A l’Ouest, rien de nouveau

La France, qui se débat pour conserver sa prestigieuse notation, a donc mis en place des mesures ayant pour seul unique objectif de rassurer les investisseurs internationaux. Le Gouvernement français, qui ne cesse de mettre en valeur ce programme d’économies et d’austérité « sans précédent ces vingt dernières années » selon lui, semble motivé par une crainte démesurée des marchés et des agences de notation. La réduction du déficit budgétaire de 7.8% à 6% par rapport à son P.I.B. épargnera-t-elle à la France le sort subi par l’Espagne qui a hier définitivement perdu son AAA? En réalité, ces notations – qui sont très politisées – semblent tronquées puisque seules deux autres nations – à savoir l’Irlande et la Grèce! – disposeront de déficits budgétaires encore plus graves que la France … quand ce déficit français sera à 6% de son P.I.B.! L’Espagne et le Portugal dans l’oeil dy cycone seront quant à eux à égalité (à 6%) avec la France. L’Allemagne, dont le déficit budgétaire sera l’an prochain de l’ordre de 3.5% de son P.I.B., paie en toute logique 0.36% de moins sur ses Bons à 10 ans, sachant que cet écart s’est creusé depuis la fin du mois de Juillet où il était autour de 0.27%. La France est donc l’un des plus mauvais élèves du concert des nations Occidentales puisque seuls les Etats-Unis (8.3% du P.I.B. en 2011) et la Grande Bretagne (7.5%) offrent des chiffres encore pire.

Les grèves Espagnoles et françaises le prouvent : l’austérité commence à sérieusement peser sur les peuples Européens qui n’en peuvent plus d’être sollicités. L’économie Italienne semble, quant à elle, tourner à un rythme de plus en plus problématique, elle qui accuse le coup d’endettements publics (à 118% de son P.I.B.) qui comptent parmi les plus graves au monde. Et ce alors que la Hongrie est témoin de flambées nationalistes redevables à ses déboires financiers et que la Roumanie subit des accès de grèves souvent violentes du fait des 25% de réductions salariales dans sa fonction publique. Pourquoi ne pas évoquer également la Lettonie qui, du haut de son chômage à 20%, de ses coupes salariales de 30% et de son économie qui s’est contractée globalement de 18%, subit de plus en plus l’influence intéressée de son immense voisin Russe?

Dans ce contexte de naufrage Européen, il est heureux que la gardienne du temple – la Commission Européenne – ait encore la présence d’esprit d’évoquer des sanctions automatiques à l’encontre des nations ayant enfreint les critères. N’a-t-elle pas décidé la semaine passée de pénalités se montant à 0.2% de leur P.I.B. à faire payer aux pays ne respectant pas les quotas des déficits et endettements (respectivement de 3 et 60%) relativement à leur P.I.B.? Dormez citoyens, la bureaucratie achèvera le travail de sape de nos économies.

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