19. Un temps pour agir

Nous sommes en guerre sur cinq fronts. Contre l’intolérance, le chômage, la misère, la violence et une façon désuète et inefficace d’administrer la Ville et de financer ses activités qui a créé un fardeau fiscal intolérable pour le contribuable montréalais. Il faut prendre la mesure de cette guerre. Décider. Agir.

Il faut établir un échéancier rigoureux d’ACTION. Il faut que les mesures que propose ce programme soient appliquées sans délai et, pour qu’elles le soient, il faut d’abord animer le processus de prise de décision. Le Conseil Municipal doit siéger une fois par semaine. Un projet présenté au Conseil une semaine (Semaine 1) doit normalement y être discuté deux semaines plus tard (Semaine 3) et voté ou rejeté deux semaines après (semaine 5).

Un projet doit être présenté par écrit et distribué aux Conseillers accompagné des documents au soutien; il ne fait l’objet, lors de sa présentation, que de questions permettant d’en éclairer l’intention, la nature et la portée. Au cours des deux semaines suivantes, tout commentaire écrit soumis au Greffe par un Conseiller, y compris une proposition d’amendement, fera l’objet d’une distribution auprès de tous les Conseillers.

Les discussions en Conseil sur le projet (Semaine 3) se feront dans l’ordre d’intervention des écrits reçus et mèneront à la présentation formelle de la proposition initiale et/ou d’une ou plusieurs propositions amendées. Si les discussions ne sont pas terminées en fin de séance, elles seront poursuivies le lendemain. Au cours des deux semaines suivantes, chaque conseiller pourra faire connaître sa position et la défendre par écrit, le Greffe en assurant la distribution auprès de tous les Conseillers.

Le vote aura lieu sans discussions en Conseil (Semaine 5) sur la proposition et chacun des amendements, la version du projet ayant recueilli le plus de voix étant adoptée, sauf si aucune n’a obtenu une majorité, auquel cas le projet est rejeté.

Exceptionnellement, la fréquence des réunions du Conseil sera augmentée et le rythme du processus d’examen des propositions accéléré, en novembre et décembre 1994, pour tenir compte du besoin urgent d’une décision:

a) sur les modifications proposées au mode de fonctionnement de l’administration;

b) sur le budget 1995;

c) sur les paramètres d’un pacte fiscal avec Québec;

c) sur un plan d’action contre la misère durant l’hiver 1994-95;

d) sur la position que doit prendre la Ville lors de la prochaine réunion des maires des municipalités du Grand Montréal.

Au début janvier, la nouvelle administration aura déjà pris des positions fermes sur ces dossiers et aura établi l’agenda qui lui permettra de mettre en marche ses autres projets, particulièrement concernant la promotion du tourisme pour l’été 1995.

Les Montréalais vont reprendre le contrôle du destin de leur Ville. Tout de suite.

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