Capital et entrepreneuriat

Quand on pense gouvernance, on pense  Gauche, Droite,  Collectivisme, Individualisme…. mais ne sommes-nous pas, par habitude et avec une certaine arrogance, à nous prêter une discrétion de choix que nous n’avons plus tellement ?  Pourquoi vivons-nous en société ? Instinct grégaire, désir de protection, bien sûr, mais, dès  qu’il vit tranquille derrière une muraille, à quoi pense le citoyen ?  À s’enrichir.  Un façon de dire à satisfaire ses besoins. Une société perdure parce que, permettant une division du travail, elle nous permet a tous de vivre mieux que Robinson sur son île. En produisant ensemble.

Produire, c’est transformer ce qui est en ce qu’on veut qu’il soit pour mieux satisfaire nos besoins. On le fait mieux ensemble, mais pas n’importe comment. Plus une société est complexe, plus il apparait qu’il n’y a vraiment pas tant de bonnes façons de faire les choses. Il y a des coefficients techniques qui optimisent les paramètres de production. En fait, on n’est plus si loin du point où il n’y aura qu’une seule MEILLEURE façon de le faire que tout le monde verra.

On ne choisira plus entre des politiques, mais entre ceux qui appliqueront LA politique qui apparaitra la plus efficace.  Celle qui permettra de produire  plus et mieux. On fera collectivement ce qu’il est plus efficace de faire de cette façon: assurer la défense et l’ordre est un exemple. Assurer les communications en est une autre.  De même  la solidarité sans laquelle une société ne peut survivre. On fera individuellement, toutefois, ce qui fait appel à l’esprit d’entreprise et on fera  la part belle a la justice commutative qui donne a chacun selon ce qu’il contribue.

On choisira la gouvernance la plus efficace.  Peut-on prévoir ce qu’elle sera ?  Dans une société d’abondance , ce sont des SERVICES que veut surtout la majorité effective de la population.  On va donc poursuivre et compléter la mécanisation dans les secteurs prinaire et secondaire de production de bien tangibles et on la poussera aussi jusqu’à la limite du possible dans le secteur tertiaire. La migration de la main-d’oeuvre vers les tâches inprogrammables, va s’accélérer et le rapport de force entre le capital et le travail va donc se transformer.  Nous allons donc passer  d’un système capitaliste à un système entrepreneurial de production …

Ce n’est pas la même chose ? Oh non ! Le capitalisme hiérarchise les fonctions: il a des décideurs et des exécutants. Dans le système de production complexe  et essentiellement tertiaire que nous créons et où les fonctions deviennent de plus en plus complémentaires, le travail HUMAIN d’exécution devient si trivial, quand on le compare au temps de décision – incluant information, analyse, synthèse et réflexion indissociable de cette décision – que la tâche d’exécuter sans décider n’a plus de raison d’être.

Bien sûr, il faut encore aujourd’hui que quelqu’un balaie le parquet et aille chercher le café, mais on comprend que ce n’est qu’affaire de temps avant que la mécanisation fasse que le parquet se nettoie tout seul et que le café arrive quand on le siffle. Il ne faut pas prévoir la structure de production de l’avenir et les rapports entre travailleurs, en posant somme prémisse la perennité des porteurs d’eau. Ce serait une aberration. Il y aura de moins en moins de travailleurs qui ne décident pas et un jour il n’en restera plus.

Dans une structure de production où le résultat dépend des décisions et donc de la compétence et de la bonne volonté de tous, le capital est dans une position de faiblesse face aux travailleurs. Il peut encore exiger un rendement, mais il doit renoncer à s’immiscer dans la processus lui-même. Quand le capital ne peut plus intervenir dans la production au sens strict, ce sont les travailleurs qui deviennent les entrepreneurs et ils ne sont vraiment motivés et donc efficaces que s’ils sont autonomes.

Quand les compétences sont complémentaires et que chaque participant est décisionnel, l’entrepreneuriat est la seule façon d’optimiser la production et la distribution du produit; toute autre approche est inefficace. C’est cette structure de production dans laquelle COLLABORENT des travailleurs autonomes complémentaires pour optimiser un résultat RÉEL qui va remplacer la structure de production capitaliste actuelle où les ordres viennent d’ailleurs et dont l’efficacité se mesure dans le miroir déformant de la spéculation monétaire.

Ne pas en déduire que le capitalisme disparaîtra ! Un système de production peut être à la fois capitaliste et entrepreneurial. La plupart des systèmes actuels en sont des exemples et dire que capital et entreprise sont tous deux nécessaires est une évidence. Il faut éviter de les confondre, toutefois. Car si, pour asseoir sa dominance, le néo-libéralisme a réussi à présenter capitalisme et libre entreprise comme les deux piliers complémentaires de notre structure économique, la réalité est que ce sont plutôt les deux pôles d’un axe le long duquel le système de production se déplace.

Capitalisme et entrepreneuriat sont nécessaires l’un à l’autre, mais s’opposent irréductiblement. On pourrait les dire « synagonistes »… Quel est le rapport de l’entrepreneuriat au capital ? La fonction « entreprise » incarne le présent – et donc implicitement l’avenir – face au capital qui représente le passé. Lorsque les facteurs de production sont assemblés, le capital – incluant la matière première qui, au départ, est le « capital » par excellence – constitue l’apport au projet de ce qui existe déjà, par opposition au travail qui est la valeur qu’on veut y ajouter.

La valeur de l’entrepreneuriat en comparaison de celle du capital est donc dans le rapport de la valeur du travail à faire à celle de la richesse investie. Ell est dans le rapport de la valeur de l’ajout à celle du fond auquel il s’ajoute. C’est un rapport fluctuant, puisque ce que l’on fait dans l’instant présent (travail) devient dès l’instant suivant, un ajout au passé (capital). Le passé se nourrit du présent et ce que l’on produit devient capital. En fait, l’entreprise trouve sa motivation et sa fin à devenir capital.

On peut dire, à juste titre, que le pouvoir inhérent à la richesse est toujours entre les mains de celui qui, dans l’instant présent, possède le capital, mais ce capital est évanescent et le rapport de force réel de l’entrepreneuriat au capital dépend de la vélocité du changement, plus précisément du rythme de changement qu’on anticipe. Le pouvoir du capitaliste face à l’entrepreneur (travailleur) diminue à mesure que décroît la valeur relative de ce qu’il possède face a celle attendue de ce par quoi l’entreprise le remplacera. Or tout se transforme désormais plus vite et l’on VEUT que tout se transforme plus vite. Les exigences du capital nous retardent. Le capitalisme n’est plus efficace.

Le capital réel ne se dissipe pas, mais perd constamment de son importance relative face aux nouveaux apports du travail-entrepreneuriat. C’est le momentum même du changement qui détermine le rapport de force entre le travail et le capital, entre ce qui se crée maintenant et ce qui est déjà là. Plus l’on décide d’évoluer rapidement, plus le travail – entrepreneuriat gagne en importance par rapport à ce qui a déjà été accumulé. Plus l’importance relative de la compétence au capital change en faveur de l’entrepreneur, plus le pouvoir du capitaliste devient précaire, ce qui entraîne un changement de la hiérarchie sociale. Il faut accepter ce changement de hiérarchie: c’est la clef d’une nouvelle société.

Il ne faut pas voir cette partie de souque à la corde entre capital et entrepreneuriat comme lutte entre la Gauche et la Droite. On pourrait parler plus pertinemment d’une querelle des « anciens » et des « modernes », car le vrai clivage est entre la stabilité – qu’on peut aussi appeler méchamment l’inertie – et le changement… qu’on peut aussi interpréter tout aussi méchamment comme une destruction des valeurs en place. Ne pas y voir une lutte du bien contre le mal : il y a seulement un équilibre à trouver.

Il ne faut surtout pas penser que cette lutte conduira à une quelconque victoire finale. La riposte du capitalisme à la montée de l’entrepreneuriat prend la forme d’une alliance en gestation entre les grands capitalistes shylocks et les petits capitalistes rentiers. C’est une force passéiste en opposition aux travailleurs-entrepreneurs en quête du changement, qui sera sans doute toujours là et qui pourrait connaître encore de beaux jours. Le maternalisme est toujours une option: celle de la décadence.

Pour l’instant, toutefois, le systeme de production va favoriser les entrepreneurs. Le passage à une structure de production plus entrepreneuriale est nécessaire pour permettre l’éclosion d’une société où la compétence aura le pouvoir. Une société de collaboration plutôt que de concurrence forcenée. La crise actuelle des marchés financiers qui réduit a rien la valeur du capital monétaire rend ce passage vers l’entrepreneuriat plus facile.

A court terme, sur l’axe entrepreneuriat-capital, le curseur sera déplacé vers l’entrepreneuriat et nous mettrons en place une structure de gouvernance qui privilégiera l’entreprise, chaque travailleur étant un entrepreneur.   C’est cette nouvelle façon de produire  qui déterminera l’évolution de la société:  les germes d’une Nouvelle Société sont là et tout le reste suivra.

Pierre JC Allard

43 pensées sur “Capital et entrepreneuriat

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    6 décembre 2010 à 6 06 01 120112
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    Vous savez très bien comment fonctionne le système de pensé quand il s’agit de donner, ou de partager : a moins qu’il y ait une allocation universelle, ce qui n’est pas encore fait : je ne suis pas d’accord avec vous

    1) L’ultime économie est le gratuit/libre.
    2) Si les gens n’ont pas la possibilité de survivre par eux même, d’être indépendant pour leur besoin primaire, et étant inutile : ils mourront : ils mourront enfermé dans leur iles en forme d’hlm : tous proche les uns des autres

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    6 décembre 2010 à 6 06 03 120312
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    alors, tout est question de suite dans ces événements

    Ce qui est sur c’est que l’On ne meurs qu’une fois ( pour le moment )

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      6 décembre 2010 à 6 06 05 120512
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      Pour se rendre utile il faut leur donner des solutions, a ces bougres

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        6 décembre 2010 à 6 06 12 121212
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        A rajouter : les imbéciles d’aujourd’hui aiment la centralisation, pour garder et controler avec pouvoir

        qu’ils fassent l’inverse m’étonnerait

        « donner du travail a tout le monde » dans la division du travail : c’est toujours avec hypocrisie : donner du travail, mais du travail qui ne sert pas : ( c’est dans la continuité de marx )

        Des vies qui ne servent pas, ou plutôt des vies d’esclaves qui voguent sans but

        On ne peut pas résoudre le problème de la société avec « du travail » ; ca fait 30 ans que l’on fait cette politique

        les gens :
        1) ont besoin d’admettre leur probleme : le travail est mort, et le leur aussi
        2) doivent apprendre à se débrouiller

        La seule politique a maintenir globalement et une politique démographique

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          6 décembre 2010 à 6 06 14 121412
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          C’est dans votre formulation que je ne suis pas d’accord : le code a de l’importance

          on ne fait du nouveau avec du vieu

          de la nouvelle société avec du marx/capitalisme

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            6 décembre 2010 à 12 12 06 120612
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            Dans un société tertiaire, où la main-d’oeuvre n’est pas composée d’unités discrètes de travailleurs interchangeables, mais d’une continuité de travailleurs complémentaires et donc différents, la notion marxiste de « classes » est désuète. Je définis dans le texte ce que j’entends par le capital: c’est ce qui existe et que le travail doit changer.

            http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/02/07/t1-le-travail-en-crise/

            PJCA

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            9 décembre 2010 à 8 08 13 121312
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            «« donner du travail a tout le monde » dans la division du travail : c’est toujours avec hypocrisie : donner du travail, mais du travail qui ne sert pas : ( c’est dans la continuité de marx )»

            Continuité de Marx? Mais le marxisme, c’est aussi l’adaptation aux situations contemporaines, ce n’est surtout pas figé dans le temps, sinon, c’est que quelqu’un n’a visiblement rien assimilé du marxisme et du matérialisme.

            «on ne fait du nouveau avec du vieu
            de la nouvelle société avec du marx/capitalisme»

            Le marxisme ne sera jamais vieux.

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            9 décembre 2010 à 8 08 14 121412
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            Le marxisme n’est qu’une méthode d’analyse, ce n’est pas une religion, ou un système monétaire.

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    6 décembre 2010 à 7 07 03 120312
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    Les chiens qui prennent les possédants, pour les sauveurs de l’humanité se rendent complice et coupable de crime contre l’humanité

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    6 décembre 2010 à 7 07 08 120812
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    N’avez pas COMPRIS pourquoi le communisme de marx n’a pas fonctionné ?

    Parceque ce n’est rien de plus que ce qu’il cherchait a combattre

    Le changement c’est maintenant : c’est pas « a la fin des temps » ou  » a la fin du capitalisme , les gentils prolot se libérons du capital en étant le capital  »

    La le capital tue les gens,

    et tuera tout le monde, sans aucun remord

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      9 décembre 2010 à 8 08 19 121912
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      Le communisme n’a jamais fonctionné car il était convié à quelques pays, sous forme de dictature SUR le prolétariat, croyant que ce dernier n’était, et ne serait jamais prêt à prendre lui-même le manche.

      Le communisme de Karl Marx s’est aussi buté à l’impérialisme du capitalisme, et n’a jamais pu se développer sans avoir à défendre ses gains, ses terres et même ses concepts, par les armes.

      Pour que le communisme de Karl Marx fonctionne, il aurait fallu, déjà, que les États soient dissous, mais puisque les États étaient également en guerre, et en oppression contre les forces contre-révolutionnaires, il n’était pas question de le dissoudre.

      Les bases n’ont tout simplement pas eu de solides emprises pour que le communisme se développe. Et la deuxième grande guerre n’a pas aider à la situation non plus.

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    6 décembre 2010 à 7 07 09 120912
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    La folie tuera d’abord la majorité,

    puis la folie les emportera eux meme

    et seront remplacés

    fin de l’humanité

    bravos, applaudissement : c’est la meilleurs voie , bande d’imbécile, VOUS TOUS

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      9 décembre 2010 à 8 08 19 121912
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      Il restera des poches d’humains.

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    6 décembre 2010 à 7 07 11 121112
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    Cette illusion du capital n’existe que dans un monde d’une révolution industrielle centralisé

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    6 décembre 2010 à 12 12 19 121912
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    Plus on s’éloigne de la notion de travail salarié supervisé pour aller vers celle de travailleurs autonomes gérés par objectifs au sein d’un plan et rémunérés aux resultats, plus on se rapproche de la structure de production de demain ». La PME va donc mieux que la grande entreprise et l’autonomat ou l’équipe autogérée mieux que les PME.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/04/17/lapproche-fractale/

    PJCA

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    6 décembre 2010 à 15 03 43 124312
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    Vous n’avez pas regardé humanity plus en live ?, quasiment tous sont aveuglé soit par l’appat du gain, le désir de monétiser, avec des craintes pour leur emploie mais « apres moi le déluge »

    Je n’ai pas encore cerné totalement Ben goertzel, et son positivisme, ( certains préférent un réalisme d’un bill gates : qui n’a crée que ce qu’il a volé en imposant : un système totalitaire )

    Monétiser, monétiser, monétiser ! a t’on dis a ben : bah oui a quoi ca sert de faire des intelligence artificielle  » il faut faire de l’argent que diable ! »

    BAH OUI Détruisons les emploies de tout le monde : écoutez , si je me met dans vos mentalités d’imbécile, ca ne me pause pas de problème , j’ai quelque chance de m’en sortir : mais vous ? Les riches possédant ? Les autres

    Aucune chance

    A force d’avoir peur de la guerre, ils vont la créer ! pour différentes raisons, dont le controle et le pouvoir en refusant l’évolution de la société : mais soyez sur que le controle absolut n’existe pas : que toute arme lancé se retournera contre celui qui l’aura lancé.

    Vous feriez mieux de tous nous tuer rapidement, vous ne savez pas dans quoi vous vous lancez, monsieur les espions, les rapporteurs, les politiques, les chiens.

    VOUS MEME M ALLART VOUS AVEZ DU MAL A PENSER RADICALEMENT DIFFÉREMMENT, ALORS LES AUTRES !

    Pourquoi vous ne lancez pas la démocratie de contrat ? Un code qui régit : le code

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    6 décembre 2010 à 16 04 31 123112
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    @ P.

    Penser radicalement est une chose communiquer en est une autre. La pensée relationnelle est objectivée, mais en paye le prix en compromis divers. On peut renoncer a cette objectivation, mais vous comprenez que toute discussion est alors inutile.

    Si vous faites allusion a la « démocratie contractuelle », c’est une idée en marche qui a maintenant sa vie propre

    PJCA

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    6 décembre 2010 à 16 04 47 124712
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    @ Vilistia:

    On peut parler de cogestion, de SCOP… le modele que je propose est de ce type avec ses spécificités, lesquelles ne sont pas sacrées puisque le principe fondamental d’une Nouvelle Société et de toutes ses instances et composantes est d’évoluer et de se remettre périodiquement en question.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/04/08/les-equipes/

    ***

    «  » Une Nouvelle Société ne se voit pas comme un achèvement, mais comme une étape. Elle a donc un préjugé favorable envers le changement. Au rythme où l’on veut que le progrès nous entraîne, une société doit se sentir essentiellement imparfaite et se remettre continuellement en question. Au palier de ses techniques et de sa gestion, mais au palier aussi de ses objectifs et de ses principes eux-mêmes. » »

    http://nouvellesociete.wordpress.com/une-nouvelle-societe-12-min/

    PJCA

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    6 décembre 2010 à 18 06 17 121712
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    Un conducteur de train autonome qui travaille ou pas quand l’aiguilleur autonome travaille ou pas
    quand la centrale électrique qui distribue le courant autonome travaille ou pas

    Nous avions aussi le renard autonome dans le poulailler autonome

    Alors la finalité de Cent Papiers c’était d’assurer la promotion de ces vieilles lunes de l’autogestion ??

    Quelle modernisme!

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      6 décembre 2010 à 20 08 18 121812
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      Plutôt d’assurer la réflection, non?

      M. Allard a déjà statué sur une conclusion et propose.

      ‘Le modernisme’ n’est-il pas de proposer le dialogue sur une base (ici le travail comme profil entrepreneurial) et non un consensus?

      « … une société doit se sentir essentiellement imparfaite et se remettre continuellement en question. Au palier de ses techniques et de sa gestion, mais au palier aussi de ses objectifs et de ses principes eux-mêmes. » (Allard)

      Je note votre commentaire sur l’autogestion tout comme:

      «Vous n’avez pas l’impression de réinventer l’intéressement de manière déguisée?» (Vilistia)

      «Pourquoi vous ne lancez pas la démocratie de contrat ? Un code qui régit : le code.» (Personne)

      Je suis encore à l’apprentissage et à la réflection sur ce sujet.
      Je lis partout depuis quelques années (y compris vous D. F.) et je n’ai pas encore d’opinion arêtée en la matière, étant encore au stade.d’élève. Au stade étudiant, je poserais des questions. À celui de diplomé, je proposerai.

      Lire un auteur exige de connaitre un tant soit peu son origine, son éducation, son parcours, son inflence, son idéal. Ce que l’annonymat ne permet pas, il offre en échange la possibilité et toute l’ouverture nécessaire à la propagande.

      DG

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    6 décembre 2010 à 19 07 56 125612
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    Baladeur67

    J’ai bien dit: « On fera collectivement ce qu’il est plus efficace de faire de cette façon: assurer la défense et l’ordre est un exemple. Assurer les communications en est une autre. De même la solidarité sans laquelle une société ne peut survivre. … «  Non, on n’opérera pas non plus des haut-fourneaux dans le jardin…

    L’objectif est de favoriser la décision et de rémunérer en fonction des bonnes décisions correctement appliquées, surtout au tertiaire qui est maintenant 85% + de la main-d’oeuvre aux USA. Posez une objection sérieuse et je vous répondrai sérieusement

    PJCA

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      8 décembre 2010 à 7 07 16 121612
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      Laissons aux imbéciles leurs imbécilités

      Vous NE POUVEZ imaginer qu’un monde centralisé

      vous, meme , vous n’arrivez a imaginer autre chose

      C’est de vos générations

      Vous avez peur, et vous êtes aveugles : et l’imbécile ne reconnait sa propre incompétence que les non imbéciles le savent

      Mourrez, vous mourrez

      Comme des chiens avec leurs maitres

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        8 décembre 2010 à 7 07 19 121912
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        50 millions de personnes qui vivent de ticket au usa

        quelque millions aujourd’hui n’ont meme plus le DROIT d’avoir de quoi manger

        NON, ils ne méritent ces chiens : et vous autres chiens, vous ne méritez rien de plus

        et vous n’aurez rien, de plus

        en vous conduisant COMME DES CHIENS

        POINT

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          8 décembre 2010 à 7 07 21 122112
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          RIEN MONSIEUR ALLARD

          RIEN

          RIEN DU TOUT

          VOUS N’AVEZ RIEN, PLUS RIEN A METTRE DANS LA BALANCE POUR FAIRE UN SYSTEME ECONOMIQUE

          LE TRAVAIL EST MORT, ET LES CHIENS AVEC

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            8 décembre 2010 à 7 07 47 124712
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            M ALLARD : trouvez un seul argument valable : RIEN QU’UN SEUL ARGUMENT VALABLE

            Pour défendre votre thèse

            Qui est : « La société centralisé : TOUT VA BIEN : TOUT VA POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEURS DE MONDE : ET ILS VONT NOUS REDONNER DU POUVOIR : NOS GENTILS FORTS SEIGNEUR ET MAITRE : QUI NOUS SAIGNENT ACTUELLEMENT : MAIS C’ETAIT JUSTE UNE ERREUR COLLATERAL »

            Vous répéter comme un marxiste les problemes QUE VOUS CRITIQUEZ ! DONC VOUS LES ACCEPTEZ

            Et comme il y a crime contre l’humanité : vous l’acceptez également, complice

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            8 décembre 2010 à 7 07 53 125312
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            Combien il y a t’il de morts, de meurtre indirects dans nos sociétés riches depuis 10 ANS ?

            Des millions

            DES MILLIONS : DES MILLIONS CA FAIT PLUS QUE LA SHOA

            + 200 000 suicide en france
            + QUelque millions de suicides dans les pays « riches »
            + DES MILLIONS DE MORT PAR LA PAUVRETE, LA POLLUTION, LES CANCERS QUI NE SONT GENERES QUE DANS NOS MODES DE VIES, LE STRESS : TOUT CECI DANS NOS PAYS « RICHES »

            CHiens : vous ne serez jamais les riches

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    8 décembre 2010 à 8 08 28 122812
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    @ Personne:

     » M ALLARD : trouvez un seul argument valable : RIEN QU’UN SEUL ARGUMENT VALABLE…  »

    Je vous ai dit il y a longtemps, sur mon propre blogue Nouvelle Société, que je n’engagerais pas un débat avec vous. Pas parce que ce que vous dites est bête ou inintéressant, mais parce qu’il faut remonter si loin dans la chaine causale pour trouver le point de bifurcation entre votre référentiel et celui qui sert de base aux discussions entre nous tous ici que l’exercice prendrait trop de mon temps.

    Je ne veux pas échafauder un système d’équivalence pour faciliter le dialogue entre les consommateurs des pilule bleue et rouge de Matrix. C’est comme si vous demandiez, la veille de la présentation d’une offre de service, de traduire la proposition en hopi ou de refaire les calculs à la main en base 13. Intellectuellement stimulant, mais le travail ne sera pas fait…

    Les solutions que propose le corpus « nouvelle société » répondent à la vision consensuelle que je tiens pour axiomatique de la situation que nous vivons. Elles ne prétendent pas répondre à d’autres hypothèses. La seule réponse possible serait « 42 » 😉

    PJCA

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      8 décembre 2010 à 9 09 26 122612
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      Vous êtes donc un cynique et vous ne vallez pas mieux que les autres, votre société non plus en refusant de regarder la réalité en face

      Votre génération nous a foutu dans la MERDE, TOUTE IDEOLOGIE CONFONDU, on surnage en train de couler

      En vous mettant du coté du fort , vous faites preuve en fait de faiblesse

      Vous utilisez des outils , internet, des logiciels,des moyens d’échanger et de coconstruire mais vous vous en retournez vers un monde Centralisé, corporatiste

      Vous avez en fait du mal a comprendre le monde actuel ( si si , ce n’est pas votre age qui donne l’expérience sur l’avenir ) , alors comprendre le monde tel qu’il a les possibilités d’être avec la technologie dans 2 , 5, ou 10 ans : vous êtes a 10 milliard de lieux d’imaginer

      N’y en a t’il pas assez de cette vision du monde , pour en rajouter en PSALMODIANT QUE C’EST LA SOLUTION

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        10 décembre 2010 à 14 02 21 122112
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        « Votre génération nous a foutu dans la MERDE, TOUTE IDEOLOGIE CONFONDU, on surnage en train de couler »

        Eh bien! Tu ne seras pas difficile à convaincre de couper les pensions de vieillesse!!

        Bravo!

        La seule solution qui te reste est de regrimper dans un arbre et de tout reprendre. (Y)

        Amicalement

        André Lefebvre

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    9 décembre 2010 à 8 08 20 122012
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    Ici non plus, ça ne va plus. Les PME ne cessent de quémander des subventions supplémentaires.

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    9 décembre 2010 à 8 08 34 123412
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    Ouf, quel débat…

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    9 décembre 2010 à 10 10 47 124712
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    «Je vais te donner un exemple dans un secteur très concurrentiel: le Transport;
    Entrprise; 5 camions moyennes distances déchargement « grandes surfaces alimentaires » + un camion dont le patron faisait « courtes distances ».
    3000 Euros pour 10 heures + angoisse permanente de la trésorerie et les répercussions sur sa vie familiale. Et toi, tu me parles de subventions!
    Je te conseille vivement d’aller voir ce monsieur pour lui parler de tes SUBVENTIONS.
    Il a fermé boutique mais avant, il a replacé ses chauffeurs dans d’autres entreprises et lui est chauffeur TIR mais il voit sa FAMILLE.
    Au revoir.»

    Kossez ça? De quoi vous parlez? Des difficultés d’entreprendre? Et moi, je connais des chauffeurs salariés qui ne voient pas leur famille, justement où je travaillais avant de goûter au chômage, vous m’en direz donc tant…

    Et je parlais des PME…, au Québec, elles touchent grassement des subventions nationales, voire provinciales. PME??? Ici, PME = Petite et Moyenne Entreprise.

    Mais qu’importent les sacrifices puisqu’on y est? Cela selon vous, légitime l’exploitation du labeur d’autrui? Et pour entreprendre, vous n’y changerez rien, il faut un capital préalable. Si vous ne l’avez pas, vous n’aurez même pas la chance de vous en faire pour la trésorerie!

    Y a des solutions à ces maux! Terminé le salariat, et paf!

    «Guillemette,
    Je t’invite.. Serais-tu prêt à monter une SCOP à l’Export pour la Russie… J’ai des projets dans mes cartons.
    Tu veux l’agent du beurre et tout vouloir, sans contrepartie.»

    Pour m’inviter dans votre entreprenariat, il vous faut préalablement, ne vous en déplaise et indéniablement, un capital! Eh bien! Vous n’en sortez pas! Sinon, totalitarisme!

    Elle, il ou ça a pété les plombs…

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      9 décembre 2010 à 11 11 10 121012
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      Ce qu’elle devient hystérique par ailleurs… Ah non! C’est vrai! Il ne peut pas, c’est aussi un homme. Au mieux, ça peut tout être ça à la fois, par ce que de toute façon, ça n’a pas de véritable existence, c’est un peu Shawford, Vilistia et Demian à la fois.

      Les agents provocateurs sont, sincèrement, de foutus bons comédiens. Du Mossad celui-là? Devient-il vite aux abords de traiter ses adversaires d’antisémites, lorsque ceux-ci interviennent et dénoncent les atrocités contre l’humanité commises par Israël, ou lorsque cet État voyou perpètre des crimes de guerre, lesquels l’Iran n’a même pas le courage de faire -Téhéran fait faire ses crimes par ses forces externes, outre ce constat…-?

      Je ne fais que demander…

      En tout cas, juste au cas, je n’accepte pas qu’on me traite d’antisémite, quand je dénonce un crime d’État israélien, comme je ne veux pas qu’on me traite d’anti-gros, parce que je dénoncerais un «gros voleur» de croustilles au dépanneur du coin.

      Quant au socialisme, il demeure d’actualité à ce que j’observe, et je n’ai guère eu d’argument de votre part, me permettant de remettre en question cette observation.

      Parce que Joseph et ses gorilles habillés en «communiss» ont eu l’air de communistes, ne me fait pas dire à moi, que l’habit faisait le moine. Ce que vous jugez cher CE -Et je vous nommerai ainsi désormais., c’est le socialisme imposée d’une culture Russe, tout comme j’observe d’ailleurs, que Cuba n’a jamais été, sauf au début et brièvement, un reflet monolithique du socialisme à la Russe.

      Je ne suis pas Russe, je suis Québécois et suis conditionné par une culture québécoise. Je ne partage donc pas, ni les «valeurs Russes», ni celles d’Israël non plus. Je partage en bonne partie toutefois, les désirs d’accès universels aux services et l’abolition du salariat, comme tant de Russes, d’Anglais, de Chinois, de Cubains, de Canadiens, d’États-Uniens, de Brésiliens et bref, du monde entier.

      Alors je vois l’abolition du salariat, source des maux de cette société d’où l’absence du partage des capitaux émerge, comme une solution. Et localement, dans chacun des pays, je crois que les acteurs de cette société sont aptes à devenir autonomes, mais non en individualisant les maux d’une société, mais en devenant entrepreneurs. Les travailleurs peuvent, j’en suis certain, gérer eux-mêmes leurs moyens de production, selon les besoins de la société. Et de toute façon, qui pourrait le contredire, ce sont déjà les salariés qui font tout dans cette société. Les autres, les bougres qui possèdent les richesses au sommet de cette économie pyramidale, ne sont eux que les intermédiaires indispensables entre l’offre et la demande, mais ils sont indispensables parce que les dés pipés de ce capitalisme les rendent indispensables.

      Le bourgeois doit tout aux règles du jeu. Nous, salariés, n’avons pas à nous encombrer de ces lois de singe, qui nous vautrent dans les chiures de nos exploitants, et cela, «volontairement» en quelque sorte. Comme je le disais à monsieur David, qui n’a su répondre d’ailleurs, l’entente entre le salarié et l’employeur n’est en effet que celle d’une exploitation, et de ses modalités.

      L’asservitude totale est leur intérêt. Ce n’est pas celui de l’humanité, forcée de composer avec elle-même, sur un caillou dans le Cosmos.

      Je ne serai jamais individualiste et ces derniers doivent avoir peur de nous, ils ont toutes les raisons d’avoir peur de nous.

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    10 décembre 2010 à 13 01 55 125512
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    Je ne connais pas Morice. Bien essayé!

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    10 décembre 2010 à 15 03 55 125512
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    «Et un capital prêté par L’ETAT ou simplement des épargnants petits ou riches ne demandant pas des dividendes gras, la projection est possible..»

    Eh bien, on dirait que le capital préalable existe bel et bien en tout cas! Quant à l’État, son capital vient de nos labeurs aussi, ne l’oubliez pas…, mais qu’importe? Puisque vous me concédez que le capital est un «nécessaire»! Je n’en demandais pas tant!

    «A propos, quel communisme, me proposez-vous ?»

    Celui qui n’a jamais existé. À question sérieuse, réponse sérieuse.

    «Une société participative multipolaire à l »échelle mondiale , cela vous tente ?
    Je tiens à vous signaler que c’est une idée russe.
    Toujours, ces russes avec idées nouvelles !»

    Je n’ai rien contre la Russie ou les Russes en particulier, et oui, je suis intéressé par l’idée.

    «Mais si programme stalinien au Québec n’est pas encore mis en place…. Sur 7 millions d’habitants…Il y aura de la place aux nombres d’habitants au Km2……?»

    Le Québec saura bien mettre son propre programme en place, et je parle des Québécois, et non de l’État québécois. Contrairement à monsieur David, je fais confiance à la démocratie.

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