26.L’immigration (2)

TEXTE SOUMIS DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE SONDAGEM

LES INVITÉS

L’immigration est une réalité à l’échelle de la planète. Le Québec n’y échappera pas et, d’ailleurs, ne doit pas y échapper. L’immigrant nous apporte non seulement le nombre – qui, natalité à la baisse aidant, nous fait de plus en plus défaut – mais aussi une expertise individuelle, une diversité culturelle, voire un apport génétique dont nous avons bien besoin. Il y a des « plus » à l’immigration. L’immigration est NÉCESSAIRE. Nécessaire et moralement incontournable, dans un monde où les être en dérive abondent et les havres sûrs sont bien peu nombreux

Il y a aussi des désavantages à l’immigration. Précisément parce que la natalité est en baisse, l’immigration change visiblement le paysage culturel du Québec. L’immigrant type, d’autre part, n’est pas toujours en mesure d’apporter sur le champ sa contribution à l’effort collectif et peut donc devenir une lourde charge pour nos systèmes sociaux. Comment peut-on concilier notre devoir moral, nos besoins et nos moyens, dans le respect strict de ce que veut la population, puisque c’est elle qui doit avoir le dernier mot ?

En choisissant autrement nos immigrants. Facilitons l’entrée de ceux qui pourront TRAVAILLER avec nous et S’ADAPTER à nous. Surtout, en responsabilisant des individus plutôt que la collectivité pour le bien-être des nouveaux arrivants. Chacun sera bien reçu par tous s’il est l’invité de quelqu’un… et que celui qui l’invite s’en occupe. Il faut donc que QUELQU’UN, pas l’État, prenne en charge l’immigrant.

Premier groupe d’immigrants: le travailleur. Accueillons ceux qui sont recrutés à l’étranger pour leur compétence particulière et ont en main un contrat de travail. Toutefois, ne badinons pas. Celui qui donne ce contrat de travail devrait être solvable et fournir une caution égale à trois mois de salaire de l’immigrant. Si le contrat est rompu avant cinq ans, l’immigrant touche la caution et a ces trois mois pour en signer un autre aux mêmes conditions… ou partir.

Deuxième groupe: les parents d’un citoyen canadien. Mais celui qui invite devrait aussi être solvable et fournir, soit a) une caution de trois mois si le nouvel arrivant est apte au travail, soit b) un engagement de le prendre en charge s’il ne l’est pas. La collectivité offrirait l’accès à l’éducation et au réseau de la santé…. mais pas d’aide sociale à l’immigrant avant cinq ans.

Troisième groupe: les enfants qu’on adopte. Le monde déborde d’enfants abandonnés; le Québec est plein de gens qui veulent adopter des enfants. Une incommensurable bêtise de nos gouvernants fait qu’on met des obstacles à l’adoption internationale, laquelle devient une mine d’or pour quelques profiteurs. Le gouvernement devrait, au contraire, favoriser au maximum l’adoption internationale et en multiplier par cent l’ampleur.

Il n’y a pas de meilleur immigrant au Québec qu’un enfant adopté, intégré dès de le départ à nos coutumes. Il n’y a pas de meilleure façon de faire notre part pour les réfugiés de ce monde que de prendre en charge les plus faibles et les plus démunis d’entre eux. Il n’y a pas de moyen plus efficace d’ouvrir la conscience de la population à l’immigration que de lier ce phénomène à des milliers de décisions personnelles d’adopter un enfant.

Si nous faisons de l’immigration non seulement une affaire d’intérêt bien compris mais, surtout – comme l’hospitalité devrait toujours l’être – une affaire de cœur, la population ouvrira tout grand ses bras à l’étranger.

4 pensées sur “26.L’immigration (2)

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    31 janvier 2012 à 8 08 29 01291
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    « Premier groupe d’immigrants: le travailleur. Accueillons ceux qui sont recrutés à l’étranger pour leur compétence particulière et ont en main un contrat de travail. Toutefois, ne badinons pas. Celui qui donne ce contrat de travail devrait être solvable et fournir une caution égale à trois mois de salaire de l’immigrant. Si le contrat est rompu avant cinq ans, l’immigrant touche la caution et a ces trois mois pour en signer un autre aux mêmes conditions… ou partir. »

    Ceci est d’autant plus juste que la nation initiale de ce migrant peut très certainement avoir besoin de sa compétence pour son développement. L’expérience acquise pourra donc être immédiatement mise à profit pour le bien de tous.

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    1 février 2012 à 5 05 08 02082
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    @ Gries

    Je suis présentement en Australie, où il y a une manque énorme de main d’oeuvre. Le chômage est pratiquement inexistant et l’on fait tout pour encourager l’immigration. Mais ça n’empêche pas les autorités de faire respecter les règles du jeu. Au Canada comme en France, on a des politiques différentes… mais elles ont en commun de ne pas être appliquées avec sérieux.

    pjca

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      1 février 2012 à 8 08 37 02372
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      L’immigration n’est pas un bien ou un mal en elle même. Ce qui compte c’est la manière dont les migrants sont accueillis. Il s’agit de recevoir une personne déracinée qui a quitté sa famille pour tenter sa chance. les chiffres ont un peu tendance à remplacer la réalité humaine qui se trouve derrière et qui dérange. Quand la nation accueillante ne prend pas la peine de mettre les structures nécessaires, les règles d’intégration ou d’exclusion en place, l’immigration risque d’apparaitre comme un invasion sauvage au yeux de la population autochtone. Le rejet et l’exclusion ne sont plus très loin.
      En France, nous avons une sorte de tradition d’accueil, mais le flux a changé par l’origine et par le nombre. Les hommes politiques se sont contentés « d’ouvrir les vannes » sans prendre en considération ces changements. Les conséquences sur l’intégration de ces populations nouvelles sont dramatiques pour nous comme pour les nouveaux arrivants. Les chiffres sont faussés, personne ne sait plus faire la différence entre un sans papier, un étranger avec contrat de travail, un émigré de première deuxième ou troisième génération, sans parler de non discrimination au fait d’avoir ou non un emploi, un contrat temporaire, une caution ou un simple contact sur place.Le regroupement familial autorise un immigré à faire venir sa famille sans aucune condition et donne à tous ses membres l’accès immédiat à l’aide médicale gratuite (CMU), aux allocations logements et familiales et aux transports gratuits….
      C’est un imbroglio que les partis politiques refusent d’analyser. Ceux qui cherchent à mettre le problème sur le devant de la scène sont immédiatement qualifiés de raciste, ce qui bien sûr ne solutionne rien.
      Immigration, oui bien sûr mais avec un cadre clair pour le bien de tous.

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