caisse de dépot; résultats exceptionnels.

Caisse de dépôt: Bachand parle de «résultats exceptionnels»

Publié le 24 février 2011 à 13h19

lapresseaffaires.com

 

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, s’est réjoui des «résultats exceptionnels» de la Caisse de dépôt qui rapporté ce matin un rendement de 13,6 % et un actif net augmenté de 20 milliards de dollars en 2010.

Il ne reste que 20 milliards à récupérer pour être au même point qu’il y a trois ans.

Faisant allusion au désastre financier de 2008, il a affirmé qu’«au-delà de la crise que la Caisse de dépôt a connue, la nouvelle direction que nous avons mise en place performe remarquablement».

Entièrement d’accord M. Bachand; mais à une condition. Cette condition est le mot « rendement » que vous employez signifie « profit net » car s’il signifie « revenus avant coût administratif », votre 13,6 % va prendre toute une plonge!!!

Le ministre rappelle que l’institution évolue encore dans un environnement économique mondial difficile et fragile. «La Caisse a surperformé le marché dans la vaste majorité de ses portefeuilles sous gestion active, surpassant son portefeuille de référence de plus de 4 %, tout en ajoutant 20 milliards de dollars à ses actifs sous gestion», a souligné le ministre.

Il a lancé des fleurs à Michael Sabia. «Nous avons en place une équipe excessivement rigoureuse. M. Sabia travaille comme un défoncé, et je vous rappelle qu’il n’a pas de bonification dans l’année 2010».

Ça fait ça de moins à enlever sur l’administration. Bravo! Enfin, en voilà un qui est rémunéré pour son travail et non pour des supposées « prouesses ».

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La Caisse de dépôt a obtenu un rendement de 13,6% en 2010

Publié le 24 février 2011 à 10h44

Hugo Fontaine

(Montréal) La Caisse de dépôt et placement du Québec a enregistré un rendement de 13,6 % en 2010, surpassant le portefeuille de référence par 4,1 points. Selon l’indice RBC Dexia pour les caisses de retraite gérant un actif de plus d’un milliard, la Caisse se classe dans le premier quartile de ces institutions, qui affichent un rendement médian de 11,3 %.

«Nous sommes de retour dans la course, en mode offensif», a lancé le président et chef de la direction, Michael Sabia, en conférence de presse.

Bravo! M. Sabia. Je vous lève mon chapeau!

L’actif net de la Caisse atteignait 151,7 milliards au 31 décembre dernier. C’est quelque 20 milliards de plus qu’un an plus tôt, mais encore près de 4 milliards de moins qu’à la fin de l’année 2007,

Merde! C’est encore pire que je pensais! Heureusement que ces anciens « champions » ont reçu une belle prime de départ. Ce fut un investissement!!!

…. avant la crise. Des 20 milliards dégagés en 2010, 17,7 milliards proviennent des revenus de placement, et 2,4 milliards des dépôts nets.

En 2009, la Caisse avait offert une performance de 10 %, loin de la médiane de 14,1 % affichée par les caisses de retraite comparables à la Caisse.

«La Caisse a retrouvé la santé, nos fondations sont maintenant solides», a déclaré Michael Sabia.

Bin là!!! Je ne vais pas répéter « Bravo! », à tout bout de champ!!!

«Guidée par le bon sens», selon le grand patron, l’institution a appliqué quatre grands principes en 2010 : prudence, rigueur, souci du client et simplicité. Après le désastre de 2008 (40 milliards de pertes), «l’objectif est toujours de rebâtir la confiance des Québécois dans la Caisse», souligne M. Sabia.

C’est pas encore fait. Continuez le travail!!! Au départ d’être guidé par le bon sens, cela me semble avoir du bon sens. Ce qui me surprens c’est que ça en avait pas avant ???

Parmi les trois grandes catégories d’actifs, les placements sensibles à l’inflation, composés principalement des infrastructures et des immeubles, ont affiché les meilleurs gains en 2010, avec 16,3 %. C’est 5,6 points de mieux que l’indice de référence.

Les portefeuilles d’actions ont progressé de 14,6 %. L’indice de référence était de 10%. Le portefeuille d’actions canadiennes a gagné 15,7 %, mais n’a pu faire mieux que son indice, à 17,6 %. Le portefeuille d’actions de marchés émergents, géré de façon indicielle, a terminé l’année juste en deçà de son baromètre (12 % contre 12,7 %).

Dans la catégorie Revenu fixe, la Caisse a généré un rendement de 9,7 %, surpassant l’indice par 2,7 points.

Le seul portefeuille individuel qui a perdu du terrain est celui de la Répartition d’actif. Il a reculé de 77 millions pour s’établir à 632 millions en 2010. Il n’existe pas d’indice de référence pour cet élément. La Caisse dit avoir utilisé ce portefeuille comme une assurance pour protéger le reste des placements de l’institution dans une année particulièrement turbulente dans l’économie mondiale. Ces assurances ont entre autres pris la forme de produits dérivés sur les grands indices. «Des produits simples», assure la Caisse.

Au 31 décembre 2010, 48 % de l’actif de la Caisse était investi dans les actions, contre 37 % dans le revenu fixe et 15 % dans les placements sensibles à l’inflation.

Maîtriser le risque

La Caisse de dépôt et placement du Québec a poursuivi sa révision de la gestion des risques en réduisant de plus de 10 % son risque absolu (basé sur l’ensemble des portefeuilles) et plus de 50 % de son risque actif (basé sur les 11 portefeuilles gérés activement).

«En 2010, nous avons continué de miser sur nos avantages comparatifs et de prendre des risques que nous maîtrisons», a affirmé Michael Sabia.

Maîtriser le risque est d’annuler le risque. Est-ce bien le cas, ou est-ce un calcul de probabilité?

La Caisse affirme aussi avoir adopté «des stratégies proactives pour mitiger les risques dans le contexte de la crise européenne».

L’institution a également poursuivi la réduction de l’utilisation de l’effet de levier. Son ratio de levier (passif sur actif total) est tombé à 17 %, contre 23 % en 2009 et 36 % en 2008.

Dans les billets à terme adossés à des actifs (BTAA, vocable du papier commercial restructuré), la Caisse a pu générer une valeur d’un peu plus de 500 millions en 2010, à la suite d’une amélioration des marchés de crédit.

Réduction de dépenses

Sur le plan administratif, la Caisse a réduit ses dépenses de 20 millions, à 269 millions, atteignant ainsi l’objectif établi au printemps dernier.

Ce qui ne peut pas être mauvais. Souhaitons que cet exemple se répande jusqu’au gouvernement.

La Caisse explique avoir mis en place «un nouveau modèle d’affaires opérationnel centré sur l’efficacité et le client».

Ça aussi ce serait bon de déteindre sur le gouvernement.

Satisfaction à Québec

À Québec, le ministre des Finances, Raymond Bachand, s’est réjoui des «résultats exceptionnels» de la Caisse de dépôt.

Lui, il m’inquiète lorsqu’il se réjouit.

Faisant allusion au désastre financier de 2008, il a affirmé qu’«au-delà de la crise que la Caisse de dépôt a connue, la nouvelle direction que nous avons mise en place performe remarquablement». Il a lancé des fleurs à Michael Sabia. «Nous avons en place une équipe excessivement rigoureuse. M. Sabia travaille comme un défoncé, et je vous rappelle qu’il n’a pas de bonification dans l’année 2010».

Trop de fleurs c’est aussi inquiétant que « pas assez ». Quant aux bonifications, ce serait vraiment gentil de les éliminer également chez les employés du gouvernement.

Merci d’avance M. Bachand. Votre budget ne s’en portera que mieux.

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Amicalement

Elie l’Artiste

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