Catastrophe de Deepwater : un autre scénario

Tout n’a peut être pas été dit sur la catastrophe du golfe du Mexique, et il est possible que toute la vérité n’ait pas été dite. Officiellement l’accident serait du à une éruption soudaine d’hydrocarbures et de gaz, dans la nuit du 20 au 21 avril 2010. lien Sur cette vidéo, on peut voir la plate forme sombrer. Nombreux sont à penser qu’en fait, c’est en extrayant du pétrole qu’un accident serait arrivé. Il n’en est rien. La plate forme (…)


Étonnant

16 pensées sur “Catastrophe de Deepwater : un autre scénario

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    18 juin 2010 à 1 01 30 06306
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    Que l’on sache la vérité ou pas, je trouve complètement idiote l’idée de contrôler la pression du flux de brut qui est éjecté à 1600 mètres de profondeur.

    Pour stopper la pollution générale du Golfe, il faut descendre un tuyau deux ou trois fois plus grand que l’ouverture du fond de l’océan pour que le pétrole monte dans ce tuyau au lieu de se répandre partout. Il est impossible de combattre la pression du flux; il ne reste qu’à contrôler la direction que prendra le pétrole.

    Le tuyau obligera le pétrole à monter normalement jusqu’à la surface où on pourra le siffonner aussi rapidement qu’il apparaîtra. Cela empêchera la pollution des côtes sans parler des nappes de pétroles entre deux eaux qui circule vers on ne sait où.

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    19 juin 2010 à 20 08 50 06506
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    @ Lartiste:

    Ça semble une évidence et le pétrole récupéré a une valeur qui, avec le temps, défraye les coûts de l’opération. Peut-être est-ce techniquement impossible – je n’y connais rien – mais peut être un lecteur peut il alors le confirmer…

    PJCA

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    20 juin 2010 à 1 01 49 06496
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    «Pour stopper la pollution générale du Golfe, il faut descendre un tuyau deux ou trois fois plus grand que l’ouverture du fond de l’océan pour que le pétrole monte dans ce tuyau au lieu de se répandre partout. »
    Attention, tout ceci est beaucoup plus complexe que ca en a l’air. Premièrement, BP a essayé quelque chose du genre au début, en mettant une cloche avec un tuyau par dessus la fuite.

    Ce que tout le monde laisse de coté lorsqu’ils nous présentent des solutions est qu’à cette profondeur, le pétrole gèle tellement l’eau est froide. Il se forme alors des hydrates de gaz (clathrates) qui bouchent le tuyau de remontée.
    Par exemple, je pense que BP injecte encore du méthanol dans le «bouchon» qu’il a placé pour éviter que le tout gèle.

    «Le tuyau obligera le pétrole à monter normalement jusqu’à la surface où on pourra le siffonner aussi rapidement qu’il apparaîtra.»
    Encore la, ce n’a pas si évident que cela. Il n’est pas question de juste déverser ce tuyau dans la cale d’un navire ( au risque de le voir subir le même sort que la plate-forme qui y était il y a quelques mois. Il faut séparer le gaz du pétrole. Se débarrasser du gaz de facon sécuritaire, etc…

    Contrairement à ce que pense la majorité de la population, je suis bien certain que les ingénieurs de chez BP sont dans les mieux qualifiés pour trouver des solutions.

    «Ça semble une évidence et le pétrole récupéré a une valeur qui, avec le temps, défraye les coûts de l’opération.»
    Je ne sais si ce pétrole est utilisation ou non. (Il contient de l’eau et du méthanol. Entre autre) Je dirais que oui.
    Mais ce qu’il faut réaliser est que la quantité récupérée est infime par rapport aux couts de ces opérations.

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    20 juin 2010 à 6 06 07 06076
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    @ François J

    Merci pour ces explications. Ce n’est sans doute pas facile à réaliser, sinon ou l’aurait fait, mais il s’agit d’abord de voir si l’opération est POSSIBLE.

    « Contrairement à ce que pense la majorité de la population, je suis bien certain que les ingénieurs de chez BP sont dans les mieux qualifiés pour trouver des solutions »

    Tres probable. La question lancinante est toujours de savoir si les priorités qu’on leur fixe sont celles de la population… ou celles de ceux qui les leur fixent. Quand l’écart est important et les conséquences graves, des têtes sont tranchées.

    PJCA

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    20 juin 2010 à 6 06 32 06326
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    « Premièrement, BP a essayé quelque chose du genre au début, en mettant une cloche avec un tuyau par dessus la fuite. »
    Cette solution « combattait » la pression du flux à sa sortie et c’est impossible de combattre la pression de ce flux sans risquer de tout arracher ce qui est encore ne place. Un plus gros tuyau, en ne faisant que contrôler la direction prise par le pétrole, ne se boucherait pas par des glaçons et ne serait pas affecté par la pression du flux.
    Quant au gaz, il est actuellement séparé du pétrole au niveau de la surface et non au fond de la mer. Rien ne changerait, à ce sujet, avec le tuyau que je propose.

    Mais depuis que BP a augmenté sa « récupération » de 10,000 barils par jr (25 au lieu de 15). Je perçois des « objections financières » à ma solution.

    Actuellement, BP récupère 15,000 barils par jr avec son entonnoir (trop petit pour récupérer tout le flux du brut) renversé sur la bouche de sortie du pétrole. Il faut remarquer que cet entonnoir est placé au centre du flux, de sorte que le brut récupéré est celui du centre du flux et que ce brut n’est probablement pas « contaminé » par l’eau de mer.

    Donc à votre questionnement « Je ne sais si ce pétrole est utilisation ou non.  » La réponse est « oui » pour le brut non contaminé par l’eau, et « non » pour le reste qui n’en vaut pas la peine. En voici la preuve :

    Comment puis-je me permettre de dire cela, même si je ne suis pas spécialiste? Tout simplement parce que je suis généraliste. Le brut récupéré par l’entonnoir (15,000 barils) est chargé sur des bateaux et acheminé vers une usine de traitement, tandis que les 10,000 barils que l’on récupère depuis deux ou trois jours (sur une durée maintenant de 63 jours) avec une plateforme mobile est brûlé sur place.

    Et je n’aime pas du tout ce que cela laisse entendre. Car si j’ai raison (j’espère que non, mais j’en doute), la première priorité de BP aurait été de tenter de récupérer le maximum de brut « non contaminé » en laissant le reste se disperser jusqu’à ce que l’on puisse passer à la deuxième priorité qui serait de préserver l’écologie de la région. Leur première tentative a échoué et ensuite on a continué à vouloir récupérer du « bon brut ».

    Actuellement, il y a encore 25 ou 30 mille barils de brut par jours (et d’après le flux que nous voyons sur les vidéos, c’est plus que ça), qui est libéré dans les eaux du Golfe du Mexique. BP a engagé des « sans emplois » pour ramasser le pétrole sur les plages avec des râteaux et des pelles. Ils auront du travail pour très longtemps avec un déversement de 25 à 30 barils par jour. Et si vous ne voyez pas cela comme une « apparence d’implication » pour redresser la situation écologique de la part de BP, c’est que vous ne saisissez pas ce que représentent 25,000 barils de brut par jour.

    Ce qui semble rassurer la majorité, c’est à dire que ce soit des « spécialistes » qui gèrent cette catastrophe, ne me rassure pas du tout; car ils sont des « spécialistes » à produire le pétrole et à construire des bases d’extraction de pétrole et non à gérer une catastrophe de cette ampleur. De plus, ces « spécialistes », même s’ils étaient préoccupés par le sort écologique de la région du Golfe du Mexique, sont obligés de suivre les directives de leurs patrons; et la « spécialité » de ces patrons est de faire de l’argent avec le pétrole.

    «Mais ce qu’il faut réaliser est que la quantité récupérée est infime par rapport aux couts de ces opérations. »

    Pas du tout! Car cette catastrophe n’est pas du type « avalanche » ou explosion qui ne dure qu’un instant; c’est une catastrophe qui continue de se produire encore aujourd’hui, après 63 jours. Les coûts d’opération pour la stopper n’ont aucune espèce d’importance. Cette façon de voir signifierait que « si c’est trop coûteux, on laisse tomber. »
    C’est impossible de laisser tomber dans le cas présent. Ce qu’il faut réaliser c’est que « la quantité récupérée est infime par rapport à la quantité qui se déverse toujours aujourd’hui ». Et leur façon d’opérer n’est pas prêt de récupérer la totalité du déversement. Ils espère, dans un mois, de faire diminuer le flux actuel par deux «drillings » qu’ils font présentement. Si cela fonctionne, parfait! Mais l’opération est tellement « délicate » et demande tellement de précision » qu’il existe une possibilité assez importante pour que cela ne fonctionne que partiellement et une autre assez grande possibilité que cela empire la situation. Nous verrons bien les résultats dans un mois.

    Pour une fois, j’espère que BP a fait énormément d’argent ces dernières années et qu’ils n’ont pas tout dépensé; car la facture sera importante.

    Gageons qu’ils joueront la carte du nombre de mise à pied s’ils ferment les portes. Ils parviendront peut-être à obtenir une subvention gouvernementale pour continuer leurs opérations.
    C’est d’ailleurs vraiment dans ce seul cas que: « Money is no object! »

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    20 juin 2010 à 8 08 38 06386
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    J’aimerais ajouter qu’il n’y avait aucune raison qui empêchait que le tuyau actuel, avec l’entonnoir, ne soit un « chouia » plus gros, pour lui permettre de récupérer la totalité du flux de brut.

    Pour ceux qui peuvent le compter, calculez le nombre additionnel de barils de brut qui serait récupéré, si le tuyau n’avait que 6 pouces de plus de diamètre. La longueur du tuyau est de 1600 mètres.

    À noter que la sortie du brut, à la base n’est pas plus grande qu’une assiette.

    Avouer qu’il y a matière à se poser quelques questions; surtout que la « cloche » de la première tentative était plus lourde qu’un tuyau deux fois plus gros que le tuyau actuel.

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    20 juin 2010 à 23 11 04 06046
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    Vous touchez à un point que je trouve désolant dans quasiment toute la population de la terre: l’accusation par association.

    BP est une multinationale capitaliste faisant ses profits dans le pétrole. Multinationale, capitaliste et pétrole: ces gens sont nécessairement des ennemis de l’humanité, des profiteurs magouilleurs prêts à faire exploser la planète pour 1$ (plus taxe).

    On entends partout des théories permettant de justifier ce que l’on veut bien penser de cette entreprise.

    Par exemple, vous me dites être certain qu’un plus gros tuyau aurait suffit. Premièrement, ce n’est pas le tuyau qui est le problème mais bien comment le fixer. Et vous dites ceci:
    «Avouer qu’il y a matière à se poser quelques questions; surtout que la « cloche » de la première tentative était plus lourde qu’(avec?) un tuyau deux fois plus gros que le tuyau actuel.»
    Mais cela n’a justement pas fonctionné. Insinuez-vous vraiment que ceci serait intentionnel ?

    Il est difficile de ce faire une opinion objective de la situation. Mais cela oblige justement d’être deux fois plus sceptique sur tout ce qui circule comme information. S’en tenir au fait réel, laisser de coté pour l’instant les théories de complots, à tout le moins tant que des faits plus précis ne seront pas publiés.

    A date, rien ne laisse croire que BP ait agit avec des mauvaises intentions dans tout ceci. Ni avant l’accident, ni après.
    Cette entreprise est responsable de cet accident. Mais cela ne suffit pas semble-t-il.
    Il faut aussi qu’elle soit coupable, coupable au sens moral…
    Un accident, une séquence de circonstances et d’erreurs, c’est pas acceptable de notre époque.
    Il faut que ces gens soient reconnus coupables d’une quelconque malveillance, d’un crime envers l’humanité même.

    Et nous savons tous de quoi sont ultimement coupables ces gens: d’avoir osés ! D’avoir osé prendre des risques, d’avoir osé aller plus loin, plus creux.

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    21 juin 2010 à 1 01 48 06486
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    merci de vos commentaires,
    la suggestion du tuyau me laisse quelques doutes?
    d’abord parce qu’il semble que l’explosion ait laissé de multiples fissures, et que le pétrole s’échappe de tous les cotés,
    dire que l’argent récupéré avec cet éventuel pétrole pourrait combler facilement les dégats occasionnés me semble un peu optimiste.
    de plus en plus d’économistes pensent que la BP risque d’y laisser sa peau, et que les quelques millions de dollars déjà proposés semblent bien modestes vis à vis des dépenses qu’il faudra engager.
    merci à tous de vos commentaires.

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    21 juin 2010 à 9 09 11 06116
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    « Premièrement, ce n’est pas le tuyau qui est le problème mais bien comment le fixer. »

    Pas besoin qu’il soit fixé; celui qui est là présentement, ne l’est pas; il n’est que « déposé » sur l’embouchure. Le tuyau que je propose n’aurait qu’à « entourer » l’embouchure et partir d’un peu plus bas que celle-ci.

    « Mais cela n’a justement pas fonctionné. Insinuez-vous vraiment que ceci serait intentionnel ? »

    C’est vous qui l’insinuez ici. (Comme celui qui a insinué que je disais que le brut récupéré suffirait à payer les dégats).J’insinue que le but était de récupérer le « bon brut ». Et j’en suis maintenant convaincu parce qu’on brûle sur place le pétrole qui est « contaminé » par l’eau de mer. Je crois avoir été clair là-dessus; sinon veuillez m’excuser.

    « Mais cela oblige justement d’être deux fois plus sceptique sur tout ce qui circule comme information. S’en tenir au fait réel, laisser de coté pour l’instant les théories de complots, à tout le moins tant que des faits plus précis ne seront pas publiés. »

    Je vous remercie de votre appui. C’est exactement ce que je fais et je ne m’occupe pas du tout (en fait : jamais) de tout ce qui est véhiculé partout par qui que ce soit. Je ne considère
    que les faits objectifs que je constate moi-même :1) on récupère le centre du flux et 2) on brule sur place le peu qui est actuellement récupéré hors du premier tuyau. Je constate également 3) Qu’il se déverse énormément plus de barils de pétrole non récupéré que ce que l’on dit actuellement même si on a majoré cette quantité à un maximum de 60,000 barils par jours dont on récupère, en tout, 25,000 barils (10,000 sont brûlés sur place).

    « A date, rien ne laisse croire que BP ait agit avec des mauvaises intentions dans tout ceci. Ni avant l’accident, ni après. »

    Je n’ai pas dit qu’ils agissaient avec de mauvaises intentions, j’ai dit que leur « priorité » et que leur « échelle des valeurs » n’était pas acceptable à mes yeux.

    « Cette entreprise est responsable de cet accident. Mais cela ne suffit pas semble-t-il.
    Il faut aussi qu’elle soit coupable, coupable au sens moral… »

    Elle est responsable de l’accident, c’est l’évidence même et personne ne discute là-dessus; même pas eux; donc vous vous servez probablement de cette note pour minimiser leur culpabilité. Mais ce n’est pas cela qui est grave. Ce qui est grave et coupable est l’échelle des priorités de BP qu’ils ont démontré. Ils auraient pu descendre un tuyau un peu plus gros et la situation devenait sous contrôle.

    « Un accident, une séquence de circonstances et d’erreurs, c’est pas acceptable de notre époque. »

    Quelle époque incompréhensive et inhumaine! N’est-ce pas? Cependant, il faut bien comprendre que cet accident suivit de circonstances et d’erreurs (je me demande que fait « circonstances » ici) fait en sorte qu’après 64 jours, il y a encore plus de 35,000 barils de pétrole qui pollue le golfe du Mexique À CHAQUE JOUR. Et la région de la Floride où ce rend ce pétrole est la source du Courant marin qu’on appelle: le Gulf Stream. Vous connaissez? C’est celui qui fait le tour de l’Atlantique. Ceci est une « circonstance » à ne pas minimiser, je crois. Je crois même qu’il est mieux de « prévoir » que « d’attendre voir ».

    « Il faut que ces gens soient reconnus coupables d’une quelconque malveillance, d’un crime envers l’humanité même. »

    Je ne sais vraiment pas; mais , personnellement, je préférerais qu’ils soient ni responsable (en fait, à mes yeux, ils ne le sont pas puisque ce fut un « accident »), ni coupable d’intérêts financiers passant avant l’intérêt de la société (et ça je commence sérieusement à en douter).

    « Et nous savons tous de quoi sont ultimement coupables ces gens: d’avoir osés ! D’avoir osé prendre des risques, d’avoir osé aller plus loin, plus creux. »

    OUCH! Je vous prie de me pardonner; j’ai fait une grossière erreur. Ce sont des héros évidemment; des héros qui osent prendre des risques épouvantables pour subvenir aux besoins criants de notre société consommatrice de pétrole. Je retire tout ce que j’ai dit au sujet de cet « incident » que j’ai grossit hors proportion.

    « …d’abord parce qu’il semble que l’explosion ait laissé de multiples fissures, »

    le tuyau fissuré à été coupé et enlevé avant la 2e tentative.

    « …et que le pétrole s’échappe de tous les cotés, »

    Le brut s’échappe à la base du tuyau qui a été « déposé » sur l’embouchure du jet de pétrole; le tuyau déposé n’a pas comme fonction de « colmater » l’embouchure; il n’a pour fonction que de « récupérer » le brut qui est projeté.

    « dire que l’argent récupéré avec cet éventuel pétrole pourrait combler facilement les dégâts occasionnés me semble un peu optimiste. »

    Je me demande enore où cela a été dit? Pas par moi en tous les cas. Ce que j’ai dit est que de « récupérer du bon brut » était plus important que de contrôler la fuite. Il est évident que le peu de brut récupéré ne suffira jamais à payer les dégâts.

    « de plus en plus d’économistes pensent que la BP risque d’y laisser sa peau, et que les quelques millions de dollars déjà proposés semblent bien modestes vis à vis des dépenses qu’il faudra engager. »

    Il est certain que si les coût de réparation sont trop élevés, BP fera faillite (et recommencera probablement sous un autre nom); mais j’ose faire, ici, si vous le permettez, une petite correction : ce n’est pas quelques millions de dollars qui furent proposés; c’est 20 milliards que le président Obama a exigé comme un fond de dédommagement et un 100 millions de plus pour les familles de ceux qui sont morts sur la plateforme. De plus ce 20 milliards n’est pas un montant final pour couvrir les dédomagements.

    La question a se poser est: Est-ce qu’il y a assez d’argent dans le monde pour dédommager les dégats si le pétrole se retrouve dans le Gulf Stream? Et l’autre question qui m’inquiète encore plus est: Où se trouvent actuellement les nappes de pétroles supposément entrain de flotter entre deux eaux?

    Ceci est la plus grande catastrophe écologique de l’histoire, produite par l’homme. Je crois qu’il est important de ne pas la minimiser. C’est un peu plus grave que la « chasse aux blanchons ». D’accord, c’est moins « tristounet »; mais patientez, c’est fort probable qu’on pleurera bientôt si on ne contrôle pas ce flux de brut rapidement.

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    22 juin 2010 à 0 12 02 06026
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    «Et j’en suis maintenant convaincu parce qu’on brûle sur place le pétrole qui est « contaminé » par l’eau de mer.»
    J’ais quelques doutes la dessus. Je mets un lien sur le «setup» du site de récupération:
    http://www.nola.com/news/gulf-oil-spill/index.ssf/2010/06/relief_well_work_ahead_of_sche.html

    Le pétrole qui est récupéré par le haut est celui qui va dans le tanker et est celui qui est impur.
    Celui qui est brulé provient d’une valve dans le BOP.

    «3) Qu’il se déverse énormément plus de barils de pétrole non récupéré que ce que l’on dit actuellement»
    Ceci est difficilement un fait. Nous avons vu passer tous les chiffres possibles pour ce qui est de la quantité de pétrole sortant de ce trou.
    La seule certitude est que tout n’est pas récupéré et que la quantité qui s’échappe n’est pas infime.
    Au dela, c’est de la spéculation il me semble.

    «Cependant, il faut bien comprendre que cet accident suivit de circonstances et d’erreurs (je me demande que fait « circonstances » ici)»
    Ce que fait circonstances ici ? Mais c’est le plus important: un bris mécanique. Car tous semble l’oublier mais ce qui a déclenché cette catastrophe est un bris mécanique.

    Le bidule au fond de la mer, le Blow-out-preventer
    (BOP) est en fait une énorme valve. Elle a trois facon d’être activée: via la plateforme, lorsque le tuyau est coupé, et avec un signal à proximité.
    Aucune de ces protections n’ont fonctionnées…

    « Et nous savons tous de quoi sont ultimement coupables ces gens: d’avoir osés ! D’avoir osé prendre des risques, d’avoir osé aller plus loin, plus creux. »
    OUCH! Je vous prie de me pardonner; j’ai fait une grossière erreur. Ce sont des héros évidemment; des héros qui osent prendre des risques épouvantables pour subvenir aux besoins criants de notre société consommatrice de pétrole. Je retire tout ce que j’ai dit au sujet de cet « incident » que j’ai grossit hors proportion.»
    Et oui, malgré votre sarcasme, ce sont des héros si vous voulez leur accoler cette étiquette.
    Des héros comme le sont plusieurs milliers d’autres entreprises, ingénieurs, scientifiques, ouvriers qui travaillent dans des conditions risqués, risqués au niveau technologique, physique et financier. Des héros car ils sont ceux qui font avancer notre société.

    «Ceci est la plus grande catastrophe écologique de l’histoire, produite par l’homme. Je crois qu’il est important de ne pas la minimiser.»
    C’est possible. Mais ce n’est pas encore un fait.
    A date, les dégâts sont mince par rapport à ce qui est annoncé comme apocalypse…
    Je ne dis pas que ce n’est pas grave, je ne dis pas que cela n’a pas d’impacts. Mais les sombres prédictions faites à gauche et à droite ne se sont pas encore concrétisées à l’échelle de ce qui est prédit.

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    22 juin 2010 à 0 12 36 06366
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    @Olivier Cabanel:

    Pour avoir hyjacké le thread de commentaire de votre article, je vous offre en échange mon opinion sur votre texte…

    Pour moi, la théorie du pétrole abiotique n’est pas pertinente ici. L’origine de ce pétrole ne change rien à la situation.

    Il est fort possible qu’il y ait du sulfure d’hydrogène dans ce gisement. Il y en a pratiquement toujours. En fait, il y en a même dans le tuyau de gaz naturel qui s’achemine chez vous (si vous avez le gaz naturel ).
    Je ne vois pas de problème ici non plus…
    (Ces gaz sont brulés sur place..)

    Il est possible que la pression très forte soit à l’origine du bris mécanique. Mais il ne sera possible de vérifier cela que lorsque BP récupérera le BOP du fond de l’océan. (Et il est certain qu’ils le feront, ne serait-ce que pour mettre le blame sur le producteur de cette pièce.. 🙂 ).

    Mais j’ai des doutes sur ceci:
    «Lorsque tous les systèmes de sécurité sont défaillants, il reste la valve de sécurité.
    D’après le témoignage des deux ingénieurs de BP rapporté par Lindsey Williams, un ouvrier a dit : « la valve de sécurité à été arrachée« .
    L’explosion était inévitable.»

    Je ne sais de quelle valve parle cet employé. Il est plausible qu’avant l’accident, quelque chose à brisé.
    Mais pour ce qui est de la valve de sécurité ultime, celle-ci est au fond de la mer et cet employé ne l’a certainement pas vu exploser…

    Mais c’est quand même possible que la forte pression soit la cause… c’est à voir lorsque les analyses commenceront.

    «A quelle profondeur BP a-t-il réellement creusé ?
    Que s’est-il passé ?
    A part la pollution que connait déjà le Golfe du Mexique, quels sont les autres risques qui menacent aujourd’hui ? Ou se trouve la vérité ?»
    Lorsque j’ai lu ceci, je dois avouer que ma première impression a été:
    Ha oui, comme les nains dans la Moria (Kazad-dûm) qui ont creusé si creux qu’ils ont libérés le fléau de Durin, les Balrogs…

    Plusieurs pensent que nous sommes allés trop loin, trop creux…
    Qui a peur des Balrogs ?

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    22 juin 2010 à 7 07 52 06526
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    « About 14,750 barrels of oil were collected by a containment cap for refinement Wednesday, BP said. Another 3,850 barrels were captured by a ship called the Q4000 and burned off on site.
    The well is spewing an estimated 35,000 to 60,000 barrels of oil each day. »

    On confirme ce que je disais sur une quantité de brut récupéré et brulé sur place. Quant à la quantité de brut libéré, elle est maintenant passée à un maximum de 100,000 barils au lieu de 60,000.
    Voyons maintenant cette récupération:
    la plateforme Q4000 récupère du brut au même endroit que l’Enterprise, c’est-à-dire au BOP. Sauf que «l’entonnoir » de l’Enterprise est au dessus du BOP, au centre du flux; tandis que le tuyau de récupération de Q4000 est sur un des côtés de cet entonnoir; ce qui le rend beaucoup moins efficace, évidemment. Il est alors évident que le brut récupéré « par le haut » (par l’Enterprise est celui qui est pur, car il est récupéré au centre du « flux de pétrole. Le pétrole qui jicle autour, (qui entoure le brut récupéré) le protège de l’eau de mer. Et c’est lui qui va dans le tanker. L’autre, récupéré par Q4000 est contaminé et brûlé sur place.

    « Ceci est difficilement un fait. Nous avons vu passer tous les chiffres possibles pour ce qui est de la quantité de pétrole sortant de ce trou.
    La seule certitude est que tout n’est pas récupéré et que la quantité qui s’échappe n’est pas infime. »

    Sauf que la quantité maximale annonçée ne cesse d’être revue à la hausse. Ce qui me fait dire que ces infos son inexactes. De plus, connaissant le débit maximal possible de ce trou, au moment où tout fonctionnait bien, les « spécialistes » devait savoir depuis le début, le débit de brut, venant d’un trou complètement libre de tout contrôle. La preuve est faite depuis hier: on a trouvé des « papiers internes » sur lesquels les spécialistes donne la quantité de 100,000 barils/jr de brut libéré. Il n’y a que les « patrons » qui pouvaient « rectifier » la quantité avant d’informer le public. Ces papiers internes efface le côté « spéculations », je pense.

    « Car tous semble l’oublier mais ce qui a déclenché cette catastrophe est un bris mécanique. »

    C’est cela qui est de la spéculation; car officiellement, personne ne sait ce qui a pu provoquer l’accident. De plus, suite à l’expérience des « papiers internes », je ne prendrai pas pour certitude ce que les « patrons » pourraient maintenant « expliquer ». Attendons les résultats de l’enquête.

    « ingénieurs, scientifiques, ouvriers qui travaillent dans des conditions risqués, risqués au niveau technologique, physique et financier. Des héros car ils sont ceux qui font avancer notre société. »

    Les travailleurs sur des plateformes de forage, sont sans contredit, des « héros » (bien rémunérés) devant les risques encourus. Mais il ne faut pas transposer cet héroïsme sur les patrons qui ne cherchent qu’à maximiser la production pour augmenter les profits. Dans une guerre, il y a des héros de chaque côtés des combattants, c’est évident; mais on ne transpose pas cet héroïsme sur les imbéciles qui provoquent la guerre. Soyons sérieux.

    « C’est possible. Mais ce n’est pas encore un fait.
    A date, les dégâts sont mince par rapport à ce qui est annoncé comme apocalypse »

    Nommez-moi une catastrophe écologique produite par l’homme, pire que celle-ci, si c’est possible?

    « Mais les sombres prédictions faites à gauche et à droite ne se sont pas encore concrétisées à l’échelle de ce qui est prédit. »

    je ne sais pas ce qui est prédit à gauche et à droite et cela ne m’intéresse pas du tout; mais je constate les faits et je refuse de dire: « Ah bon! Bin on va attendre un brin que la catastrophe soit terminée (car elle se poursuit toujours depuis 64 jours) pour en discuter. On verra bien alors ce que nous aurions dû faire ».

    « Mais c’est quand même possible que la forte pression soit la cause… c’est à voir lorsque les analyses commenceront »

    Si c’est le cas, il va falloir expliquer pourquoi la valve n’a pu supporter la pression ou expliquer une augmentation de pression soudaine.

    « Qui a peur des Balrogs ? »

    Personne; mais tous devraient avoir peur de ceux qui prennent des risques sur le dos des autres.

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    22 juin 2010 à 7 07 56 06566
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    J’oubliais une petite phrase qui m’a un peu « choqué »:

    « A part la pollution que connait déjà le Golfe du Mexique, quels sont les autres risques qui menacent aujourd’hui ?  »

    La réponse est « il n’y a qu’un seul risque qui menace aujourd’hui. Et il menace une partie des côtes américaines mais principalement l’écologie de tout l’Océan Atlantique. Quant à la section du Golfe du Mexique, le dégât est déjà fait malgré qu’il s’accentue à chaque minute.

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    23 juin 2010 à 12 12 43 06436
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    Depuis quelques jours on ne parle plus vraiment de la fuite du pétrole au USA. Il y a un sénateur (je crois) qui a présenté ses excuses à BP parce que le président Obama avait « soutiré » une somme de 20 milliards pour couvrir les conséquences de « l’incident ».

    Le jour suivant, le général américain en charge des opérations en Afghanistan a fait la manchette pour avoir ridiculisé des hommes politiques très important. On ne parle que de cela. Ce général a été rappelé et doit rencontrer le président aujourd’hui.

    On continu de ramasser les boules de brut sur les plages où ne se présente personne en tourisme et on distribue des chèques (pas assez importants semble-t-il). Qu’arrive-t-il au niveau de la récupération là où se trouvait la plateforme? Très peu de nouvelles.

    André Lefebvre

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    23 juin 2010 à 13 01 42 06426
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    J’aurais dû ouvrir ma télé avant de produire mon dernier message. Il y a des nouvelles et pas des moindres:

    Aujourd’hui, BP a été obligé d’enlever le « containement cap » ou le cap de récupération de sur la bouche de la fuite au fond du golfe parce que, semble-t-il, un véhicule robot l’a frappé et l’a fermé.

    Présentement, rien ne récupère le brut qui est libéré. (100,000 barils par jour)

    De plus, deux hommes travaillant à la récupération du brut son morts. L’un lorsqu’il nageait (?) et l’autre, était un opérateur de bateau.

    Bp a nommé le directeur Dudley « president and chief executive officer of BP’s Gulf Coast Restoration Organization ». La nouvelle organisation axera plus d’effort pour la récupération et pour l’activation du processus de remboursement par le directeur du fond de 20 milliards, indépendant de BP.

    Dudley promet que BP sera là même après que la fuite sera colmatée pour aider la population.

    Un juge de la Louisiane a émit une injonction sur le moratoire du Président ordonnant de cesser le « Deepwater drilling » dans le Golfe pour les six prochains mois. On prépare un autre moratoire.

    BP nous dit qu’ils ont récupéré 25,830 barils de brut dans la journée d’hier.

    Dudley nous informe qu’il ne sait pas combien de barils de brut se déverse dans le Golfe; tout ce qu’il sait c’est qu’il en récupèrent beaucoup.

    Je vous laisse juger de ces nouvelles donnée sur le sire de CNN.

    André Lefebvre

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    30 juin 2010 à 1 01 25 06256
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    bonjour à tous,
    merci d’abord de tous vos commentaires,
    les dernières nouvelles ne sont pas bonnes.
    nous avons maintenant quelques certitudes:
    1) le forage à bien été fait a grande profondeur: 9000 mètres, auxquels il faut ajouter les 1600 mètre de profondeur de l’océan,à cet endroit.
    2) BP avait été prévenu de l’existence d’une poche de gaz importante, avec une pression pouvant dépasser 100 000 psi, alors que l’installation de la plate forme ne pouvait résister à 1000 psi: l’accident était inénitable.
    3) la fuite pourrait d’après un expert durer 24 ans. si elle est arrêtee fin aout, ce seront trois millions de tonnes de pétrole qui auront été déversés dans le Golfe du Mexique.
    4) des gaz toxiques s’échappent de la fuite depuis deux mois: il s’agit de sulfure d’hydrogène (1200 ppb=norme 5à10 pbb) benzene: 3000 ppb (norme 0 à 4 ppb), chlorure de méthylène = entre 3000 et 4000 ppb (norme 60 ppb).
    5) l’agence maritime américaine (NOAA) chargé de la protection de l’environnement au sein du gouvernement obama n’avait pas donné l’autorisation de forage, mais le MMS (qui dépend du secrétariat aux affaires intérieures) à donné l’autorisation malgré l’absence de permis. quelle est la position d’obama à ce sujet?
    6) un plan d’évacuation concernant 20 millions d’américains a été mis en place.
    7) le sol marin a proximité du forage a souffert de l’explosion et est fissuré de toute part.
    8) une énorme poche de gaz pourrait, suite à la pression, et aux fissures du fond marin, exploser provoquant le déversement de millions de m3 de gaz toxiques, et un tsunami qui menacerait les cotes de floride.
    la situation est donc beaucoup plus catastrophique que l’on veut bien le laisser l’entendre.

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