A la UNE: le calvaire des chrétiens d’Orient

Moi inclus, 2 milliards de chrétiens ont célébré hier soir la nativité et/ou naissance de Jésus-Christ. C’est vrai que Jésus en lui-même n’est pas né à cette date en réalité. Des chercheurs chrétiens parlent du 25 mai. Passons. Il fallait qu’il y ait plus d’ouailles dans les Eglises et cette fête païenne du 25 décembre tombait à point nommé.  Ainsi, les chrétiens décidèrent d’en faire la date de naissance de Jésus-Christ…

Chapon, foie gras, festivités en tous genres, réveillon. Nous nous sommes gavés pour la plupart, sans penser aux autres, les sans-abris, les indigents et les chrétiens d’Orient, empêchés de vivre leur foi. La cas irakien est traité dans la presse avec une désinvolture abyssale. Une approche se focalisant sur Al Qaïda, se basant sur la tuerie du 21 octobre dernier dans une Eglise à Bagdad. Mais, sous Saddam Hussein, cette organisation n’avait pas pignon sur rue en Irak. Personne ne veut révéler ce côté laïque de Saddam, qui protégeait les chrétiens et avait même dans son gouvernement, en la personne de Tarik Aziz, un haut dignitaire chrétien.

Je n’ose même pas évoquer le cas des chrétiens Palestiniens, qui se retrouvent entre l’étau musulman et juif ou celui des Libanais, des Algériens etc. A Bagdad, hier, pas de messe de minuit, rien. Les chrétiens sont restés chez eux. Al-Qaïda avait réitéré ses menaces, par l’intermédiaire d’une lettre adressée à l’archevêché syriaque de Bagdad, Monseigneur Matoka. Depuis la chute de Saddam Hussein, la minorité chrétienne est passée de 450 000 membres à 150 000 membres. Quelle saignée ! Une explication ? La politique essentiellement ridicule des Occidentaux, plus intéressés par leurs intérêts qu’à ceux des petites gens.

C’est bien beau d’incriminer les terroristes musulmans mais, quid du terrorisme intellectuel de l’Europe ? Le mépris des autres fait que, les extrémistes musulmans, en effet, usent de représailles en s’attaquant aux pacifiques qui payent un lourd tribut des politiques ridicules dont ils ne sont ni responsables ni partie prenante. Si la religion autorise de tuer, ce n’est plus quelque chose de censée. La liberté religieuse, la tolérance, l’amour du prochain, doivent être notre partage commun sans lequel, les guerres persisteront.

Joyeux Noël et soyez tolérants !


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