Banques Centrales au bord de la crise de nerfs

Ils ont fait feu de tout bois! Je parle bien-sûr de nos Banquiers Centraux aujourd’hui parfaitement conscients que plus de baisses de taux quantitatives ne serviraient en rien à nos pauvres économies décharnées. Faisons donc notre deuil des stimuli fiscaux et éliminons de notre vocabulaire les expressions de « sauvetages bancaires  » et même de  »too big to fail » car nos Etats n’ont tout bêtement plus les moyens de soutenir leurs économies et encore moins de renflouer des établissements financiers … précisément trop massifs pour être sauvés!

Les déséquilibres et autres excès orgiaques aux sources mêmes de la crise ayant débuté il y a maintenant trois ans, je veux dire ces endettements massifs du monde de la finance, des ménages et autres entreprises du secteur privé…loin d’avoir été résorbés par des mesures énergiques ont été rejoints par les endettements souverains à la faveur des mesures-miracles-Keynésiennes! Et voilà donc celui que l’on qualifie d’oiseau de mauvaise augure – Roubini – refait son apparition en prévoyant pour ces 12 prochains mois une croissance mièvre de l’ordre de 1.5% pour les Etats-Unis et une stagnation en bonne et due forme pour l’Europe. Nos pays avaient-ils un besoin vital de « deleveraging », c’est-à-dire de se dépouiller peu à peu de leurs dettes? Qu’à cela ne tienne: nos Gouvernants ont cru réveiller les morts en insufflant encore et plus de dettes!

Comment donc compenser aujourd’hui cette consommation mondiale en berne si ce n’est en exhortant les pays épargnants (Chine, Allemagne…) à prendre le relais afin de tenter de sauver la demande mondiale et de soutenir la croissance globale? De fait, la Chine elle-même ralentit inexorablement puisque sa croissance devrait se situer cette année autour des 7% par rapport à 11% l’an dernier! Mauvaise nouvelle pour l’ensemble de la région Asiatique qui voit donc son moteur chinois ralentir, très mauvaise nouvelle pour les bourses mondiales qui connaîtront très prochainement une onde de choc violente qui … déstabilisera encore plus nos économies avec, à la clé, une probable et nouvelle récession. La dynamique de la seconde moitié de 2009 a définitivement disparu: Attachez vos ceintures.

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