Affaire DSK – Interview exclusive de DSK

 

New York – Jeudi 7 juillet 2011. Arrivé à New York par un vol Air France, je suis accueilli à l’aéroport international John Fitzgerald Kennedy par un homme mandaté par l’ancien directeur général du FMI. Je m’engouffre dans une limousine, direction la maison new-yorkaise de DSK du 153 Franklin Street dans le quartier chic de TriBeCa à Manhattan. Avec les suites désastreuses de l’attentat médiatique avorté contre Nafissatou Diallo et les conclusions vites tirées sur l’affaire, je sais que l’interview sera difficile. Or, après avoir essuyé trois vestes au sein du Sofitel de New York, DSK ramena une jolie blonde filiforme à l’hôtel. Le lendemain, il séduira selon ses amis et les DSK-idôlatres, en une seconde chrono, Naffisatou Diallo. Vous savez, la soubrette, la prostituée, l’affabulatrice guinéenne. Aujourd’hui pourtant, le George Clooney des pauvres et ses amis sont apeurés. Retournera-t-il en prison ?

Un jeune homme m’installe dans le salon, sur un canapé Chesterfield de cuir marron et me sert un cocktail. Pendant que je sirote, je vois apparaître dans l’encadrement d’une porte qui jouxte un long couloir, Dominique Strauss-Kahn. Il me déclare qu’il ne m’accorde que 10 minutes car, il a rendez-vous avec ses avocats. Je suis surpris, d’autant plus que notre entrevue était prévue de longue date et devait durer 1h. Un homme entre dans la pièce, muni d’un magnétophone. Visiblement énervé, DSK ne veut pas que ses propos soient déformés et m’indique qu’il ne parlera pas de l’affaire américaine. Je suis quelque peu désarmé. Voici l’interview :


Allain Jules : M. Dominique Strauss-Kahn, que pensez-vous de tout ce ballet médiatique autour de vous ?

Dominique Strauss-Kahn : J’avoue ne pas comprendre. Je nie tout en bloc.

AJ: Vous avez dit tout à l’heure que vous ne parlerez pas de l’affaire américaine. Or, dans votre réponse à ma question, vous le faites.

DSK: (visiblement gêné) Oui mais…bon, faites.

AJ: Apparemment, selon certaines indiscrétions, toute la propagande tentant à salir Nafissatou Diallo s’effrite. Que pensez-vous de cette guerre éclair que vos conseils sont entrain de perdre, surtout que les charges contre vous sont maintenues ?

DSK: C’est un acharnement. Je n’ai rien fait. Pourquoi veut-on me condamner pour un pantalon et une jupe baissés ? Les jeux polissons sont-ils interdits ?

AJ: Vous êtes accusés de tentative de viol, de viol et de séquestration. Il y a crime Monsieur Dominique Strauss-Kahn.

DSK: Je vous repose la question: les jeux polissons sont-ils interdits ?

AJ: Ne craignez-vous pas de repartir en prison ?

DSK: Ah, adviendra que pourra mais, je ne cèderai sur rien. On veut mon argent. Rikers Island (Prison nrdl) ne m’a pas tué et ne me tuera pas.

AJ: C’est une grave accusation. Les « qui » vous en veulent au juste à votre argent ?

DSK: les Américains, les Français, les jaloux.

AJ: Les Français ? Pourtant, vous étiez le favori pour remplacer Nicolas Sarkozy.

DSK: Non, c’est de la fiction. Moi-même je ne croyais pas à la folie sondagière, c’est pour cette raison que mes lieutenants ne voulaient pas entendre parler des primaires. D’ailleurs, nous préparions un vote de confirmation puisque Titine devait se retirer en ma faveur, suite à notre pacte de Marrakech.

AJ: Donc tout ça relevait de la politique fiction ?

DSK: Tout à fait. Nous savons que Ségolène Royal gagnera et nous avions mis en place un processus médiatique pour l’éliminer.

AJ: C’est un aveu.

DSK: Si vous voulez.

AJ: Et à propos de Tristane Banon. Vous la connaissez ?

DSK : Je connais sa mère et c’est l’ami de ma fille. Je ne comprends pas qu’on puisse me poursuivre sur ses allégations mensongères et calomnieuses après 8 ans. Vous vous rendez compte ?

AJ: Monsieur Strauss-Kahn, la prescription c’est 10 ans.

DSK: Certes, mais, c’est parce que c’est moi.

AJ: Avez-vous un mot à dire aux socialistes ?

DSK: Ce sont des traîtres. Ils m’ont abandonné et mal défendu.

AJ: Dans quel sens ?

DSK: Ils devaient garder le silence. Ils sont allés plus vite que la musique. Des clowns.

AJ: Merci M. Strauss-Kahn.

DSK: Je ne vous remercie pas. A longueur de billets, vous m’accusez aussi, de tous les maux. Je n’ai tué personne.

Avertissement: cette interview n’est qu’une fiction

La villa de Strauss-Kahn


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