Ce que la Bourse veut, Dieu veut ?

La hausse ininterrompue des marchés boursiers est à l’évidence soutenue par les centaines de milliards de dollars injectés par la Réserve Fédérale US au titre des stimuli. Pourtant, ce qui est bon pour l’économie n’est pas forcément bon pour les bourses…

Celles-ci battent quotidiennement des records de hausse, ayant ainsi doublé depuis Mars 2009. Aussi, quantité d’analystes et d’investisseurs se posent la question fatidique de l’inversion de cette tendance ou, à tout le moins, d’une nécessaire pause d’un mouvement marqué par une incompréhensible euphorie. Incompréhensible car accompagnée de statistiques économiques assez mitigées. Pourtant, les marchés financiers n’ont qu’à bien se tenir car leur décrochage  commencera dès lors que les nouvelles sur le front économique seront … bonnes!  Car les tendances de hausse des marchés boursiers (bull markets) naissent durant les périodes de tourmente et agonisent en période faste.

Il est certes indéniable que les fondamentaux économiques (production industrielle ou immobilier) s’améliorent aux Etats-Unis pendant que le chômage ne se dégrade pas davantage et que, par ailleurs, les bénéfices des entreprises sont au beau fixe… Pourtant, cette atmosphère -interprétée comme festive par les marchés financiers – tournera au vinaigre dès que la Fed se résoudra – à contre cœur bien-sûr – à remonter ses taux. La dernière chose que souhaitent effectivement Bernanke et la majorité de ses collègues est de serrer la vis de leur politique monétaire dans le contexte actuel de chômage autour de 9% de la population active de leur pays mais leurs options comme leur marge de manœuvre se rétrécissent à vue d’œil car tant les indices des prix à la production qu’à la consommation grimpent à une cadence assez effrayante…

En fait, l’atmosphère ne sera plus à l’euphorie des marchés avant même que les taux d’intérêts ne soient haussés, soit à partir du moment où les responsables de la Fed admettront l’embellie économique. Car une tendance à la hausse de cette ampleur est rarement remise en question par de mauvaises nouvelles. Un tel « bull trend » s’étiole dès lors que de bons fondamentaux et que d’excellents signes ne parviennent plus à lui insuffler suffisamment d’énergie pour grimper encore plus haut…

Une pensée sur “Ce que la Bourse veut, Dieu veut ?

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    23 février 2011 à 19 07 18 02182
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    Les States vivent dans une bulle. Ils ont fait faillite, personne n’ose leur dire.

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