Bastarache : le nom d’une rupture

Qui aurait pensé que le Juge Bastarache passerait à l’Histoire ? Enfin, son nom, plutôt, mais qu’est-on dans l’Histoire sauf un nom !  Oswiecim serait une petite ville industrielle de Pologne sans histoires, si ce n’était de la mauvaise réputation qu’elle traîne et qui en a fait plus qu’un détail de l’Histoire…’

Important un nom. Dans un siècle, au Québec, on confondra peut-être les 2 ou 3 Johnson et même les 2 Bourassa – et qui sait, « les » Trudeau –  mais Bastarache est un nom qui ne s’oubliera pas. C’est le nom d’une rupture.

Pour ceux hors Québec, un mot d’explication. On a tiré le Juge Bastarache de sa retraite pour qu’il préside une Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges, processus dont on a contesté l’intégrité.  Important, mais encore bien plus qu’on ne le pensait, car on s’aperçoit  que cette Commission arrive comme la proverbiale paille, pour craquer le dos du chameau.

Il y a longtemps que la confiance se perdait, mais c’est cette Commission en trompe l’œil qui a poussé les citoyens à faire un bilan.  75%  des Québécois ne croient plus  la parole du Premier Ministre; on croit son accusateur.  C’est un seuil dans le rejet du pouvoir. On dira désormais « Bastarache »,  pour marquer la ligne de partage des eaux de l’Histoire du Québec.

Avant, il y aura eu une population jocrisse qui croyait en tous et en n’importe quoi. Ses curés, ses élites, ses journalistes, ses  politiciens, ses syndicats, une affirmation  nationale  progressive et un enrichissement constant dans une économie prospère.

Après, la religion sera apparue une affaire d’enfants ou d’étrangers, les élites comme des intellectuels déphasés ou des bourgeois profiteurs. Les journalistes – à de rares exceptions près – auront été perçus comme les larbins des groupes de presse ou d’inoffensifs protestataires qu’on aura mis au trottoir quand ils refusaient de le faire.  Politiciens et syndicats ? Une même omniprésente corruption. Affirmation nationale ?  En veilleuse.  Enrichissement constant dans une économie prospère ?  Parlons d’autre chose…

Avant, le citoyen lambda, malgré les rumeurs qui volaient parfois de-ci de là, croyait encore qu’il existait un havre  d’honnêteté dans la structure de la société ; une justice rendue par des juges.  Il voyait les avocats comme des exploiteurs sans conscience, mais il croyait fermement qu’il y avait, dans toute cour de justice, un juge  qui agissait de bonne foi. Un homme incorruptible qui cherchait la vérité et voulait la justice. Il pensait que, même accablé par l’argent et le pouvoir, le bon droit pouvait prévaloir.  Il avait des doutes, mais il le croyait. Maintenant, il ne le croit plus.

Maintenant, le citoyen lambda a déjà porté son verdict, avec ce total désintérêt pour les procédures qui est le propre de la justice populaire : il croit que les juges sont nommés arbitrairement par le gouvernement, sur l’avis de gens peu recommandables et qu’ils jugent en fonction des intérêts de ceux qui les ont nommés ou fait nommer. Des preuves ? Le citoyen se contrefiche des preuves formelles.

Il regarde autour de lui et il voit un monde de totale injustice où règne aussi la corruption.  Il fait des liens et des rapports  entre l’injustice qui est partout  et une Justice qui ne semble plus être là.  Il ne donne pas le bénéfice du doute ; il n’a plus de doutes.  Peu lui importe que les trafics d’influence, en supposant qu’il y en ait, ne s’appliqueraient que dans des dossiers « importants ».   Il est maintenant persuadé que même « ses » petites causes à lui ne sont pas jugées impartialement elles non plus.  Il découvre que le type en robe noire qui en décide du sort est un être humain qui a des amis, des parents, des intérêts… peu-têtre des faiblesses.

On vient de tuer ce qui restait de confiance dans l’esprit et le cœur du monde ordinaire. En élargissant l’enquête à la période péquiste – en soi un geste équitable –  Bastarache ne dédouane pas les Libéraux ; il  fait seulement qu’après avoir dit au peuple  « je t’ai trompé », le pouvoir  – qui reste UN, dans l’esprit des gens, quelle que soit sa couleur – lui ajoutera perfidement « …et je t’ai toujours trompé ! », rendant le divorce inévitable.  Bastarache va présider à un divorce.

Quel divorce ?  Le divorce entre  la population – qui prend le nom de peuple dans les grandes occasions – et  une certaine caste dirigeante qui la contrôle, la manipule et l’exploite sous couvert d’une pseudo démocratie qui n’est qu’un leurre. La désacralisation du pouvoir judiciaire qui résulte de l’inouïe stupidité qu’est cette enquête vient compléter, dans l’esprit des gens, la fusion des trois pouvoirs de l’État dans une même turpitude.   Si notre « démocratie », demain, était attaquée, qui prendrait sa défense ?

Dommage pour Bastarache, qui n’a rien à y voir ou si peu, mais il a eu la mauvaise fortune d’être celui dont on a choisi le nom pour désigner cet événement qui marque la rupture.  Dommage.   C’est sérieux, un nom et ça dure.  Monsieur le Juge devrait peut-être en changer …  comme cette petites ville des années quarante – Auschwitz – qui n’avait pas choisi les « industries » qu’on y avait installées.

Pierre JC Allard

20 pensées sur “Bastarache : le nom d’une rupture

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    30 août 2010 à 1 01 21 08218
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    Pierre JC

    Le juge Bastarache n’était pas à la retraite au moment où le ministre Jacques Dupuis, de la Sécurité publique, l’a approché pour présider la Commission. Il était avocat-conseil au cabinet Heenan Blaikie.

    Source :
    http://www.heenan.ca/fr/ourTeam/bio?id=6036

    «Il y a au moins 100 avocats de Heenan Blaikie qui ont contribué en 2008 à la caisse électorale du Parti libéral», a déclaré l’ex-ministre de la Justice, Marc Bellemare, qui a souligné que 10 ministres libéraux ont assisté au party pour célébrer l’agrandissement des bureaux d’Heenan Blaikie à Québec en septembre 2006.

    Il a aussi mentionné que M. Bastarache a comme collègue Pierre-Marc Johnson, associé chez Heenan Blaikie, dont la conjointe, Hélène de Kovachich, est présidente du Tribunal administratif du Québec, un tribunal dont les nominations seront scrutées à la loupe par la commission.

    Source : http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/06/20100614-165820.html

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      30 août 2010 à 11 11 50 08508
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      Merci Pierre R. En retraite de la magistrature, mais pas devenu inactif, bien sûr ! Au contraire, c’est quand ces gens ont fait leur « service », si on peut dire, qu’ils cessent d’être des papillons … et deviennent des chenilles grignoteuses.

      Pierre Trudeau a été aussi chez Heenan Blaikie… Après. Même scenario d’exquise complémentarité qui fait des anciens ministres des VP de SNC-Lavalin. Rien de particulier au Canada. Aux USA, les passage de la gouvernance vers Monsanto ou Goldman Sachs – et vice-versa- sont continus. Et Sarkozy ne se serait-il pas vanté de n’attendre que la fin de son règne pour « aller donner des conférences et s’enrichir comme Clinton » ?

      Simple boutade, a mon avis, car on ne crochète pas la lourde d’une maison dont on a la clef … , mais ça montre l’esprit du temps… Notre société occidentale est si vermoulue, que je crois que l’on sera éveillé un matin par des craquements et qu’elle s’effondrera en quelques heures.

      PJCA

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    30 août 2010 à 4 04 02 08028
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    Voici un survol de la situation:

    1)Le système de santé est une vache à lait de l’industrie pharmaceutique.

    2) Les médecins ne prêtent plus le serment de défendre le mieux possible la santé du patient, mais se contente de faire une promesse solonnelle le liant à ses pairs et au collège des médecins.

    3) La sécurité publique consiste à donner des contraventions et des rendez-vous à heure précise au poste de police pour aller déposer une plainte de cambriolage, de vol qualifié ou d’agression. (Par contre, la Police, même si elle ne peut plus être Police, est tout de même polie; heureusement!).

    4) Le système d’instruction est une industrie de conditionnement de cerveaux en fonction de la « production » sans aucune obligation envers la « connaissance ». Tellement peu axée sur la connaissance, qu’on ne sait plus comment jauger les acquis intellectuels des étudiants.

    5) L’échelle de valeur sociale est: « si tu ne te fais pas prendre, tu es honnête! Et si tu te fais prendre choisit un bon avocat, tu vas t’en tirer. »

    6) Et maintenant, la nomination des juges n’est plus garantie impartiale en fonction de la compétence, mais plutôt partiale en fonction de ses « accointences ».

    Que diriez-vous d’engager Mme St-Onge pour un ti-ménage de tout ça?

    Il faudrait nous assurer que des candidats indépendants, intelligent si possible, se présentent partout au prochaine élection et que nous les élisions tous.

    Ceux qui avaient peur de la mauvaise gestion de la province et du pays par des incompétents trop jeunes et sans « expérience », devraient commencer à avoir moins peur avec ce qui transparaît depuis quelques années aux sujet des « compétents expérimentés ».

    Débarassons-nous de cette notion de « parti politique » qui représente clairement un « parti prit » d’intérêts spécifiques au dépend de la population. C’est devenu une condition « sine qua non » pour un rétablissement politique indispensable au futur positif de notre société.

    Le pendule est passé au maximum du côté négatif, il nous faut le ramener à l’équilibre; et « à l’équilibre » signifie: « à la Raison ». Il faut remettre le raisonnement en fonction de l’intelligence au lieu d’en fonction de l’accumulation, que ce soit de pouvoir ou de richesse.

    Mais pour atteindre ce but, il nous faut convaincre toute la population d’aller voter en fonction de ce « nettoyage ». Préparons, à partir d’aujourd’hui: LA COURSE ÉLECTORALE DE MME ST-ONGE et de ses représentants INDEPENDANTS.

    Servons-nous de tous les moyens disposant de l’internet pour contacter tout le monde et les convaincre de cette nécessité « ménage du printemps ». Nous avons deux ans maximum pour y arriver.

    Personnellement, j’en ai marre de cette situation grotesque.

    Le premier ministre Charest a gagné ses premières élections en disant « -Oui vous l’avez dit! » une fois de plus que Bernard Landry lors du débat télévisé et n’avait pas d’opposition valable aux dernières élections. Ce n’est pas croyable!

    La farce a assez durée. Continuons de garder tous ces clowns sur l’assistance sociale mais changeons leur salaire pour le même que celui de monsieur « Tout le monde », dans la même situation. Cela leur donnera l’occasion de prouver qu’ils peuvent aller travailler comme nous tous, au lieu de vivre au dépend de la société.

    André Lefebvre

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    30 août 2010 à 13 01 00 08008
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    « Mais je vous crois bien optimiste de penser que que les changements se feront sans violence et sans une étape d’autoritarisme. »

    Ce n’est pas de l’optimisme; je dirais que c’est plutôt de la confiance en l’éveil de la raison; c’est à dire de la rationalité objective.

    Je le répète, ce que nous vivons actuellement est le résultat de l’objectivité rationnelle. Il n’est pas besoin de révolution pour passer à la rationalité objective.

    Le peuple contrôle beaucoup mieux ses émotions qu’à l’époque de la révolution américaine et de la révolution française. Malgré les petits connards qui font de la casse durant les manifestations des citoyens intelligents.

    Amicalement

    André Lefebvre

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      30 août 2010 à 13 01 55 08558
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      Passer de l’émotion au rationel est déjà une révolution. (voyez de dictionnaire).

      Et les petits connards qui font de la casse ne sont pas ceux que vous pensez, ou que vous voudriez nous laisser croire…

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        30 août 2010 à 17 05 06 08068
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        « Passer de l’émotion au rationel est déjà une révolution. (voyez de dictionnaire). »

        Dictionnaire ou pas je disais que l’émotion est déjà plus en contrôle qu’à l’époque des révolutions. Nous ne sommes plus ni en 1783, ni en 1789.

        Je parle donc de passer de l’objectivité(qui n’est pas une émotion, je pense) à la rationalité (qui n’est pas une émotion non plus, je pense encore). J’ai confiance qu’il est possible de faire appel à la raison pour gagner qu’aux « cassage » inutile qui ne signifie absolument rien sauf qu’on ne sait plus quoi faire.

        Quant aux « casseurs » je parle de ceux que j’ai vu briser des vitrines à la télé, et qui enlevaient leur « masque » en retournant dans la foule.

        Je parle également de ceux qui m’ont dit, vers minuit trente, à mon travail, se diriger vers le centre ville à partir de Laval pour « participer au fun » le soir des bris qui ont suivit une partie de Hockey qui s’étaient terminée vers 9.30hre ou 10.00hre.

        Pour moi, ce sont tous des « petits connards ».

        Pour ceux dont vous parlez, sans vraiment en parler, et que je ne connais pas, je n’y pense même pas puisque je ne les ai pas ni vus ni entendus.

        Ce qu’on raconte partout ne m’impressionne pas tellement, d’un côté ou de l’autre. Je me fais une opinion personnelle sur des faits que je constate; et non des « ragots » qu’on rapporte.

        Amicalement

        André Lefebvre

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          30 août 2010 à 17 05 35 08358
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          L’écologie et l’informatique sont les deux conditions qui on ammenées une révolution dite technico-économiques (The Empathic Civilization: The race to global consciousness in a world in crisis, Jeremy Rifkin).

          Or ce passage du peuple, de l’émotion au rationel, a commencé depuis les quinze dernières années grâce à la technologie des communications interactives, principalement internet.
          Dans le temps, c’est assez révolutionaire. C’est à cela que je fais allusion.

          Pour ce qui des ‘ragots’, j’y était lors du G8/G20. Les faits que vous constatez vous les avez constaté à la télé comme vous le dites. Quel constât!
          De plus votre réflection n’ose pas s’y attarder. ‘je n’y pense même pas’ vous déclarez. Quel éveil!

          Mêler les casseurs suite à une partie de hockey aux agents provocateurs d’une manifestation politique fait partie d’une forme de propagande bien orchestrée des ingénieux sociaux. Vous en êtes?

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        30 août 2010 à 17 05 13 08138
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        Les p’tits connards impérialistes aussi, détruisent des choses, en Irak et en Afghanistan…

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          30 août 2010 à 18 06 07 08078
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          « De plus votre réflection n’ose pas s’y attarder. ‘je n’y pense même pas’ vous déclarez. Quel éveil! »

          Et vous vous éveillez avec des ragots, vous?

          Ce que j’ai dit est que je ne pense pas aux ragots que j’entends. Je ne considère que ce que je vois ou ce que les « acteurs » me disent personnellement. Je ne porte aucune valeur à ce que j’entend aux nouvelles de la télé. C’est d’ailleurs à cause de cela que je suis ici. Autrement dit pour entendre les deux côtés de la médaille.

          Ne m’engueulez pas parce que je veux entendre l’autre côté de la médaille que vous me présentez; vous allez m’engueuler pour rien. je ne changerai pas d’opinion sous pression d’un côté ou de l’autre. Je garde ma liberté de penser. Quitte à être imbécile.

          Je préfère être imbécile à cause de mes propres pensées qu’être imbécile parce que j’adopte l’opinion d’un autre imbécile. Question de prendre la responsabilité de mes pensées et de mes paroles.

          « Mêler les casseurs suite à une partie de hockey aux agents provocateurs d’une manifestation politique fait partie d’une forme de propagande bien orchestrée des ingénieux sociaux. Vous en êtes? »

          Ah bon! Donc les casseurs qui m’ont dit partir pour le centre ville ce soir-là étaient orchestrés par les imgénieurs sociaux. Disons que cela ne paraissait pas du tout. Je leur lève mon chapeau.

          J’en suis …quoi? Un ingénieur social? Je ne suis absolument rien d’autre qu’un os..de numéro tout comme vous.

          « Les p’tits connards impérialistes aussi, détruisent des choses, en Irak et en Afghanistan… »

          Ouep! Pi y’ont des chameaux la`-bas, aussi… peut-être qu’on devrait en faire venir quelques-uns. L’eau coûte moins cher que l’essence. J’oubliais, y’a deux tourterelles sur le fil dans ma cour. Y’a-t-y moyen de les placer dans la discussion elles-aussi?

          André Lefebvre

          André Lefebvre

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            30 août 2010 à 18 06 58 08588
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            « Quant aux « casseurs » je parle de ceux que j’ai vu briser des vitrines à la télé, et qui enlevaient leur « masque » en retournant dans la foule.»

            Ça ne vous interroge pas vous , que le casseur soit masqué avant son méfait et que tout à coup, par soucis de transparence, il enlève son masque permettant de l’identifier au méfait réalisé?

            De l’utilité du masque.

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            30 août 2010 à 20 08 04 08048
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            « Ça ne vous interroge pas vous , que le casseur soit masqué avant son méfait et que tout à coup, par soucis de transparence, il enlève son masque permettant de l’identifier au méfait réalisé? »

            Non parce que il s’était accroupi pour enlever son masque et je ne pouvais plus savoir qui il était après. De plus il n’était pas masqué AVANT son méfait mais PENDANT son méfais.

            André Lefebvre

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    30 août 2010 à 14 02 27 08278
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    Bonjour Pierre,
    Bien sûr, je ne connaissais pas Bastarache.
    Je me permets de vous demander si vous avez appris notre histoire de juge.
    Elle date de juin.
    On entre dans la célébrité par tellement de portes. Mais celle-là n’est pas vraiment enviable.

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      30 août 2010 à 14 02 46 08468
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      Bonjour Guy

      J’ai suivi le lien; pour être célèbre il eu fallu qu’on nomme la juge et son greffier. Aucune mention.

      Quel sont les développements dans cette affaire? On connait le mobile du crime?

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    30 août 2010 à 14 02 54 08548
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    Denis bonjour,
    Les développements? La presse, c’est comme toujours et partout.
    Elle tient au courant, elle s’agite et puis on n’entend plus rien.
    Le gars a été attrapé dans le parc de Bruxelles, face au Parlement.
    Le mobile, une vengeance, parce que la juge ne lui avait pas accordé ce qu’il pensait lui revenir de droit.
    Des suites présentées par la presse locale

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    30 août 2010 à 17 05 11 08118
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    Notre problème est commun. La dictature bourgeoise doit tomber. Sans pommier, pas de pomme.

    @ LARTISTE

    1)Il n’est pas obligé de l’être. Pharma-Québec est une solution offerte par Québec-solidaire.

    2) Ah oui?

    3) Ben oui! Ça dépend qui leur pose des questions. Mes expériences n’ont pas toujours été ainsi! Et pourtant, je ne fais pas partie de ces manifestants cagoulés qui brisent tout. Ne généralisez pas et je ne le ferai pas non plus.

    4) Ce n’est pas mieux au privé, où on enseigne des dogmes à la con, issus d’affirmations capitalistes, sans argumentaire pour les défendre.

    5) Sans oublier que pour avoir un bon avocat, ça prend du capital. Pas de capital, pas de bon avocat. Et ce système ne partage pas les capitaux, il prétend le faire, c’est fort différent.

    6) Quoi de neuf! Vous pensiez qu’il n’y avait aucune ingérence bourgeoise? Et pourtant!

    «Il faudrait nous assurer que des candidats indépendants, intelligent si possible, se présentent partout au prochaine élection et que nous les élisions tous.»

    Bonne idée! Québec-solidaire est indépendant des intérêts bourgeois! Allons-y! C’est une véritable alternative économique, donc sociale conséquemment!

    «Ceux qui avaient peur de la mauvaise gestion de la province et du pays par des incompétents trop jeunes et sans « expérience », devraient commencer à avoir moins peur avec ce qui transparaît depuis quelques années aux sujet des « compétents expérimentés ».»

    Là n’est pas la question. Ce sont les intérêts de classe qui doivent primer sur les choix des prolétaires électeurs et non la «face du gars qui a l’air cool» pis nouveau. T’sé! Au lieu de voter pour Pierre, Jean ou Jacques, allons donc voter dans le sens de nos intérêts de simples travailleurs salariés! Nous représentons une bonne partie de la population, et québécoise, et mondiale. Pourquoi voter pour une moustache ou une barbe, quand ce sont en fait les intérêts que défendent ces moustaches et ces barbes qui nous importent?

    «Débarassons-nous de cette notion de « parti politique » qui représente clairement un « parti prit » d’intérêts spécifiques au dépend de la population. C’est devenu une condition « sine qua non » pour un rétablissement politique indispensable au futur positif de notre société.»

    Et pourtant, nos sociétés sont constituées de classes, avec leurs intérêts bien à elles! Alors pourquoi en faire fi et faire appel à la conciliation de classes, alors que c’est notre cancer à nous, les prolétaires majoritaires cette foutue collaboration qui de fait, n’est que notre docilité et notre servilité envers une classe parasitaire sans quelconque mérite? Vous tentez de nous bander les yeux, carrément! J’espère que c’est innocemment, et non au nom des cols rouges, libertariens d’idéologie!

    Votre appel à la conciliation de classe en témoigne! Je ne suis pas un bourgeois, et je n’ai aucun intérêt à faire coalition avec ces parasites de merde. Qu’ils délaissent leurs titre, et je les respecterai comme mes frères et soeurs!

    Pour un véritable changement, changeons de système économique! En ce faisant, nous changerons également notre «social», qui en découle!

    «La farce a assez durée. Continuons de garder tous ces clowns sur l’assistance sociale mais changeons leur salaire pour le même que celui de monsieur « Tout le monde », dans la même situation. Cela leur donnera l’occasion de prouver qu’ils peuvent aller travailler comme nous tous, au lieu de vivre au dépend de la société.»

    Là, je ne peux qu’être d’accord monsieur Lefebvre! Et qu’ils soient surtout, révocables en tous temps!

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      30 août 2010 à 18 06 24 08248
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      « Québec-solidaire est indépendant  »

      Québec Solidaire est un parti politique; pas question!

      Si c’était Qubec solitaire, alors là…

      « Là n’est pas la question »

      Si! Là est la question, puisque c’est l’argument massif qui était invoqué partout au Québec avant les élection. Quant à moi, on pourrait installer un cône comme premier ministre; on sera alors assuré que la situation n’empirerait pas. Elle s’améliorerait puisque pas question de donner un salaire au cône. Un de moins des assistés sociaux les mieux rémunérés de la province.

      « Et pourtant, nos sociétés sont constituées de classes,… » Exactement, Tout en haut des assistés sociaux; tout en bas, encore des assistés sociaux. Entre les deux, des représentant de dépenses du système (médecin, avocats, comptables etc, suivit des producteurs de richesse, les travailleurs qui payenet pour tout le monde.

      « Vous tentez de nous bander les yeux, carrément! J’espère que c’est innocemment, et non au nom des cols rouges, libertariens d’idéologie »

      J’essaie de vous réveiller pour ne pas vivre à Cuba/Québec ou encore pire, à Iran/Irak. C’est quoi des cols rouge libertariens; une sorte de canards? Mon nom est André Lefebvre et ce que représente ce nom c’est moi. Je n,aui pas besoin de d’autre qualificatif, merci.

      « Qu’ils délaissent leurs titre, et je les respecterai comme mes frères et soeurs! »

      Pas si vous continuez à vouloir les mener par le bout du nez; j’en ai bien peur.

      André Lefebvre

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    30 août 2010 à 18 06 01 08018
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    @ SG:

    Prevoyez quelques coups d’avance.

    1. Si les juges sont révocables, il sont constamment sous la coupe de qui peut les révoquer… et généralement ce n’est pas le peuple.

    2. La solidarité des travailleurs venait de ce qu’ils étaient interchangeables et que seul, chacun n’avait aucun pouvoir. Dans une économie tertiaire évoluée, chacun a le pouvoir de sa compétence qui, normalement, constitue une offre inferieure a la demande. Le travailleur est donc en position de force, Il n’y a plus vraiment de classes, mais une séquence continue, allant du puissant à l’Impuissant et les travaillurs sont en rivalité.

    La solidarité n’a plus d’utilité immédiate entre travailleurs. Elle ne renaitra que quand l’interdépendance inhérente à une société complexe la rendra nécessaire. Les syndicats n’ont donc plus d’utilité et se transforment en structures mafieuses. C »est une gouvernance vraiment de cogestion qui ramenera la solidarité. Nous y allons.. mais nous n’y somme pas.

    PCJA

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    31 août 2010 à 9 09 58 08588
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    De toutes façons les syndicats visent la même chose que toutes les autres organisations: venir chercher de l’argent dans les poches du travailleur. C’est ce que fait le gouvernement, la Croix Rouge (en plus elle veut ton sang), la recherche pour les maladies etc..

    En fait il n’y a qu’un seul organisme qui soit honnête dans ses dires et ses actes, c’est l’acceuil Bono et ses satellites.

    Le reste est de la « magouille ».

    André Lefebvre

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      31 août 2010 à 10 10 04 08048
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      La solution est d’élire des « indépendants et ensuite de donner un pouvoir de « véto » au vieux sages du Sénat pour s’assurer que « le gros bon sens » primera lors des prises de décisions. C’est la seule façon de protéger le citoyen dans un système démocratique.

      Sinon, il faut « fabriquer » un humain « in vitro » possédant le gène de l’intelligence, le gène de l’équitabilité et celui de l’altruisme exclusivement, et le mettre au pouvoir d’une dictature.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre

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