Ce monstre à mon image (26/40)

L’entreprise, celle qui me permet de prendre l’avion pour aller de ville en ville à travers le monde, ferme. Comme ça, sans questions ni indemnités de licenciement. La voix caverneuse, le goitre tendu, les commissures des lèvres symétriques, son visage buriné dans la pierre depuis Mathusalem laisse filer un peu d’émotion en ordonnant à ses paupières de se fermer, une fois, une seule, pour les rouvrir au bout de dix secondes en laissant une grande expiration bordelaise et cubaine me fouetter le visage. Nous avons poliment bu comme des anciens combattants jusqu’à ce que la nuit tombe sur la capitale des Gaules. 

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