Ce monstre à mon image (09/40)

Agenouillé par terre, je suis resté sans voix, les phalanges contre le sol, toute l’eau du corps s’échappant inexorablement de mes yeux écarlates. Puis je me suis décidé à me remettre en route, fatalement, par habitude. Je reprends vie et cesse de la commenter comme si j’étais devenu extérieur à moi-même. Mon cœur ne bat plus pour rien. Je n’ai plus personne, mais je suis encore quelqu’un. Alors je fais la seule chose pour laquelle j’ai du talent et encore de l’affection : mon travail. 

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