3. Une ville sans violence

Il faut que la vie, les droits et les biens des Montréalais soient protégés. Il n’est plus question que la violence, à Montréal, s’affiche et reste impunie. Il ne doit plus y avoir un quartier, ni une rue de Montréal, où quiconque ne puisse être en sécurité à tout heure du jour ou de la nuit. Cet objectif réclame des mesures immédiates et ces mesures seront prises. Quand leur sécurité est en cause, les jeux subtils de juridiction entre paliers de gouvernement n’intéressent pas les Montréalais.

D’abord, Il faut s’assurer que le corps policier qui assure la sécurité des Montréalais dispose des ressources suffisantes pour assurer l’ordre. Il faut que ses effectifs soient suffisants pour être VISIBLES et donc pour pouvoir jouer un rôle de dissuasion. Il faut s’assurer, aussi, que les membres de ce corps policier jouissent non seulement des meilleures conditions de travail mais aussi du respect de la population. Ceci exige que soient mis en valeur dans les médias le rôle social et la dignité du travail policier.

Le corps policier doit être incorruptible et on doit le purger immédiatement, le cas échéant, des éléments dont le comportement pourrait en ternir la réputation. Corollairement, on doit aussi mettre en place, à l’intention de tous les policiers, une formation continue qui étayera le statut professionnel qui leur revient .

Deuxièmement, le corps policier doit recevoir le mandat clair de lutter en priorité contre la VIOLENCE. La priorité, c’est de prévenir les vols à main armée, les attaques, les assauts, les viols, les rixes, de stopper l’intimidation des passants, des commerçants et des écoliers par des gangs de voyous et de malfrats, d’intervenir sur appel, avec toute la célérité et la fermeté nécessaire, pour mettre un frein à la violence à domicile.

Tout en collaborant au mieux avec les autres corps policiers (SQ et GRC) pour le respect des lois du pays, les policiers, à Montréal, doivent savoir que leur priorité n’est pas de traquer les petits revendeurs, d’empêcher que les jeux qui ne sont pas légaux fassent concurrence à ceux qui le sont, ni de tendre des pièges aux automobilistes ou aux prostitué(e)s et à leurs clients potentiels. Leur priorité, c’est d’arrêter la violence. Pour ceci, les policiers doivent pouvoir compter sur l’appui de la population.

Montréal mettra le réseau du métro, chaque îlot urbain et chaque zone scolaire sous la protection d’un service de sécurité professionnel ou celle d’un service de quarteniers bénévoles qui auront reçu une formation adéquate et dont le protocole d’interface avec les policiers, selon divers cas de figure, aura été déterminé à l’avance. Le corps policier formera, au sein des diverses éthnies de Montréal, des volontaires qui auront le mandat et la compétence d’intervenir, dans certaines circonstances bien spécifiques, pour aider à maintenir l’ordre sans créer de ressentiments.

Manifestant sa sensibilité au sentiment de crainte qui s’est développé au sein de la population, la Ville prendra une position d’avant-garde concernant la protection de proximité des lieux privés, ce qui est désormais possible à coût modique via la localisation automatique de l’appelant et le ré-acheminement automatique du signal vers le poste de police. Montréal subventionnera – en priorités pour les personnes âgées vivant seules – le raccordement du domicile au poste de police le plus proche.

Illustrant sa détermination à devenir une ville sans violence – ce qui sera sa meilleure publicité dans un monde où la criminalité est devenue une préoccupation majeure des investisseurs – Montréal aidera à la protection de ces travailleurs menacés que sont les chauffeurs de taxi en contribuant techniquement et financièrement à la mise en place d’un système universel de paiement des courses par cartes de crédit et cartes à puces, en assurant, en particulier, le paiement à demande des sommes dues aux chauffeurs sur ces cartes

2 pensées sur “3. Une ville sans violence

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    19 juillet 2009 à 9 09 34 07347
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    La sécurité complète et en tout temps de tout individu ne devrait jamais être compromise et à court terme, des investissements dans le système policier pourront effectivement regler des problématiques récurrentes telles que les cambriolages dans un quartier cibé. Parralèlement, on doit aussi investir massivement dans une éducation minimale pour tout jeune citoyen et ce, sans aucun frais pour ses parents. S’il ne peut être employé nul part avant l’âge de 20 ans (Voir commentaire sur : le marché de l’or gris), il n’aura d’autre choix que de rester à l’«école».

    La criminalité est souvent le résultat d’une vie où l’on n’a pas été contraint de prendre le temps d’analyser les torts causés par un délit mineur, ne serait-ce qu’un vol de sac à main. Au montant d’argent perdu par la victime doivent être calculés les frais(ou perte de productivité) occasionnés par le déplacement des agents de la Paix, ceux du remplacement des cartes d’identité, etc…

    Une meilleure éducation accessible pour tous réduira la crminalité, réduira les coûts du système de justice, améliorera la cohabitation des citoyens, etc… beaucoup de $$$ en plus pour des programmes sociaux…!!!

    Jason Morrisson

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    19 juillet 2009 à 13 01 55 07557
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    @ JM Concernant la sécurité. voyez le lien ci-dessous. Pour l’éducation. il va de soi que l’édudiant doit etre pris en charge jusqu’ à la fin du Cycle Général, dont il ne sort que pour continuer des études professionnelles spécialisées ou entrer sur le marché du travail où l’attend un salaire-revenu garanti

    http://nouvellesociete.org/702A.html

    PJCA

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