Adieu, Japon

Par François Marginean

Le Japon ne sera plus jamais le même. Il y aura dorénavant un « avant Fukushima » et un « après Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commencé, entrainant le reste de la planète dans son sillon avec le relâchement des démons nucléaires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle réalité est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-être même des années et possiblement de longues nombreuses années étant donné que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

««Malheureusement, nous n’avons pas de prévision concrète en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’années (que la crise se terminée),» a déclaré Sakae Muto, le vice-président de TEPCO»

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frappé le 11 mars 2011, et ça tremble encore. La ville de Tokyo est située à environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux côtés de Londres et New York. Avec trois coeurs nucléaires présentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradié utilisé en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de déchets nucléaires entreposés, les retombées nucléaires ne vont que s’accentuer dans les temps à venir et se déposer sur la capitale. Déjà 25 gouvernements étrangers ont soit fermé leurs ambassades à Tokyo, ou ont évacué Tokyo et déplacé leurs ambassades à Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annoncé le 17 mars qu’ils étaient prêts à évacuer autant que 87 000 personnes si nécessaire et la USO a annoncé deux jours plus tard, le 19 mars, que l’armée américaine a commencé l’évacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes à charge présentement au Japon.

Pendant que tout cela se déroule, le gouvernement japonais a également exhorté plus de gens à évacuer la zone de Fukushima et il a discrètement élargi la zone d’évacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon français, toute cette activité signifie que l’évacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a déjà commencé. Un grand nombre de personnes sont déjà « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’éternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera élevé.

L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devrait être condamné, ce qui en fait le plus important des accidents nucléaires (devant l’accident nucléaire de Tchernobyl) en termes de conséquences techniques.

Les héros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donné aux travailleurs qui avaient sacrifié leur santé et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de prévenir le pire scénario, soit une fusion incontrôlable des coeurs des réacteurs nucléaires et la combustion des déchets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situées immédiatement au-dessus des réacteurs Mark 1, un design absolument génial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donné leur vie pour éviter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et très malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, à toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si élevés qu’il sera bientôt simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. Déjà, ces employés qui doivent payer le prix de leur santé de façon permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la négligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions à la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose sécuritaire dans le domaine de la radioactivité.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucléaires français sont organisés en zones dont l’accès est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux débits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 à 7,5 µSv?h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 à 25 µSv?h-1 ;
  • zone jaune : de 25 µSv?h-1 à 2 mSv?h-1 ;
  • zone orange : de 2 à 100 mSv?h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv?h-1.

Le débit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe à partir de 1 mSv?h-1, c’est-à-dire en « zone jaune ». Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumulées supérieures à 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine à plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut être atteinte en 1 h en « zone orange ».

La dose cumulée d’une source radioactive artificielle devient dangereuse à partir de 500 mSv (ou 50 rem), dose à laquelle on constate les premiers symptômes d’altération sanguine. En 1992, la dose efficace (E) maximale pour une personne travaillant sous rayonnements ionisants était fixée à 15 mSv sur les 12 derniers mois en Europe (CERN et Angleterre) et à 50 mSv sur les 12 derniers mois aux États-Unis. Depuis août 2003, la dose efficace maximale est passée à 20 mSv sur les 12 derniers mois. En France, la réglementation fixe les limites annuelles de radiation à 20 mSv (2 rem) pour les travailleurs et à 1 mSv (0,1 rem) pour la population. (source)

La dose limite pour un travailleur du nucléaire en France est de 20 millisieverts pour une année. La limite réglementaire d’exposition en circonstances exceptionnelles est de 100 millisieverts, mais cette limite réglementaire a été exceptionnellement relevée à 250 millisieverts pour permettre aux travailleurs de continuer à travailler sur le site de Fukushima, ce qui signifie quand même que ces travailleurs nagent en pleine zone rouge quotidiennement.

Le 16 mars, aux alentours de 16 heures (heure locale), le niveau de radioactivité au-dessus de la centrale de Fukushima Daichi a atteint les 1 500 millisieverts par heure, empêchant ainsi les largages d’eau par hélicoptères[116].

Selon l’AIEA un niveau de radiation de 400 millisieverts par heure a été observé entre les unités 3 et 4[117]. À ce taux de radiation, un travailleur du nucléaire sur le site de Fukushima Daichi est exposé en 3 minutes à la dose limite admise en France pour une année.

Le 24 mars 2011, les équipes de l’AIEA ont enregistré des taux de 161 microsievert par heure dans les villes de Namie dans la préfecture de Fukushima, à 8 km au nord ouest de la centrale[122]. Une population exposée à ce taux pendant 5 jours accumule 20mSV, ce qui correspond à la dose autorisée en un an pour un travailleur du nucléaire en France. En 25 jours soumis à ce taux, la population exposée atteindrait la limite de 100mSV, seuil à partir duquel les risques de cancers dus à la radioactivité augmentent significativement.

Le 13 mars 2011, à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, la radioactivité ambiante a été mesurée à 0,1 mSv/h[126],[127], soit un taux environ 800 fois supérieur à la radioactivité ambiante moyenne par heure : cela signifie qu’à quelques kilomètres de la centrale, on se trouve déjà en zone jaune.

Selon le Réseau Sortir du Nucléaire[128], des mesures effectuées à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi par six journalistes de l’association Japan Visual Journalist Association ont permis de constater un débit de dose s’élevant à 10 voire 100 milliröntgens par heure (soit 0,1 voire 1 millisievert par heure), débit selon eux « dramatiquement élevé ».

Des mesures indépendantes relevées dans la journée du 12 mars indiquent des niveaux de radioactivité très élevés sur toute la zone : jusqu’à 1 mSv à deux kilomètres de la centrale[129]. (source)

Les taux de radiation à 20 km de la centrale de Fukushima sont maintenant 1600 fois plus élevés qu’à la normale.

Radioactivité dans le site

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a déclaré «l’état d’alerte maximale», laissant entendre que trois des réacteurs nucléaires situés à Fukushima sont présentement en fusion. Le réacteur N°3 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un mélange d’uranium et de plutonium, est fissuré et donc des fuites y sont présentes. D’ailleurs, des échantillons prélevés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments ont décelé du plutonium, l’élément chimique le plus toxique connu de la science. Ils ont décelé du plutonium 238, 239 et 240. TEPCO a rapporté que des taux de radiation 100 000 plus élevés que la norme ont été mesuré dans de l’eau contaminée sous le réacteur N°2, dans des tunnels et qui se déverse maintenant dans l’océan adjacent. (source)

De l’eau dans un tunnel à l’extérieur du réacteur N°2 a un taux de radiation excédant 1 Sievert/heure, a rapporté un porte-parole de TEPCO, un niveau si élevé qu’un employé ne peut demeurer dans la zone affectée plus de 15 minutes, selon les normes d’exposition actuelles. Une exposition à cette dose pendant 30 minutes entrainera des nausées alors que quatre heures d’exposition pourrait mener à la mort, selon la U.S. Environmental Protection Agency (EPA).

Voici donc la situation en détail pour les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima:

La société TEPCO a pompé de l’eau douce dans les réacteurs n°1, n°2 et n°3 , a rapporté l’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon. L’alimentation externe a été rétabli pour les six réacteurs en date du 22 mars, selon la Tokyo Electric Power.

Réacteur N°1: Le réacteur est très dégradé. De l’eau contaminée s’est rendue jusque dans les salles des machines, signifiant clairement que qu’il y a absence d’étanchéité de l’enceinte de confinement ou du circuit de refroidissement. Le combustible est endommagé. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement de l’eau de refroidissement régulière, selon l’agence NHK. La société a commencé à enlever l’eau contaminée provenant du sous-sol de la salle des machines et préparera plusieurs pompes pour évacuer l’eau, a indiqué l’agence. L’appareil a été endommagé depuis l’explosion d’hydrogène survenue le 12 mars qui a détruit les murs du bâtiment. La gravité de la menace que représente le réacteur envers la sécurité est évaluée au niveau cinq sur l’échelle internationale de 1-7.

Réacteur N°2: Tout comme le réacteur N°1, il est excessivement endommagé et de l’eau contaminée s’infiltre aussi dans les salles des machines. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 100 000 fois plus de rayonnement que l’eau de refroidissement normale, toujours selon l’agence japonaise de nouvelles, NHK. La société prévoit retirer l’eau contaminée, mais avec de tels rayonnements, la tâche sera très ardue et quasiment impossible. La société prévoyait commencer à utiliser de l’eau douce pour remplir la piscine de combustible à partir du 28 mars, a indiqué l’agence. L’enceinte de confinement a été endommagé dans une explosion du 15 mars et un câble d’alimentation a été reconnecté à l’unité le 19 mars. Le réacteur est noté à un niveau de cinq concernant la menace qu’il pose.

Réacteur N°3: Réacteur lui aussi très dégradé. Les barrières de confinement ne sont certainement plus étanches et le combustible est endommagé. Le New York Times rapporte qu’il y aurait une longue fissure verticale, sur le côté et jusqu’au bas de l’enceinte de confinement, laissant s’échapper des fluides et des gaz toxiques. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement normal et elle s’est infiltrée dans la salle des machines. La société est en train d’examiner des moyens d’éliminer l’eau contaminée. Une explosion survenue le 14 mars a endommagé la couverture de l’unité de combustible. La menace du réacteur est noté à un niveau de cinq. L’analyse de 5 échantillons de sols prélevés indique que du plutonium s’échappe du réacteur et est un signe qu’il y a fusion du coeur, qui rappelons-le, fonctionnait au MOX. Le pire est qu’aux dernières nouvelles, une grue se serait effondrée sur les barres de combustible MOX du réacteur N°3. Il s’agit d’une massive grue interne intégrée à la structure d’acier qui déplace les barres du réacteur vers la piscine de combustible usé, ce qui signifie que les tiges qui contenaient du plutonium sont endommagées.

Cette grue s’est effondrée il y a deux semaines. Le gouvernement japonais et TEPCO ont menti à ce sujet, sachant très bien que seul cet incident pourrait déclencher une catastrophe nucléaire aussi grave que Tchernobyl. Les gouvernements et les banquiers ne veulent pas de panique. Le Nikkei, Dow Jones, et le maintien de l’industrie de l’énergie nucléaire sont plus importants que la vie humaine et l’environnement.

Réacteur N°4: La société prévoit injecter de l’eau dans la piscine de refroidissement de combustible usé. L’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon a indiqué le 17 mars qu’il n’y a peut-être plus d’eau dans la piscine. Le réacteur est évalué à trois sur le niveau de menace. Ce réacteur était en cours de maintenance lors du tremblement de terre.

Réacteur N°5: Cette unité était inactive et en entretien avant le séisme. Le réacteur est correctement refroidi. La pompe alimentant le circuit de refroidissement s’est abruptement arrêté le 24 mars, mais elle a été réparé et elle fonctionne.

Réacteur N°6: Le réacteur est atteint et correctement refroidi depuis le 20 mars à 19h27, lorsque la température est tombée en dessous de 100 degrés Celsius, a indiqué la compagnie. Un générateur de secours a été réparé le 19 mars, selon un communiqué de presse de la société. L’unité était inactive et en entretien avant le séisme.

Ajoutant aux difficultés, l’augmentation du niveau de contamination dans la mer près de l’usine. De l’iode 131 radioactif atteignant une concentration 1850,5 fois la limite légale a été détectée dans un échantillon d’eau de mer prise samedi dernier, à environ 330 mètres au sud de l’usine, près d’un drainage à la sortie des quatre réacteurs en difficulté, par rapport à 1250,8 fois la limite qui fut mesuré la journée précédente, soit vendredi, a indiqué l’agence.

Le danger des piscines de refroidissement des combustibles utilisés

Après avoir été retirés du cœur d’un réacteur, les éléments combustibles usés continuent de dégager de la chaleur, et sont entreposés dans une piscine, l’eau servant à la fois pour les refroidir et de barrière aux rayonnements qu’ils émettent[69]. La température et le niveau d’eau de ces piscines doivent être constamment contrôlés ; la température de la piscine est normalement maintenue à 25 °C au maximum, ce qui demande un refroidissement constant[69].

Le défaut de renouvellement d’eau extérieure pour le refroidissement d’une piscine d’entreposage du combustible usagé entraîne au bout d’un certain temps l’évaporation (0,4 litre par seconde et par mégawatt)[70] et l’ébullition du liquide, occasionnant alors l’échauffement puis l’éclatement (lié à l’oxydation) des crayons de combustible hors d’eau[71]. En outre, les piscines d’entreposage sont extérieures à l’enceinte de confinement résistante des réacteurs (elles sont confinées dynamiquement en service normal) et sont ainsi plus facilement exposées à l’atmosphère[72].

Cette situation est potentiellement très grave : si l’eau des piscines s’évapore (ce qui peut prendre quelques jours), les éléments combustibles irradiés qu’elle contient peuvent fondre ou prendre feu, répandant leurs produits de fission directement dans l’atmosphère[73],[74].
Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supérieurs aux rejets survenus jusqu’à présent[75]. Un tel accident serait du niveau de gravité de celui de Tchernobyl. (source)

Conclusion

Ça va bien aller. Comme les autorités le répètent si souvent, il n’y a aucun risque pour la sécurité et la santé humaine, encore moins pour l’environnement et la chaine alimentaire.

Adieu, Japon

19 pensées sur “Adieu, Japon

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    30 mars 2011 à 6 06 56 03563
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    Superbe résumé de la situation François. Explications claires et documentées.

    On se souviendra que les navives américains stationnés à 160 km avaient désertés le périmètre:
    Le 14 mars, huit navires militaires américains qui se trouvaient à environ 160 km au nord-est de , dont le porte-avions Ronald Reagan et ses navires d’escorte de la septième flotte américaine ont évacué le secteur. Le danger a été détecté sur 17 pilotes d’hélicoptère, le personnel militaire aurait reçu en une heure environ l’équivalent d’un mois de radiations naturelles. ( http://www.20minutes.fr/article/687196/corbeille-le-ronald-reagan-irradie )

    – réactions officielles des médias du Système: les radiations sont sans danger. (avec explications techniques des taux de mSv…)

    Tout de même curieux que l’armée américaine, bien silencieuse dans les médias inféodés aux Système, confirme le 18 mars qu’il évacue sont personnel hors du pays, incrédule aux informations de TEPCO et du gouvernement japonnais et des médias allignés. (Si l’armée confirme, c’est que la décision a été prise bien avant le 18 mars.)

    Tout va bien… mais on fout le camp.

    p.s. petite coquille dans le texte: … Le réacteur N°2 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un mélange d’uranium et de plutonium…
    (c’est le réacteur 3).

    DG

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      30 mars 2011 à 7 07 34 03343
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      Merci à vous cher ami d’avoir signalé cette coquille, je ne l’avais pas vu! C’est maintenant rectifié.

      Ça va bien aller!

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    30 mars 2011 à 9 09 18 03183
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    Le porte avion Ronald Reagan quitte les lieux.

    Ça doit blessé l’orgueil d’une telle arme extraordinaire presque’indestructible. Avoir peur de « petites » radiations que l’on dit officiellement, »pas tellement dangereuses ».

    Comme quoi la « super puissance » n’ajoute rien à la sécurité.

    On se réveille un peu, mais on n’y croit pas vraiment encore.

    Ça viendra bien.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      30 mars 2011 à 13 01 55 03553
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      J’avais déjà vu la vidéo, mais le mec flippe un peu et le chiffre 120 millions de personnes qui fuient le Japon est totalement gratuit et non fondé. Je suis à Taïwan est il n’y pas d’arrivées massives de Japonais, ni en Chine. Par contre, il est vrai qu’il s’installe un sentiment de panique et de peur au Japon, particulièrement à Tokyo et il est possible qu’il soit nécessaire d’évacuer de larges zones. Il faut faire la part des choses.

      Mais je ne dirai pas que… ça va bien aller…

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    30 mars 2011 à 15 03 21 03213
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    François,

    Cet article pose des nombreuses questions et réactions sur les Voix du Panda.

    Merci en cas de possibilitées de venir y répondre.

    C’est un article fort bien étayé et qui démontre la réalité, merci.

    http://www.panda-france.net/?p=8549

    Cordialement,

    Le Panda

    Patrick Juan

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      30 mars 2011 à 15 03 27 03273
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      J’adorerais pouvoir le faire, mais je me couche déjà à 4 ou 5 heure de la nuit à chaque jour tellement je suis occupé, et c’est même pas des farces pour attendrir le coeur. Je dois déjà m’occuper de répondre sur trois sites. Alors je vous conseille fortement de référez les gens qui auraient des questions à venir les poser ici ou sur Les 7 du Québec pour que je puisse les voir.

      Il me fera plaisir de répondre, dans la mesure de mes capacités.

      Très cordialement,

      François Marginean

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    30 mars 2011 à 16 04 01 03013
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    François,

    merci de la réponse, je fais passer le « message ».

    En ce qui me concerne voila ma réponse faite à Vilistia, donc à présent c’est à CP de prendre une décision, en ce qui me concerne ma position est ci-dessous.
    Je REFUSE PUREMENT ET SIMPLEMENT CE TYPE DE REFLEXION.
    ++++++++++++++
    Vilistia:

    Sais tu que tu m’emmerdes avec tes reflexions à la faucille et au marteau.

    Je crois que tu vas gagner car je vais finir pas ne plus publier sur CP, il y avait DW, tu as largement prit sa place.

    Tu es encore plus débile que les débiles c’est pas peu dire.

    Je vais en rester à ce stade et laisser le soin aux responsables de CP de trancher, voila j’ai tout dit.

    Patrick Juan

    ================

    Avec cela François et les autres je le regrette pour CP, mais ma position à présent est IRREVOCABLE, donc il ne reste plus qu’à faire un choix qui n’est pas de mon ressort.

    Merci dans la négative de tous les moments passés ensemble pour les gens de bon sens.

    Le Panda

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        31 mars 2011 à 2 02 17 03173
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        Merci de vous rendre si vous le souhaitez sur mon dernier « article »sur CP.

        Tant que cette personne sera là, je ne publierai plus ici point.
        Je veux bien, nous aimons bien apporter notre pierre à l’édifice pas nous faire insulter, ler choix à présent vous appartient.

        Bonne journée

        Le Panda

        Patrick Juan

        Répondre
  • Ping : Adieu, Japon | LA VIDURE

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    31 mars 2011 à 17 05 58 03583
    Permalink

    On vient d’informer les 300 travailleurs (les 300 Fukushimas) qui se relaient par groupe de 50 pour travailler, qu’ils allaient en mourir, ces travailleurs en acceptent la fatalité et continuent tout même à poursuivre le travail. (Source TVA télé Canadienne, Richard Latendresse en direct de Washington 17:50)

    Répondre
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      1 avril 2011 à 1 01 23 04234
      Permalink

      Ça, je m’en doutais fortement et je le disais autour de moi, mais voilà que c’est confirmé. Je suis profondément touché par ce sacrifice ultime de soi-même pour le bien-être du reste des Japonais et du monde. Voilà de véritable héros courageux qui doivent payer le gros prix pour réparer les idioties de General Electric, de TEPCO et de la bêtise humaine.

      Mon coeur et toutes mes pensées vont à ces gens.

      Merci d’avoir rapporté cela Denis.

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        1 avril 2011 à 4 04 05 04054
        Permalink

        Merci à Denis à François et autres,

        Pour le moins que l’on puisse constater c’est que le Japon entendez par là ses habitants ont donnés une leçon au monde dans le cadre de « sacrifice »

        Il semble plus qu’utile de prendre conscience de la souffrance la leur celle de leur famille ainsi que les mensonges que l’Etat tente de faire avaler.

        Je m’incline avec tout le respect face à leur plus que courage.
        Le Panda

        Patrick Juan

        Répondre
        • avatar
          1 avril 2011 à 6 06 30 04304
          Permalink

          Voilà qui est bien dit Patrick, et je suis tout à fait d’accord avec vous. Je m’incline moi aussi devant ce courage et ils méritent tout notre admiration et respect.

          Répondre
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    1 avril 2011 à 10 10 23 04234
    Permalink

    @François et les autres,

    En effectuant certaines recherches voici des éléments de vidéos qui parlent d’eux mêmes:

    C’est avec plaisr que nous vous les transmttons:

    Bonjour et bonne visualisation,

    Sébastien Luciani effectue un post-doctorat au Laboratoire d’expérimentation des feux (LEF) de l’IRSN.
    Lors d’un incendie dans une enceinte confinée en béton, il est important de connaitre l’évolution temporelle des flux de chaleur aux parois. L’objet de ce post-doctorat est de développer une métrologie en fluxmétrie adaptée aux spécificités de l’incendie.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-luciani-mesure-flux-chaleur-incendie.aspx

    _____________________________________
    Jean-Yves Bottero est directeur de recherche CNRS au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege, UMR 6635 CNRS/Université Aix-Marseille).

    Dans les années à venir les nanotechnologies seront présentes dans un nombre grandissant de produits. L’impact de ces produits sur nos sociétés et leurs conséquences sur l’environnement à moyen et long terme ne sont donc pas à négliger.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-bottero-risques-environnementaux-nanomateriaux.aspx

    _____________________________

    Damien Piga a effectué sa thèse au sein du Laboratoire d’études radioécologiques en milieu continental et marin (LERCM) de l’IRSN. Il l’a soutenue le 10 décembre 2010.

    Le Cs 137, radionucléide principalement issu des essais nucléaires atmosphériques et de l’accident de Tchernobyl, est toujours présent à l’état de trace dans l’air. La thèse de Damien Piga explique cette persistance à travers les mécanismes de production des particules porteuses des radionucléides artificiels.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-piga-remanence-Cs-137-atmosphere.aspx

    _____________________

    Sandrine Massarin a effectué sa thèse au Laboratoire de modélisation environnementale (LME) de l’IRSN. Elle l’a soutenue le 15 décembre 2010.

    Quels effets peuvent avoir les radionucleides sur les organismes?

    Sandrine Massarin présente ici des résultats d’étude des effets de l’uranium sur une population de Daphnia magna au travers d’expositions multigénérationnelles et à concentrations diverses.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-massarin-effets-uranium-budget-energetique-consequences-dynamique-population-daphnia-magna.aspx

    Le Panda

    Patrick Juan

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  • avatar
    3 avril 2011 à 8 08 16 04164
    Permalink

    En audio:

    17 – Japon – Fukushima –

    18 – Japon – Fukushima – Comprendre la radioactivité

    19 – Japon – Il y aura un avant et un après Fukushima

    20 – Japon – Fukushima – Oligarchie, ces hommes se sacrifient pour nous à cause de tes choix

    Pour trouver le reste de l’émission:

    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/10EBC3DAA996363C

    et

    http://archives.choq.fm/2011-03-28/128_129.mp3

    =========================================

    18 – Nucléaire VS Energie libre – L’énérgie libre et gratuite existe depuis 100 ans !!

    21 – Japon Fukushima – HAARP – Quand l’impensable devient probable



    22 – Japon Fukushima – Stuxnet – Le virus qui veut la peau de Siemens

    Pour trouver le reste de l’émission:

    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/872701E6DF3D7F8E

    et

    http://archives.choq.fm/2011-03-21/128_129.mp3

    Répondre

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