WikiLeaks d’un autre oeil

Par Renart Léveillé

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

*

Autres lectures relatées :

Le hoax Wiki

Wikileaks ? Une intox sioniste

L’acide toxique de Wikileaks fuit dans toutes les directions, sauf vers Israël

Wikileaks – la connexion Tel-Aviv

10 pensées sur “WikiLeaks d’un autre oeil

  • avatar
    9 décembre 2010 à 2 02 54 125412
    Permalink

    @ l’auteur,
    c’est peut-être un peu court?
    car au fond, proposer un article en posant des questions, sans donner de réels éléments de réponse, juste pour mettre un doute, sans aller au fond du dossier me parait peu constructif.
    ayant constaté que la plupart des commentateurs, rédacteurs, du net ou d’ailleurs, s’en tenaient a du « copié collé », j’ai essayé de faire le point en proposant des liens qui étayaient ce qui était écrit dans mon article:
    http://www.centpapiers.com/wiki-the-leaks-2/51070
    manifestement, çà a du vous échapper, et je me permet de vous en proposer la lecture.
    sur un site ami (agoravox)les débats ont été assez fournis, et je vous suggère de les lire.
    vous y découvrirez que Assange avait été accusé de viol, et que quelques heures après l’accusation, la plainte était retirée.
    c’etait en aout 2010!
    interrogez vous sur le fait de ressortir cette pitoyable épisode plusieurs mois après,
    interrogez vous sur le fait que l’une des protagoniste ait travaillé pour la CIA sur le dossier Cuba,
    enfin, c’est vous qui voyez.
    😉

    Répondre
  • avatar
    9 décembre 2010 à 3 03 02 120212
    Permalink

    un dernier détail
    puisque vous semblez vous interesser à cette lamentable fausse accusation de viol, vous aurez dans le lien suivant les proces verbaux d’audition,
    http://www.rue89.com/node/179667
    espérant au moins que ces informations répondrons aux questions que vous vous posiez.
    je vous rappelle qu’il s’agit de proces verbaux d’audition publiés le 29 aout dans le daily mail.
    bonne lecture.

    Répondre
  • avatar
    9 décembre 2010 à 7 07 02 120212
    Permalink

    Moi non plus, je ne crois pas aux hasards…

    «Un groupe de sénateurs américains a déposé un projet de loi afin de mieux lutter contre le piratage en ligne de films, musique, émissions TV, logiciels… Avec l’aval de l’autorité judiciaire, l’accès aux sites dits pirates pourrait être fermé, qu’ils soient situés aux États-Unis ou en dehors.»

    «Selon l’AFP, ce projet de loi vise notamment des sites au Canada, en Ukraine, Chine, Suède. Impossible de ne pas penser alors à The Pirate Bay, ce que souligne TorrentFreak, estimant qu’une telle loi pourrait faire fermer de nombreux sites de liens torrents.»

    http://www.generation-nt.com/piratage-loi-senat-film-musique-actualite-1083121.html

    Répondre
  • avatar
    9 décembre 2010 à 7 07 06 120612
    Permalink

    Cela dit, même si ce n’est que mascarade, ce que ça semble bien être, il faut défendre NOTRE droit de nous informer, et de nous exprimer!

    C’est une attaque à notre liberté d’expression!

    Et juste comme ça, où est passé RSF? Reporters Sans Frontière se fiche t-elle des libertés d’expression de monsieur Assange? On dirait bien! Et c’.est normal, elle travaille, elle aussi, pour la CIA!

    Qu’en disent Globovision, RCTV ou la maison blanche? ils sont tous d’accords pour faire taire Assange, comédien ou non!

    Répondre
  • avatar
    9 décembre 2010 à 13 01 28 122812
    Permalink

    Monsieur Cabanel,

    cela dit avec respect, je n’apprécie guère de me faire faire la morale…

    Je ne voulais pas faire un billet de fond pour la simple et bonne raison que je ne me sens pas assez à l’aise avec le sujet. J’ai entendu parler de ces théories quelques jours avant d’écrire ce billet et je ne dois pas être le seul qui n’en a pas eu vent. C’est pour ceux-là que j’ai écrit ce texte, pour les informer : depuis quand ce n’est pas bien de seulement relayer? À mon avis, il n’y en a jamais trop…

    Ceci dit, je n’ai aucune certitude quant à ces théories, cela serait contre mes principes de faire comme si pour épater la galerie.

    Sinon, merci pour les compléments d’information.

    🙂

    Sylvain Guillemette,

    plus j’en apprends, plus j’ai mal à la tête…

    Répondre
    • avatar
      9 décembre 2010 à 17 05 28 122812
      Permalink

      renart,
      la morale?
      je vous aurais cru plus rusé.
      le principe du journalisme, autant citoyen soit-il n’est-il d’investiguer, voire d’informer?
      parce que sinon, poser des questions est a la portée du premier venu,
      et malgré l’interet que la question peut comporter, je pense que le lecteur préfère qu’on lui suggère des réponses, avec des sources confirmées.
      non?

      Répondre
      • avatar
        10 décembre 2010 à 0 12 17 121712
        Permalink

        Monsieur Cabanel,

        « voire d’informer? »

        au-delà des questions que je pose, je ne fais que ça.

        Sinon, pour le reste, relire attentivement mon précédent commentaire.

        Répondre
    • avatar
      14 décembre 2010 à 12 12 41 124112
      Permalink

      Effectivement, c’est complètement malade. Comme le reste…

      Répondre
  • avatar
    9 décembre 2010 à 18 06 17 121712
    Permalink

    According to an Arabic investigative journalism website, Assange had received money from semi-official Israeli sources and promised them, in a “secret, video-recorded agreement,” not to publish any document that may harm Israeli security or diplomatic interests.
    Source libanaise ( en arabe) :
    http://www.syriatruth.info/content/view/977/36/

    According to another report , a left-leaning Lebanese newspaper had met with Assange twice and tried to negotiate a deal with him, offering “a big amount of money”, in order to get hold of documents concerning the 2006 war, particularly the minutes of a meeting held at the American embassy in Beirut on 24th July 2006, which is widely considered as a ‘war council’ meeting between American, Israeli and Lebanese parties that played a role in the war again Hizbullah and its allies. The documents the Al-Akhbar editors received, however, all date to 2008 onwards and do not contain “anything of value,” the sources confirm. This only goes to support the Israel deal allegations.
    Source : http://www.syriatruth.info/content/view/986/36/

    « According to the Al-Haqiqa sources, Assange met with Israeli officials in Geneva earlier this year and struck the secret deal. The Israel government, it seems, had somehow found out or expected that the documents to be leaked contained a large number of documents about the Israeli attacks on Lebanon and Gaza in 2006 and 2008-9 respectively. These documents, which are said to have originated mainly from the Israeli embassies in Tel Aviv and Beirut, where removed and possibly destroyed by Assange, who is the only person who knows the password that can open these documents, the sources added.

    Indeed, the published documents seem to have a ‘gap’ stretching over the period of July – September 2006, during which the 33-day Lebanon war took place. Is it possible that US diplomats and officials did not have any comments or information to exchange about this crucial event but spent their time ‘gossiping’ about every other ‘trivial’ Middle-Eastern matter? »

    Mêmes infos que ci dessus mais en français :
    http://fr.sott.net/articles/show/1633-Decouvert-Wikileaks-bosse-pour-Israel

    Pour lire le résumé en anglais réseau Indymedia)
    http://www.indybay.org/newsitems/2010/12/07/18665978.php

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *