À la recherche de la science secrète du Seigneur(19) Dans la vie de chacun!

 Dans la vie de chacun

        Donc, comme je vous le disais avant l’interruption de « la très belle madame », mon ami n’a pas d’objections à ce que je me serve de son histoire personnelle pour vérifier la réalité des influences zodiacales sur la vie individuelle de chacun. 

        On va tenter l’expérience tout de suite.  Essayons tout de même de garder notre équilibre sur le fil de l’objectivité parce que nous allons nous approcher dangereusement de ce qui ressemble à de l’Astrologie. Donc prenons notre grande perche et tenons-la à l’horizontale pour placer notre centre d’équilibre au-dessous du fil tendu de l’objectivité. Allez-y montez sur mon dos, c’est le départ.

        Pour commencer, reprenons notre Zodiaque avec les noms des mois de l’année.

Nous savons que chacun des mois est constitué de 30 jours sur le Zodiaque et que celui-ci représente une année complète.  Nous allons donc travailler comme si l’année n’avait  que 360jrs.  C’est de cette façon que les Sumériens considéraient l’année; et si nous voulons vraiment vérifier leur «science», il est préférable de faire comme eux.  De toute façon, on ne sait jamais, peut-être avaient-ils une raison valable pour considérer les 5 1/4 jours manquants, comme «hors équilibre» de l’ensemble cosmique ?  Ce qui, effectivement, est le cas astronomiquement, si on considère la Lune en rapport avec le Soleil.

        Par contre, sur l’horloge grand-père de ma grand-mère, une heure représente 60 minutes.  Nous devrons alors nous transférer à un autre niveau temporel et considérer la fameuse minute comme si elle représentait un an. 

        Cette décision est basée sur le fait que minute et année sont évidemment 2 cycles temporels et que le Zodiaque décrit tous les cycles temporels.  Donc, notre Zodiaque, présenté ici, couvre maintenant une période de 60 années d’une vie humaine.  Ce sera notre base de travail pour aborder le sujet que nous avons choisi.

        Nous allons ré-identifier chacun des bras de Brahman avant de regarder les évènements vécus par mon ami en question. 

        Par exemple : le 1er bras, ayant supposément influencé notre ami, se serait manifesté au plus tôt 20 mois avant son 15ème anniversaire.  Je m’explique : l’âge de 15ans se trouve exactement à 3hrs. C’est l’instant où se termine l’influence du 3ème bras.  Nous avons vu que chacun des signes, ici d’une durée de 5 ans, sont divisibles en 3 périodes : État, Pensée, Action.  5 ans correspondent à 60 mois et 60 mois divisés par 3 donnent 20 mois ou, encore, 1 an et 8 mois.

        Donc, selon la caractéristique du 1er bras de Brahman, il a dû se manifester une éjection quelconque dans la vie de notre ami, vers cette époque, qui, elle, aurait provoqué une difficulté de survie et une perte d’illusion.  Et cette manifestation, même si elle n’était encore que du domaine virtuel (pensée) entre l’âge de 11ans et 8mois jusqu’à l’âge de 13ans et 4mois, aurait dû se manifester concrètement à 13ans et 4mois (Action).  Cette date devrait être le début de l’action définitive qui doit concrétiser vraiment l’influence du 1er bras.

        Selon le récit que notre ami m’a raconté, c’est l’époque où il s’est rendu compte que la vie n’était pas aussi belle qu’il l’avait cru précédemment.  Cette prise de conscience s’est développée graduellement à partir du début de la manifestation virtuelle vers 11ans.  L’éjection en question se présenta dans sa vie lorsqu’il fut éjecté de l’environnement de sa mère.  C’est l’époque où celle-ci quitta le foyer conjugal.  Il m’a expliqué que : « sa mère agissait selon une nécessité personnelle associée à sa propre identité individuelle et qu’elle n’avait pas à être jugée pour cette décision, qui probablement était la bonne ».  Je lui ai promis de mentionner son opinion ici.  Voilà, j’ai tenu promesse.

        Je lui ai également demandé quel âge avait sa mère lorsqu’elle a quitté son foyer.  Il croit qu’elle avait environ 33 ou 34ans.  Je vous propose de garder cet âge en mémoire.  Donc, autour de l’âge de 13ans, notre ami « est frappé » par le 1er bras de Brahman. 

        Il est éjecté de l’environnement maternel, perd ses illusions, et sa perception de la vie se présente à lui plus menaçante d’un seul coup; de telle sorte qu’il décide d’adopter une position beaucoup plus orientée vers « ses propres opinions » que vers les opinions de ceux qui veulent le diriger ou le conseiller.  Un manque de confiance évident s’installe envers tout son environnement. 

        Sa mère, qui lui a toujours dit l’aimer, l’a laissé tomber.  Comment pourra-il, dorénavant, avoir une confiance aveugle à ce qui lui est affirmé par qui que ce soit.  À partir de ce moment-là, il aborde ce qui lui est dit avec un grain de sel, et ne le considère vrai seulement quand on lui en prouve l’exactitude.  De plus les preuves doivent être aussi importantes que sa blessure l’a été.

        Par contre, cette attitude, qui est encore à venir à ce moment-là, se développera pendant 20 mois avant d’être vraiment intégrée.  Notre ami devra goûter cette souffrance interne pendant 20 mois avant de devenir un adolescent qui jauge les choses selon ses propres critères au lieu de les accepter inconditionnellement.  Et il n’hésite plus alors à se rebeller contre tout ce qui lui est imposé sans qu’on lui demande son opinion et peut-être même, jusqu’à sa permission.  Il n’est vraiment plus question de se faire «empirouetter», jamais !

        Je lui ai demandé si cet évènement avait changé son amour pour sa mère.  «- Absolument pas.», m’a-t-il répondu.  « J’étais blessé, évidemment, mais je ne pouvais pas nier que ma mère m’aimait malgré ses problèmes personnels et je ne parvenais pas à diminuer l’amour que je lui portais. 

        Il semble plutôt que ma réaction fut de prendre mes propres responsabilités pour assurer mes petits bonheurs personnels.  Je continuais d’aimer ma famille avec autant d’intensité qu’auparavant, mais je ne dépendais plus de l’amour de quelqu’un d’autre pour être heureux.  Du moins, c’est ce que je voulais.» 

Il a ajouté en riant :

«Tu sais, ce que je t’explique ici au sujet de la dépendance de l’amour de ma famille, n’est pas tout à fait vrai.  Cette perte de dépendance, même si je la voulais à partir de cette époque, ne s’est pas faite d’un seul coup.  En fait, je n’ai réussi à m’en libérer que lorsque j’ai atteint 55 ans.  C’est à partir de ce moment-là que j’ai vraiment été capable d’aimer sans condition.  Et celui que j’ai aimé à ce moment-là, ce fut…-moi.  Ce qui m’a permis d’aimer les autres « comme du monde ».  Hi, hi !   Par contre, le travail avait bien commencé lorsque j’ai eu 13ans.» 

 – Et lorsque tu as eu 30 ans, qu’est-il arrivé ?

 – «Ouf !  De 28 à 30ans, ça n’a pas été drôle du tout.  J’ai absolument tout perdu.  En fait, mes problèmes ont commencé réellement autour de 25ans, mais rien de drastique à cette époque.  Par contre, je n’aurais jamais cru que mes petites décisions quotidiennes, qui me semblaient insignifiantes à 25ans, auraient eu une telle répercussion sur ma vie future.

          De toute façon, à 28 ans j’ai perdu mon emploi que je croyais aussi solide que le roc de Gibraltar.  Je travaillais pour mon père duquel je devais hériter la compagnie et je prenais mon apprentissage qui avait duré plus de 7 ans très au sérieux.  Incroyable autant à mes yeux et à mes oreilles, il accepta de fermer la compagnie.  J’ai réagi en envoyant tout promener, et le père et ses 2 associés. 

         À peu près au même moment, mon mariage, qui tirait de l’aile depuis cet âge de 25ans, pour différentes raisons, (ma responsabilité en partie et peut-être même totalement) a éclaté.  Une séparation a suivi et le divorce fut prononcé lorsque j’ai eu 29ans. 

        Je me rappelle avoir réagi, lors de la séparation, en envoyant tout promener là aussi.  J’ai considéré, sur le moment, qu’on me faisait du chantage avec mon fils, par une supposée précaution que mon épouse avait prise.  Mon fils n’avait pas 2ans et il n’était pas à la maison lorsque je suis revenu du travail parce que, soit disant, elle ne voulait pas qu’il assiste au départ de son père. Comme je jouais avec lui à chaque retour du travail, j’ai réagi et envoyé tout promener.

        À partir de là, ce fut vraiment la période de ma vie la plus difficile qui commença.  Non pas à cause du divorce expressément, mais à cause de la succession d’évènements dont j’avais perdu le contrôle et surtout la perte de mon fils que je ne voyais plus que très rarement.

          Toute cette assurance et cette confiance en moi-même que j’avais développées depuis l’âge de 15ans et qui m’avait réussi, sans faille aucune, durant 11 à 13 années consécutives, s’écroulaient.  J’avais tout perdu et ceci ne se limitait pas seulement qu’au matériel.  Ma propre valeur personnelle avait été complètement détruite, effacée, anéantie.  Je devais repartir à zéro sur tous les fronts. 

          Je ne m’en sentais vraiment pas capable.  Je me rappelle encore n’avoir jamais ressenti autant de solitude et d’impuissance.  Je ne sais vraiment pas comment j’ai pu traverser cet épisode.  En fait, je n’ai rien vu du tout.  J’ai vécu une période (4 ans) avec une femme merveilleuse, et je n’ai jamais prit conscience du bonheur dans lequel je baignais, tellement j’étais perturbé par ce qui se déroulait autour de moi. 

         Ce n’est que plus tard, je me suis rendu compte que tout le monde, chaque individu, passe ce genre d’épisode dans sa vie; mais à l’époque, je te jure que je me croyais le plus malheureux des hommes à avoir jamais existé.  Mon univers s’était recroquevillé jusqu’à la limite déterminée par ma peau.  Je ne pouvais plus influencer rien autour de moi et je me sentais bousculé par les plus insignifiants évènements qui se présentaient. J’aurais certainement pu me refermer complètement et perdre contact avec le monde extérieur.   

         Heureusement pour moi, une main féminine est venue toucher à cette peau qui délimitait mon univers et celui-ci a graduellement repris son volume initial. Hi, hi, hi !  De sorte qu’à 30 ans, je reprenais du collier en me promettant, encore une fois, de ne pas perdre de vue ce que j’avais appris de ces dernières expériences.»

        Et bien, chers lecteurs, on peut dire que ce bras de Brahman s’est manifesté à l’heure pile dans la vie de notre ami.

        Remarquez que j’ai rapporté textuellement ses propos pour m’éviter d’être influencé par mon questionnement sur l’exactitude du Zodiaque. D’ailleurs, au fond de moi, j’aimerais bien qu’il ne fusse pas exact. Ce serait plus simple pour tout le monde.

        Je voudrais vous faire remarquer ici un détail qui concerne la date de l’éjection de notre ami de l’environnement maternel.  Sans être une preuve tangible, l’âge de sa mère, lorsqu’elle quitta le foyer familial était d’environ 33ans.  Il est évident que la décision pour sa mère de quitter sa famille fut provoquée par une épreuve personnelle. J’ai demandé à notre ami ce qu’il en pensait.  Voici ce qu’il a répondu :

– «C’est tout à fait évident que ma mère n’a pas quitté ses enfants sans raison valable à ses yeux.  Quant à ce que je peux connaître de la raison véritable, c’est pratiquement impossible.  Surtout si, comme me la démontré mon expérience personnelle, elle se sentait diminuée dans sa propre valeur et se sentait aussi seule que je me suis senti moi-même, lors de ma propre épreuve autour de 29ans.  Elle devait se sentir dans l’impossibilité complète d’espérer verbaliser sa détresse devant quelqu’un qui comprendrait. 

              Je me rappelle cependant qu’a l’âge de 29ans (moi j’avais 8ans), elle a perdu un enfant qui n’a vécu que 32 heures.  Je sais aujourd’hui que cette épreuve a marqué sa vie d’une façon indélébile.  À partir de cette époque, cet enfant, baptisé François, a bénéficié d’une importance maximale à ses yeux.  Lorsqu’elle parlait de son petit François, ses autres enfants disparaissaient de son esprit momentanément.  Je me rappelle également que ça m’énervait à chaque fois que je l’entendais parler de François.  Je ne comprenais pas qu’on puisse être attaché autant à un enfant qu’on n’avait pas connu du tout. Remarque que je parle pour moi qui n’avais pas porté cet enfant pendant 9 mois; mais je voyais bien que cela lui faisait mal.   

           Il m’est un peu difficile de m’imaginer les liens qu’une mère puisse développer avec l’enfant qu’elle porte.  Pour moi, ces liens ne peuvent commencer que lorsque l’enfant est né.  C’est sûrement le même cas pour tous les hommes.  Cela me fait comprendre la solitude qu’a pu ressentir ma mère face à mon père, qui ne pouvait absolument pas avoir créé les mêmes liens avec cet enfant qui n’avait jamais quitté l’hôpital.  C’est probablement la goutte qui a fait déborder le vase et qui a écrasé ma mère. 

         Par contre, mon père était d’un an plus âgé que ma mère; alors il est difficile de savoir ce qui l’avait frappé, lui, à 29ans, c’est-à-dire,  un an plus tôt. Il n’en a jamais parlé.» 

        Donc, selon ses propos, notre ami confirme la possibilité que lorsque sa mère avait environ 29ans, le bras de Brahman l’a frappée, elle aussi.  J’ai tout de suite enchaîné avec le 3ème bras, et je lui ai demandé si quelque chose de spécial était arrivé dans sa vie entre l’âge de 40 et 45ans.  Encore une fois, voici sa réponse :

– «Oui, effectivement, à 45ans, je me suis fait enlever presque toutes les dents et je me suis fait faire des prothèses.  Je me suis également fait opéré pour une péritonite. Hi, hi, hi !»

 – Ah bon ! Donc rien de spécial ou de difficile dans ta vie à ce moment-là ?

 – «Ce n’est pas ce que j’ai dit.  En fait cette période de 40 à 45ans n’a pas été tellement facile non plus.  Mais tu vas finir par me convaincre que je n’ai pas eu une vie agréable !  Pourtant j’ai l’impression d’avoir été heureux la majorité de ma vie et, aujourd’hui, je ne considère ces épreuves passées que comme des expériences qui m’ont permis de parvenir à être qui je suis aujourd’hui.»

 – Et tu es satisfait de «qui tu es» ?

 – «Très satisfait.  J’ai appris à être heureux dans la situation où je me trouve au moment présent.  Je ne cours plus après des désirs irréels ou hypothétiques; et je me contente de répondre à mes besoins essentiels.  Je me suis rendu compte que de répondre tout de suite à un besoin actuel me rend plus heureux que de mijoter constamment le manque d’un désir futur.

            Donc, j’attends d’avoir les moyens nécessaires avant de conscientiser un désir et de le transformer en un besoin. De sorte que je ne cours plus après les moyens qui me manquent pour satisfaire ces désirs.  Ceux-ci sont presque complètement éliminés de ma vie et n’ont plus du tout l’importance qu’ils avaient.»

 – Et depuis quand penses-tu de cette façon ?

 – «Je dirais, depuis environ 3 ou 4 ans.»

 – Et tu avais quel âge il y a 3 ans ?

 – «J’ai actuellement 62ans, donc j’avais 59ans.»

 – Tu es en train de me dire que vers 59ans, tu as changé de vision sur la vie et que ta vie est devenue vraiment satisfaisante.  C’est ça ?

 «Vu sous cette angle, ça semble bien être le cas, en effet.  C’est vrai que depuis, je vis ma vie de façon plus… disons… complète à chaque jour.»

 – Et que s’est-il passé entre 40 et 45ans, si tu veux bien accepter de nous le dévoiler ?

 «J’ai déjà accepté de répondre à toutes tes questions alors…pas question de revenir là-dessus.  Mais avant, il faut te dire que cette main qui m’avait permis de me ré-ouvrir à mon environnement à l’âge de 30 ans, je l’ai épousée quelques années plus tard et nous avons eu 3 enfants extraordinaires.»

 – Qu’ont-ils donc d’extraordinaire ces 3 enfants ?

 «Ils sont plus intelligents que leur père, ce qui est le plus important, ils ont hérité du caractère décisionnel de leur mère et ils ont équilibré les caractères trop vifs ou trop prononcés de leurs deux parents.  À mes yeux, ils ne sont pas loin de la perfection tout en étant complètement différents les uns des autres. 

          Et devant ce tableau, j’ai de la difficulté à comprendre comment tellement de différences puissent être, chez chacun, si près de la perfection.  Il ne doit sûrement pas y avoir une seule perfection finale.  Si je m’en réfère à mes enfants et à plusieurs enfants de ma famille, nièces et neveux, ils déterminent tous l’existence de la possibilité d’une multitude de perfections finales. Je ne dis pas qu’ils sont parfaits, mais quant je les regarde et que je me compare à eux, ils sont beaucoup plus près que moi de cette perfection qui se trouve au bout du chemin évolutif.  Et ça me rend très heureux également.»

 – Donc, tu n’essaies pas d’être meilleur que tes enfants ?  Il n’y a pas de conflit de valorisation entre vous ?

 – «Merde ! Je ne peux pas être autre que  moi-même! Et si tu les connaissais, tu verrais tout de suite qu’il est difficile et même impossible de compétitionner avec ces enfants-là, sur leur propre terrain.  Ils sont tous adultes et tout ce que je souhaite, c’est qu’il y ait autant de différences entre mes petits enfants et mes enfants qu’il y en a entre mes enfants et moi.  Je te jure que cette génération future, si c’est le cas, va être extraordinaire.  J’espère seulement que leurs épreuves ne seront pas trop difficiles.  Si elles sont équivalentes aux nôtres, ils vont sûrement bien s’en tirer.»

 – Bon ! Alors…ce 40 ans ?

 – «Voilà; la situation est que je suis marié, j’ai une famille et, à cette époque, je travaille à l’extérieur du pays bénéficiant de 3 semaines de congé tous les 3 mois.  L’argent rentre à flot et la situation financière de la famille est enfin assurée.  À mes yeux, le plus grave problème menaçant ma famille est résolu. 

          Disons que  je rêvais en couleur, sur un écran I-Max.  Mon épouse et moi, vivions des problèmes conjugaux depuis quelque temps.  Il est bien évident qu’avoir travaillé 7 ans à l’extérieur du pays et voyant ton épouse tous les 3 mois, ça rend la vie conjugale facile, mais ça ne prépare en rien le retour à la normale.  Donc à 46ans, le ménage éclate officiellement.  Je m’y attendais beaucoup depuis déjà plus d’un an; mais mon absence du pays a dû retarder un peu l’éclatement.  À ce moment-là, j’ai réagi (toujours de la même façon), j’ai encore tout balancé ce qui m’avait pris 10 ans à construire.  Par contre, cette fois-là ce ne fut pas sur un coup de tête; ce fut plutôt sur un manque de tête.  Hi, hi ! 

         Mon épouse m’a convaincu que nous devions nous séparer sans le dire aux enfants; donc je devais faire semblant de retourner travailler à l’extérieur pendant qu’elle continuerait de se charger des enfants.  J’ai été d’accord de ne pas les perturber en leur faisant vivre ce que j’avais vécu et j’ai tout de suite décidé de leur laisser tout ce qui avait pu être accumulé financièrement depuis les débuts. Je me contentai d’un montant minime pour me permettre de recommencer. 

         Ce fut peut-être une erreur de ma part; mais je n’en suis pas encore convaincu aujourd’hui, même si les avocats où nous sommes allés officialiser l’entente, mon épouse et moi, m’ont répété que ça n’avait aucun bon sens   L’un d’eux, je me rappelle, m’avait dit : «En tout cas, si tu veux te remarier, moi, ça m’intéresse !»

          Je n’ai pas changé d’opinion et, heureusement, je n’ai jamais été intéressé à marier un avocat.  Voilà pour mon histoire.»

 – Après ? Comment t’en es-tu sorti ?

 – «Par la peau des dents, cher ami, et je te jure que la peau sur les dents, surtout des prothèses, c’est plutôt mince.  J’étais retourné à l’extérieur du pays et, sans emploie là-bas, ce ne fut pas très long que je me retrouvai à sec.  J’ai vivoté pendant près d’un an et peut-être un peu plus, jusqu’au point où, j’avais environ 48ans, n’en pouvant plus, je pensais ne plus jamais être capable de revenir au pays.  Un  certain soir, où, je dois le dire, je crevais presque de faim, j’en avais assez et j’avais vraiment perdu le goût de vivre, j’ai regardé le ciel avec ses étoiles qui, là-bas, brillent de façon incroyable et je me suis adressé au ciel : «Ça y est!» Me suis-je dit : «Je ne peux rien faire de plus.  Je n’ai plus aucune façon de m’en sortir ! Fais quelque chose parce que moi, je ne peux plus rien y faire !  Si tu veux que je sorte d’ici, fais-moi sortir.  Si tu veux que j’y crève, fais-moi crever au plus tôt; je suis exténué.»

           Trois semaines plus tard, je débarquais à Mirabel avec 25 cents en poche; juste assez pour téléphoner à mon frère qui s’est empressé de venir me chercher avec mon bagage qui consistait en une chemise, une paire de bas et un jeans de rechange. 

          J’ai remarqué depuis, que lorsqu’on s’adresse au ciel, le budget pour régler le problème est toujours très précis.  Il n’y a pas de budget surévalué avec lui.  Et, non seulement le budget est très mince mais il faut aussi faire très attention à la façon de demander.  Si par exemple tu te mets à te plaindre que tu n’as que $5,000 dollars en banque, tu risques de tout perdre car il va penser que ce sont ces $5,000 dollars qui sont responsables de ta plainte.  Ça n’a aucun bon sens, à première vue, je le sais, mais j’en suis venu à me faire l’opinion que cette force, quelle qu’elle soit, est d’une logique implacable.  Elle te voit souffrir, tu lui mentionne le problème du $5,000 dollars et elle élimine le problème tout simplement.  Elle ne semble pas comprendre les sous-entendus émotionnels, tordus.

         D’autant plus qu’il faut toujours lui laisser le choix; on ne peut rien lui exiger; seulement se livrer à elle pour qu’elle puisse agir.  Du moins, c’est ce que j’ai vu après l’analyse de ce qui s’était passé cette fois-là.  Ne me demande pas d’expliquer les évènements qui se sont produits à l’époque.  Tout ce que je sais c’est que je n’ai eu aucune influence sur les évènements qui se sont déroulés durant ces 3 semaines.  Les choses se sont mises tout à coup à culbuter malgré les obstacles qui se présentaient continuellement pour m’empêcher de sortir du pays.

          De mon point de vue, c’est presque un miracle; et je te le dis, je n’étais pas du tout croyant à l’époque.»

 – Et aujourd’hui ?

 – «Je ne sais pas comment te l’expliquer.  Il y a certainement quelque chose qui a déclenché cette série d’évènements incroyables qui m’ont permis de revenir chez moi.  D’ailleurs, à mon arrivée, on m’a expliqué comment les évènements s’étaient déroulés de ce côté-ci de l’Atlantique.  Tout est assez facile à comprendre, tout est expliqué rationnellement et les évènements se sont succédés de façon tout à fait normale. 

              Mais de mon point de vue, je me rappelle, là-bas, le soir du ciel étoilé, je ne peux m’empêcher de penser que le déclencheur de ce côté-ci,  fut cette mise en situation que j’ai fait avec ce qu’il y avait derrière ce ciel merveilleux, là-bas.  Je ne peux plus m’empêcher de penser qu’il existe une force inconnue qui se manifeste pour chacune des particules universelles incluant votre serviteur, et toi aussi.

            Je devrais donc me classer parmi les « superstitieux ». Personnellement je m’en fous complètement, ce qui compte pour moi, c’est que je sais que ça fonctionne et je n’ai pas d’inquiétude ni à vivre, ni à mourir.  Je n’essaie même plus de comprendre; je goûte à ce qui m’est donné chaque jour, un point, un trait.

          Donc j’ai eu une vie mouvementée qui fut difficile mais, tout autant, merveilleuse.  J’ai vécu des expériences que plusieurs n’ont jamais vécues et que plusieurs autres ont refusé de vivre; mais aujourd’hui, j’avoue être satisfait et même tirer une certaine fierté de mon vécu.  J’ai fait un nombre incalculable d’erreurs, ça c’est certain; mais je n’en regrette pas une seule. Ce que je regrette, c’est d’avoir pu blesser quelqu’un sans le vouloir.

          Et malheureusement pour ceux-là, j’avoue que si jamais je pouvais tout recommencer depuis l’âge de 10ans, je souhaiterais revivre les mêmes évènements en prenant les mêmes décisions.  C’est une question de survie, et cela, tout simplement parce que j’ai toujours décidé honnêtement, de prendre les meilleures décisions à mes yeux dans les circonstances présentes.  Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas fait d’erreurs encore une fois; mais mes décisions ont toujours été influencées par mon impertinence, mon caractère un peu soupe au lait, en fait par tous mes défauts et toutes mes qualités. De plus, il est bien évident que si je changais quelque chose de mon passé, je ne serais pas QUI je suis actuellement.  Il n’est donc pas question de prendre le risque de ne pas être satisfait de qui je suis.  Donc, je referais la même chose.

            Au cour de ma vie, j’étais évidemment influencé par les évènements, mais jamais par l’opinion contraire que pouvait me présenter une autre personne.  Donc, je suis entièrement responsable de mon sort avec ses hauts et ses bas.  Je dois t’avouer que je ne suis pas moins soupe au lait qu’auparavant; mais je suis, aujourd’hui, un «soupe au lait» heureux et bien dans sa peau.»

 – Autrement dit tu peux t’énerver autant aujourd’hui que tu le pouvais à 25 ans ?

– «Certainement, mais ce n’est pas ce qui se produit généralement.  Parce que je comprends aujourd’hui pourquoi quelqu’un d’autre s’énerve.  Alors ça me calme et je le regarde s’énerver en souriant.  Enfin, la plupart du temps. Je suis un peu moins patient avec les gens que je ne connais pas, mais je suis pas violent, du moins, je le crois.»

– Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions.  Je t’apporterai une copie de mon article que tu pourras garder parmi tes papiers.  Tu décideras de son importance toi-même, je n’ose pas essayer de t’influencer.

 – «Ha, ha ! Merci, d’ailleurs ça ne servirait à rien, tu n’y parviendrais pas .  Alors à bientôt.»

– Salut !

        Et c’est comme ça que s’est terminé notre entretien.  Une chose est certaine, ce bonhomme est heureux aujourd’hui et cette situation actuelle semble avoir été créée par l’action du 3ème bras de Brahman entre 40 et 45ans qui a enlevé de sa vie ce qui l’aurait empêché de devenir ce qu’il est aujourd’hui, et peut-être même aurait empêché qu’il soit heureux comme il l’est actuellement. 

       On ne peut savoir vraiment; mais ce que l’on sait, c’est qu’aujourd’hui, et en fait depuis maintenant 3 ans, la vie de ce bonhomme est stabilisée et il vogue actuellement à travers l’époque que les Grecs caractérisaient, sur le Zodiaque, comme l’Âge d’or.  Le prochain chaos, précédé par 1an 8 mois de perte d’illusion, ne se représentera que lorsqu’il atteindra l’âge de 75 ans et durera jusqu’à 90 ans; mais il est certain que l’expérience acquise lors de son 1er tour de Zodiaque lui servira à poursuivre son évolution.

        Est-ce que ces influences sont réelles ?  Disons que si je les explique et les soumets à notre bonhomme, pour lui, elles le seront sûrement.  Il le découvrira lorsque je lui remettrai l’article.  Pour ce qui est de chacun de nous, il nous reste à vérifier dans notre vécu personnel, pour trouver si aux âges de 13ans 4mois, 28ans 4mois et 43ans 4mois, se sont déroulés des évènements qui ont drastiquement marqué nos vies.

        C’est tout ce qui nous est disponible individuellement, malheureusement.

        Quant aux périodes entre les actions des bras de Brahman, elles se succèdent dans l’ordre de «Prise de conscience de l’état actuel des choses», suivi de la planification théorique de «l’Action» à faire pour changer cette situation afin de répondre à nos attentes.

        Le problème est que nous n’avons jamais assez d’expériences et d’informations pour prévoir, avec exactitude, les résultats de nos actions.  Il est préférable, si vous constatez l’influence des bras dans votre vie, de vous conduire de la façon indiquée par la stèle sumérienne : «lorsque la période est introspective, soyez introspectif. Lorsqu’elle est désignée comme extrospective, allez–y de tout cœur, projetez et planifiez tout ce que vous voulez.» 

        Par contre, cette méthode diffère un peu lorsqu’on arrive sous l’influence des bras de Brahman. 

1) À 3hres, la tuile arrive de l’extérieur, mais c’est vous qui agissez sur le changement produit. 

2) À 6hres, la tuile arrive toujours de l’extérieur, mais vous ne pouvez rien y faire parce que la cause prend sa source dans les actes que vous avez déjà posés auparavant.  Tout est déjà joué, il ne reste qu’à prendre sa pilule et en tirer l’expérience. 

3) À 9hres, c’est vous qui agissez encore, mais sous une impulsion difficile à contrôler.  Vous y allez intuitivement selon le besoin d’exprimer votre vraie personnalité.  Le besoin viscéral d’être vous-même vous oblige à éliminer presqu’inconsciemment ce qui vous nuit et à prendre une décision qui pourra vous blesser mais qui vous replacera sur la route exacte de votre réalisation personnelle, qui elle, viendra un peu avant 12hres ou 60ans.

           Si tout cela est vrai, la grand-mère Ève avait raison de dire que la «science du Bonheur et du Malheur» est précieuse pour agir avec clairvoyance.  Et nous venons tous de basculer dans ce qui me semble être les bases fondamentales de l’Astrologie.

          Mais, dites-moi? À quel moment ai-je laissé tomber ma grande perche ?  Nom de Dieu !

À suivre

                                                      Elie l’Artiste

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