Avance ou recule!!!!

Avance ou recule!!!

 

         Je me pose de sérieuses questions sur le sens que nous devrions donner à une élection démocratique.

           Une élection démocratique se présente à nous, actuellement, comme la possibilité, pour la population, de voter pour un parti politique ou autre. Mais est-ce vraiment là l’essence du droit démocratique?

          Je commence à en douter sérieusement.

          En fait, il me semble qu’une élection est de permettre à la population de donner le pouvoir à quelqu’un qui lui permettra d’avancer dans son évolution sociale.

         Ce qui m’amène à considérer la notion d’évolution sociale.

         Qu’est-ce que l’évolution?

         « L’évolution » me paraît être un mouvement qui permet d’avancer au lieu de « rester dans le statu quo ».

         Évidemment, la réaction de la majorité est de choisir, comme question suivante : Avancer vers quoi? ».

        Mais je pense que c’est  une erreur; parce que, logiquement, il existe une autre question qui doit s’imposer avant celle-là.

        La première question qui devrait suivre, selon la logique, est plutôt : « Avancer à partir d’où? »

        La réponse est évidemment : « …à partir de la situation présente ».

        La « situation présente » devient alors un état « statu quo » qui se trouve à l’instant présent. Et on se rend tout de suite compte qu’en considérant « la situation présente », on vient d’en faire un « état statique ».

       C’est donc à partir de cet « état statique » du moment présent, que l’on peut commencer à penser « d’évoluer ».

       Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que la question suivante devient : « avancer vers où? »

       Le point de départ étant un « statu quo », « avancer vers où » devient : « choisir une direction  parmi les 360 degrés qui entourent ce « statu quo » statique.

      Conséquemment, il devient indéniable que l’évolution est de simplement échapper au « statu quo ».

      C’est alors, que le droit démocratique entre en jeu, puisqu’il permet à la population de choisir le « degré » sur lequel on doit avancer. Et comme les degrés disponibles sont de 360 et nous entourent complètement, une évidence incontournable s’impose :

       Quel que soit le degré que nous choisissions, il est obligatoire d’y faire face. Par conséquent, il nous est impossible de « RECULER ». Quel que soit le choix que nous fassions, nous avancerons de toute façon, puisque nous échapperons toujours au statu quo.

       Avouez que cela diminue énormément l’importance des partis politiques. Que ce soit l’un ou l’autre qui soit élu, cela ne changera rien au fait que nous allons quand même évoluer.

       Certains diront alors : « Peut-être avez-vous raison, mais ce qui nous importe est d’évoluer vers une situation qui soit une amélioration de notre qualité de vie et non une diminution de notre qualité de vie ».

       Si nous commençons à vouloir tenter de définir ce qu’est « une qualité de vie améliorée », nous n’en sortirons jamais et surtout, nous jouerons le jeu des politiciens. Il est plus intelligent de déterminer si l’évolution antérieure qui nous a permit d’arriver à la situation actuelle, a été une amélioration de notre qualité de vie.

        Très peu d’entre nous pourront affirmer que notre qualité de vie actuelle n’est pas supérieure à celle de nos arrières grands-parents ou celle de ceux qui les ont précédé.

        Donc notre qualité de vie s’est améliorée depuis trois, dix ou vingt générations. C’est indéniable.

        Nous constatons alors que de dire que la Démocratie est la condition « sine qua non » pour l’évolution de la qualité de vie est une affirmation dogmatique qui n’a rien de réel dans l’histoire humaine. La qualité de vie a évolué bien avant l’avènement de la démocratie.

        Reste à savoir si la démocratie est le moyen le plus sûr et le plus efficace pour continuer d’assurer l’amélioration de cette qualité de vie.

        Cela me semble bien avoir été le cas, au début de l’avènement de cette démocratie. Mais est-ce que le début de l’avènement de tout autre système politique n’a pas eu le même résultat?

       Je serais prêt à parier que la réponse est oui. Tout simplement parce qu’un changement aussi radical qu’un changement de système politique ne peut être que le résultat d’une volonté d’améliorer la qualité de vie.

       Mais puisque nous ne sommes pas encore prêts à changer de système politique, il serait bon de revenir à notre réflexion sur le système électoral.

       Nous nous préparons à aller voter.  Notre but est de nous assurer d’améliorer notre qualité de vie.

       Par contre, aussi curieux que cela paraisse, la propagande électorale parle très peu d’amélioration de qualité de vie. Elle parle de bonnes ou mauvaises dépenses de l’argent public. Ce qui n’empêche évidemment pas qu’il soit dépensé de toute façon.

       Mais elle souligne surtout les qualités ou les défauts des « concurrents en liste ». On nous effraie avec les projets des autres partis et on nous rassure en se félicitant des différentes positions déjà prises par chacun, selon celui qui s’exprime.

        Finalement, on s’exténue surtout à paraître « efficace », « professionnel », « honnête », et « franc ».

        Résultat : chacun de nous ira voter pour un candidat parce qu’à nos yeux, les autres ne sont pas « efficaces », professionnels », « honnêtes » ni « francs ».

        La question de qualité de vie est tout simplement submergée par ces considérations de personnalité individuelle.

        On oublie alors la question et le but principal qui est d’assurer un changement du « statu quo »; que ce changement soit dans une direction ou dans l’autre.

        Une question qui n’a pas encore été abordée, est : Qu’est-ce que ça prend pour changer le « statu quo »?

        La réponse est assez simple : Cela prend un gouvernement assez puissant pour pouvoir décider du changement. Ce qui signifie que d’élire un gouvernement minoritaire est de créer une situation politique qui rend difficile le changement et qui, par conséquent, nuit à l’évolution de la qualité de vie.

        Reste à déterminer quel parti politique devrait recevoir, de la part de la population, ce pouvoir nécessaire au changement?

         Et nous voilà revenu, semble-t-il, à notre point de départ, qui est la raison d’une élection.

         Sauf qu’il y a, maintenant, certaines informations additionnelles qui entrent en jeu.

 1) Selon ce qui nous est présenté en période pré-électorale, il est impossible pour aucun parti d’être « honnête » et « franc ». La joute pré-électorale s’y oppose directement.

 2) Une autre information additionnelle s’ajoute, qui est : que l’intérêt de chacun des partis passe bien avant l’intérêt de la population qui va élire le parti, puisque chacun des partis veut gagner l’élection. Cela est également la conséquence de la joute pré-électorale.

         Finalement, on se rend compte que celui qui va gagner l’élection, qu’on le veuille ou non, est celui qui parviendra à endormir le plus efficacement la population.

        Est-il possible de se défendre de cette conclusion? Malheureusement dans la situation politique présente, non; c’est absolument impossible.

        Que nous reste-t-il pour nous défendre? Comment pouvons-nous nous défendre et nous assurer d’une amélioration de notre qualité de vie?

        Il existe une possibilité évidemment, puisqu’il en existe toujours une.

        Mais cette possibilité demande l’unification de toute la population vers un seul but commun qui refuse de prendre en considération la personnalité des chefs de parti. Le seul but exclusif a être considéré est : l’amélioration de la qualité de vie.

        Nous avons vu que quel que soit le parti au pouvoir, nous allons avancer à la condition incontournable de nommer un gouvernement majoritaire.

        Nous avons vu que quel que soit le parti élu, il est impossible de s’attendre à de l’honnêteté et de la franchise de sa part.

        Nous avons vu que l’intérêt du parti prime toujours sur l’intérêt de la population.

        Ce que nous n’avons pas encore vu, mais que nous savons très bien, c’est que chacun des partis aptes à s’approprier du pouvoir est infiltré par des intérêts économiques puissants qui n’ont aucune vision sur la qualité de vie de l’ensemble de la population.

       Plusieurs citoyens ont alors l’impression d’être coincés et laissent tomber le seul pouvoir qui leur reste, le droit électoral.

       Par contre, la solution pour contrôler le gouvernement existe!!!

 

            C’est exactement la même solution qui nous est accessible pour contrer la hausse du prix de pétrole. Nous n’avons qu’à aller acheter notre essence chez un seul fournisseur au lieu de permettre la richesse de tous les fournisseurs. En achetant chez un seul, les autres devront « baisser leur prix » pour survivre. Le même principe s’applique en politique.

          Au plan politique, nous n’avons qu’à voter pour un seul parti, quel qu’il soit. Celui-ci sera obligé de s’assurer que notre qualité de vie soit améliorée pour continuer de rester au pouvoir.

         Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est en donnant le pouvoir majoritaire à un seul parti que nous nous assurons le contrôle du gouvernement.

        Aucun parti politique n’est intéressé à perdre le pouvoir. Et tout parti politique fera le nécessaire pour le garder. Lorsqu’il se rendra compte qu’il ne parvient plus à endormir la population et que sa « garde du pouvoir » ne dépend que de son efficacité à améliorer la qualité de vie de tous, il n’aura plus le choix.

        Actuellement, les partis politiques s’assurent de diviser la population pour que l’un d’eux prenne le pouvoir.

       Au départ, l’enjeu individuel est simplement de s’assurer suffisamment de votes pour assurer leur propre présence au gouvernement.

       L’enjeu suivant est d’assurer à leur propre parti assez de vote pour prendre le pouvoir. Ensuite ils profitent le plus possible de leur poste dans la politique du pays ou de la province.

       Rien d’autre ne justifie la volonté de vouloir faire de la politique. Le « dévouement » envers la population fait parti du somnifère que l’on distribue à tous vents.

       Évidemment, si on prend l’exemple du Parti Libéral provincial qui a, actuellement, la majorité, nous constatons que la qualité de vie des citoyens n’est pas du tout leur priorité.

       Mais cela tient simplement du fait qu’il croit pouvoir continuer d’endormir la population lorsque les prochaines élections arriveront. Il nous faudra les éduquer quelque peu et leur faire alors comprendre qu’ils « rêvent en couleur ». Et pour le leur faire comprendre, il n’y aura qu’une seule solution :

 Élire majoritairement un parti autre que le leur.

        En fait, l’idéal serait d’élire majoritairement un parti complètement hors normes, qui n’a aucune expérience dans l’administration de la province.

       Vous me direz que c’est complètement débile!!!

       Mais pensez-y une seconde. Actuellement, les ministres et les députés administrent la province avec l’aide du système administratif qu’ils « chapeautent ». Il n’y a aucune décision administrative qui ne vienne pas des sous-ministres et de tout le système administratif de la province. En réalité, aucune décision n’est prise par le gouvernement; celui-ci ne sert qu’à rendre publique la décision  suggérée par l’administration.

       Donc que ce soient les Libéraux, le PQ, le parti vert ou tout autre parti, ils ne servent qu’à rendre publiques les décisions administratives du système provincial et n’ont pas vraiment d’impact sur la décision elle-même. Ce sont des « vendeurs » de balayeuses.

       On n’a qu’à assister à une séance de l’assemblée nationale pour nous rendre compte de la nullité administrative de tous les membres de ces partis politiques.

        Si c’étaient vraiment eux qui prenaient les décisions, il est clair que nous retournerions dans les arbres manger des bananes.

        Par conséquent, il n’y a aucun risque à élire qui que ce soit majoritairement au gouvernement. Toute l’histoire de l’humanité est une preuve que les « imbéciles idiots » qui ont pu détenir le pouvoir, n’ont jamais pu empêcher l’humanité d’évoluer et d’améliorer sa qualité de vie. Ce n’est que depuis que la possibilité de « diviser pour régner » existe que la qualité de vie devient plus difficile à être améliorée.

       Lorsque l’homme vivait sous la monarchie, la division de la population était à son minimum. On était pour le roi ou on était contre le roi.

       Aujourd’hui, la sur-division de la population est encouragée par la présence de plusieurs partis politiques qui, finalement, défendent tous les mêmes objectifs qui est le contrôle de l’économie sur le peuple.

       Par contre, cette sur-division continue hypocritement à affirmer que nous vivons dans un système où c’est la majorité de la population qui décide de celui qui dirige.

       Pourtant, il ne suffit que de 40% des votes pour nommer un gouvernement majoritaire. Donc, 40% de la population décide du pouvoir sur 100% de la population. Ce n’est pas du tout le résultat d’une démocratie.

       Il faut donc cesser d’accepter d’être divisés pour des raisons fallacieuses qui n’existent absolument pas. Tout ce qu’il nous faut c’est de nommer un groupe de personne qui, de par leurs intérêts personnels, c’est-à-dire la menace inévitable d’être éjectés, seront obligés de défendre l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

       Pour ce faire, il est simple de centraliser notre « unification » dans un organisme qui nous indiquera pour quel choix à été établi pour le parti à recebvoir nos votes. Non pas parce que ce parti est meilleur que les autres, mais parce qu’il nous faut un parti majoritaire que nous contrôlons, du fait que c’est nous qui planifions d’avance sa majorité. L’importance étant l’élection d’un « imbécile » majoritaire qui sera sous notre coupe.

        Pour faire ce choix on peut simplement se servir d’un boulier ou même d’un chapeau d’où l’on tire le nom du parti gagnant.

       C’est la seule solution vraiment démocratique; parce que la « phylosophie de quel que soit le parti n,a aucune importance. l’important est la qualité de vie de toute la population. Et ce n’est pas une philosophie mais une nécessité inconditionnelle.

       Conséquemment, dites-moi pour qui vous voulez que je vote et je vous promets de le faire selon votre choix.

       Parce qu’à mes yeux, aucun parti n’a plus d’importance qu’un autre. Pour moi, l’importance est d’avoir un parti majoritaire qui sera conscient qu’il ne m’a pas du tout endormi et que c’est moi qui, de par ma seule volonté, à décidé qu’il était majoritaire.

       Il sera alors conscient que les avantages qu’il détient de par sa position sociale est le résultat qu’il a accepté d’être un pion qui est sous ma coupe au lieu de celle de l’industrie ou de la finance.

 Amicalement

                                                                                             Elie l’Artiste

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