Ces douloureux nuages

Les négationnistes du danger climatique, les optimistes du nucléaire, et quelques « scientifiques », rémunérés par le lobby, se déchainent pour nous dire, à l’instar d’un Dany Boon survolté « tout va bien je vais bien », mais leur pouvoir de séduction a les limites de la cruelle réalité.

Ils nous assurent que les nuages radioactifs qui s’échappent depuis plus d’un mois de la centrale de Fukushima ne doivent pas nous inquiéter.

Mais connaissez-vous les « Aspératus », (que l’on peut traduire en français par « malmené », « tourmenté » ou « brutal ») ces nuages d’un genre nouveau que l’on commence à voir apparaitre un peu partout : de la Grande Bretagne à la Nouvelle Zélande, frappent l’imagination tant par leur forme que par leurs couleurs. lien

On ne peut pas exclure un effet des rayonnements HAARP. lien

Pour Fish, de la BBC, l’explication est simple : « ces nuages sont un mélange de deux masses d’air, une très chaude et humide, l’autre très froide et très sèche, elles sont comme l’huile et l’eau, elles ne se mélangent pas ». lien

Le professeur Paul Hardaker, chef de la direction de la RMS (Royal Meteorological Society) a déclaré : « il faut probablement beaucoup de chaleur et d’énergie pour produire ces spectaculaires formations de nuages, et ces structures assez sombres ont besoin de beaucoup de vapeur d’eau ». lien

Ces nuages impressionnants sont un fait rarissime, et nous proposent des images somptueuses.123– et vidéo

Après avoir pris un aspect menaçant, ils finissent pourtant par se dissiper aussi vite qu’ils étaient venus. lien

Il n’en va pas de même pour les « nuages » de Fukushima.

Ils sont radioactifs, et donc par définition, invisibles, inodores, et depuis le 11 mars, ils tournent en boucle autour de la planète, arrosant, lors d’éventuelles pluies nos légumes, et notre santé. lien

En haut lieu, on nous rassure : rien de préoccupant, d’infimes pollutions, et comment ne pas les croire, puisque les chiffres le confirment.

Ce serait oublier les travaux du médecin Youri Bandajevski, lequel considérant qu’il n’existe pas de seuil inoffensif, des concentrations minimes de Césium 137 pouvant provoquer une mort lente de l’organisme. lien

Mais alors qu’au Japon, la norme concernant les doses nucléaires acceptable a été relevée (comme si la norme empêchait le danger), l’Europe, le 25 mars 2011, l’a relevé à son tour passant de 370 becquerels (enfants) à 400 et de 600 (adultes) à 1000. lien

En France, très discrètement, le gouvernement par un arrêté (5 mai 2009) a permis d’augmenter la radioactivité dans les biens de consommation, et les matériaux de construction. lien

A différents endroits de la planète, les doses reçues au sol s’accumulent et deviennent préoccupantes, comme on peut le constater sur cette mappemonde.

En Australie, on s’inquiète aussi, même si la quantité d’iode 131 est en diminution, ce qui est dû vraisemblablement à la « demi-vie » assez courte de cet élément radioactif (lien), aux USA, on commence à mesurer du plutonium et du strontium (vidéo) provenant de Fukushima (lien) et en Guyane un pic de radioactivité à été observé le 12 avril. lien

Au Japon, comme on peut le découvrir sur ce tableau, les doses accumulées dépassent allègrement la norme, et sont bien au-delà des 30 km autour du site ( lien) et les japonais se préparent à un difficile exode. lien

Les rejets en mer s’intensifient malgré les colmatages réalisés par TEPCO. lien

417 000 cancers sont en prévision, pour les japonais se trouvant à 200 km autour du site. lien

Mais on nous rassure : ce ne serait pas avant 2061

D’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts, et de nouveaux sarcophages auront été édifiés sur Tchernobyl ou Fukushima.

Aujourd’hui, dans le Monde, plus de 90 millions de personnes vivent à moins de 30 km d’un réacteur nucléaire. lien

Alex, un français habitant Tokyo, envoie régulièrement sur le net, son témoignage dans une vidéo. Le dernier est sur ce lien.

En France la loi fixe un montant maximum pour le remboursement des victimes d’un accident nucléaire, et lorsqu’on en découvre le montant risible, on comprend pourquoi AREVA ou EDF ne sont pas trop inquiets. lien

Au-delà des balises de l’IRSN (lien) qui, d’après la CRIIRAD ne sont pas assez performantes, on peut consulter les mesures faites entre le 26 mars et le 18 avril par la CRIIRAD, concernant les mesures d’iode 131. lien

La demande qu’a porté cette association indépendante afin de rendre publiques les mesures prises par le réseau mondial, concernant les 60 stations éparpillées sur la surface de la planète, et bien plus sophistiquées, est restée lettre morte à ce jour. lien

On peut se demander pourquoi, car s’il n’y a rien à cacher, pourquoi ne pas rendre accessible au grand public ces mesures ?

Acro vient de découvrir de l’iode 131 et du césium 137 sur le sol français (lien) et chacun peut envoyer à cette association des prélèvements. lien

Sur le chapitre des secrets cachés, il faut ajouter celui révélé par Yoichi Shimatsu, rédacteur en chef d’un média japonais, « the 4th Media » lien

Il soupçonne que les retards pris à réagir à la catastrophe seraient la conséquence de la volonté du gouvernement japonais de cacher des équipements de recherche destinés à la fabrication de l’arme atomique, au sein des centrales nucléaires.

Il pose même l’hypothèse que la libération de plutonium dans l’atmosphère ne serait pas seulement dû aux dommages subis par les réacteurs. lien

Nous assistons aujourd’hui à une indécente bataille macabre d’experts sur le nombre de victimes de Tchernobyl. lien

Comment ne pas être scandalisé par les propos de James Lovelock déclarant sans rougir « beaucoup pensent que des dizaines de milliers, voire des millions de personnes sont mortes à cause de l’accident ( !) de Tchernobyl, or nous verrons qu’il y en a eu 75 jusqu’à aujourd’hui ».

De 56 à 1 million de morts, c’est la valse des chiffres, et la démonstration des mensonges est sur ce lien.

Le ministère de la santé ukrainien a malgré tout comptabilisé 15 000 morts, et 500 000 enfants souffrant de troubles divers.

Mais en 2010, un ouvrage scientifique a été publié sur la nature et l’étendue des dommages subis par les humains, et sur la base « d’études collectées dans les pays les plus touchés » estime qu’entre 1986 et 2004, 985 000 humains ont trouvé la mort. lien

Comme si le Japon n’avait pas assez souffert, on assiste maintenant dans différentes villes à un phénomène très rare appelé « la liquéfaction des sols ». Un dossier complet est sur ce lien.

En effet, dans de nombreuses villes, de l’eau, venue on ne sait d’où, soulève le goudron des routes, remonte sous les pavements, et même si les géologues, et les sismologues, connaissent ce phénomène, ils n’ont pas pour autant d’explications : la seule certitude qu’ils aient étant que c’est naturellement lié au séisme. lien

En 1964, cette liquéfaction était si importante qu’à Niigata des immeubles s’étaient couchés, le sol ne pouvant plus supporter leurs poids. photo

C’est la ville d’Urayasu qui a été touchée, et plus de 85% des sols s’y sont « liquéfiés  » comme on peut le voir sur cette vidéo.

De la à imaginer que le Japon puisse s’enfoncer un jour dans la mer, il y a une marge importante, et il est surement vain de s’inquiéter.

Pourtant, ce ne serait pas la première fois qu’une île disparaitrait.

La plus légendaire disparition est bien sûr celle de l’Atlantide dont on sait maintenant avec une quasi certitude qu’elle faisait 600 km de long sur 200 km de large, et qu’elle se situait devant le détroit de Gibraltar.

Un livre minutieux, paru en 1942, fait une enquête complète, autant sur le chapitre de l’océanographie, de la biologie, de la géologie, de l’anthropologie, et utilisant les éléments historiques et met entre autre évidence le fait qu’une ville atlante avait, dans le texte de Platon (le Timée), pour nom Gadir.

Or il y a au Maroc une ville nommée autrefois Gadéira, et appelée Agadir aujourd’hui, détruite par un tremblement de terre en 1960 (lien) et l’on trouve sur la cote Espagnole la ville de Cadix, nommée Gadeiras par les géographes grecs, ou Gades par les Romains. (Le livre des Atlantides, J.Imbelloni, et A.Vivante-éditions Payot)

D’autres preuves étaient données dans un article ancien. lien

La liste des îles disparues sur notre planète peut être assez longue, telles ces îles des Caraïbes dont on sait grâce à une étude scientifique allemande, qu’elles ont été englouties par les eaux il y a 40 à 50 millions d’années. lien

On sait aussi aujourd’hui que les iles Kouriles, les Aléoutiennes, situées au Nord du Japon ne sont que les débris d’une terre qui reliait l’Asie à l’Amérique.

Plus près de nous, Théra, une partie de l’ile de Santorin, s’effondra dans la mer, il y a environ 4000 ans. lien.

Sur le chapitre des pétitions, on peut continuer à signer celle-ci, qui réclame la transparence des informations et l’aide aux sinistrés, et celle-ci pour un référendum « sortir du nucléaire ».

L’accueil des réfugiés japonais commence à s’organiser sur ce lien.

L’Appel Mondial vient d’être lancé réclamant la mise en commun de tous les moyens intellectuels et matériels dont dispose l’Humanité, en vie de ralentir puis de stopper le processus japonais qualifié par le commissaire européen à l’énergie « d’apocalyptique » lien

Louable initiative, mais sera-t-elle couronnée de succès, tant de retard a été pris pour gérer la catastrophe ?

Car comme dit mon vieil ami africain :

« La bonne volonté raccourcit le chemin »

L’image illustrant l’article provient de « maxisicences.com »

Merci à tous les commentateurs sur de précédents articles pour les informations qu’ils m’ont communiquées, permettant la rédaction de cet article.

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