André Boisclair et Madame Pauline

Pauline Marois, a annoncé qu’André Boisclair renonçait à son statut d’employé permanent de la fonction publique québécoise, avec fond de pension juteux, et tout et tout… Gros sacrifice .  On peut dire victoire de l’indignation populaire. Madame Marois dans une vision optimiste du monde nous assure du même coup qu’elle peut  «mesurer l’ampleur de la volonté de changement des Québécois» en matière de nomination partisane.

Ça fait chaud au coeur. N’oublions pas, toutefois qu’il demeure Délégué général du Québec à New York à 170 000 $ per annum  indexé, ce qui n’est pas vraiment une disgrâce.

Dire que ce n’est pas une nomination partisane est ébahissant. Il est normal que le gouvernement nomme un copain a New York. Tous les gouvernements le font et, ancien de Harvard, Boisclair à la qualification requise pour le poste qui est d’avoir des copains dans les bons milieux aux USA et de parler leur langage.

Il n’est donc pas ébahissant qu’il soit nommé, mais ébahissant que Madame Pauline, qui n’en rate pas une, en profite pour dire du mal des nominations partisanes.  Ca rappelle Madame Claude, disant à un client vexé de ne pas être accueilli par son nom, comme les autres garçons, qu’une « chatte n’avait pas à reconnaitre tous ses petits. »

En admettant une n ième erreur de jugement conduisant à autant de reculades, le gouvernement péquiste ne vient-il pas ici de perdre le beurre avec l’argent du beurre ?  Le peuple sait déjà qu’on ne peut se fier à ses promesses… et voici que ceux qui le soutiennent vont comprendre le message qu’on ne peut même pas attendre qu’il retourne l’ascenseur sans esclandre !

Boisclair, qui avait astucieusement défendu le trône de l’Impératrice Pauline alors que les frondes n’en finissaient plus au PQ, se retrouve finalement traité comme les courtisans à loyauté douteuse.  Lisée, qui avait emmené Boisclair a son ministère, doit aussi se demander pourquoi il s’est donné cette peine...

Je ne me sens pas à l’aise avec le cheminement de notre première Première Ministre qui ne semble pas avancer d’un pas bien assuré… S’il faut faire tomber un viaduc  pour mesurer la résistance des matériaux, il faudra être bien prudent. On peut apprendre de ses erreurs, mais il ne faudrait pas que ce soit la seule façon d’apprendre…

PIerre JC Allard

 

 

 

 

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