisse totalement libre de pratiquer votre métier, qu’il n’y aie pas de gestionnaires, mais que le gouvernement finance sans compter. Je n’ai pas voulu écrire que vous idéalisiez les médecins des USA, mais que vous idéalisiez leur situation.

    Bien sûr, quelqu’un qui a un salaire moindre vaut plus, c’est évident… Pourquoi ces puériles comparaisons… Du beau judéo-chrétien, de beaux principes communistes.

    Serait-ce que, pour vous, quelqu’un qui gagne un meilleur salaire vaut nécessairement plus? Moi, je ne disais ni cela, ni le contraire. Je disais seulement que les infirmières et les préposés sont autant sinon plus importants que les médecins, même s’ils gagnent une fraction de leur salaire. Ça fait si mal qu’on souligne l’apport de ceux qui triment aussi dur dans les mêmes conditions, dans les mêmes hôpitaux que les médecins, mais pour une fraction du coût? Puisque le présent billet porte sur une façon d’équilibrer les dépenses en santé et les revenus, je dis qu’il ne faut pas oublier le salaire des médecins dans la colonne des coûts. C’est drôle, malgré que je répète des mots à la mode comme « holistique », je n’entends jamais remettre en question les sommes versées aux médecins. Pour 99,9% de la population, il va de soi qu’un médecin doit être bien payé: il ne faut surtout pas regarder à la dépense si on veut continuer à avoir des médecins…

    Mais je ne parlais pas que du salaire des médecins, je parlais d’abus en général, abus qu’il est difficile de documenter sans plus de cette information que les médecins me semblent vouloir garder pour eux bien plus que pour leur patients ou le bien public.

    Vos propos ne font rien pour réduire mes « préjugés », mon « racisme professionnel » envers les médecins, au contraire. Je lis un médecin qui nie avoir du pouvoir tout en racontant qu’on l’a supplié de continuer à rendre ses bons services. Je lis un médecin qui me répète de m’informer, qui réaffirme que la médecine est seulement l’affaire de médecins, qui se défend en disant que ses patients ne l’écoutent pas, mais qui nie avoir une autorité morale. Je lis ici un médecin qui blâme l’État, les patients, le Collège des médecins, les pharmaceutiques et la Loi, à sa convenance. Je lis un médecin offusqué parce que je parle de ses collègues comme d’intouchables qui devraient rendre plus de comptes, ce qui le fait paraître lui-même comme un intouchable.

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    13 avril 2009 à 13 01 02 04024
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    «Vous ne voulez pas me comprendre quand je parle du pouvoir du médecin. La plupart des gens écoutent très attentivement les médecins quand ceux-ci parlent de santé. […] Comment pouvez-vous nier votre pouvoir après nous avoir raconté que toute une communauté vous a supplié de continuer à offrir vos bon services!?»

    Ce n’est pas un pouvoir, c’est une compétence. Les gens font confiance en sachant que le médecin ne sait pas tout, mais en sait en général un peu plus sur la santé que les non-médecins, puisque c’est sa spécialité, sa profession (on va voir un comptable pour ses impôts, pas un caissier, même si les deux savent compter). Un pouvoir serait d’utiliser ces compétences en faisant du chantage : «si tu veux que je te soigne, viens faire mon ménage, etc.» Jamais un médecin ne refusera de soigner quelqu’un, même bénévolement (ce qui arrive souvent, des gens oublient leur carte d’assurance-maladie ou négligent de la renouveler lorsqu’elle est expirée). Qu’en serait-il d’un naturopathe ou d’un « biologiste total » ?

    La santé est affaire de tous, bien sûr, et les médecins font justement beaucoup de prévention, avec les infirmières, pour que tout le monde soit éduqué en santé, se prenne en charge, améliore ses habitudes de vie, évite de prendre des médicaments, etc. Est-ce le pouvoir dont vous parlez ? Si oui, je ne vois pas en quoi le médecin devrait perdre ce « pouvoir ». Maintenant, connaître la physiologie et la psychologie humaines requiert de nombreuses années d’études et de l’expérience, avec des cadavres, des malades, des normaux, des mourants, des nouveaux-nés, des femmes enceintes, des situations d’urgence, etc. Ce n’est pas vrai — à moins d’être charlatan ou de mauvaise foi — qu’une personne qui n’a jamais fait cela puisse prétendre connaître plus le corps humain normal et malade que le médecin qui lui-même, malgré cette connaissance, a l’humilité de reconnaître qu’il est loin de tout savoir sur le corps humain. Encore une fois, je ne parle pas des exceptions. Il y a toujours du travail à faire chez les médecins.

    La santé a toujours été l’objet d’un savoir spécialisé — la médecine —, depuis l’Égypte ancienne, depuis la Mésopotamie, les Grecs, les Romains. Le malade VEUT ce savoir spécialisé (il n’y a qu’à voir comment les médecins de famille sont traités avec condescendance par certains patients qui ne jurent que par les spécialistes). Ce ne sont pas les médecins qui ont tenté de s’approprier les traitements, ce sont les malades qui spontanément vont vers les médecins pour chercher une guérison depuis l’antiquité. Quand le médecin est impuissant, ils se tournent vers les «médecines alternatives» qui n’ont trop souvent pas l’humilité de reconnaître leurs limites (évidemment, puisque c’est un commerce à but lucratif dont le « guérisseur » est en même temps celui qui vend les « remèdes »). De nos jours, des lois existent qui donnent, sauf exceptions, au médecin le droit exclusif de diagnostiquer, de prescrire des examens et des traitements. Cette décision de l’État fut prise pour le bien des patients. Cela dit, rien ne vous empêche de manifester pour la faire abroger, mais je ne crois pas que vous aurez beaucoup d’appuis.

    Aujourd’hui, on retrouve des inhalo, des ergo, des psychologues, des physiothérapeutes, des optométristes, des audiologistes, etc. À la base, c’étaient tous des domaines de la médecine dont les pionniers, les « inventeurs », furent des médecins. Ces gens sont très compétents pour ces champs limités de pratique, mais ils n’ont pas la vue d’ensemble du corps humain comme un médecin la possède. Un physiothérapeute soignant une douleur ne pensera pas nécessairement à se questionner sur une hypercalcémie, un myélome multiple, des métastases d’un cancer de la prostate, une leucémie, etc. Il n’est pas formé pour connaître ces maladies, donc ne connaît pas nécessairement leurs présentations clinique, contrairement au médecin qui est le mieux spécialisé pour les suspecter. Par contre, le physiothérapeute connaît chaque muscle, chaque os et chaque articulation mieux que la majorité des médecins puisqu’il ne fait que cela, c’est sa spécialisation. Son traitement sera donc plus efficace que si c’était un médecin qui le donnait. Mais le diagnostic est d’abord posé par le médecin qui s’assure qu’il ne s’agit pas d’une autre pathologie et qui ensuite réfère le patient pour traitement par le physiothérapeute.

    «Je ne vois pas pourquoi on laisserait les médecins êtres les seuls juges de leur aire d’intervention. »

    Ce sont les patients qui le sont. S’ils reviennent, c’est parce qu’ils ont confiance, qu’ils sont satisfaits. Pas parce que le médecin a un « pouvoir » de l’obliger à revenir. Si vous retournez voir votre comptable l’an prochain, est-ce parce qu’il a un « pouvoir » sur vous? Le patient demeure toujours libre, sauf en cas de coma, d’intoxication, de d’inaptitude psychiatrique ou de démence.

    «Je crois toujours que plusieurs rendez-vous donnés par les médecins entre eux sont superflus.»

    Par exemple, quand je réfère quelqu’un en chirurgie parce que je suspecte un cancer du colon et que je veux lui faire passer une colonoscopie, il doit y aller en avion, car le chirurgien le plus proche est à 500 km de mon hôpital et qu’il n’y a pas de route. Le chirurgien le voit une première fois pour l’évaluer, puis lui donne un second rendez-vous pour effectuer l’examen. Il est certain que l’idéal serait de pouvoir faire cela en une seule fois ou que je sois moi-même chirurgien, mais logistiquement, c’est impossible (question de local). C’est souvent à cause d’impératifs du genre. Sinon, c’est pour avoir une seconde opinion par un spécialiste.

    «Il est clair à vous lire que préféreriez qu’on vous laisse totalement libre de pratiquer votre métier, qu’il n’y aie pas de gestionnaires, mais que le gouvernement finance sans compter.»

    Ça, c’est clair, et tous les professionnels de la santé s’entendent là-dessus. Demandez aux infirmières qui sont encore plus victimes de ces gestionnaires que les médecins. Le gouvernement a fait une loi pour un système universel et public, c’est son devoir de la financer. Je ne m’empêcherai jamais de prescrire un examen ou un traitement justifié à un patient parce qu’un gestionnaire trouve que ça coûte trop cher.

    «Ça fait si mal qu’on souligne l’apport de ceux qui triment aussi dur dans les mêmes conditions, dans les mêmes hôpitaux que les médecins, mais pour une fraction du coût?»

    Vous semblez avoir un problème avec les revenus des médecins. Communiste ? Chrétien ? Ma mère était infirmière. Elle faisait 40h/semaine, avec une heure de dîner, des pauses, des avantages sociaux, des congés de maladie, un fonds de pension, des assurances, des vacances payées. Si elle faisait du supplémentaire, elle était payée temps et demi je crois. Elle avait une formation professionnelle de trois ans. Elle a pris sa retraite à 55 ans. Mon grand-père a été préposé dans un hôpital. Il n’avait aucune formation professionnelle. Il travaillait 40/semaine avec tous les avantages, etc. Désolé, mais ce ne sont pas les mêmes conditions. Pas les mêmes responsabilités, pas la même formation, pas le même nombre d’heures de travail, pas les mêmes avantages sociaux, pas la même pénurie, pas les mêmes dépenses professionnelles. Mais il est certain que si vous êtes communiste ou chrétien, vous ne trouverez jamais justifié une différence de revenus bruts entre deux individus. Vous semblez plus dérangé que les autres professionnels de la santé par cette différence. Ils ont leurs syndicats, ils se battent contre l’État, et les médecins aussi. Ils sont avec eux, du même côté. Il n’y a pas de guerre entre les professionnels de la santé, on dirait que vous voulez un créer une.

    De quel abus parlez-vous ? Tenez, par exemple, je fais l’urgence aujourd’hui. J’ai vu ce matin quatre ou cinq cas de rhumes ou de sinusites. Ai-je fait de l’abus ? Ai-je le droit d’être payé pour avoir pris mon temps pour voir ces consultations « inutiles » ? Je ne suis pas bénévole, je suis professionnel. Pour voir une sinusite à l’urgence, un médecin à l’acte est payé 12,90$ de la consultation, ce n’est pas de l’abus. Combien chargerait un plombier ? Combien chargerait un avocat ? Encore une fois, ce n’est pas le médecin qui court après le patient, les salles d’attente sont pleines. Le médecin ne manque pas d’ouvrage. Même s’il voulait abuser, il n’aurait pas le temps.

    Ah, oui, le « pouvoir » que vous m’attribuez parce que je n’ai pas démissionné et qu’on m’a demandé de rester, je n’en ai jamais profité. Rien eu en retour sauf des sourires. J’ai donc le pouvoir de faire sourire ! Le même pouvoir qu’un comédien alors. Je suis donc moi aussi un farceur.

    PS : mettez des lunettes.

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    13 avril 2009 à 13 01 42 04424
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    @Eric Bondo :

    Pour ajouter à ce que vous dites, je citerais ceci :

    «Si t’as pas fait le « bon » choix de carrière et que t’es envieux des revenus plus élevés d’un professionnel mais qui sont très loin d’être 10x la moyenne, deviens ce professionnel et arrête de faire « chier » les autres en te plaignant de ton salaire « injustement » bas. Si t’es pas ce professionnel, c’est peut-être parce que c’est trop dur pour que tu sois fait pour ça.»

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    16 avril 2009 à 9 09 38 04384
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    @Vincent Sremed

    Décidément, vous ne voulez pas me comprendre, ni admettre grand chose…

    Évidemment, après m’avoir traité de quelques noms, du haut de votre savoir, vous vous permettez maintenant de me définir le mot « pouvoir » avant de me prescrire des lunettes. N’êtes vous pas généraliste et non optométriste, vous?

    Vous avez le pouvoir de guérir, de prescrire des médicaments, vous avez le pouvoir d’influencer les gens de façon durable, vous avez le pouvoir de vous faire désirer, vous avez le pouvoir de définir ce qui relève de votre profession et vous avez le pouvoir d’exiger le salaire que vous, vous jugez convenable. Et « vous », ce sont les médecins en général, pas votre personne que je ne connais ni d’Éve, ni d’Adam. Et je ne parle pas du pouvoir de retenir quelqu’un en urgence psychiatrique, de donner à un autre congé de maladie payé, ni de celui de définir ce qui est officiellement une maladie ou non, par intérêt corporatiste ou scientifiquement! Je ne vous referai pas tout un cours d’histoire, mais vous êtes probablement bien placé pour savoir que la psychiatrie fait partie de la médecine depuis à peine un siècle, qu’auparavant, le traitement des aliénés relevait plutôt de la contrainte physique, dans un asile dont le directeur n’était pas médecin. Et si ce n’est pas une illustration du « pouvoir grandissant » de la médecine, vous n’êtes pas sans savoir, vous qui semblez en connaître tant, que plusieurs maladies s’ajoutent au fil du temps à la liste des maladies reconnues, assurées. Je pense à la fibromyalgie, mais je n’ai pas le temps de vérifier si c’est un bon exemple. Si vous niez encore que les médecins ont collectivement, sociologiquement, un immense pouvoir, c’est moi qui va vous traiter d’imbécile,vous accuser de mauvaise foi ou vous inviter à arrêter de vous regarder le nombril.

    Vous-même devriez mettre des lunettes parce que vous m’illustrez une fois de plus que beaucoup de médecins manquent de recul sur l’ensemble de leur profession. Vous êtes vous relu? Vous ramenez tout à votre petite personne! Je m’en fous de votre pratique à vous! On parle ici de financement du système de santé, et je parle d’abus « en général » puisque j’ai eu plus d’une preuve qu’il y en avait. Et non, je ne soumettrai pas ces preuves à votre bon jugement, puisque de toutes évidence, vous prenez tous mes arguments de haut. Votre ton paternaliste à lui seul conforte tous ces préjugés que vous voulez démonter.

    De nos jours, des lois existent qui donnent, sauf exceptions, au médecin le droit exclusif de diagnostiquer, de prescrire des examens et des traitements. Cette décision de l’État fut prise pour le bien des patients. Cela dit, rien ne vous empêche de manifester pour la faire abroger, mais je ne crois pas que vous aurez beaucoup d’appuis.

    Tiens, tiens, l’État fait votre affaire ici, n’est-ce pas? Voyons donc, je n’ai pas l’intention de manifester comme vous le suggérez! Surtout que c’est déjà mon propos de dire que les médecins ont tellement de pouvoir qu’à peu près personne ne le remet en cause. Vous n’avez donc pas besoin de me rappeler que je risquerais d’être bien seul! Et quelqu’un qui beugle tout seul dans la rue, ben… il risque fort de se faire accompagner par un policier à l’urgence psychiatrique la plus proche.

    Mais il est certain que si vous êtes communiste ou chrétien, vous ne trouverez jamais justifié une différence de revenus bruts entre deux individus. Vous semblez plus dérangé que les autres professionnels de la santé par cette différence. Ils ont leurs syndicats, ils se battent contre l’État, et les médecins aussi. Ils sont avec eux, du même côté. Il n’y a pas de guerre entre les professionnels de la santé, on dirait que vous voulez un créer une.

    Évidemment, puisque j’ose remettre en question les revenus des médecins, je dois être communiste! Si ce n’est pas le cliché du médecin qui rêve d’être libre-entrepreneur ça… Non, je ne veut pas semer la zizanie, encore moins la « guerre ». Mais je remet en question et les revenus des médecins et le fait qu’ils ne veulent pas qu’on regarde de plus prêt leurs pratiques. Parce que l’un et l’autre influent directement sur les coûts et qu’on en parle si peu qu’on en vient à se demander s’il ne faudrait pas faire payer la grosse diabétique qui ose manger du McDo et fumer alors qu’elle est sur le point de crever! Moi, la médicalisation des enjeux de société, je l’emmerde!

    Ce que je vois c’est que vous, M. Sremed, défendez âprement votre salaire, de toutes les façons possibles. Ça ne me donne pas une très bonne impression. Par contre je comprends, en lisant entre les lignes, que vous travaillez fort, que faites tout votre possible et je suppose que ça fait de vous un bon médecin. Mais ça, ça n’a jamais été mon propos: je n’ai jamais dit, comme vous l’avez tout de suite interprété, que les médecins étaient des sans-coeur ne pensant qu’à l’argent. Mais vos insultes répétées envers ma personne, vos leçons de vocabulaire, votre ton suffisant et votre réplique à M. Bondo suitant l’arrogance et le sentiment de supériorité n’ont fait que renforcer mes impressions que je ne répéterai pas.

    Si je suis venu lire cet article ce jeudi, c’est qu’à la radio de Radio-Canada ce matin, vers 7h45, René Homier-Roy s’entretenait avec Michel David, du Devoir sur… la rémunération des médecins.

    Qu’y aie-je entendu?

    Salaire moyen d’un médecin spécialiste au Québec?

    260 000 beaux dollars.

    Coût de la formation d’un seul de ces médecins?

    1 million de dollars.

    Et Michel David a rappelé le fait, auquel je faisais allusion plus haut, selon lequel la moitié des finissants de McGill quittent pour l’Ontario à court terme, et les 3/4 à long terme! Michel David rappelait que la récente entente entre le gouvernement Charest et celui de l’Ontario sur la mobilité de la main d’oeuvre donnerait du poids aux arguments des médecins pour qu’il obtiennent leur « rattrapage salarial » par rapport aux provinces voisines.

    Michel David a aussi titillé mon intérêt en parlant d’un intellectuel français qui, en visite chez nous, s’étonnait du silence total de la population québécoise sur cette question de la rémunération des médecins.

    Alors je conclus, parce que je commence à me répéter: je ne suis aucunement sympathique à une augmentation du salaire des médecins; je suis pour qu’on les oblige à pratiquer ici ou rembourser leurs frais d’études s’ils quittent la société qui leur a payé la formation; que cette formation est en soi un privilège énorme; qu’ils doivent rendre plus de comptes à l’État; que la santé est affaire de tous et relève avant tout de l’éducation; que si les gens doivent adopter de meilleurs comportements, ce n’est pas en les faisant payer leurs soins et que remettre en question les sommes versées aux médecins. Et j’ajouterais: remettre en question les sommes versées aux médecins ce n’est pas nécessairement les envier.

    P.S. : Au moment d’écrire ceci, un médecin français en entrevue à Christiane Charest parle lui-même, à 9h28, du pouvoir des médecins. Peut-être que si un médecin le dit, vous admettrez enfin cette évidence?

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    17 avril 2009 à 6 06 39 04394
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    Je dois avouer un « pouvoir » à vous rendre jaloux : c’est une arme de séduction massive, pour qui sait s’en servir (c’est-à-dire toujours le plus tard possible, après avoir déjà suscité la curiosité d’une femme par sa personnalité et son corps). Et il ne faut jamais en parler avant qu’on nous demande ce que l’on fait dans la vie (sinon, ça fait l’effet contraire et on se fait vouvoyer).

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    17 avril 2009 à 7 07 33 04334
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    Je ne suis pas généraliste (ce qui ne veut rien dire et qui est réducteur), je suis médecin, à l’ancienne.

    Pour les autres pouvoirs que vous attribuez aux médecins, je les considère comme des tâches, une job. Comme le vidangeur a le pouvoir de ramasser nos vidanges, comme le pompier séducteur a le pouvoir d’éteindre des feux, comme le professeur sur qui les élèves fantasment a le pouvoir de donner son cours, etc. Influencer les gens et se faire désirer, tout le monde peut faire cela avec un peu de charisme. Le pouvoir d’exiger un salaire ??? On ne vit pas dans le même monde. On n’a aucun pouvoir de grève.

    On pourrait jaser longtemps de ces nouvelles maladies inventées par les compagnies pharmaceutiques…

    Vos preuves d’abus n’ont jamais été étalées ici. Moi, je ne vous parle pas seulement de mon nombril, mais de ce que je vois depuis 12 ans chez tous les médecins que j’ai vus, ceux qui m’ont formé, mes anciens camarades de classe, mes collègues, mes étudiants, etc. On est à peu près tous dans le même bateau de l’expérience commune. J’ai très rarement vu des abus dans tout ce beau monde. Il y en a, mais des exceptions. Ce n’est pas ça qui fait crouler le système de santé.

    Regardez votre erreur : vous confondez mon ton ici avec mon ton au travail. Vous réduisez l’homme à son travail. Quand je quitte l’hôpital, je prends le ton que je veux, je m’habille comme je veux, je baise qui je veux. Je laisse la morale avec mon sarrau. J’étais et je serai toujours Moi avant d’être médecin, ce qui n’est qu’une infime partie de moi.

    «Moi, la médicalisation des enjeux de société, je l’emmerde!»

    On s’entend à merveille là-dessus.

    «Ce que je vois c’est que vous, M. Sremed, défendez âprement votre salaire, de toutes les façons possibles. »

    Qui ne le ferait pas ? Vous ?

    Dire le contraire ne serait que grande hypocrisie. Même le prêtre défend âprement la quête et la capitation.

    «Mais vos insultes répétées envers ma personne, vos leçons de vocabulaire, votre ton suffisant et votre réplique à M. Bondo suitant l’arrogance et le sentiment de supériorité n’ont fait que renforcer mes impressions que je ne répéterai pas.»

    Encore une fois, mon ton ici n’a rien à voir avec mon travail. Nous sommes tous des blogueurs ici. Quant à ma réplique à M. Bondo, je la trouve excellente, du haut niveau d’ironie. Chère âme, je suis de l’un de ceux qui aiment se défendre, vous l’aurez remarqué. Mais je ne vous ai pas insulté. La modestie n’est pas l’une de mes valeurs. Heureusement. Mais ça, c’est mon côté artiste.

    Le coût de la formation d’un médecin est une pure arnaque que le gouvernement se plaît à brandir et dont personne n’a jamais fourni le détail des chiffres. Je suis professeur de médecine, je forme les externes (qui font un travail non rémunéré dans l’hôpital), bénévolement puisque je ne suis pas payé pour le faire, même que cela me ralentit dans mon travail, augmente mon temps et diminue mon salaire. L’une des revendications des médecins dans la dernière « grève » était d’être payé pour former les étudiants. Par ailleurs, les médecins, avec leurs gros salaires comme vous dites, financent à fond l’État par leurs impôts.

    Tous ceux qui étudient à l’université au Québec (ou au cégep, ou autre), peu importe le domaine, sont libres de travailler où ils veulent, peu importe le pays. Votre désir dictatorial ne s’appliquerait qu’aux médecins? C’est le vieux désir chrétien de rendre esclaves de l’État, donc de soi, les mieux nantis. Car si le médecin gagnait 30 000$, vous n’auriez pas ce discours stalinien.

    Bonne journée.

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    17 avril 2009 à 14 02 43 04434
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    À ma relative surprise, la discussion demeure intéressante et de bon ton…

    Si vous comprend bien, je devrais me fier à vous pour conclure qu’il n’y a pas assez d’abus dans la facturation pour nécessiter qu’on y regarde de plus près et que les coûts des études est une arnaque gouvernementale. Excusez-moi, mais j’ai pas tendance à me fier à ceux qui sont juge et partie. C’est ce que je dis depuis le début.

    Les médecins en tant que groupe professionnel détiennent un des plus grands pouvoirs dans notre société. Vous ne voulez pas l’admettre? Tant pis. Vous devriez peut-être vous initier à la sociologie pour finir par me comprendre. Ne venez pas comparer vos « tâches » avec celles du vidangeur. Je ne connais aucun vidangeur gourou, aucun vidangeur qui écrive des livres donnant les lignes à suivre pour vivre une meilleure vie, aucun vidangeur qui a le pouvoir d’interner quelqu’un. Voyons donc! Et ne venez pas me parler de votre pouvoir d’influence personnelle en le réduisant à votre charisme. Tant mieux pour vous si vous avez du charisme en plus, mais votre seul statut de médecin vous apporte le respect, l’écoute. Arrêtez de jouer avec les mots et admettez!

    Si les médecins gagnaient $30 000 par année et qu’ils quittaient pour l’Ontario après leurs études, je tiendrais certainement le même discours quant au remboursement des frais de scolarité car, dans ce cas, même les unilingues francophones voudraient aller voir ailleurs et la perte économique serait plus grande. Probable même que je militerais pour un meilleur salaire des médecins! Mais on est loin d’en être là! Les études en médecine demeurent en elles-même un très grand privilège dont les médecins ne parlent pas quand ils pleurnichent à propos de leur condition salariale.

    Ceci dit, je sais que les internes travaillent fort et que ça se comptabilise aussi dans l’ensemble des coûts et/ou des économies. C’était un des contre-arguments qu’un de mes proches devenu médecin (psychiatre) m’avait avancé quand j’avais abordé en saprésence la possibilité qu’on fasse payer ceux qui fuient le Québec une fois leurs études en médecine terminées. Selon lui, un étudiant en médecine avait déjà amplement rendu service à l’État alors il n’y devait plus rien. Malgré cela, malgré que les internes travaillent pour pas cher (parce qu’il me semble qu’ils sont payés), oui je crois que les coûts pour former un médecin sont énormes et que, comme un soldat ou un policier, un médecin gradué devrait être tenu de rendre un certain nombre d’années de service ici en échange.

    De plus, on estime ces économies comment? On prend les heures travaillées par l’interne en estimant comment elle auraient coûté au Trésor s’il était vraiment payé comme un médecin? Je ne sais pas, mais ça aussi c’est un calcul tordu, surtout si on croit, comme moi, qu’un médecin coûte déjà très cher. Je serais d’ailleurs curieux de voir comment les aspirant-médecins réagiraient si on les forçaient à payer tous leurs frais d’étude et si la somme de $1 million diminuerait tant que ça au moment de leur revendication, car revendication y aurait certainement.

    Quant aux argument des impôts, ça vaut pour tout le monde, justement. La différence avec quelqu’un qui fait un salaire qui dépasse de beaucoup ce qui permet de combler ses besoins vitaux, comme manger et se loger, c’est que l’argent excédentaire, non payé en impôts et susceptible d’être taxé, mais seulement susceptible d’être taxé, justement. Si le médecin décide de se reposer régulièrement en République dominicaine, l’argent qui y est dépensé ne revient aucunement dans les coffres de l’État québécois. S’il achète une voiture européenne de grand luxe, oui le gouvernement recevra quelques taxes, mais la grosse part de la somme ira à l’étranger. Bref, qu’ils paient 50% d’impôt et beaucoup de taxes, ça ne change rien au fait que les sommes versées aux médecins peuvent et doivent être regardées de plus près. D’ailleurs, dans ma critique première, je pensais à la multiplication des actes facturés, pas au taux horaire des médecins.

    Je peux bien admettre que les médecins travaillent généralement des heures de fou, qu’ils méritent un salaire élevé, plus élevé que la moyenne des gens, beaucoup plus élevé même, surtout à cause du nombre d’années d’étude. Mais 10 fois le salaire moyen? Pas sûr du tout. Et je ne crois pas qu’en les payant plus, ils deviendront meilleurs, ni qu’il seront plus motivés. D’ailleurs, si les nombre d’admission en médecine augmentait grâce à la perspective d’un meilleur salaire encore, j’aurais quelques doutes de plus sur les motivations des médecins.

    Finalement, quand je me référais à Cuba et au bas salaire des médecin de là-bas, je soulignais aussi leur grand nombre. Et je suppose que ceux-ci ne travaillent pas 80 heures/semaine. Moins libres certes, mais peut-être moins « exploités ». Tout ça pour dire et redire que le modèle de médecin-libre-entrepreneur n’est pas nécessairement la solution à tous les maux du système de santé. Et qu’il ne faut surtout pas croire aveuglément les médecins là-dessus.

    J’ai très rarement vu des abus dans tout ce beau monde. Il y en a, mais des exceptions. Ce n’est pas ça qui fait crouler le système de santé.

    Je n’ai jamais dit que cela faisait crouler le système de santé, non plus. Mais c’est un facteur parmi d’autres. Un autre pourrait être ce dont il était question ici: les mauvaises habitudes de vie de la population. Un autre pourrait être le seul vieillissement de la population. Mais ça pourrait également être le fait que les gens s’en remettent déjà trop aux médecins, la plupart du temps trop tard. C’est dans cette optique que je parle d’un pouvoir déjà trop grand des médecins et que je m’offusque de la « médicalisation des enjeux de société ».

    La médecine a fait de formidables progrès, mais n’empêchera jamais personne de mourir. Il y aura toujours une première cause de mortalité et ça me surprendrait bien qu’un jour ce soit la seule vieillesse. La médecine a évolué vers une plus grande spécialisation, et je ne crois pas que plus de spécialistes, ni que mieux payer ces spécialistes soient la voie à suivre. Quand j’y oppose une vision plus « holistique », c’est cela que je veux dire. A-t-on vraiment besoin d’un spécialiste du foie pour éviter les cancers du foie? Je crois que non. Autrement dit, pour régler les problèmes du système de santé, ça ne nous prend pas plus de médecine, mais moins. Surtout que plus il y a de médecine, plus il semble y avoir de maladies!

    Alors on revient à la responsabilité des individus quant à leur propre santé. Oui, ils devraient être plus responsables, mais pas punis autrement que par leur piètre santé si telle est la conséquence de leurs actes. Et cette responsabilisation des individus passe aussi, selon moi, par un déboulonnement de la statue hérigée au médecin. Au bout du compte, les médecins ne valent pas plus que les autres acteurs de la société, doivent se soumettre à la critique et rendre des comptes.

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    17 avril 2009 à 15 03 21 04214
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    Une nouvelle intéressante aujourd’hui dans le journal « Le médecin du Québec », No 44, vol 4, avril 2009, sous le titre « Médecins enseignants, entente particulière paraphée » :

    « À quoi auront droit les omnipraticiens professeurs? Ils recevront 35$ pour superviser un résident pendant une demi-journée et 42$ pour un externe » et « Une somme de 20$ s’ajoute également si la formation se déroule dans une région qui était considérée comme « désignée » [régions isolées] ». Le salaire minimum, 8,75$/h. Où va le million de dollars brandi par la ministre ?

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    17 avril 2009 à 18 06 29 04294
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    Les études en médecine ne sont pas un privilège. Tout le monde peut appliquer dans la société pour devenir médecin.

    Les internes n’existent pas.

    Les externes ne sont pas payés, ils payent entre 1500 et 3000 $ par session de frais de scolarité (il me semble, dans mon temps en tout cas). Ils payent pour faire un travail ingrat dans l’hôpital et se faire enseigner par des médecins payés au salaire minimum. Puis ils doivent étudier beaucoup par eux-mêmes pour passer leurs examens après deux ans.

    Les résidents (on est résident après 5 ans d’études) sont des médecins diplômés (ils sont M.D.) qui se spécialisent et qui ont un salaire équivalent à celui d’une infirmière et qui travaillent des heures de fou dans les hôpitaux, souvent des 8o heures/semaine avec des gardes de 24h, etc. Ils sont le support majeur des hôpitaux universitaires, sans eux ce serait la paralysie. Étape la plus difficile dans la vie d’un médecin, la plus épuisante, car en plus ils doivent étudier leurs examens de spécialité (on finit tous par passer au travers, mais on vieillit d’un coup). Ils payent aussi des frais de scolarité. Ils enseignent aussi aux externes (bénévolement).

    Comparer une formation universitaire (de médecin ou autre) avec une formation technique de policier ou une formation secondaire de soldat est assez étrange. Un soldat renonce à ses droits civils en s’engageant. Un policier peut décider d’aller dans la GRC ou dans une autre province qui reconnaîtrait son diplôme (mon frère est policier). Un médecin est un travailleur autonome.

    Vous faites l’erreur de regarder les revenus bruts. Vous oubliez toutes les cotisations obligatoires (au moins 5000$ par année mimimum), les dépenses professionnelles aux frais du médecin (matériel, secrétaire, bureau, etc.) et vous oubliez que les médecins sont des travailleurs autonomes sans aucun avantages sociaux. Combien vaut un fonds de pension d’un employé syndiqué ? Combien valent les assurances collectives ? Combien valent les vacances payées ? Combien valent les congés de maladie payés ? Le médecin n’a rien de tout cela, comme les autres travailleurs autonome.

    «La médecine a fait de formidables progrès, mais n’empêchera jamais personne de mourir. Il y aura toujours une première cause de mortalité et ça me surprendrait bien qu’un jour ce soit la seule vieillesse. La médecine a évolué vers une plus grande spécialisation, et je ne crois pas que plus de spécialistes, ni que mieux payer ces spécialistes soient la voie à suivre.»

    On s’entend à merveille là-dessus.

    «A-t-on vraiment besoin d’un spécialiste du foie pour éviter les cancers du foie? Je crois que non.»

    Non, en effet, et personne ne prétend cela. Mais le jour où vous avez une maladie génétique du foie rare, vous êtes content de voir un spécialiste du foie.

    Votre dernier paragraphe est étrange. Affirmez-vous que les médecins punissent les malades qui ne se responsabilisent pas ?

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    17 avril 2009 à 18 06 35 04354
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    @Vincent Sremed

    Merci de ces précisions sur les conditions des médecins, c’est rare qu’on a ce point de vue.

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    17 avril 2009 à 20 08 10 04104
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    @Simon Dor :

    Je sais. À tous les jours, depuis 12 ans, j’entends des préjugés, des faussetés, des racontards, de l’envie, de la jalousie, des absurdités, des désirs de réduire les libertés, d’obliger, des attaques sur les revenus, etc.

    Habituellement, je tolère, de passe outre, je ne perds pas mon temps, surtout lorsque celui ou celle qui fait ces commentaires est minable.
    Mais Martin ne l’est pas, et j’ai cru bon d’entrer en dialogue, plus pour me faire du bien, me soulager un peu de toutes ces années que pour le convaincre. Demain, j’entendrai de pleins d’autres gens des discours cent fois pires. Et je passerai outre.

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    18 avril 2009 à 11 11 04 04044
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    Désolé pour l’usage du mot « internes ». Je ne me souvenais plus des termes « externes » et « résidents ».

    Ceci dit, non, je ne change pas d’avis: étudier en médecine est un privilège. D’une part, par le long processus de pré-sélection et, surtout, par les ressources humaines et matérielles que ça prend pour former un médecin. Je n’ai pas de problème avec le fait que des membres de la société aient des privilèges, soit privilégiés (ce qui devrait prouver que je ne suis pas communiste).

    Votre dernier paragraphe est étrange. Affirmez-vous que les médecins punissent les malades qui ne se responsabilisent pas ?

    Non, je tentais de boucler la boucle et revenir au sujet du billet: faire payer les malades pour leurs mauvaises habitudes. Si les médecins en venaient à évaluer qui devrait payer ses soins à cause de ses mauvaises habitudes de vie, alors là, oui, ils puniraient ceux-ci. Mais, effectivement, ça me semble peu probable que les médecins aient un jour à porter ce fardeau en plus du celui qu’ils portent déjà.

    J’étais au courant que le médecin a beaucoup de frais à payer. Ce n’était pas une « erreur » de ne pas en parler. Mais, à mon tour de vous remercier pour les précisions.

    P.S.: Le lien vers l’entrevue avec un généraliste français (terme utilisé par Radio-Canada) à propos du droit de mourir:

    http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2008-2009/chronique.asp?idChronique=78749

    À la dix-huitième minute:

    Je pense que le corps médical a du mal à ce que ce soit les malades qui prennent en main leur destin. Les médecins, vous savez, ont tendance à penser qu’ils savent tout, ils peuvent tout. Il y a un espèce de pouvoir médical… Je ne parle pas du pouvoir de l’argent.

    Dans le contexte, je rappelle, d’une discussion sur le droit de mourir dignement.

    Ça rejoint un autre de mes points soulevés rapidement lors de ma première intervention, sur « l’acharnement thérapeutique ». Je ne veux pas me lancer à nouveau dans une longue discussion, mais faudra aussi un jour ou l’autre aborder, collectivement, le sujet plus délicat de la mort, des derniers jours des patients. Parce que tant qu’à parler froidement de chiffres, nous pourrions parler de ce que coûtent les derniers jours d’un patient.

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    18 avril 2009 à 12 12 22 04224
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    « étudier en médecine est un privilège »

    Comme étudier en agronomie, en enseignement du primaire. Comme étudier à l’université tout court.

    J’ai visité des hôpitaux français de Paris et de Lyon en tant que professeur de médecine responsable de ma région il y a deux ou trois ans, ainsi que des cabinets de médecins de famille là-bas. C’est un autre monde, et là je vous donne entièrement raison. C’est hiérarchique, paternaliste, il y a tout un pouvoir et un prestige. Mais c’est français. En France la société est restée très aristocratique malgré la Farce que fut la Révolution. Ce monsieur n’a aucune idée du système nord-américain, complètement différent, complètement américain. Un ami de Montréal fait un post-doctorat en gastro à Paris. Il est gastro-entérologue, mais il se fait traiter comme une sous-loque par les médecins et les professeurs en haut de lui. Deux mondes, je vous dis. Ici, le dernier arrivé est considéré au même niveau que le vieux. Il m’est arrivé de voir des patientes françaises, en ville, elles étaient surprises que je ne leur demande pas de se mettre flambant nue devant moi ! Surprises de l’attitude différente, l’attitude de conseillers des médecins nord-américains plutôt que paternaliste !

    Ce médecin français dis sans doute vrai pour la France (quand j’étais étudiant, certains vieux professeurs avaient étudié en France et me disaient que jusqu’à tout récemment le médecin là-bas ne disait même pas à son patient qu’il avait un cancer car il n’y avait pas de traitement !), mais c’est aujourd’hui en Amérique du Nord beaucoup mieux que cela.

    Concernant votre dernier paragraphe, je suis d’accord avec vous. Difficile de changer la société qui se croit ou qui veut être immortelle… L’autre jour, un monsieur de 99 ans était presque moribond mais la famille s’acharnait pour qu’on le maintienne en vie pour qu’il aille ses 100 ans… Pas facile j’imagine pour une famille d’accepter de cesser les soins pour ceux qu’ils aiment. Heureusement, le médecin est là pour les accompagner, les faire cheminer dans cette décision, et offrir en fin de vie un soulagement.

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