Apprendre à mourir (Irvin D. Yalom)

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DANIEL DUCHARME   The Schopenhauer Cure, pour reprendre le titre original, est un roman sur la psychanalyse écrit par un psychanalyste qui décrit l’univers des thérapies de groupe. Dans mes années d’apprentissage, je ne me suis jamais senti interpeller par la culture psychanalytique. Je reconnaissais – et je reconnais toujours – l’importance de Freud dans la construction de la pensée occidentale, mais, à l’exception du Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient que Sinclair Dumontais m’a offert pour mon vingtième anniversaire,  je ne l’ai jamais vraiment lu… Enfin, peu importe… Dans le cas de Yalom, je confesse que je suis littéralement fasciné par son roman qui met en scène nul autre qu’Arthur Schopenhauer, un philosophe dont les travaux ont préfiguré ceux de Nietzsche. L’histoire est toute simple. Julius, un thérapeute, vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer mortel. Cela a entre autres pour effet de l’inciter à faire du ménage dans ses dossiers de patients. Ce faisant, il tombe sur celui d’un certain Philip, un homme qui a été en thérapie pendant trois ans en raison d’un dysfonctionnement sexuel. À l’époque, Julius n’avait pas été en mesure d’apporter un soutien à cet homme qui a cessé sa phychanalyse par la suite. Alors, il décide de communiquer avec Philip et apprend que celui-ci a quitté son emploi d’ingénieur pour faire un doctorat en philosophie appliquée. Lors d’une rencontre, les deux hommes conviennent d’une étrange entente de partage de leurs savoirs : psychanalyse freudienne contre méthode Shopenhauer. Je ne vous en dis pas plus… pour ne pas gâcher le plaisir de cette lecture de ce roman.

Un roman singulier dans le paysage plutôt terne de la littérature contemporaine.

Né de parents russes en 1931, Irvin D. Yalom est professeur à la célèbre Standord University (Californie). Docteur en médecine depuis 1956, il est un psychiatre et un thérapeute reconnus aux États-Unis, ce qui ne l’empêche pas de s’adonner à la littérature en publiant, outre Apprendre à mourir, Le bourreau de l’amour (2005) et Et Nietzsche a pleuré (2003), tous deux publiés chez Galaade.

Irvin D. Yalom, Apprendre à mourir : la méthode Schopenhauer / traduit de l’anglais par C. Bode. Paris, Galaade, 2005.

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Daniel Ducharme

Né à Montréal, Daniel Ducharme est archiviste, éditeur, écrivain et webmestre du site elpediteur.com

2 pensées sur “Apprendre à mourir (Irvin D. Yalom)

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    26 juillet 2015 à 8 08 19 07197
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    La Standord University n’existe pas. l’Université Stanford tant qu’à elle c’est la diffusion d’une culture décadente, la culture occidentale. Oui je suis nazi, north american zionist

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    2 septembre 2017 à 14 02 24 09249
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    Atendez voir…Cette rencontre entre Julius et Philippe aura pour effet de toucher la partie inconsciente de Julius, responsable de son cancer et ce dernier ce résorbera ?!

    C’est bien sure un  »wild guess » mais bon ce doit être assez près du dénouement final.

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