À la recherche de la science secrète du Seigneur(17) La mégère apprivoisée!

(Très jolie actrice du téléfilm réalisé par Pierre Badel en 1964. Son nom est Rosy Varte).

 La mégère apprivoisée! 

        Voilà chers lecteurs, c’est fait !  Mon ami m’a permis de vous dévoiler une partie de sa vie pour fin de vérification des influences zodia..

 Bonjour !  Je suis bien chez M. Elie l’Artiste ?

 – En effet, madame, c’est bien ici, et bonjour à vous aussi !

 Voilà !  J’ai entendu parler des élucubrations que vous déblatérez sur le journal-citoyen centpapiers.  Je ne peux accepter le risque que vos idées représentent pour notre société, et continuer de permettre l’édition de conneries pareilles. Je suis ici parce que je tiens à y remédier!

 – Mais, vous vous énervez pour rien. Il est fort probable que mon éditeur soit entièrement de votre avis et que l’édition de mes travaux soit arrêtée éventuellement. Malgré que ce ne soit pas la politique  chez centpapiers.com;  Mais qui êtes-vous donc, chère madame ?

 – Je suis l’épouse de M. le Président directeur des sceptiques internationaux, mon cher ami.  Depuis exactement 18 ans que nous vivons le parfait bonheur.  Jamais, pas une seule seconde, cette période ne fut obscurcie du moindre petit nuage.  Et suite à sa visite chez vous, il est offusqué, je pourrais même dire enragé, et rien ne va plus chez nous.

 – Eh bien, chère madame, quoique n’étant pas président directeur général, vous me voyez actuellement également sceptique.  Il ne s’est absolument rien passé d’extraordinaire lors de la visite de votre époux.

– Rien d’extraordinaire ???  Vous avez osé flanquer le PDG des sceptiques à la porte de chez vous et vous en minimiser les conséquences???

 – Écoutez; essayez de comprendre.  Il est entré ici en voulant piétiner mon jardin.  Je l’ai tout simplement flanqué à la porte.  Ça m’a paru tout à fait naturel.  Je fais toujours la même chose dans ce genre de situation.  Ce doit être à cause d’un gène dont j’ai hérité depuis le jardin d’Éden.  Mais qu’entendez vous faire exactement ?

– Je viens pour essayer de vous raisonner si cela est le moindrement possible.  Vous faire prendre conscience de vos égarements et peut-être éviter que des erreurs importantes ne soient répandues à travers la population.  Je suis de celles, cher monsieur, qui osent prendre leurs responsabilités sociales, ne vous en déplaise !

– Mais ça ne me déplaît pas du tout !  Au contraire allez-y, je vous prie, et… raisonnez mes égarements.

– Commençons par régler le cas de ces influences venant de la nuit des temps, installées à travers l’univers, qui élimine tout libre arbitre.  Comment pouvez-vous défendre une idée semblable ?

– Bon !  Disons que je ne recommencerai pas à réécrire tout ce qui a déjà été compilé jusqu’ici.  Qu’est-ce qui vous tracasse exactement ?

– Dites-moi, pour commencer, ce que vous pensez de la… pensée ?  La totalité des recherches neurobiologiques explique que la pensée est le résultat d’une interaction entre les neurones.  Par contre, vous, vous semblez vouloir indiquer que la pensée pourrait se situer ailleurs que dans le système nerveux.  Y a-t-il une autre partie de l’anatomie que vous suspectez d’emblée ?  Les pieds peut-être ?

– En fait, j’aurais préféré vous dire ce que je crois de la…croix; mais non, je ne suspecte aucune partie spécifique de l’anatomie d’emblée.  Je ne fais que réfuter cette théorie qui dit que la pensée est matérielle, même si ceux qui l’affirment sont «neurologuissimus»

        En physique, la science nous apprend que «le photon est une particule de lumière.  Cette particule de lumière est le vecteur de la force électromagnétique».

        Remarquez que je me fous complètement de qui a affirmé ceci, l’important n’est pas « Qui », mais « Quoi ».  Ce qui signifie que, par exemple, dans le mot «Spinoza» ou le mot «Descartes», je ne décèle rien d’explicatif ou de logique ou encore de connaissances spéciales, je me limite à n’être influencé que par leurs paroles et non leur supposé prestige ou leur étiquette d’identité.

          par exemple, il est évident que la lumière ou plutôt le photon, si vous préférez, n’est pas la force électromagnétique elle-même; il n’en est que le «transporteur», ou le «vecteur».

Vecteur, définition :

1) Animal transmettant un agent infectieux d’un sujet à un autre.

2) Chose ou personne qui sert d’intermédiaire.

3) Véhicule capable de transporter une charge nucléaire (militaire)

         Un vecteur est ce qui «transporte».  Donc ici le photon «transporte» la force électromagnétique. Tout comme un camion transporte un voyage de foin.  Il ne faut pas identifier le camion au foin.  Les vaches n’aiment pas ça du tout et souvent, s’y cassent les dents.  D’ailleurs, preuve de leur sagesse, elles n’identifient pas le camion au foin, elles.

         Que les neurones soient la route employée par les vecteurs de l’esprit (pensée, émotion, etc.) n’a rien de surprenant, c’est tout à fait normal.  D’autre part, que les pensées voyagent grâce à des vecteurs, c’est facilement compréhensible. Surtout en constatant l’importance de la pensée qui, selon l’émotion ressentie, déclenche un neurotransmetteur spécifique; ce qui signifie que la pensée choisit alors son « véhicule/vecteur ».  Ces neurotransmetteurs deviennent donc des vecteurs d’émotions ou encore de pensées. 

          Il ne faut surtout pas faire l’erreur de croire que le camion est le voyage de foin.

         La pensée ne possède que 2 dimensions; un début et une fin. Même si on dit parfois que certaines pensées sont «épaisses» ce n’est qu’une figure de style.  La pensée n’a pas d’épaisseur. 

          L’univers de la pensée est un univers à 2 dimensions,  on ne prend conscience que d’une seule pensée à la fois et elles se suivent à la queue-leu-leu au niveau conscient, même s’il est possible que plusieurs neurones soient activés en même temps. 

          Ajoutons que la mémoire est une fonction intellectuelle qui permet de retourner en arrière,  et l’imagination nous permet de considérer les possibilités futures selon les données passées.

         L’univers de la pensée précède l’univers à 3 dimensions.  D’ailleurs, peu de gens ne savent pas qu’il faut penser avant d’agir.  L’univers à 3 dimensions est celui qui concrétise l’action, il est l’univers où l’Action est sa seule fonction et sa principale caractéristique.

         Descartes avançait un concept erroné en disant «Je pense donc je suis».  Mais la raison en est qu’il mêlait ses cartes, Descartes.  S’il avait réfléchi un peu plus, il aurait dit : «Je suis donc je pense, et je pense donc j’agis.»

 – Cher monsieur, vraiment vous passez date !  J’avoue que longtemps, la science a entretenu une séparation entre le corps et l’esprit, estimant notamment que les sentiments n’avaient rien à faire avec la biologie.  Mais depuis cette époque les choses ont changé considérablement.

– Je suis parfaitement d’accord avec vous, madame; mais cette séparation dont vous parlez ne s’applique qu’à la science exclusivement; parce que le commun des mortels croit depuis longtemps, je dirais même depuis des millénaires, que les émotions, les convictions, etc. (autrement dit : la pensée) a un effet direct sur la santé.  Bon !  On peut toujours affirmer que la santé n’a aucun rapport avec la biologie et que le vecteur des émotions est l’émotion elle-même, mais dans ce cas, ce sont les chapeaux qui mènent la discussion et non la tête.

         Quant à l’affirmation nouvelle qui dit que « même les organismes très simples ont des émotions », comme vous pouvez le constater, je me tiens au courant, je suis encore entièrement d’accord.  La pensée est partout dans la matière puisque celle-ci est la concrétisation de celle-là. L’univers à 3 dimensions est tout simplement la concrétisation de l’univers à 2 dimensions.  Dixit : toute personne qui, objectivement, compile les informations scientifiques en réfléchissant à leurs implications sans se laisser influencer par ses propres dogmes de Foi envers le prestige de qui ou quoi que ce soit.

         À vos yeux, je peux parfaitement avoir tort dans mon raisonnement, mais certainement pas avant que vous ayez réfléchi sérieusement à ce que je viens de vous dire.  Si je suis certain d’une chose, c’est bien de celle-là ! 

         Et si j’ai tort, je suis le seul responsable, puisque je ne me suis pas caché derrière aucune autre autorité prestigieuse pour élaborer mon opinion.  J’en suis donc le seul coupable et je deviens entièrement responsable de mes opinions.

 – Mais vous ne m’avez toujours pas expliqué d’où, selon vous, provient la pensée, si ce n’est pas du système nerveux, ni d’une autre partie de l’anatomie, d’où alors, pour suivre votre pensée, viendrait le «foin» ?  Cette question m’apparaît importante pour suivre votre raisonnement, et je vous dis tout de suite que je me permettrai de la ramener, si à nouveau, vous n’y répondez qu’indirectement.

          Néanmoins votre affirmation à l’effet que la pensée n’aurait que «2 dimensions» (?) et ne serait traitée qu’une seule à la fois par notre conscient est clairement à l’opposé de la réalité et de ce qui est exposé constamment en neurosciences : la pensée n’est pas un son monosyllabique où chaque note suit sagement l’autre mais bien une multitude à peine imaginable de notes jouées concurremment et de concert à la manière d’un orchestre symphonique, voire même de mille orchestres symphoniques !  Ici encore je ne peux que me demander où vous prenez vos références pour affirmer le contraire de ce qui est clairement et solidement établi.

 – Mais le son qui est produit n’est pas le violon !

 – Laissez-moi terminer s’il vous plait !

           Je crois que vous avez mal saisi, également, le sens donné à l’expression «séparation corps et esprit».  Elle désigne en fait la dualité «corps/âme» propre à une vaste majorité de religions, dualité qui a été longtemps et jusqu’à tout récemment épargnée par la science en raison de l’importance de ce dogme et du tabou qu’il constituait, et qu’il constitue encore aujourd’hui dans certains milieux croyants. 

          Ce dogme n’en a hélas plus pour longtemps si on regarde les pas de géants qui sont franchis dans des laboratoires aux 4 coins de la planète pour connaître l’origine réelle et tangible et tout à fait biologique de nos émotions et de nos pensées, et en 3 dimensions s’il vous plait !

-Je dois vous remercier pour avoir pris le temps de bien identifier vos questions.  Ça me facilite la tâche pour y répondre.  Voici celles que j’ai pu relever : «Vous ne m’avez toujours pas expliqué d’où, selon vous, provient la pensée si ce n’est pas du système nerveux ni d’une autre partie de l’anatomie, ou, pour suivre votre pensée, d’où vient le foin

         Cette question est très pertinente, chère amie et toute à votre honneur.  Le «foin» vient des grandes prairies canadiennes.  Donc le foin a obligatoirement une origine matérielle.  Et nous devrions être d’accord.

         Malheureusement, ce ne sera pas le cas; parce qu’on sait très bien qu’avant l’installation des agriculteurs dans les grandes prairies canadiennes, aucun foin n’y poussait.  Mais alors, qu’a-t-il pu bien se passer pour qu’un changement aussi important s’y produise, me demanderez-vous ?

         La réponse est plutôt simple : pour qu’il y ait récolte, il faut semer et pour semer ça prend, tenez-vous bien… un semeur.

         La réponse à votre question : «d’où provient la pensée», est : du penseur.  Il ne reste qu’à identifier celui-ci.  Et la réponse à «d’où provient le foin», est : de l’agriculteur.  Vous pouvez aller l’identifier lui aussi, si c’est nécessaire, pour vous assurer de son existence réelle.  L’Ouest canadien est une très belle région du Canada, soit dit en passant, et se trouve dans cette direction ->, toujours tout droit.

         Donc, si un camion de foin arrive par la route de l’Alberta, nous sommes d’accord que le camion n’est pas le foin.  Mais, même si on peut dire que l’origine du foin est l’Alberta, on ne peut pas dire que ce fut Alberta « qui a fait que ce foin existe ».

         Le parallèle avec le système nerveux est que les neurones sont la route prise par l’information.  Les pulsions électriques dans les neurones sont les vecteurs (transporteurs, camions) de l’information, les neurotransmetteurs sont les ponts qui servent à l’information pour traverser les intervalles appelés les synapses, etc.  Mais nous n’avons pas encore ni matérialisé l’information c’est-à-dire le «foin», ni trouvé sa source ou son origine.  Ça me parait évident.

         Vous avez dit : « Néanmoins votre affirmation à l’effet que la pensée n’aurait que «2 dimensions» (?) et ne serait traitée qu’une seule à la fois par notre conscient est clairement à l’opposé de la réalité et de ce qui est exposé constamment en neurosciences… »

          Là-dessus, vous devrez m’excuser parce que même si la neuroscience me torturait pour penser à 2 choses simultanément, je n’y parviendrais pas.  Je ne peux penser qu’une seule chose à la fois.  Peut-être est-ce parce que je n’ai qu’un seul neurone ? 

         Est-ce que vous, vous pouvez traiter 2 pensées simultanément ?  Par exemple, pouvez-vous penser au goût du chocolat en conscientisant la beauté de vos souliers ?  Moi, je ne le peux pas.  Je dois cesser de penser au chocolat pour pouvoir me pencher sur l’apparence de mes souliers.

         Vous venez de dire également : «…qui par l’expression «séparation corps et esprit» désigne en fait la dualité «corps/âme»…»

          Encore une fois, pour affirmer ceci, il faut identifier l’âme à l’esprit; ce qui est une erreur aussi impropre que d’identifier «3 dimensions» et «2 dimensions».  Pour mieux me faire comprendre, disons plutôt : identifier le «penseur» à la «pensée» ou encore l’agriculteur au foin.

         Je vous ferai remarquer que dans la religion catholique, on n’identifie pas le penseur à la pensée; et on n’identifie pas non plus la pensée à la matière.  On prend le soin de séparer et d’identifier chacun : Père, Esprit Saint et Christ.  Peut-être que l’objectivité de Jean le Baptiste est plus scientifique, en fin de compte ?  À la condition toutefois que le Père soit considéré comme la source, l’Esprit comme sa pensée et le Christ comme la concrétisation de cette pensée.

         Malheureusement, en science on ne sépare pas les stages évolutifs encore.  On dit qu’il existe 12 briques fondamentales de l’univers tout en ajoutant que notre univers matériel n’est formé que de 4 de ces briques.  Où sont donc les 8 briques manquantes ?  La question n’est pas encore dans l’agenda.  Par contre, on sait qu’il existe des neutrinos tauiques, des neutrinos muoniques et des neutrinos électroniques.  Ça devrait permettre, à ceux qui le veulent, de définir 3 stages évolutifs du neutrino; ça pourrait aider la recherche.

          Vous ajoutez, de plus, «…l’origine réelle et tangible et tout à fait biologique de nos émotions et de nos pensées, et en 3 dimensions s’il vous plait !»

          Ici, je me dois de vous demander de spécifier si vous parlez de l’origine ou de l’émotion.  Si vous parlez de l’origine à 3 dimensions des émotions, je ne sais plus quoi vous répondre; disons que dans ce cas, le «1» tire son origine du «3»; et là c’est moi qui se retrouve dans le brouillard total devant cette aberration. 

         Si, par contre, vous donnez 3 dimensions à l’émotion, veuillez, s’il vous plaît, aussitôt retournée chez vous, me faire parvenir au plus tôt 10 mètres cubes d’émotions, les plus plaisantes possibles, s.v.p.

 –  Vous vous égarez, M. l’Artiste; vos explications n’ont ni queue ni tête.

– Et bien pour vous aider, voyons ce qu’est en réalité cette route appelée le neurone :

        Le neurone, unité fonctionnelle du système nerveux, est responsable de l’émission et de la propagation du message nerveux.

C’est une cellule «excitable», qui transmet et propage, en fonction des informations qu’il reçoit, des signaux électriques.  Cette propriété est due à la présence, dans la membrane plasmique, de protéines spécifiques, qui laissent passer certains ions : les canaux ioniques.

         C’est aussi une cellule «sécrétrice» très particulière, dont le produit de sécrétion est le neurotransmetteur.  La sécrétion, très focalisée et dirigée uniquement vers les cellules avec lesquelles le neurone est connecté, se fait au niveau des synapses.  Le neurone diffère ainsi (à quelques exceptions près) des autres cellules sécrétrices de l’organisme comme les cellules hormonales, qui libèrent leur produit de sécrétion dans la circulation sanguine (scr. endocrine).

Maintenant qu’est-ce qu’un neurotransmetteur ?

 

          Le neurotransmetteur est un produit chimique qui passe une information d’un neurone à l’autre, d’une cellule sensorielle au neurone ou encore d’un neurone au muscle. 

        Le neurotransmetteur se retrouve exclusivement dans le synapse.

        Il nous reste toujours à identifier cette information (la pensée elle-même) qui se promène dans le neurone et dont les vecteurs sont les signaux électriques et les neurotransmetteurs.  Je ne vois encore rien ici.

        J’imagine qu’en étudiant les différents neurotransmetteurs, on devrait trouver la boulette de pensée ?  Allons-y !

         L’acétylcholine est un neurotransmetteur excitateur très répandu qui déclenche la contraction musculaire et stimule l’excrétion de certaines hormones.  Dans le système nerveux central, il est entre autre impliqué dans l’éveil, l’attention, la colère, l’agression, la sexualité et la soif.

        Il est impliqué, mais n’est pas l’éveil, ni l’attention, ni la colère, etc.  La question est qu’est-ce qui déclenche l’émission d’acétylcholine ?

         La dopamine est un neurotransmetteur inhibiteur qui est impliqué dans le contrôle du mouvement et de la posture.  Il module aussi l’humeur et joue un rôle central dans le renforcement positif et la dépendance.

       Il n’est pas, lui non plus, la «pensée» qui déclenche l’émission de dopamine, c’est évident.  Le « déclenché » ne peut précéder le « déclencheur », du moins, à mon humble avis.

        Le GABA (pour acide gamma-aminobutyrique) est un neurotransmetteur inhibiteur très répandu dans les neurones du cortex. Il contribue au contrôle moteur, à la vision et à plusieurs autres fonctions corticales.  Il régule aussi l’anxiété.  

        Mais il n’est évidemment pas l’«anxiété».

        Le glutamate est un neurotransmetteur excitateur majeur associé à l’apprentissage et la mémoire.

        Mais il n’est pas ce qui est appris, ni ce qui est mémorisé.

        La noradrénaline est un neurotransmetteur important pour l’attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l’apprentissage.  La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque.

        Mais il n’est pas l’émotion, ni le rêve, etc..

        La sérotonine contribue à diverses fonctions comme la régulation de la température, le sommeil, l’humeur, l’appétit et la douleur.

        Mais il n’est pas, ni l’appétit, ni la douleur.

       Y a-t-il quelqu’un parmi nos lecteurs qui perçoit l’identité de la pensée, émotion ou sujet de réflexion dans ces neurotransmetteurs ?

       Pourtant cette pensée se doit bien de traverser le synapse pour voyager ?  Tout ce que nous pouvons dire des synapses jusqu’ici, c’est que ce sont les « chemins » employés par une information qui voyage; et les neurotransmetteurs sont les véhicules transportant cette penseée.  Où est la pensée dans ces véhicules ?  Le véhicule étant des pulsions électriques et des produits chimiques qui se promènent sur la route neuronale. 

        Il est évident que ces découvertes scientifiques sont une réussite extraordinaire de précision dans la recherche; on ne peut le nier ou en dévaloriser le mérite, mais on n’a pas encore identifié la pensée comme telle.  On n’a identifié que ses moyens de locomotion et son trajet.  Ce qui est quand même prodigieux.  Par contre, jusqu’ici, rien ne démontre que le système nerveux soit la «source de la pensée» ou même la pensée elle-même; il n’en est encore que le trajet pratiqué par ses moyens de locomotion.  Peut-être serait-il préférable de nous en tenir au cheminement évolutif normal du «1» qui produit «2» pour ensuite le concrétiser en «3» ?

– Monsieur le philosophe amateur, je vois que vous y mettez le paquet !  Mais vous donnez vraiment l’impression de vous torturer les méninges et de tourner en rond sur l’origine de la pensée, pourtant toute simple. Permettez-moi, alors, de faire de même.  La solution est claire et elle ne tient qu’en un mot et un seul : TAUXCHOU !

        Oui, oui vous avez bien entendu : Tauxchou !  Comme dans «taux» horaire, suivi de «chou» la plante comestible !

       En fait, et j’espère que cette expérience n’est pas trop traumatisante pour vous, car ce mot n’existe nulle part et à plus forte raison n’existait pas, il y a une seconde à peine, dans vos pensées.  Et pourtant maintenant il y est bel et bien, pas en chair et en os mais bien en neurones et en synapses !

Si vous êtes un humain, c’est sous cette forme que vous venez de stocker ce mot dans votre mémoire à court terme, et peut-être même, qui sait, dans votre mémoire à long terme si par exemple, vous vous remémorez ce passage ce soir ou demain. 

        Vous voyez qu’il n’y a pas à tourner sans dessus-dessous les provinces de l’Ouest canadien pour faire pousser un brin de foin !  Il en naît partout autour de nous à chaque instant ou plus précisément à chaque stimuli qui est acheminé à votre système nerveux.

        De plus et pour commenter votre univers de la pensée à 2 dimensions, les neurones ont beau être minuscules, ils ont néanmoins 3 dimensions, vous en avez d’ailleurs pour plusieurs centimètres cubes là, tout juste entre vos deux oreilles, qui stockent vos souvenirs et les émotions qui s’y rattachent, point n’est besoin d’en commander des mètres cubes !

        Quant à votre incapacité de faire plus d’une chose à la fois avec votre pensée, je veux bien croire que les hommes sont, selon certaines sources, handicapés par rapport aux femmes sur cet aspect (en raison d’un corps calleux plus étroit qui amène une séparation plus prononcée des deux hémisphères cervicaux) mais croyez-moi vous pouvez faire mieux que de penser à une chose et une seule à la fois.  Prêt pour une autre expérience ?  Aillez, un peu de courage ça ne fera pas mal je vous le garantis !

– Allez-y madame; chez moi le visiteur possède certains privilèges, malgré la norme du jardin.

– Bon, à mon signal, vous allez fredonner dans votre tête (ou à tue- tête, si vous préférez) la chanson «Au clair de la lune»; jusque là ça va ?  Et pendant que vous la fredonnez, lisez la phrase qui suit : GO pour le fredonnement : LES TAUXCHOU, C’EST QUAND MÊME PLUS QUE DU BONBON !

         Hi, hi, hi !  Et voilà !  Bravo, je suis sûre que vous êtes en train de réussir ce tour de force.  Et, si vous étiez en forme, on pourrait en rajouter quelques étages, comme une 3e strate où vous auriez à passer l’aspirateur pendant que vous faites les 2 actions précédentes, et une 4e où votre pitou ou votre minou favori demanderait la porte en même temps que les 3 autres opérations se déroulent.  Toutes ces actions utilisent à un degré ou un autre votre faculté de penser, et ce, concurremment.

        Quand j’entends les mots à consonance scientifique que vous employez, on voit que vous cherchez des appuis solides à vos idées; c’est très clair, mais au total ça ressemble plus à de la numérologie et à de la science-fiction, et ce que vous dites n’a finalement rien à voir avec ces sciences elles-mêmes mais plutôt avec ce que vous aimeriez qu’elles soient et qu’elles disent. Je vous cite un extrait scientifique qui vous aidera à mieux comprendre le fonctionnement de la pensée humaine :

        « Chaque fois que nous apprenons quelque chose, des circuits nerveux sont modifiés dans notre cerveau.  Ces circuits sont constitués d’un certain nombre de cellules nerveuses (ou neurones) qui communiquent entre elles par des jonctions particulières appelées synapses.

         Ce sont ces synapses qui augmentent leur efficacité suite à l’apprentissage, facilitant ainsi le passage de l’influx nerveux dans un circuit particulier.

         Par exemple, lorsqu’on entend un nouveau mot, de nouvelles connexions entre certains de nos neurones sont sollicitées : certains du cortex visuel pour en reconnaître l’orthographe, d’autres du cortex auditif pour en entendre la prononciation, d’autres encore dans les régions associatives du cortex pour le relier à d’autres connaissances.

        Or pour apprendre ce nouveau mot, on se le répète un certain nombre de fois, ce qui a pour effet de sélectionner et de renforcer les connexions entre ces différents circuits du cortex.  Et c’est cette nouvelle association durable entre certains neurones qui formera le souvenir de ce mot.  L’efficacité de cette association pouvant dépendre, bien sûr, de plusieurs facteurs.

         Pour se remémorer ce mot des jours ou des années plus tard, il faut réussir à réactiver ces circuits nerveux.  On comprend qu’il sera d’autant plus facile de le faire que le circuit aura été fortement façonné par un passage répété de l’influx nerveux dû à un long apprentissage.  Au contraire, si l’on ne s’est répété le mot que quelques fois, les connexions entre les nouveaux neurones sont plus faibles, et le nouveau circuit plus difficile à réactiver.

        Tous nos souvenirs (événements, mots, images, émotions, etc.) correspondent donc dans notre cerveau à l’activité particulière de certains réseaux de neurones ayant des connexions renforcées entre eux.

         Nos neurones sont un peu comme une forêt où l’on fait circuler de l’information.  A force de prendre le même chemin dans une forêt, il se crée un sentier.  Et ce sentier est d’autant plus facile à trouver qu’il s’est profondément creusé à force d’y passer. »

       Et c’est la même chose pour nos souvenirs : plus on les repasse dans notre tête, plus ils se gravent profondément dans nos connexions nerveuses.

 – Vraiment, madame, vous m’étonnez.  Je dois dire que vous vous êtes présentée ici, beaucoup mieux étoffée que votre malheureux époux. 

          Vous me faites penser, un peu, à l’épouse d’un certain sergent détective de ma connaissance; en moins gentille cependant.  Mais je tiens à vous remercier pour les deux expériences que vous m’avez proposées.  Le «Au clair de la Lune» m’a permit de ne pas insister sur le Tauxchou et de me foutre complètement que ça soit du bonbon ou pas.

           J’ai essayé de fredonner pendant que je révisais les explications que je vous avais donné et cela a parfaitement réussi : tout comme vous, je n’y comprenais plus rien.  Ce qui m’indique que pour comprendre vraiment ce que l’on dit, mieux vaut y mettre toute notre attention. 

           Il me reste encore une autre expérience à faire qui serait d’apprendre un texte d’une pièce de théâtre en ne cessant pas de chanter «Ô Canada» et en me tenant à l’attention comme un soldat.  J’ai peur de ne pas y parvenir, étant du genre masculin comme vous le voyez; alors si vous vouliez tenter l’expérience vous aussi, nous serions probablement fixés.

          Vous semblez insinuer que les informations que je vous ai fournies sont de moi au lieu de données scientifiques. Ce qui me porte à vous demander où vous avez acquis cette opinion, qui n’est sûrement pas la vôtre puisque vous vous basez toujours sur des données exactes et prouvées, que chacun des nouveaux mots appris nécessitent une nouvelle connexion neuronale ?  Je vous cite : «Par exemple, lorsqu’on entend un nouveau mot, de nouvelles connexions entre certains de nos neurones sont sollicitées

          Cette information est nouvelle pour moi.  De toutes façon, pourquoi une «nouvelle connexion» pour chaque nouveau mot, puisque le nombre de neurotransmetteurs est limité.  Si vous aviez raison, un nouveau mot créerait un nouveau neurotransmetteur.  Enfin, à la condition que le neurotransmetteur soit lui-même la pensée.  Par contre, il est vrai que de nouvelles connexions se forment au niveau de l’extrémité des axones; là, vous avez raison.

          J’ai pris la peine, cependant, de vous décrire tous les neurotransmetteurs qui existent et qui, on l’a très bien vu, sont impliqués dans certaines émotions au sens qu’ils sont sécrétés par l’axone ou les axones d’un neurone pour provoquer la réaction biologique désirée.  Je suis d’accord pour dire que tous ces phénomènes sont causés par la nature émotionnelle de la pensée véhiculée, mais pour comprendre que l’influx électrique et le neurotransmetteur sont la pensée elle-même et non une réaction à cette pensée, il faut beaucoup plus que fredonner «Au clair de la Lune»; il faut vraiment le hurler à tue-tête.

 AXONE : L’axone transmet les messages de notre organisme (une douleur, un mouvement), sous forme de signaux de nature électrique.

         Voici un autre texte que je vous cite également pour vous rendre la politesse, comportant des renseignements scientifiques et que je n’ai pas inventé grâce à la numérologie que vous semblez connaître plus que moi, de toute façon.

        On y parle de transport; c’est un peu curieux, parce que c’est ce dont je vous parle aussi depuis le début L117)

        Mais nous allons reposer nos neurotransmetteurs quelques jours et revenir à cet époustouflant débat digne d’une certaine période évolutive du début de centpapiers.com.

 À suivre

                                                                                           Elie l’Artiste

Une pensée sur “À la recherche de la science secrète du Seigneur(17) La mégère apprivoisée!

  • avatar
    28 septembre 2010 à 7 07 32 09329
    Permalink

    Cet échange avec la jolie dame s’étend sur deux articles.

    Je n’ai pas pu faire autrement vu l’érudition et l’actualité de son raisonnement. Elle présente l’argumentaire le plus solide que j’ai rencontré ces dix dernières années.

    Bravo à cette « mégère apprivoisée »!!

    Amicalement

    André Lefebvre

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