Ce monstre à mon image (32/40)

Huit heures trente tapantes. Les enfants sont rentrés à l’école, les pédophiles chez eux. Et la chape de plomb sponsorisée par Rhône-Poulenc se refuse à céder. Dès que l’étuve satisfait les fidèles dans la cuvette lyonnaise, Dieu rechigne à nous pisser dessus. Mais pas le temps de me reposer sur mes lauriers. Clac, clac, clac, clac, clac. L’armée régulière est de retour, les secrétaires de direction poignardent le goudron, qui ne demande que ça, pour rattraper le retard de la veille. Ces impacts se marient à merveille avec le chant en canon des petites cuillères quittant le café pour s’écraser contre les anses des tasses. Lorsque les terrasses de bistrot entrent en scène, c’est que les gens bien travaillent pour nourrir la ville et que les autres l’alimentent en anecdotes. La cité ouvre un à un ses chakras aux plus offrants, aux plus addicts de la caféine. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *