Entretien avec Michel Lefebvre

Ducharme: Entre 1996 et 2002, vous avez publié deux romans et un recueil de nouvelles, tous aux Herbes rouges. Et voilà qu’en 2005 vous délaissiez la forme du récit pour écrire un recueil de souvenirs communs –Je suis né en 53… Je me souviens– dont j’ai d’ailleurs fait un compte rendu à l’époque. Et en plus, vous quittez votre éditeur habituel pour Hurtubise HMH. Peut-on y voir le signe d’un changement de parcours dans votre itinéraire littéraire?

Lefebvre: Non, pas du tout. Je traîne toujours une espèce de livre-réconfort, un texte plus léger, pour les matins où je ne me sens pas en forme pour travailler le roman ou les nouvelles en cours. J’ai écrit la majorité des souvenirs entre février 1995 et juillet 1996, et j’ai soumis le manuscrit aux Herbes rouges en février 1997. Ils n’en voulaient pas. Ils n’aiment pas Perec. Je l’ai ensuite envoyé à un éditeur de temps à autres, un par année, six ou sept. C’était devenu une manière de blague pour moi: aucun éditeur n’en voulait, et quand ils personnalisaient le refus, ils disaient tous que c’était peut-être très drôle pour ma famille mais que ça ennuierait le voisin. Puis une amie à qui j’avais prêté le manuscrit et qui connaissait Jacques Allard, directeur littéraire chez HMH, le lui a fait lire. Ça l’a intéressé, mais il voulait une espèce de fil conducteur, un lien. J’ai pensé à rattacher les souvenirs communs au présent avec des déclencheurs, plus personnels, éditoriaux – je dis «j’ai», mais c’est plutôt ma compagne qui a eu l’idée. Alors donc, pas de changement de parcours, pas de changement d’éditeur: je n’ai eu aucun contact avec HMH depuis la sortie du livre, en avril 2005. J’aime beaucoup les Herbes rouges. Ils sont impitoyables et n’acceptent que les livres qui leur plaisent, sans compromis. Ils sont très respectés dans le milieu, leurs livres passent rarement inaperçus

Ducharme: Donc, il ne s’agit pas d’un changement, mais plutôt d’un incident de parcours car, si je vous ai bien compris, vous soumettrez votre prochain roman aux Herbes rouges. Il est rare qu’un auteur aborde la question des relations avec un éditeur. En tant que lecteur, j’ai toujours cru que l’éditeur souhaitait obtenir l’exclusivité avec un auteur. Dans le cas des Herbes rouges, ce n’est visiblement pas le cas. Pouvez-vous nous parler de vos relations avec cet éditeur, puis avec les éditeurs en général?

Lefebvre: Si les Herbes rouges me refusent un livre – et ils m’en ont refusé plus qu’ils en ont accepté–, ils m’encouragent à aller ailleurs. Il n’y a pas de contrat de suite, d’engagement légal, de trucs formels du genre. Et puis, il faut se garder de l’enflure des mots quand on parle d’édition littéraire au Québec: huit fois sur dix, les tirages vont de 500 –le minimum pour que l’éditeur soit subventionné pour un titre– à 700; les ventes plafonnent à 124, en comptant la famille, les bibliothèques et les chums; les droits d’auteurs sont payés un jour; le contrat est signé après peut-être; le livre est oublié bientôt, envoyé au pilonnage si l’auteur ne peut racheter les exemplaires. Pour trois livres publiés depuis 1996, malgré une vingtaine de critiques là où ça devrait compter, toutes assez positives sauf une, j’ai reçu 558,21$ en droits d’auteur. Tout le monde s’entend pour dire que l’édition québécoise va plutôt bien, mais que la littérature va mal. Bien sûr, pour les gros noms, c’est sérieux: il y a des avances, négociations avec agents, droits, trahisons, hauts cris, commerce, stratégies. Les petits auteurs comme moi devraient juste être contents d’être publiés. Je blague mais presque pas. Alors, pour les relations, disons, d’affaires, lorsque j’ai fini un livre et que j’ai déjà déterminé qu’il pourrait plaire à mon éditeur de prédilection, je vais le lui porter et j’attends. Je suis au moins sûr qu’il va le lire. S’il ne m’a pas appelé dans les deux semaines, il n’en veut pas. Si j’estime qu’il se fourre le doigt dans l’œil avec son refus, je le soumets ailleurs. C’est aussi simple que ça. Je peux aller où je veux selon mon sentiment mais c’est comme avec n’importe qui, j’essaie d’être poli, d’être correct avec qui est correct et de tirer le meilleur parti de ce que j’ai à offrir. Par exemple, les Herbes rouges ne prendront jamais un roman de science-fiction ou un polar pur et dur… mais peut-être voudront-ils y jeter un œil quand même. S’ils sont tombés sur la tête, s’ils veulent le publier, et si je juge que c’est un maudit bon polar avec un potentiel exportable, j’ai un problème moral. Car une plus grosse maison d’édition pourrait le commercialiser en grand, acheter de l’espace dans La Presse du dimanche (2000$ pour un quart de page, les petits éditeurs ne peuvent jamais se payer ça), négocier des traductions dans cinquante et une langues, essayer de me ploguer à Tout le monde en parle­, etc. Les Herbes rouges ne pourraient jamais publier une Nelly Arcan – ils ne voudraient pas de toute façon, c’est beaucoup trop de travail.

Ducharme: Le portrait que vous brossez de l’édition et de la littérature au Québec est sans doute réaliste, quoique sombre. Et cela m’amène à vous poser une question plus directe, question qui pourrait être posée à la majorité des écrivains québécois, d’ailleurs: Où puisez-vous l’énergie, la motivation nécessaire pour continuer à écrire?

Lefebvre: Nancy Huston a déjà dit que les écrivains feraient mieux de ne chercher leur récompense que dans le travail lui-même, parce que c’est qu’on le trouve assurément (c’est moi qui souligne). Quand j’étais petit, j’aimais tenir un crayon, sentir l’encre, il n’y avait pas pour moi d’endroit plus excitant qu’une imprimerie, et quand on voulait me faire plaisir, on me donnait un tas de papier, imprimé ou pas. C’est encore comme ça : j’aime l’acte d’écrire en tant que tel – dessiner des lettres, biffer gras, entourer ce qu’il y a à déplacer, noter dans la marge, prendre une autre feuille, la paginer, mettre une autre mine dans le crayon, aller au bout de la gomme à effacer, saisir le brouillon à l’ordinateur, reprendre à la main, rebiffer, ajouter, être rendu à la cinquième version d’un chapitre, jouer avec la mise en page, feuilleter les pages, me prendre pour un grand. Je ne suis vraiment pas de ceux qui aiment avoir écrit. Ça, c’est pour le niveau primaire, celui de l’enfant qui imite. Pour l’intermédiaire, celui de l’enfant qui joue à narrer et qui a conscience de la nécessité d’être cohérent, suffit que je reste assis en silence à ma table assez longtemps –«longtemps» dépendant de l’humeur et de la veille–, pour que me vienne quelque chose. Des fois, ce quelque chose n’a rien à voir avec la vague intention d’hier, mais j’essaie quand même d’établir un lien pour que ça marche. Si c’est vraiment trop croche, je jette. Ça pour dire que c’est encore un jeu, une espèce de puzzle, et que je ne suis pas motivé, à ce niveau-là, par autre chose que ce qui porte aussi des millions de gens à écrire du fond de leur chambre. Pour le niveau tertiaire, celui où on doit sans complaisance établir si ce qu’on a écrit remuera un autre univers que le sien, c’est plus compliqué. Je pense de plus en plus que c’est une question d’expérience –il faut donc, oui, être publié–, et que cette expérience vient de la sanction de bons éditeurs. Mais avant, au jour le jour, il faut déterminer si on a écrit entre les lignes, si on a pu installer une tension et la maintenir, s’il y a une troisième dimension aux dessins de lettres, aux mots rares et aux paragraphes tordus. Quand j’ai le soupçon d’avoir réussi, c’est terriblement exaltant. Je dirais même que ça me suffit: je flotte pour la journée. J’aime être publié, c’est sûr, j’aime voir mon livre en librairie, mais quand il s’y trouve, et comme j’écris tous les jours, j’ai un nouveau problème de niveau tertiaire, et, franchement, je me fiche alors pas mal de l’état de la littérature québécoise. L’écriture est pour moi un hobby sérieux de cinq à sept le matin. J’ai un métier pour faire un peu d’argent –à temps partiel, et, pour être honnête, j’ai surtout une mécène qui gagne bien nos fins de mois–, et il n’y a rien que j’aime plus que de vivre dans mon espace fictif en parallèle avec mon quotidien. Un nourrit l’autre, et il y a parfois de très belles interférences et de très étonnantes coïncidences. Et puis c’est aussi un mode de vie: je suis insomniaque, je ne saurais pas quoi faire en me levant, c’est si tranquille quand tout le monde dort. Bref, je suis assez d’accord avec Nancy Huston.

Ducharme: Je suis assez d’accord avec vous: l’acte même d’écrire apporte son lot de joies, et l’édition fait le reste. Par contre, vous soulignez un fait particulier: écrire, pour vous, relève pratiquement du mode de vie. Par là, je veux dire que l’écriture fait partie de votre quotidien, qu’à tous les matins vous vous attablez pour écrire de cinq à sept heures, beau temps mauvais temps. Est-ce à dire que vous ne croyez pas à ce que d’aucuns nomment l’inspiration?

Lefebvre: Mais oui j’y crois, dans le sens d’avoir des idées. Tout le monde a des idées. Et puis, il n’y a pas d’antinomie entre inspiration et discipline. Je trouve légèrement ridicule l’inspiration de type romantique qui montre l’artiste en transes, l’œil fou, phtisique, à cheval sur sa table, éjectant son Don Quichotte en deux nuits d’orages. Mais c’est sûrement possible. Tout existe. J’aimerais bien que ça m’arrive, pourquoi pas? J’ai lu que Gaétan Soucy avait écrit sa Petite fille aux allumettes en un seul mois, en fermant l’écran de son ordinateur pour ne pas se relire – il a plus tard regretté en avoir parlé, je comprends pourquoi. Je pense que la création est en général plus prosaïque. Flaubert a dit que l’inspiration était une espèce d’échauffement. Patiner, vaguer, errer, conditionner ses muscles, se mettre en état, manger pour avoir de l’appétit. Mais il y a des jours, des semaines, des mois, faut pas croire, où ça ne marche vraiment pas. Il y a aussi des matins où je me réveille avec une phrase, une bombe, une révolution – tout est relatif, bien sûr, mais faut bien se faire plaisir. C’est peut-être de l’inspiration, personnellement, j’appelle ça un bon filon. Et quand j’en tiens un, je fais comme Hemingway –se prendre pour un autre est aussi une stratégie–, j’arrête avant qu’il soit épuisé pour mieux repartir le lendemain. Le truc de travailler à périodes fixes, tous les matins, ça marche relativement bien pour moi, de la même façon que ça marche obligatoirement pour des tas de gens –et pour moi aussi de neuf à cinq– qui se rendent au bureau tous les jours, qui posent leur cul et qui finissent par pondre quelque chose, un rapport, un prototype, une politique, un mode d’emploi, un projet. Et, parfois, malgré la contention, ce quelque chose est génial. Mais ce n’est évidemment pas une recette. Il y a des gens qui écrivent partout, au café, dans une foule, dans l’autobus, en mangeant, en regardant la télé, dans une pause. Ça aussi j’aimerais bien. J’ai déjà essayé mais je me sens ridicule avec mes feuilles raturées dans un bar à deux heures du matin, je manque de concentration. Ma méthode –mais qui suis-je?­–, c’est de toucher un minimum au travail en cours tous les jours pour l’avoir tout le temps en tête, consciemment ou inconsciemment. Même ces mauvais jours où je trouve que, vraiment, quelle merde, ceux où j’ai des doutes moins olfactifs, ceux où je suppute un cul-de-sac dans le chemin de traverse qui avait l’air si emballant il y a un mois. Tous les états, toutes les impressions sont utiles si on a l’enthousiasme. C’est le plus important, l’enthousiasme, non? Ça vaut pour tout, peu importe, projet, métier, loisir, nouveau départ, nouvelle relation. Le problème avec le roman, c’est qu’il faut avancer patiemment, pas à pas –sauf peut-être pour Simenon et l’écrivain romantiquement inspiré–, qu’il est relativement facile de perdre le cap, ou de ne pas le chercher, de se trouver bon si on sait faire des phrases, et d’arriver au bout de deux ans avec un truc qui n’a pas d’allure. Il faut accepter ça, et j’ai l’impression qu’on l’accepte mal si on n’aime qu’avoir écrit. Pépère Lefebvre a un autre aphorisme pour nos jeunes lecteurs: il faut s’aimer en écrivant le premier jet, se haïr en se relisant et se tenir à l’œil en réécrivant. Ce n’est pas de Pépère, je ne me rappelle plus de qui. En tout cas, j’achète, en autant qu’il y ait plus qu’un jet.

Ducharme: Au début de cet entretien, vous avez dit que votre éditeur n’aimait pas Georges Perec… et c’est pourtant le même éditeur qui a publié La douceur du foyer en 1996, l’histoire de cet ingénieur qui étend son salaire horaire sur vingt-quatre heures, ce qui lui permet de gagner de l’argent quand il écoute un téléroman à la télévision le soir, chez lui, et même quand il va aux toilettes! Et c’est encore lui qui a publié Le changement comme passe-temps en 2002, roman qui a pour héros un rédacteur de cartes de vœux. Ces héros singuliers, assez inhabituels à tout le moins, ne découlent-ils pas de l’influence de Perec? Un peu à la manière de l’OULIPO, ne considérez-vous pas la littérature comme une sorte de jeu?

Lefebvre: J’aime les romanciers oulipiens, Queneau, Calvino, Perec, mais quatre-vingt pour cent des jeux oulipiens purs et durs m’ennuient en tant que lecteur. La règle du S+7, par exemple, (on prend un texte et on remplace tous les substantifs par le septième qui suit dans le dictionnaire) est imbuvable et n’amuse que ceux qui y jouent, surtout en éclusant de la bonne bière. Mais le principe de la contrainte appliquée au roman me semble productif: cela provoque des situations insolites, minimise les aléas de l’écriture, crée un climat, un ton, imprime une voix au texte. Contrairement au surréalisme, qui veut débrider l’inconscient, l’oulipisme mise sur le contrôle du processus: il faut constamment faire attention et ramener le texte dans le droit fil de la contrainte pour ne rien écrire d’arbitraire. Mais cette contrainte est arbitraire en soi – et, quand on y pense, qu’est-ce qui est absolument motivé dans la vie?… la morale? les règles? les lois? les principes? les mots et leur relation signifiant-signifié? – et son application systématique redouble ma conviction qu’on se trouve toujours en présence de littérature, que tout y est faux et maniéré, quelle que soit la soi-disant sincérité de l’écriture. Mais je ne pousse pas trop l’affaire, mes contraintes sont bien timides: il n’y a aucun nom propre dans mon premier roman, et j’en ai écrit un autre, inédit, où j’ai inséré tous les mots de la lettre z du Petit Robert. Ça a marché pour le premier mais pas pour l’inédit – qui le restera probablement: ça sentait l’effort et je ne suis pas arrivé à intégrer les digressions. Perec contait des histoires cohérentes où les contraintes, les jeux étaient transparents et ne nuisaient pas à la lisibilité. Il ne les imposait pas au lecteur –il y a eu La disparition, le roman sans e, mais beaucoup de critiques de l’époque n’ont rien vu–, et qui est dérangé par le recours au bicarré latin qui organise La vie mode d’emploi? Pour ce qui est de son influence, j’accroche aux thèmes de l’espace-temps, de ces objets qui nous possèdent, de la résurgence du souvenir infra-ordinaire, de la vague futilité aussi bien de la rébellion que de la résignation. C’est comme ça que je comprends Les choses et Un homme qui dort, qui sont de si beaux romans dérangeants qu’il m’étonnerait beaucoup que les frères Hébert des Herbes rouges ne les aient pas aimés. À vrai dire, on n’en a jamais parlé. Disons qu’ils n’appréciaient pas le côté ludique des souvenirs communs. En plus, dans la première version, il y avait un très long index farfelu, avec des renvois sans bon sens, qui se mordaient la queue, des culs-de-sac, des insultes, des grossièretés, des jugements péremptoires – je passe mon temps de bibliothécaire à faire des index casher, je m’étais fait plaisir. Mais je ne l’ai pas gardé, c’était du jeu de trop et j’étais peut-être le seul à me trouver drôle. Quant à mes deux protagonistes de romans, non, je ne crois pas qu’ils soient si perecquiens et plus singuliers ou inhabituels que la vie elle-même. Et puis, je pense que je suis moi-même, comme mon ingénieur et mon rédacteur, troublé, obsessif, raciste, méchant, jaloux, perturbé, névro-psychopathe (mais léger), et que ce qui me sauve c’est que je me retiens, que je ne dis pas ou ne fais pas ce qui envoie au bûcher ceux qu’on appelle fous dans ma culture. Je ne sais pas exactement pourquoi je fonctionne (presque) normalement: on m’a inculqué des manières, des usages, je veux vivre en paix dans mon aire culturelle, je suis introverti, timide, j’ai peur de la sanction, etc. Mais je ne suis pas certain qu’en d’autres circonstances, une guerre par exemple, je ne deviendrais pas dangereux, comme le sont devenus l’honnête citoyen allemand en 1940, le beau-frère collabo en France sous Vichy, les voisins tutsis, hutus, bosniaques, serbes qui se toléraient pourtant avant 1994. Ce que je veux dire c’est que tout équilibre est par définition fragile et que l’occasion fait le larron, pour employer une expression mononcle. Dans un roman, il faut condenser et caricaturer pour finir rapidement et ne pas trop ennuyer, mais je n’aime pas beaucoup les personnages trop excentriques, je suis d’avis que le génie est de révéler la folie ordinaire. Et les personnages de Perec, pour en revenir à la question, sont souvent des gens très ordinaires.

Ducharme: Comme le sont vos personnages, même si l’ordinaire revêt parfois une apparence singulière. Monsieur Lefebvre, accepteriez-vous de nous parler de vos projets à court terme?

Lefebvre: Je tiraille un roman depuis deux ans. À vrai dire, je ne sais pas si les problèmes viennent du roman lui-même ou d’une baisse d’enthousiasme général lié à un à-quoi-ça-rime? qui mine le plaisir de tenir un crayon, biffer, etc. Pour me donner une chance, j’ai commencé l’été passé un cycle de nouvelles tirées en partie du roman en question, mais surtout de brèves (scènes de trottoir, bouts de conversations, rencontres, espionnage dans le métro et autres lieux captifs) que je ramasse depuis une dizaine d’années.

Ducharme: En terminant, monsieur Lefebvre, souhaitez-vous ajouter quelque chose pour le bénéfice de nos lecteurs?

Lefebvre: Achetez mes livres. La douceur du foyer est neurasthénique, mais comique; Les avatars de Bertin Lespérance est éparpillé, mais homonyme; Le changement comme passe-temps est divertissant, mais désespéré. Quant à Je suis né en 53… je me souviens, c’est le cadeau idéal pour le baby-boomer gêné d’avoir pris toute la place qu’il occupe du seul fait d’être né autour de 53 – et il est encore en librairie: au 1er février 2006, j’en avais vendu 207, et 729 se morfondaient en placements et offices. C’est mon record, mais ce n’est pas assez pour passer à M’as-tu lu?

Ducharme: Monsieur Lefebvre,  je vous remercie.

Lefebvre: Tout le plaisir a été pour moi.

Douceur du foyer

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Daniel Ducharme

Né à Montréal, Daniel Ducharme est archiviste, éditeur, écrivain et webmestre du site elpediteur.com

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