Ce monstre à mon image (31/40)

Le temps passe, malgré la monotonie. Les rideaux métalliques se lèvent pour ponctionner un peu de pouvoir d’achat dans l’anarchie la plus totale. Bien souvent cette cacophonie quotidienne est le moment propice pour profiter des rayons du soleil, qui se moque d’avoir des spectateurs. Mais parfois, je dois prendre part à la mascarade, il me faut sortir en pleine journée, durant ces heures mornes où l’on m’appelle Monsieur ! Certainement à cause de mon âge, peut-être grâce à mon ramage, mais parfois par égard à ces deux billes noires logées dans mes orbites, sans fin ni merci. Ces mêmes billes que mon patron rétribue et qu’il veut à sa table aujourd’hui. 

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